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Préface de Pierre Chaunu, de l’Institut
« J’avais parcouru L’Église au risque de l’histoire lors de sa parution et j’avais été frappé par l’étendue et la qualité de l’information, plus particulièrement pour ce qui concerne l’Espagne et l’Amérique ibérique que je connais un peu.
M. Dumont était un homme très cultivé, comme beaucoup de chrétiens catholiques, il avait souffert de ce qui lui paraissait une hostilité systématique des pouvoirs publics et de leur application à étouffer et à éradiquer de notre culture toute trace de christianisme. Il m’arrive souvent de noter que la laïcité à la française revêt un sens qui l’oppose à la laïcité telle qu’elle est comprise en Europe et en Amérique et plus particulièrement dans les pays de tradition protestante [...]
Ce livre se réfère à une période bénie où quelque trace de culture chrétienne subsistait au sein des familles. Je souhaite qu’il soit là, à nouveau, demain et que chaque lecteur soit tenté de faire un effort pour combler le trou creusé dans ce que fut notre héritage [...] Aujourd’hui, dans la traversée d’un désert, il convient de se placer dans la tradition des Mages. »
Ce que la presse en dit
L’Homme Nouveau, n° 1286, 22 septembre 2002
Dès sa parution en 1982, L’Église au risque de l’histoire de Jean Dumont (aujourd’hui disparu) apparaissait non seulement comme un monument d’érudition, mais aussi comme un acte de courage et de déclaration d’amour pour la vérité. Sa réédition aujourd’hui par les Éditions de Paris est davantage qu’une bonne nouvelle ou une excellente initiative. C’est une bonne action, au sens plein des termes parce qu’elle contribue à répondre aux innombrables inepties qui se répandent sur l’Église.
Écrit au moment de l’apothéose médiatique de la Nouvelle droite, le livre de Jean Dumont répondait point par point à diverses accusations que ce courant “néo-païen” formulait contre l’institution ecclésiale et la civilisation chrétienne. Aujourd’hui, la Nouvelle droite a perdu de son éclat. Passée de mode, elle n’en continue pas moins ses travaux (évoluant d’ailleurs dans ses positions, sauf sur son paganisme originel justement), mais ses accusations contre l’Église sont aujourd’hui largement partagées. C’est pourquoi ce livre reste aussi actuel - au sens de nécessaire — aujourd’hui qu’hier. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les grands thèmes abordés par Jean Dumont : L’Église, mal historique ? L’Église, véhicule du mal romain ? L’Église, oppresseur des Indiens d’Amérique ? L’Église, maîtresse d’intolérance : l’Inquisition française et espagnole, les guerres de religion. Autant de têtes de chapitre qui indiquent l’ampleur du travail de réfutation effectué par l’auteur.
Celui qui prendra la peine de lire attentivement cet ouvrage de près de 600 pages dans son édition actuelle sera étonné par la richesse des références auxquelles renvoie Jean Dumont. Loin de se contenter de sources de seconde main, loin de se limiter aux travaux en français, il a puisé dans les archives et la documentation espagnole et portugaise, allant à la source de la vérité historique qui n’est que la vérité tout court. Dans la préface qu’il donne à la réédition de ce livre, Pierre Chaunu écrit : « Le livre de Jean Dumont mérite le respect. Il se réfère à une période bénie où quelque trace de culture chrétienne subsistait au sein des familles. Je souhaite qu’il soit là, à nouveau, demain et que chaque lecteur soit tenté de faire un effort pour combler le trou creusé dans ce qui fut notre héritage. » Non content de se procurer ce livre, on fera bien donc de l’offrir à nos grands adolescents, à ceux qui dans l’obscurité et le bruit du monde moderne cherchent à tâtons la splendeur de la vérité pour retrouver la véritable espérance. Livre d’histoire, L’Église au risque de l’histoire est aussi un livre de foi. P.M.
Famille Chrétienne, n° 1290, 5-11 octobre 2002
L’Église au risque de l’histoire, paru en 1982 (Critérion) est enfin réédité.
Jean Dumont y démonte nombre de poncifs sur l’Église : l’Église « oppresseur des Indiens d’Amérique », les guerres de religion, l’Inquisition... Une œuvre de salubrité de la culture chrétienne.