Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.

Publicité

La fin du dollar.....

                                                                                  PRIX:19,00 euros

Nous assistons à la fin de l'ère dollar qui dure depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Le dollar n'est plus la monnaie la plus sûre du monde. Il n'est plus la monnaie d'une superpuissance responsable, performante et hautement productive. Il est la monnaie d'une économie déclinante, arrivée au point de non-retour, techniquement en faillite. Le billet vert est en train de dévoiler son vrai visage: celui d'une arme du désespoir, utilisée par une grande puissance malade, qui a trop longtemps caché l'état désastreux de son économie derrière sa planche à billets.
Suite aux dérives majeures de la politique monétaire américaine, le dollar est devenu, aujourd'hui, la plus grande bulle spéculative de l'histoire. Le statut du dollar comme référence du système monétaire international devient intenable. Il est contesté par des puissances désormais plus riches, comme la Chine. Ce changement de régime majeur se perçoit dans l'envolée de l'or et dans les tensions croissantes entre les Etats-Unis et le reste du monde.
Cet ouvrage veut avant tout briser le tabou qui entoure le dollar en procédant à un examen sans complaisance de la situation réelle des Etats-Unis, et en la comparant à celle des blocs européen et asiatique. La conclusion est que le dollar, dont la valeur repose sur une perception subjective, ne résiste pas à la rationalité. Même aujourd'hui, après cette sorte de défaut déguisé qu'est la dévaluation compétitive, le dollar est encore largement surévalué.
En attendant, il s'agit de se préparer à l'inévitable changement, en réfléchissant d'une part à une sortie ordonnée du dollar par les banques centrales, et d'autre part au futur système monétaire international qui émergera pour tenir compte des nouvelles réalités.
  • INTRODUCTION
  • LA GUERRE CONTRE L'EURO
  • UNE ECONOMIE EN FAILLITE
  • LA PLUS GRANDE BULLE SPECULATIVE DE L'HISTOIRE
  • VERS UN ORDRE MONDIAL POST-DOLLAR
  • CONCLUSION
L'auteur en quelques mots... Myret Zaki est rédactrice en chef adjointe du magasine économique "Bilan".
Elle a été responsable du supplément financier du quotidien "Le Temps". En septembre 2008, elle a publié son premier livre, "UBS, les dessous d'un scandale", devenu un best-seller, suivi en 2010 par "Le secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale".

La fin du dollar

SUR LE SITE :mécanopolis.

Le monde veut encore ignorer cette menace quasi inévitable que font planer le dollar et la bombe de la dette américaine sur la stabilité globale. Cette crise, dont on veut minimiser la gravité, est pourtant la forêt que l’arbre européen ne peut plus cacher. C’est en substance ce qu’annonce Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique suisse Bilan, dans son livre « La fin du dollar ».

Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 1 dollar de richesse, elle a besoin de 6 dollars de dette. Face à leur 14’000 milliards de PIB, les Etats-Unis affichent plus de 50’000 milliards de dette totale, qui coûte au gouvernement, aux entreprises et aux ménages 4’000 milliards d’intérêts par an. Et l’écart entre dette et PIB se creuse encore. La situation des déficits américains est intenable.

Les Etats-Unis sont, techniquement, en faillite

Le Gouvernement américain ne pourra en aucun cas remplir ses engagements de sécurité sociale et de santé en dollars courants, ni garantir sa dette extérieure à la valeur actuelle. Ce n’est plus qu’une question  de temps avant que nous assistions à l’éclatement de la gigantesque bulle de la dette du dollar. L’amorce d’une « guerre des monnaies » à l’échelle mondiale mais aussi la crise de la dette souveraine en Europe n’étaient que les signes avant-coureurs de la vraie crise, celle de la dette souveraine américaine.

L’ère du dollar prendra fin rapidement. La crise pourrait éclater après l’élection américaine de 2012. Ce qui est certain, c’est que la monnaie américaine va déchoir de son statut exceptionnel, qu’elle ne peut plus tenir, au profit d’un ordre mondial post-dollar.

Manipulation des chiffres américains

Non seulement les chiffres officiels américains ne justifient plus la notation AAA de la dette nationale, mais ils sont en dessous de la réalité : les statistiques américaines – PIB, inflation, taux de chômage – sont fausses et manipulées d’après nombre d’experts critiques.

Ainsi, le PIB américain serait de 30% en dessous de ce qui est publié, simplement parce qu’entre 2007 et 2009 la dette nationale américaine a gonflé d’un peu plus de 4’000 milliards de dollars, qui auraient essentiellement servi à « boucher le trou » du PIB.

Le calcul de l’inflation sous-estime fortement cette dernière, si l’on sait que la méthode de calcul a été largement modifiée après 1980, puis une nouvelle fois après 1990. Suivant la méthode de calcul de 1980, l’inflation totale aux Etats-Unis est de 8,5% fin 2010, contre 1,14 officiellement.

Les taux de chômage serait, lui aussi, largement sous-évalué. En réintégrant la masse de travailleurs découragés non pas seulement à court terme mais aussi à long terme le taux était, en réalité, de 22,4 % en décembre aux Etats-Unis, proche de celui atteint lors de la Grande Dépression (25%).

 

La Fed est-elle un gigantesque hedge fund ?

Le bilan de la Réserve fédérale a plus que triplé en trois ans, alors qu’il avait été stable, et sans risque, depuis sa création en 1913. Les risques de taux et de liquidité que court la Fed en raison des actifs sur son bilan peuvent aboutir à une perte de son indépendance opérationnelle.

Le bilan de la Réserve Fédérale pose un risque élevé au système financier mondial. Car les actifs toxiques de Wall Street n’ont pas simplement disparu : ils reposent à présent au cœur du système financier américain, dans le bilan de la Fed. Celle-ci a vu la taille de son bilan passer de 800 milliards avant la crise à 2’200 milliards mi-2009 et sans doute 2’900 milliards en juin 2011. Alors que le bilan de la Fed avait faiblement varié depuis 1913, voilà qu’en moins de 3 ans, il triple de taille à la suite du rachat précipité de quantités phénoménales d’actif illiquides aux banques, mais surtout à Fannie Mae et Freddy Mac. Ces deux agences hypothécaires semi-étatique étaient au bord du défaut en 2009, un scénario que la Chine, leur principale créancière, n’aurait pas accepté. De sorte que près de 1’300 milliards représentent des hypothèques titritisées de piètre qualité, soit plus de la moitié de son bilan. Les 800 milliards restants représentent des bons du Trésors.

Un tel bilan place la Fed devant un risque croissant de recapitalisation par le Trésors, scénario qui la verrait perdre son indépendance opérationnelle. En effet, la Fed prend le risque de pertes élevées sur ses positions toxiques et aussi sur ses bons du Trésors à maturités longues, qui pourraient s’effondrer si les banques centrales étrangères réduisent leurs achats. Dans un tel cas, la Fed pourrait vite consommer toutes ses réserves de fonds propres, ce qui pour une banque ordinaire serait synonyme d’insolvabilité.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article