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« Les Juifs n’ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.»
S.S. Benoît XV (1854-1922)
Les événements qui viennent de se dérouler, à propos d’une banale affaire portant sur les propos tenus par « l’humoriste » (sic) Dieudonné dans ses spectacles et sur la toile, nous rappellent ce que nous ne cessons de répéter depuis longtemps, à savoir que la société occidentale vit sous l’emprise d’une idéologie dominante tyrannique, qui repose sur quatre piliers fondateurs :
- 1) L’antiracisme et « l’anti-antisémitisme » ;
- 2) Le mondialisme ;
- 3) Le rejet de la Tradition ;
- 4) Le « dogme » mémoriel.
A partir de ce constat, tout essai visant à se placer en rupture d’avec ces valeurs tyranniques, conduit immédiatement l’imprudent contrevenant, à faire l’objet d’un rejet violent, pouvant aller, lorsque sont abordés certains points sensibles, jusqu’à des actions en justice, sachant que l’écriture de l’Histoire est encadrée par une loi ayant fixé, en notre système démocratique, ce qu’il faut croire et confesser impérativement. [1]
I. La dérision à l’égard de la « religion mémorielle » et des juifs est désormais interdite
Le comique qui fait l’actualité, et dont
la vulgarité obscène mériterait à elle seule censure morale dans une société traditionnelle, s’est pourtant lancé dans une critique
« humoristique » des points justiciables de l’idéologie tyrannique, en ayant imaginé que la liberté d’expression étant, en principe, protégée par la loi, il
lui était possible de proférer quelques vérités dérangeantes sur le ton de la bouffonnerie. Quelle naïveté !
La Shoah et le culte de la mémoire sont en France,
devenus « religion laïque de l’Etat ».
La Shoah et le culte de la mémoire étant devenus « religion de l’Etat », puisqu’une loi dogmatique en fixe la croyance, loi placée sous l’œil vigilant d’associations qui en font l’objet même de leur activité permanente, comment imaginer que le rire allait être indéfiniment accepté sur ces sujets ?
L’Etat, ayant légiféré en pénalisant le négationnisme et le révisionnisme historique, il lui manquait à son arsenal d’interdire la « dérision » et l’humour, sous le prétexte plus que discutable et fallacieux de « respect de la dignité humaine ». Voilà qui est chose faite à présent, le Conseil d’Etat ayant fait savoir que l’on ne pouvait « rire de tout », on sait désormais qu’il est possible, en poussant le blasphèmeet la christianophobie jusqu’à l’ignoble, de plonger des crucifix dans l’urine lors d’expositions prétendues "artistiques", de projeter des excréments à la face du Christ lors de "spectacles" qui conduisent, par la juste indignation de chrétiens scandalisés, à troubles réels et positifs à l’ordre public tout en bénéficiant de la protection de l’Etat républicain au nom de la "liberté d’expression", mais que rire de la Shoah ou plaisanter sur les Juifs, voire faire un simple geste grossier sur la voie publique, désigné sous le nom culinaire de "quenelle", est interdit. Dont acte. [2]
Ce petit épisode tragi-comique, nous donne ainsi l’occasion de rappeler quelques points fondamentaux, qu’il sera bon de conserver à l’esprit, sachant d’ailleurs que nous nous dirigeons, sans aucun doute, au fur et à mesure de l’avancement de la période de décadence de cette société, vers un renforcement constant des dispositions légales et judiciaires relatives aux points « sensibles » de l’idéologie tyrannique.
