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L e FMI craint une nouvelle crise.

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© Flickr.com/swisscan/cc-by
 
Des prix élevés du baril de pétrole pourraient provoquer un nouveau rebondissement de la crise de l’économie mondiale, estime Christine Lagarde, chef du Fond Monétaire International (FMI). Sur fond de tension croissante entre l’Iran et l’Occident les prix du pétrole seraient capables de retrouver leur maximum historique.

Depuis le début de l’année la cotation des principales marques de pétrole a déjà augmenté de plus de 15 %. Ce qui est loin des significations maximales, estime Christine Lagarde. Si les exportations iraniennes de pétrole chutent, le baril pourrait coûter dans les 160 dollars.  Ce qui aurait inévitablement des retombées sur l’économie globale, a mis en relief Mme Lagarde. D’ailleurs, tous en Russie ne partagent pas son pronostic. De l’avis de Mikhaïl Soubbotine,  directeur général du Centre des études juridiques et économiques, une éventuelle brusque flambée des prix de l’hydrocarbure sera temporaire et n’entraînera pas de conséquences catastrophiques.

« Je ne crois pas qu’une hausse des prix puisse être suffisamment prolongée. Ces rumeurs sont liées à ce que le monde s’achemine vers une guerre avec l’Iran. Et les conséquences en seraient imprévisibles. Mais les prix ne vont pas monter longtemps, peut-être, pendant quelques mois ».

Néanmoins, cette hausse des prix d’hydrocarbures pourrait avoir un effet positif sur l’économie de Russie, a jugé l’analyste Vitaly Kovaltchouk, en parlant à notre correspondant.

« Je pense qu’avec de telles dépenses sociales en Russie des prix élevés du pétrole seraient plutôt un facteur positif pour elle ».

Or les prix élevés des hydrocarbures ne garantiraient pas nécessairement un afflux de pétrodollars au budget russe, un pétrole cher risquant de provoquer une chute de sa demande et, donc, de ses exportations de Russie, explique Mikhaïl Soubbotine.

« La Russie  est dans une situation ambigüe. Comme tout vendeur, notre pays doit en écouler à un prix maximum, et d’autre part, la quantité la plus importante possible. Et si le prix du baril monte, cela profite au vendeur. Mais d’autre côté,  si la production baisse en Europe,  la demande de votre pétrole diminue ».

Avec une hausse incontrôlable des prix des hydrocarbures les pays consommateurs peuvent relancer les recherches de types de carburant alternatifs. Les recherches dans cette sphère sont menées depuis longtemps, et l’apparition d’un tel produit sur le marché est en mesure de porter un coup sensible aux pays, dont l’économie est orientée vers l’extraction et l’exportation des hydrocarbures.

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