Justement, les grandes institutions supranationales comme le FMI ou des politiciens impliqués dans le programme mondialiste comme le premier ministre
britannique David Cameron, demandent à la BCE d’être plus « réactive ». Pourtant, cela fait bien longtemps que la BCE a violé les règles de départ en recourant à des outils inédits et
risqués, en écornant peu à peu les principes hérités de la Bundesbank, la banque centrale allemande qui a servi de modèle pour construire la BCE.
Pour éviter la faillite de l’Espagne, dont les banques sont très chargées en créances immobilières, la BCE a décidé « d’élargir la gamme des produits financiers qu’elle accepte comme collatéraux, c’est-à-dire les obligations qu’elle prend en garantie lorsqu’elle prête aux banques de la zone euro. Des actifs jusqu’ici non éligibles et basés notamment sur des créances immobilières vont pouvoir être utilisés pour se refinancer auprès de la BCE. Et comme par hasard, les banques espagnoles regorgent justement de ce type de produits… » (Le Monde)
Finalement, au fil des mois, la BCE ressemble de plus en plus à une BAD BANK, une banque poubelle.
Seule particularité, le côté ingénieux de ses dirigeants à violer les interdits sans être incriminé. Ce qu’ils font est pourtant bien plus grave que rouler quelques kilomètres heure au-dessus de la vitesse autorisée.
Par conséquent, s’il n’y avait pas la BCE poubelle, « les banques espagnoles n’auraient plus pu participer aux opérations classiques de refinancement de la BCE et auraient dû se rabattre sur un guichet d’urgence comme leurs homologues grecques, au coût bien plus élevé et très stigmatisant ».
Nouvelle découverte ingénieuse des prêteurs de la BCE, diminuer les taux d’intérêt… pourtant, le taux de refinancement est à 1 %, son niveau plancher depuis la création de la BCE…
Pourquoi les politiciens, qui sont tout de même des gens intelligents (pour certains), se refusent-ils à voir ce qui est pourtant si évident ?Publié par liesiletter le 29 juin 2012