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En 1939, dans un village roumain, un homme, Iohann Moritz, est dénoncé comme étant juif alors qu'il ne l'est pas, par le chef de la police locale qui convoite sa femme. Moritz est alors envoyé en camp de travail. Sa femme Suzanna est contrainte de demander le divorce pour conserver de quoi élever ses fils. S'évadant avec d'autres détenus juifs vers la Hongrie, pays « où la vie est moins dure pour les Juifs », il est pris pour un espion roumain. Torturé, il est ensuite envoyé comme travailleur hongrois « volontaire » en Allemagne. Il est sorti du rang par un médecin SS, comme spécimen exceptionnel de pureté de la famille héroïque, lointaine lignée aryenne . Il finit la guerre comme SS et se laisse épouser par une Allemande, avant d'aider des prisonniers (dont un Français) à échapper à leurs geôliers et leur permettre ainsi de rejoindre les Américains. Le considérant alors comme ressortissant d'une nation ennemie, ceux-ci l'internent une fois de plus comme prisonnier de guerre. Iohann Moritz est libéré en 1949, soit dix ans après être entré dans le système des camps.
L'affiche du film d'Henri Verneuil
| Réalisé par : | Henri Verneuil |
| Avec : | Anthony Quinn, Virna Lisi, Grégoire Aslan, Michael Redgrave, Marcel Dalio, Jan Werich, Harold Goldblatt, Alexander Knox, Liam Redmond, Meier Tzelniker... |
| Distributeur : | |
| Genre : | |
| Pays : |
France, Italie
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| Durée : |
2h14
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| Titre original : |
The Twenty-Fifth Hour
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L'homme, le prêtre que "dany le rouge" a osé attaqué à coups de poings.
aniel Cohn-Bendit, dit Dany le Rouge, a battu ce mois-ci tous les records d’audience, comme “grand témoin” des événements de Mai-68. Son message hélas se ramène objectivement, pour l’historien, à trois énormes contre-vérités :
1) “J’étais alors un jeune homme complètement inconnu, qui a eu la chance de mobiliser les autres parce qu’il savait chauffer une salle et tenir un micro.”
2) “Mai-68 est un événement formidable, fondateur, qui est à l’origine des plus beaux progrès enregistrés dans la société française depuis quarante ans : divorce, contraception, avortement, abolition de la peine de mort, recul des discriminations sexistes et normalisation de l’homosexualité.”
3) “Il ne s’agit pas d’un événement politique, mais avant tout d’une dynamique culturelle qui a profondément transformé les mentalités.”
“La preuve? ajoute avec gourmandise Daniel Cohn-Bendit : nous avons aujourd’hui en France un Président de la République plusieurs fois divorcé.”
Passons sur l’amnésie sans doute involontaire du Grand Zorro de Mai-68 : si Mitterrand, Giscard et Chirac ont eu la pudeur élémentaire de dissimuler leurs liaisons, Clemenceau avant eux avait bel et bien divorcé, tandis que Félix Faure succombera spectaculairement à une crise cardiaque dans les bras de sa maîtresse à l’Elysée.
Le gros de l’imposture historique réside dans la revendication d’anonymat du “jeune homme complètement inconnu” au printemps de 1968. Syndicaliste étudiant comme lui à cette époque, je me souviendrai toujours du superbe appartement où il recevait ses amis, et des puissants moyens de communication ou des notes de frais illimitées dont cet inconnu disposait.
Je me souviens aussi – comme témoin direct et malheureusement impuissant – des actions particulièrement violentes que cet agitateur professionnel orchestrait à Nanterre avec les “Katangais” et autres mercenaires patentés du Mouvement du 22 mars qu’il avait fondé. Daniel Cohen-Bendit renversa ce jour-là sous mes yeux, de ses mains puissantes et vengeresses, une poubelle entière sur la tête du doyen Paul Ricœur, un docteur prostestant de belle facture qui demanda et obtint peu après asile aux États-Unis… L’université française où je promenais alors mes curiosités et mes admirations étudiantes avait perdu un vrai penseur de philosophie politique et morale, mais le glorieux Mouvement du 22 mars était né ! Dans les détritus…
Un jour, dans le grand amphi de Nanterre, Mgr Virgil Gheorghiu était venu nous parler de sa “théologie des Anges” : oui, dans la gueule du Diable, et c’est nous qui l’avions invité… ! La “bande à Dany” fit irruption ce soir-là sur l’estrade pour lui arracher sa grande croix pectorale, la réduire en miettes, lui cracher au visage et singer à genoux les turpitudes ancestrales de notre foi chrétienne. On s’est battu au sang avec ces forcenés (deux blessés graves, un dans chaque camp), et Gheorghiu nous a quitté sans un mot de reproche pour quinconque, en bénissant les deux camps :
– Les enfants, au lieu de vous battre comme des chiens autour de ma croix pectorale, repensez donc un peu à ce que je vous ai dit : Dieu vous a fait à Son Image, il vous appelle à Sa Divinité, si bien que vous êtes tous des Anges, que vous le vouliez ou non !
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Non: Mai-68 n’est pas l’événement fondateur ni le point d’origine d’une “Révolution Culturelle Française” dont tout serait sorti. C’est le point d’orgue d’une tentative d’émeute révolutionnaire et de coup d’Etat politique qui a tout simplement avorté. Pour une raison très simple: le Parti Communiste d’Union Soviétique avait dit non, fin mai 68, à la jonction des étudiants et des ouvriers aux portes des usines de Boulogne Billancourt.
Cet ordre, répercuté par le Parti Communiste Français à la CGT, contrariait de plein fouet les plans de Cohn-Bendit (Mouvement du 22 mars), Geismar (SNESUP), Rouilleault et Sauvageot (UNEF), soutenus par les discours incendiaires d’un Jean-Paul Sartre juché sur son tonneau. Mais le Kremlin ne voulait pas contrarier De Gaulle, si peu de temps après les éminents services que le général venait de rendre à la Révolution mondiale en livrant l’Algérie aux égorgeurs du FLN. L’ordre a donc bel et bien été appliqué.
Toute vérité n’est-elle pas bonne à dire, ami Daniel, même quarante ans après?
Un monsieur qui veut nous donner des leçons aujourd'hui!Et dire que des français votent pour lui!
LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE
15,AVENUE FOCH