II. L’antijudaïsme, contrairement à l’antisémitisme, est de nature religieuse.
Tout d’abord une précision pour notre combat contre-révolutionnaire : on peut, et même on doit, être critique envers la désorientation juive, c’est une évidence, mais toujours et constamment, en le faisant d’un point de vue religieux. Tout autre position, hors contexte religieux, est une erreur gravissime, pour ne pas dire coupable.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que « hors contexte religieux », l’antijudaïsme se mue inévitablement en « antisémitisme », qui lui relève, non d’analyses théologiques, mais de théories raciales, darwiniennes, matérialistes, athées et politiques, théories qu’il est impossible pour un chrétien de soutenir, parce qu’elles n’ont strictement rien à voir avec l’antijudaïsme théologique auquel se rattache la Tradition catholique, antijudaïsme traditionnel fondé sur une permanente conviction : « Il n’y a pas pour les Juifs de chemins de salut séparés. »
«Les juifs sont complices du déicide
aussi longtemps qu’ils ne se distancent pas
de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant
la divinité du Christ et en acceptant le baptême. »
On méditera ainsi avec attention, les termes de la lettre du 10 décembre 2008, dans laquelle l’abbé Franz Schmidberger, déclarait, en pleine affaire Williamson : « aucun chrétien véritable ne peut être antisémite », précisant en quoi consiste la doctrine catholique à l’égard du peuple Juif, et du Judaïsme. [3]
III. L’enseignement constant de l’Eglise à travers tous les siècles.
Ce rappel, exprimé par le Supérieur de District de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X d’Allemagne, était extrêmement instructif, éclairant les fondements spirituels de la théologie traditionnelle de l’Eglise :
Il n’y a pas pour les Juifs de chemins de salut séparés.
« Avec la mort du Christ le rideau du temple s’est déchiré, l’alliance ancienne fut abolie et l’Eglise qui contient tous les peuples, cultures, races et différences sociales, cette Eglise est née de par le côté transpercé du rédempteur. En cela les Juifs de nos jours ne sont pas nos frères aînés comme le prétendait le pape lors de sa visite à la synagogue à Rome en 1986 le Pape Jean-Paul II. Les juifs sont complices du déicide aussi longtemps qu’ils ne se distancent pas de la culpabilité de leurs pères en reconnaissant la divinité du Christ et en acceptant le baptême. Le Concile Vatican II en revanche déclare qu’on ne peut charger les Juifs de notre temps ni tous ceux ayant vécu à l’époque des évènements de la souffrance du Christ. Est-ce conforme avec l’enseignement du premier pape, Saint Pierre qui interpelle les Juifs sans distinction, selon lequel ils seraient les assassins du Sauveur ? Les Juifs croyants de l’Ancien Testament Abraham, Isaac et Jacob sont eux nos frères aînés dans la foi. Nous chrétiens sommes leurs fils spirituels car nous croyons au Messie qui s’est manifesté parmi nous et qui demeure parmi nous dans son Eglise. Abraham, Isaac, Jacob ont cru en son avènement, ils l’ont espéré et désiré. Nous voyons avec tristesse que le pape Jean-Paul II et maintenant aussi le Pape Benoît XVI entrent dans une synagogue Juive. L’assertion selon laquelle les Juifs d’aujourd’hui portent la faute de leurs pères doit être limitée aux Juifs qui approuvent la mise à mort de Jésus-Christ. Elle est inexacte dans les généralisations citées. Jésus-Christ, Dieu fait homme est pour les Juifs aussi le Rédempteur et la seule Voie pour le Salut : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie : personne ne peut aller au Père si ce n’est par Moi. » (Jn, 14,6). Il n’y a pas pour eux de chemins de salut séparés. C’est pourquoi Saint Pierre, un Juif, le premier Pape, appelle déjà ses auditeurs à se convertir et à se faire baptiser au Nom de Jésus Christ (Act. Ap. 2, 38). Nous trouvons ici l’enseignement de l’Eglise qui est resté constant à travers tous les siècles. Notre Seigneur Jésus-Christ est par Sa nature humaine Juif, Sa Très Sainte Mère est Juive, tous les Apôtres sont Juifs. Ne serait-ce qu’à cause de cela, aucun Chrétien véritable ne peut être antisémite. » Abbé Franz Schmidberger, 10 décembre 2008. [4]
De la sorte, c’est une radicale erreur que de se vouloir bon chrétien en manifestant de la déférence à l’égard des Juifs de la synagogue, car ils sont, positivement, lorsqu’ils proclament leur croyance, porteurs d’une faute qui les rend semblables à leurs pères qui condamnèrent le Christ. Les Juifs modernes, en faisant profession de leur judaïsme, s’affirment indirectement comme co-responsables du crime du Golgotha, et ne méritent donc pas qu’un chrétien, si du moins il se veut conscient des exigences de sa religion, leur exprime un hommage particulier ou leur accorde une quelconque piété, attitude que l’on rencontre malheureusement assez souvent depuis Vatican II chez les chrétiens modernes, bien qu’elle soit pourtant singulièrement déplacée et profondément injustifiable. Cependant l’attitude chrétienne, est d’abord et avant tout à l’égard du peuple juif, une action de conversion, non de mépris racial. Mais cette attitude se double également, d’une critique sévère de l’idéologie sioniste, non sur des motifs uniquement politiques – même si la situation en terre sainte et l’action de l’Etat sioniste depuis 1945 est un motif réel d’inquiétude – mais en raison d’une impossibilité religieuse.
