Enfin une étude de grande envergure sur les enfants élevés par des paires homosexuelles :
elle a porté sur une enquête ayant comme base 20 % des Canadiens recensés en 2006, et sa conclusion est pour le moins significative. Les enfants ayant grandi au sein de foyers gays ou lesbiens
ont 65 % de chances d'obtenir leur diplôme équivalent au baccalauréat par rapport à ceux élevés dans une famille avec un père et une mère mariés. Et parmi les enfants de foyers homosexuels, les
filles s'en sortent encore nettement moins bien que les garçons.
Le chercheur, professeur d'économie à la Simon Fraser University, a répondu aux questions deMercatorNet pour rendre compte de sa méthode et de ses résultats : une passionnante
interview dont je vous propose la traduction complète ci-dessous, tant le sujet est fondamental dans les batailles qui nous mobilisent. – J.S.
L'étude a été menée par Douglas W. Allen et publiée le 10 octobre par la Review of Economics of the Household. Elle a identifié les personnes qui se déclarent elles-mêmes comme élevées dans un
foyer homosexuel au sein de cet échantillon de 20 % de la population recensée en 2006, suffisamment grand pour distinguer le statut matrimonial, les différences selon le sexe des parents et
celui des enfants qu'ils élèvent.
Pour l'heure le lobby gay et les gros médias n'ont pas réagi ; on ne trouve sur
l'internet anglophone, hormis des recensions par des sites pro-vie ou pro-famille, qu'un article sur un site homosexuel titrant sur le fait que Douglas W. Allen est un « chercheur de droite »
et rejetant sa « pseudo-science », l'article lui-même semblant avoir été retiré puisqu'on n'y accède que par le cache, ici.
Les résultats de son enquête sont pourtant spectaculairement opposés à ce qu'on nous a
répété pendant des mois sur le fait que les enfants sont aussi bien élevés par des couples de même sexe que par les autres, au point qu'on est qualifié d'« homophobe » si l'on ose affirmer le
contraire.
Le chercheur, professeur d'économie à la Simon Fraser University, a répondu aux questions deMercatorNet pour rendre compte de sa méthode et de ses résultats : une passionnante
interview dont je vous propose la traduction complète ci-dessous, tant le sujet est fondamental dans les batailles qui nous mobilisent. – J.S.
— MercartorNet : Qu’a permis de découvrir votre étude sur l’issue du
parcours scolaire des enfants de couples de même sexe par rapport aux enfants de couples de sexe opposé ?
— Doug Allen : On compte sur les quinze dernières
années quelque 60 études posant la question de savoir si « l’évolution des enfants est différente pour ceux élevés dans des foyers de même sexe ». La quasi totalité de ces
publications est marquée par les caractéristiques suivantes : les échantillons sont minuscules et penchent dans une direction, les mesures des résultats sont subjectives et difficiles à
reproduire, et le résultat est toujours qu’il n’y a « pas de différence ».
Malgré la validité scientifique limitée de ces études, elles aboutissent toutes à des
recommandations
politiques de grande échelle. Il ne s’agit pas véritablement de littérature
scientifique, mais d’une littérature politique qui a pour cible les juges, les juristes et les hommes politiques.
Puis il y a eu un papier de Michael Rosenfeld, publié par Demography en 2010. Cet article s’appuie sur un grand échantillon
aléatoire et étudie le parcours scolaire normal aux Etats-Unis. Il s’agit, à mon avis, du premier travail statistique solide sur la question ; l’auteur confirme le résultat « pas de
différence ». Par la suite, Joe Price, Catherine Pakaluk et moi-même avons répliqué son étude – et découvert deux problèmes.
Premièrement, il n’a pas trouvé « aucune différence ». Ce qu’il a trouvé, c’est
beaucoup de bruit, il a donc été incapable de faire une distinction statistique entre les enfants de foyers homosexuels et ceux issus de n’importe quel autre type de foyer
– y compris ceux dont nous savons qu’ils ne sont pas bons pour les enfants.
Deuxièmement, le manque de précision de ses estimations vient du fait qu’il a décidé de ne
retenir aucun enfant n’ayant pas habité au même endroit pendant cinq ans. Un facteur qui s’est révélé très fortement corrélé avec la vie au sein d’un foyer homosexuel. Il a ainsi sans y faire
attention écarté la plupart des foyers homosexuels de son échantillon. Sans cette information, il n’avait pas le pouvoir statistique de distinguer parmi les différents types de
familles.
Ainsi donc, mes deux collègues et moi avons restauré l’échantillon et utilisé la technique
statistique du contrôle de la stabilité du foyer. Nous avons découvert que les enfants de foyers homosexuels avaient 35 % de risques supplémentaires de ne pas réussir une année.
Pendant que nous travaillions là-dessus, j’étais aussi en train d’utiliser le recensement
canadien pour regarder d’autres questions. J’ai remarqué plusieurs choses qui le distinguent du recensement des Etats-Unis. Premièrement, et contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, le
recensement canadien identifie lui-même les couples de même sexe. Cela permet de résoudre un gros problème par rapport au recensement américain, qui peut inclure des colocataires, les membres
d’une même famille, les couples de sexe opposé comme les couples de même sexe.
