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Nouvelles de France a interrogé le père de Lancelot, 14 ans, gazé deux fois par les forces de l'ordre. Extraits :
"Faisant partie de l’équipe d’accueil, en poste près de l’avenue Carnot, nous avons eu à gérer un reflux de manifestants qui ne pouvaient plus rentrer dans la manif entre 13h et 15h. Nous avons vu que des manifestants étaient sur la place de l’Étoile, nous avons décidé d’y aller. Nous étions devant l’Arc de Triomphe et venions de faire la photosupra. Les policiers ont lancé des gaz très loin et il y en a eu un qui a atterri près de nous, alors que nous redescendions vers les Champs pour voir ce qui se passait ne sachant pas où aller
A-t-il été particulièrement exposé aux gaz ?
Suffisamment pour déclencher une crise d’asthme très violente, nécessitant 30 minutes sous assistance respiratoire.
Pourquoi ces violences policières selon vous ?
Il y a plusieurs raisons : la principale est l’impossibilité pour les manifestants de pouvoir accéder aux Champs-Élysées. Les forces de police ont été débordées par une manifestation dont tout le monde pensait qu’elle serait inférieure à celle du 13 janvier.Selon un commandant de gendarmerie auquel je me suis permis la réflexion suivante : « Vous dégainez bien vite », ce n’était pas le cas. Il m’a d’ailleurs répondu : « nous ne sommes pas habitués à gérer ce type de rassemblement. Quand on met un nombre de personnes trop important dans un lieu insuffisant pour les contenir, c’est évident qu’il y a des débordements. Vous serez 10 000 pour la police mais en réalité vous êtes plus d’1 million, nous le savons, ils le savent. C’est le bordel partout dans la gendarmerie comme dans la police ; nous sommes gérés par des amateurs ».
Ils ont eu des ordres, ils doivent les respecter et les faire respecter même si nous aimerions qu’ils fassent respecter la loi d’abord dans les banlieues. Ils sont dans leur rôle, c’est la réaction qui était disproportionnée mais ils n’ont pas su gérer le monde.
Demandez-vous la démission du ministre de l’Intérieur ?
Oui, je demande la démission du Ministre de l’intérieur et plus encore celle de Madame Taubira, car c’est par son intransigeance et celle de Monsieur Hollande que nous sommes dans cette situation. [...]"