IV. Le sionisme est un projet antichrétien
Il est d’ailleurs à noter, pour aller au bout de notre examen de la question juive, que le mouvement national Juif qui apparaîtra au XIXe siècle, à savoir le sionisme, fondé lors de ses trois premiers congrès constitutifs à Bâle, en août 1897, août 1898 et août 1899, par des hommes imprégnés de laïcisme, de conceptions révolutionnaires, républicaines et athées, voulut imposer cette idée saugrenue et impie que la venue de Jésus-Christ n’avait modifié en rien la situation pour le peuple d’Israël, et qu’il restait, malgré son crime, sa réprobation et l’exil, propriétaire de la Terre sainte.
Le sionisme et sa volonté de reconstitution
d’un Royaume Juif en Israël
représente, et représentera toujours,
la négation de la Croix.
Les Archives israélites, organe le plus important du judaïsme français à l’époque, dira ceci, montrant bien en quoi le sionisme se positionnait en contradiction directe d’avec l’Eglise : «La reconstitution de la nationalité juive, nous l’avons dit et nous ne cesserons de le redire, est d’ordre providentiel….Quand l’heure de la patrie juive, devenue la patrie de toute l’humanité, sonnera, quand il faudra battre le rappel de tous les dispersés d’Israël, le souverain Maître de l’univers suscitera les agents de ce mouvement de ralliement… » [5]
« [C’est une] chimère d’attendre
la restauration matérielle d’un État juif à Jérusalem.
Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour,
n’est point une Jérusalem matérielle.. »
Or, cette idée était, et reste une chimère dangereuse, une vision illusoire, comme le souligna l’abbé Joseph Lémann (1836-1915) :
« [C’est une] chimère, encore une fois, d’attendre la restauration matérielle d’un État juif à Jérusalem. Il ne faut pas transporter à une nouvelle Jérusalem terrestre les promesses qui appartiennent à l’Église de Jésus-Christ. Cette Jérusalem à laquelle les Juifs seront ramenés un jour de l’Orient et de l’Occident, et vers laquelle tous les peuples accourront avec eux, n’est point une Jérusalem matérielle, qui jamais ne pourrait être assez vaste pour contenir une si grande multitude dans son sein ; c’est l’Église même de Jésus-Christ, qui, comme l’annonce Zacharie dans une autre prophétie, est comparée à une ‘‘ville sans murs’’ (Zacharie II, 4-5), parce qu’elle est ouverte à tous, et qu’il n’y a point de multitude, si grande qu’elle puisse être, que l’Église ne Puisse contenir dans son Sein. » [6]
On comprend mieux pourquoi, le projet national Juif, élaboré par les sionistes au XIXe siècle, participe d’une intention forgée à la même période où Rome tremblait sous les coups de la Révolution, où le pape était enfermé comme un prisonnier dans le Vatican.
