La Voix de la Russie : « Qu’entendez-vous par le Grand Remplacement ? Pourriez-vous nous en donner une définition ?
Le Grand Remplacement n’a pas vraiment besoin de définition. C’est une réalité de tous les jours, c’est quelque chose que les gens peuvent observer chaque fois qu’ils descendent dans la rue. C’est, tout simplement, le changement de peuple.
Il y a un peuple quelque part, dans un pays donné. Par un mouvement qui est extrêmement rapide et qui d’ailleurs va s’accélérant, il y a un autre peuple, ce qui implique nécessairement une autre civilisation, car c’est une conception très méprisante des peuples, des individus, des hommes, des femmes qu’on pose que de penser qu’avec une autre population qui a sa propre culture, sa propre civilisation, on puisse avoir le même peuple.
Le Grand Remplacement est simplement la substitution d’un peuple à un autre, partout : dans les rues, les métros, les universités, les écoles, surtout dans les prisons parce que c’est là que le remplacement est bien plus avancé qu’ailleurs.
Quand je dis que la crise – le changement de peuple et de civilisation – est pour la France une crise plus importante que la Guerre de cent ans ou que la défaite de 1940, et donc, plus importante que la crise économique, c’est que, avec un autre peuple, nous aurons une autre Histoire.
Je ne nie pas la gravité de la crise économique, mais de crises économiques, il y en a eu de très graves, deux ou trois par siècle en moyenne … On s’en remet ! Or, ayant un autre peuple, on sort de l’Histoire. Quant au fait que la crise économique ait des répercussions sur le changement de peuple – et vice versa, d’ailleurs – c’est l’évidence, mais c’est vrai aussi pour la situation de l’école, pour la situation culturelle en général.
Quant à savoir à qui profite le changement de peuple, on peut toujours accuser les uns et les autres, par exemple la grande finance internationale, les intérêts nationaux qui bien entendu gagnent beaucoup à disposer de ce que j’appelle l’homme remplaçable, c’est-à-dire qui est un pion sur un échiquier, qui est inconditionnellement délocalisable, ce qui évidemment est la conception la plus méprisante et la plus basse que l’on puisse avoir de l’individu.
Personnellement, je ne crois pas qu’il soit trop tard. J’essaye dans la mesure de mes moyens d’agir, de rassembler le plus grand nombre de gens possible. Je ne cesse de lancer des appels à ce que j’appelle le NON au changement de peuple, de civilisation et j’appelle toit le monde à se réunir autour de cet énorme refus délibéré qui implique, certainement, un changement de gouvernement.
Il faudrait se débarrasser de ce que j’appelle les « remplacistes » parce que le Grand Remplacement les arrange. Par exemple, le pouvoir socialiste compte déjà électoralement sur les remplaçants, c’est-à-dire que sa clientèle électorale, c’est bien celle-là. Ils croient avoir en ces remplaçants la garantie de rester au pouvoir éternellement.
Au jour d’aujourd’hui, il faut rassembler tous ceux qui sont horrifiés par cette espèce d’évanouissement d’une civilisation qui fut grande, prestigieuse, belle et qui n’a absolument aucune raison d’être abandonnée pour d’autres qui ne la valent pas nécessairement, en tout cas sur le territoire de ce qui fut le lieu de ses prestiges.
l est possible, il faut espérer qu’il y ait un sursaut dans les populations de la France et de l’Europe pour former une force véritable qui se manifesterait de toutes les façons concevables, d’où cette fondation de ma part du NCPC – Non au changement de peuple et de civilisation – auquel je convie mes compatriotes.
La question ne se pose pas seulement en France. Elle est à envisager à l’échelle européenne, danscette Europe qui s’est déclarée ville ouverte et qui consent à cette espèce de suicide.