PRIX:18,00 euros
Présentation de l'éditeur
La découverte en Espagne d'un manuscrit anonyme consacré à la bataille de Lépante, composé par, vraisemblablement, un témoin direct, apporte une connaissance inégalée à cette bataille qui a donné
un coup d'arrêt à l'expansion ottomane en Méditerranée ; mais non sur la terre, car il fallut attendre son échec devant Vienne, en 1683 pour marquer son arrêt en Europe. Lépante a aussi montré
que les royaumes chrétiens pouvaient s'unir face à une menace qui mettait en péril leur propre civilisation. Le rédacteur nous fait suivre en direct sa préparation et son déroulement d'un côté
comme de l'autre, avec un souci de détails qui donne la véritable mesure de son enjeu. Nous croyons entendre le fracas des galères qui s'écrasent les unes contre les autres, le grondement des
canons, les cris des combattants et hélas les hurlements des blessés. L'Anonyme fait preuve d'une connaissance de la politique de l'époque, de la stratégie navale et décrit les manoeuvres comme
les trouvailles des opposants. La bataille qui opposa le 7 octobre 1571, la flotte des Ottomans et celle de la Ligue, se déroula, non pas à Lépante (aujourd'hui Naupaktos), mais en réalité dans
le golfe de Patras. Commandée par Don Juan d'Autriche, la flotte de la Ligue était composée de 4 galéasses et 192 galères des chevaliers de Malte, de Venise, de Florence, de Naples, de Sicile et
du Saint-Siège De leur côté, les Turcs, sous le commandement d'Ali Pacha alignaient 198 ou 230 galères et galiotes. L'affrontement fut spectaculaire. De la ligue, on compta 7 650 morts dont 73
chevaliers de Malte, 2 000 Espagnols, 800 hommes attachés au pape et 4 800 Vénitiens, et 7 785 blessés. Les Ottomans perdirent 30 000 ou 40 000 hommes, eurent quelque 8 000 prisonniers. 12 000
esclaves chrétiens furent libérés. Douze galères de don Juan manquèrent à l'appel, 190 galères turques furent capturées, incendiées, échouées ou coulées, et 450 canons perdus. Le retentissement
de la victoire de la Ligue fut immense en Europe. Le mythe du Turc invincible était dissipé.