QUAND LES PAPES CROYAIENT LE COMMUNISME "CATHO-COMPATIBLE".
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Le point de départ de l'auteur est une hypothèse assez inédite, sinon provocante : le communisme en tant que dernière hérésie du christianisme. Philippe Chenaux met en évidence les
continuités et les ruptures des deux doctrines. Se basant sur une documentation largement inédite, il retrace l'histoire des relations, pour le moins tourmentées et conflictuelles, entre l'Église
catholique et le communisme en Europe depuis la révolution d'Octobre, et la naissance du premier État athée de l'histoire, jusqu'à la chute du Mur de Berlin qui marque l'effondrement du système
communiste.
Si l'aspect proprement diplomatique des relations entre le Vatican et l'Union soviétique fait l'objet de longs développements, d'autres, moins connus, sont également abordés : l'aspect
politique de la collaboration entre catholiques et communistes à l'intérieur de chaque pays ; l'aspect intellectuel des rapports entre la pensée chrétienne et le marxisme ; l'aspect
œcuménique des relations du catholicisme avec l'orthodoxie russe.
Le découpage chronologique correspond aux trois grandes périodes de l'histoire politique et religieuse de l'Europe au XXe siècle : « la guerre civile européenne » [1917-1945] —
l'Église se voit confrontée à l'impossible dilemme de devoir choisir entre le Charybde communiste et le Scylla nazi ; la guerre froide (1945-1958] — l'Église de Pie XII se trouve, malgré
elle, identifiée à l'Occident dans sa lutte contre le totalitarisme soviétique ; le dégel et la détente (1958-1989] — l'Église conciliaire choisit la voie du dialogue avec l'Est pour
finalement contribuer à l'effondrement du système.
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