Il y a quelques années, considérant les sans-papiers, Michel Rocard avait fait naître un consensus que l on qualifierait maintenant de « républicain », en assurant que la France « ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde ». Mais cette affirmation s est heurtée à la mauvaise conscience d une gauche malade de Vichy et de la colonisation. Pour la gauche d en haut, sociale, intellectuelle ou partisane, régulariser devrait être la norme : le PS a d ailleurs procédé à de substantielles régularisations à chacun de ses passages au pouvoir, et quiconque s interroge sur leur pertinence est accusé d être victime de cette « lepénisation des esprits » dans laquelle les bons esprits ? les esprits non « lepénisés » ? voient un nouvel avatar de l « idéologie française ». Hervé Algalarrondo étudie ici la déviance de la gauche française qui a fini par délaisser, au nom d une morale bien-pensante, son premier électorat. Une partie de celui-ci a fini, faute de mieux, par se tourner vers l extrême de notre pays : le Front National.
“Personne n’est victime de l’immigration !” JL Mélenchon
“La gauche s’est trouvé un nouveau prolétariat pour remplacer le peuple qui ne lui plaisait plus.” N. Polony
-PARIS (NOVOpress) - Le nouveau livre d’Hervé Algalarrondo (photo ci-dessus), rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur, vient de sortir, aux éditions Plon. Il s’intitule “La gauche et la préférence immigrée” et a le mérite de jeter un gros pavé dans la marre, en pleine primaire du Parti Socialiste .
En effet, le point central de l’essai est que la gauche, au chevet des ouvriers depuis toujours, tend aujourd’hui a s’éloigner des “prolos de souche”, au profit d’une nouvelle “caste” : les immigrés. Il en résulte une désertion des syndicats et des partis de gauche par le prolétariat de “petits blancs” au profit du Front National, alors que, dans le même temps, la gauche “bobo” se refuse à ouvrir les yeux sur la réalité de la France d’aujourd’hui.
Pourquoi cet abandon ? La gauche souhaite-t-elle changer le peuple ? La sphère médiatique, dont le Nouvel Observateur fait partie, n’a-t-elle pas contribué à cette stigmatisation des petits blancs au profit des immigrés ?
C’est à ces questions qu’Hervé Algalarrondo a accepté de répondre, sans langue de bois.
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