Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Extrait de l'article de Jeanne Smits dans Présent d'aujourd'hui :
"(...) Les Français voteront dimanche et leur devoir électoral, qu’ils en soient conscients ou non, sera de choisir le bien pour une communauté de
destin qui s’appelle la France : pour eux-mêmes, et pour leurs enfants. Nos enfants.
Ce devoir comporte un devoir de mémoire : pas seulement la mémoire d’un patrimoine à sauvegarder (et encore davantage, à faire revivre), mais la mémoire du mal qui a été fait à la France par ceux qui l’ont bradée. Mais aussi un devoir de lucidité. Si le résultat sorti des urnes dimanche soir ne laisse pas espérer cette restauration de la France française, ce ne sera pas totalement inattendu. Et il restera à sauver ce qui peut l’être.
De nombreux lecteurs m’ont fait part de leur colère d’avoir « laissé passer » la chronique de Jacques Trémolet de Villers annonçant son intention de voter, au premier tour, pour Nicolas Sarkozy. Il n’a pas donné de consigne de vote. Il a exprimé une opinion de chroniqueur, dans un journal d’opinion, à un moment de l’histoire du mouvement national français qui s’avère tourmenté et difficile, et où lui est laissée la liberté de traduire sa vision de choses.
On est d’accord ou on ne l’est pas. Mais cette chronique ne fait pas de Présent un journal « qui roule pour Sarkozy ». Présent est même le seul quotidien où le vote « national » n’est pas présenté comme une honte ou un choix extrême, mais comme un pas raisonnable vers la reconquête nécessaire des droits de la France.
Mais la chronique de Jacques Trémolet de Villers est le reflet d’une désunion de ce mouvement national cristallisée dans la déception d’une partie de son électorat historique qui se reconnaît souvent mal dans les choix laïcistes et un certain « gauchissement » du discours électoral de Marine Le Pen. Il n’est pas tabou de le dire, même « chez nous », surtout pas « chez nous ». Il n’est pas inutile, il n’est pas interdit de réclamer, à temps et à contretemps, les vraies solutions pour la France. Aux uns comme aux autres. Et chaque électeur du mouvement national, avec son infime parcelle de pouvoir, a ce souci premier.
Ne nous divisons pas davantage. La division, cette division parmi les Français est le fruit empoisonné d’un système qui les oppose les uns aux autres parce qu’il faut choisir un camp et un bulletin de vote. La renaissance française a besoin, aussi et peut-être surtout, de l’amitié française."