Il participe donc, précisément, d’un objectif antichrétien en ce sens qu’il souhaitât faire comme si le Christ n’avait pas changé la Loi et aboli, en en modifiant le sens et la lecture, les promesses.
En un mot, du point de vue catholique, du point de vue même de Dieu, le sionisme et son ambition de reconstitution d’un Royaume Juif en Israël représente et représentera toujours, concrètement, la négation de la Croix et du Golgotha !
Conclusion : la nécessaire conversion des Juifs
Tant qu’il ne se convertira pas au christianisme, tant que cet agent ténébreux travaillera à mettre en œuvre son projet criminel, le risque sera grand pour la civilisation chrétienne et la menace très importante pour elle.
Dans l’Expositio in Cantica Canticorum, attribuée à s. Thomas d’Aquin, on trouve cette phrase : « Synagogue ! Reviens et quitte l’erreur de ton intelligence, reviens et quitte ton sens charnel ! Reviens en adhérant à la vérité ! Jerusalem, Jerusalem, revertere ad Dominum Deum tuum ! »
Espérons et prions effectivement pour que ce retour, le seul vrai et authentique « Retour » qui soit, advienne au plus vite.
Et alors, quand il sera entièrement accompli par la grâce du Ciel, un cantique nouveau remontera dansl’âme des fils d’Israël, mais un cantique désormais pur, qui passera pour l’éternité du cœur aux lèvres afin de louer et glorifier Jésus-Christ !
Le sionisme est un agent ténébreux,
qui travaille à mettre en œuvre un projet criminel,
représentant une menace pour la civilisation chrétienne.
Notes.
1. La loi dite « Gayssot » no 90-615 du 13 juillet 1990, en son article 9, qualifie de « délit », la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg. Cet article 9 introduit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, un article 24 bis dont voici le premier alinéa : « Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »
2. Ceci étant dit, en droit, la décision du Conseil d’Etat par l’ordonnance du juge des référés en date du 9 janvier 2014, est sérieusement critiquable. En effet, selon une jurisprudence datant de l’arrêt Benjamin, rendu par le Conseil d’État en 1933, le principe est clair : "La liberté est la règle, la restriction de police l’exception", ceci signifiant que la justice administrative ne peut faire interdire une manifestation publique (spectacle, etc.), qu’en raison d’un trouble matériel objectif à l’ordre public, et les interdictions, depuis des décennies, se sont fondées sur l’hypothèse d’une menace avérée à l’ordre public. Or cette menace, dans le cadre des représentations de l’humoriste Dieudonné, était loin d’être avérée, analyse que l’institution judiciaire nantaise avait préalablement confirmée. Mais la justice administrative, en invoquant l’atteinte à la très imprécise notion de « dignité humaine », vient de mettre en un équilibre incertain « liberté d’expression » et respect de la « dignité humaine », créant un nouveau critère pour limiter la liberté d’expression, en rajoutant à la menace à l’ordre public qui doit être matériellement prouvée, une atteinte à la « dignité humaine », qui reste hautement subjective et relève du domaine des idées. On vient donc d’ouvrir clairement, par cette décision, largement la porte à des interprétations « politiques » et « idéologiques » du droit à la liberté d’expression.
3. Dans le journal La Croix, dirigé par les Assomptionnistes, dont le sous-titre à l’époque était : « le journal catholique le plus anti-juif de France », le père Bailly écrivait : « L’antisémitisme racial se trompe grossièrement. C’est dans cette erreur que ce trouve le côté faible de M. Drumont et de ses émules.» (La Croix, 8 décembre 1894).
4. Abbé Franz Schmidberger, Supérieur de District de la FSSPX d’Allemagne, ancien supérieur général de la FSSPX, 10 décembre 2008.
5. Archives Israéliennes, 2 septembre 1897.
6. J. Lémann, (abbé), L’Avenir de Jérusalem, IIe Part., ch. II, 1901.