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Marine Le Pen dénonce les 15 milliards d’euros brûlés pour la Grèce. L’Assemblée nationale a voté aujourd'hui un projet de loi de finances rectificative pour renflouer la dette grecque de quinze nouveaux milliards.
"Cette loi de finances, indique Marine Le Pen alourdira la dette publique de notre pays de 15 nouveaux milliards d’euros, au bénéfice du deuxième plan de renflouement de la Grèce.
15 milliards d’euros, c’est deux fois ce qu’on donne chaque année à notre Justice pour fonctionner. C’est davantage que le déficit des retraites cette année !
... Je le dis ici le plus clairement du monde : les 15 milliards d’euros votés aujourd’hui pour la Grèce sont pure folie. ...Il y a 10 jours à peine, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a multiplié les mauvais coups pour tenter de trouver quelques milliards. Et le voilà maintenant qui jette 15 milliards par les fenêtres. Mais quelle est cette logique absurde ? Comment peut-on imposer aux Français, aux classes populaires et moyennes, aux petites entreprises, de nouvelles taxes, des taxes sur les sodas, une hausse de la CSG de 550 millions d’euros, et d’un autre côté alimenter de 15 milliards d’euros supplémentaires en Grèce l’incendie de la zone euro ? On a même pensé à une taxe sur les parcs d’attraction !…
Ces 15 milliards s’ajoutent aux 45 milliards de dette supplémentaire que la France a déjà prévu de contracter pour les plans de renflouement de la zone euro : 2 plans en Grèce, un pour l’Irlande, et un pour le Portugal. Un argent qu’on ne reverra évidemment jamais, ces pays-là étant dans l’incapacité de rembourser.
Chaque trimestre, le ministère des Finances publie un communiqué pour expliquer par ces plans de renflouement le dérapage du déficit public. Mais pourquoi continuer alors ? Pourquoi continuer d’aggraver notre propre dette pour renflouer la dette des autres ? Et pourquoi continuer, alors qu’on voit bien que ça ne sert strictement à rien ?
La Grèce va très mal, sa dette continue d’exploser, à 160 % du PIB, elle aura 5 % de récession cette année, et les experts disent déjà que ce deuxième renflouement est totalement inutile. Les plans d’austérité actuels la tuent à grands feux.
Et que fera-t-on demain quand il s’agira de renflouer l’Espagne, et l’Italie ? Nos députés UMP et PS se réuniront-ils une nouvelle fois, à la demande de Nicolas Sarkozy, pour voter des centaines de milliards d’euros, scellant ainsi notre propre chute ?
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Au nom de l’intérêt national de la France, au nom de l’impérieux devoir de lutte contre la dette, au nom de la solidarité que nous devons aux plus pauvres d’entre nous, je condamne très fermement ces 15 nouveaux milliards déversés dans le tonneau sans fonds de la dette grecque.
Nicolas Sarkozy a déjà beaucoup trop endetté la France. Il détient même le record de la Ve République en la matière. Celui qu’on peut raisonnablement appeler « le Président de la dette » a déjà creusé de 500 milliards supplémentaires notre dette publique depuis 2007, dont 100 milliards entre 2007 et 2008, avant même le déclenchement de la crise."
Source: Extrait du discours de Marine Le Pen, prononcé sur le Pont de la Concorde à Paris, le 6 septembre 2011 à 15h00 http://www.nationspresse.info/?p=142559