« Par exemple, il y a sûrement eu des prisonnières russes lors de la guerre de Tchétchénie », explique-t-elle.« Alors allons les acheter pour les importer. C’est mieux que de voir nos hommes avoir des relations sexuelles interdites. »
Mais al-Mutairi met néanmoins une condition bien stricte au trafic de femmes: aucune de celles-ci ne devrait être âgée de moins de quinze ans. Voila qui est rassurant! Enfin, elle a affirmé que cela ferait du bien à ces femmes car une telle situation les empêcherait de mourir de faim. Quelle bonté d’âme!
Si la nouvelle a été assez peu répercutée dans le monde occidental, elle a en revanche fait le tour des pays du Golfe et suscité des réactions contrastées. Sur internet et sur Twitter, plusieurs personnes ont dénoncé cette prise de position, l’une d’elle qualifiant al-Mutairi de « honte pour les femmes du monde entier ». Voila qui devrait encore rendre la tâche plus difficile à ceux qui essaient de nous persuader que l’islam intégral peut être compatible avec la démocratie ou les droits humains.