Un an après les émeutes d’Amiens-Nord, de gros moyens ont été engagés pour proposer des activités aux jeunes des quartiers sensibles en juillet et août. Et l’opération s’avère payante.
[NDLR : cela représente 11 214 euros par jeune vacancier]
Il n’était pas question que cet été soit chaud comme celui de 2012. Et par chaud, on ne s’épanche pas là sur des considérations climatiques. Un an après les émeutes d’Amiens-Nord, la préfecture et les collectivités locales entendaient bien occuper le terrain pour éviter un nouvel embrasement.
Conseil général, agglomération, Ville, CAF, préfecture et associations se sont donc retroussés les manches et ont mis la main à la poche. Coût de l’opération pour les deux mois d’été : 1,2 million d’euros.
Pour le préfet, le pari, loin d’être gagné au départ, est réussi. « Le bilan est très positif », se félicite-t-il.
Le représentant de l’État évoque notamment les douze séjours de vacances, organisés par la Ligue de l’enseignement, qui ont permis à 107 jeunes des quartiers difficiles (dont 30 d’Amiens-Nord, 42 d’Amiens Sud-Est, 28 d’Étouvie) de quitter leur quotidien pour découvrir le Morbihan, l’Isère ou la Haute-Savoie.
Deux autres séjours ont également été organisés dans des bases militaires du Var et de la Manche. Ceux-ci étaient réservés aux jeunes dépendant de la protection judiciaire de la jeunesse.
Motif de satisfaction, sur les dix participants, un d’entre eux va intégrer la Marine. [...]