Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
PRIX:7,50 euros
« La majorité des Français pensait comme Bossuet ; tout d’un coup, les Français pensent comme Voltaire : c’est une révolution », écrit Paul Hazard dans ce livre devenu un classique. De 1680 à
1715 s’affrontent, en effet, les idées les plus contradictoires et les plus puissantes. L’ordre classique, qui avait repris force après la Renaissance, paraissait éternel. Or, vers 1680, tout
se met à bouger. Un air extérieur semble soufßer dans le solennel édifice ; des esprits ont l’audace de prétendre que les Modernes valent bien les Anciens, que le progrès doit l’emporter sur la
tradition, la science sur la foi. « Il s’agissait de savoir si l’humanité continuerait sa route en se fiant aux mêmes guides ou si des chefs nouveaux lui feraient faire volte-face pour la
conduire vers d’autres terres promises. »
Une époque charnière donc, où l’esprit de doute surgit partout. Le goût des récits de voyage élargit les horizons et ébranle les certitudes acquises ; on discute de la Bible, de l’authenticité
des textes sacrés, des mystères ; les libres penseurs font la guerre à la tradition ; on parle de religion naturelle, de mort naturelle, de droit naturel ; on rêve d’une ère de bonheur
terrestre fondée sur la raison et sur la science, les philosophes prônent la tolérance. C’est ce formidable bouillonnement d’idées et d’hommes que décrit Paul Hazard, en retraçant en quelque
sorte l’histoire des origines de l’Europe contemporaine.
Paul Hazard est un historien et essayiste français, membre de l’Académie française, né à Noordpeene (Nord) le 30 avril 1878.
“La majorité des Français pensait comme Bossuet ; tout d’un coup, les Français pensent comme Voltaire : c’est une révolution.”
Normalien, agrégé de lettres, il devient en 1925 titulaire de la chaire d’histoire des littératures comparées de l’Europe méridionale et de l’Amérique latine au Collège de France. En 11 janvier 1940, il est élu membre de l’Académie française, le dernier avant l’invasion allemande. Il n’y sera jamais reçu. L’Occupation et ses soucis ruinent sa santé. Il meurt à Paris le 12 avril 1944, peu de temps avant la Libération. Son œuvre la plus connue est La Crise de la conscience européenne parue en 1935.
Il y décrit les bouleversements culturels, religieux et psychologiques qui vont bouleverser l’Europe, et la France en particulier, tout au long du XVIIème siècle. Dogmes, autorité, fidélité à la monarchie et à l’Eglise, sont ébranlés par la venue de la Raison, de l’athéisme, de l’anticléricalisme, des droits de l’homme, de l’individualisme, de la méthode scientifique, de l’humanisme… Un formidable bouillonnement intellectuel qui aboutira finalement à la Révolution. Une œuvre pleine d’érudition, écrite dans un style élégant, qui reste un grand classique de l’histoire des idées toujours réédité.
Extrait de la préface : Quel contraste ! quel brusque passage ! l’ordre; la hiérarchie, la discipline que l’autorité se charge d’assurer, les dogmes qui règlent fermement la vie : voilà ce qu’aimaient les hommes du dix-septième siècle. Les contraintes, l’autorité, les dogmes, voilà ce que détestent les hommes du dix-huitième siècle, leurs successeurs immédiats
librairie de neuilly-plaisance
15,avenue foch