Deuxièmement, le recensement canadien fait un lien bien pratique entre les enfants et les
parents, ce qui permet de contrôler le niveau d’éducation des parents et leur statut matrimonial. De mauvais résultats à l’école sont corrélés avec les ruptures maritales des parents, il
s’agit dont d’un contrôle important. De bien des manières, donc, le recensement du Canada offre un bien meilleur ensemble de données pour évaluer cette question, et j’ai donc décidé de tout
simplement refaire l’étude Rosenfeld en les utilisant. (Le recensement ne rend pas compte de l’évolution au long du parcours scolaire, au lieu de celle-ci j’ai donc examiné les taux de
réussite à l’examen final d’études secondaires.)
Qu’ai-je trouvé ? D’abord, j’ai tout simplement regardé comment n’importe quel enfant
dans un foyer gay ou lesbien réussissait par rapport aux enfants vivant auprès de parents mariés ou concubins ou d’un seul parent. La partie la plus longue du papier compare les enfants de
foyers de même sexe à des enfants vivant auprès de parents mariés, mais le lecteur peut faire toutes les comparaisons en regardant les tableaux.
J’ai constaté qu’en moyenne, les enfants de foyers de même sexe ont à peu près 65 % de
chances d’obtenir leur diplôme de fin d’études secondaires par rapport à des enfants similaires vivant dans un foyer de parents mariés. C’est un résultat qui semble très voisin de celui que
nous avons trouvé aux Etats-Unis pour le progrès normal.
Ensuite, je me suis demandé si la composition par sexe avait une incidence, alors j’ai
distingué garçons et filles. J’ai été très surpris par les résultats.
Côté garçons, j’ai surtout trouvé du bruit. Certains garçons ont de bons résultats,
d’autres ont de très mauvais résultats. Je ne peux pas déterminer l’effet statistiquement.
Si on ne regarde que les estimations ponctuelles, les garçons dans des foyers lesbiens ont
76 % de chances d’obtenir leur diplôme, et dans les foyers gays ils ont 60 % de chances en plus d’obtenir leur diplôme. Mais aucun de ces chiffres n’est
statistiquement significatif, ce qui veut dire qu’on ne peut pas les distinguer de zéro.
Pour les filles, c’est une autre histoire. D’abord, les estimations sont très précises. Et
deuxièmement, elles sont très basses. Une fille au sein d’un foyer gay a une probabilité de 15 % d’obtenir son diplôme ; dans un foyer lesbien le pourcentage atteint 45. Le résultat que
l’on obtient en prenant la masse de tous les enfants est alimenté par l’effet fille. Et pour elles le résultat est très solide, j’ai essayé de nombreuses spécifications, des restrictions
d’échantillon, et des techniques d’estimations, mais il demeurait toujours.
Ainsi mon étude ne rejette pas seulement le consensus autour du « pas de
différence », elle renvoie par un résultat qui – si d’autres études le confirment – semble incroyablement important.
— C’est particulièrement dur pour les filles, donc.
Pourquoi ?
— Il est important de souligner que je ne fais aucune affirmation théorique dans ce papier.
Je ne fais que pointer une découverte empirique basée sur un grand échantillon de très bonne qualité, et qui ne confirme presque rien de ce qui a été affirmé auparavant.
Cela dit, en tant qu’économiste, j’envisagerais la supposition suivante : la
spécialisation. Cela me paraît tenir la route que pères et mères ne sont pas parfaitement interchangeables. En fait, il se peut que les mères apportent des services parentaux qu’un père ne
peut apporter, et que les pères apportent des services parentaux dont les mères ne peuvent apporter. Ces services pourraient bien être nécessaires aux filles mais pas aux garçons.
Par exemple, des gens médicaux m’ont dit que lorsqu’un père biologique est présent au
foyer, les filles ont leurs premières règles plus tard. Et ce fait est corrélé avec une activité sexuelle plus tardive, etc., et cela peut impliquer une meilleure probabilité d’achever le
cursus secondaire.
Il me semble que cela peut fonctionner pour des dizaines de facteurs. En tant que père de
deux filles et d’un garçon, j’ai souvent discuté avec d’autres parents en notant qu’il suffit de nourrir les garçons et de les éloigner des explosifs, alors qu’élever une fille est un peu
plus compliqué. C’est de l’humour un peu facile, mais tous comptes faits on a affaire à une question intéressante qui mérite d’être étudiée.
L’une des explications de la moins bonne réussite scolaire en général est que les enfants
de couples de même sexe pourraient subir des discriminations à l’école. Cela paraît moins probable vu les différences de résultats entre garçons et filles. Ou alors il faudrait trouver une
histoire de discrimination différente et plus compliquée.
— Voilà qui met la sagesse conventionnelle sens dessus dessous, n’est-ce
pas ? La plupart des gens pensent qu’il n’y a pas de différence. Les études précédentes avaient-elle des défauts ?
— Je crois que j’ai répondu à cela plus haut. Mais je voudrais quand même signaler autre
chose. J’ai lu chaque papier ou presque sur le sujet publié depuis 1995. Et bien que bon nombre d’entre eux assurent ne trouver « aucune différence », ils trouvent pourtant bien
quelque chose. Une fois de plus, leurs résultats viennent d’un petit échantillon qui penche dans une direction, mais on trouve bien des différences. Par exemple, les enfants qui grandissent
dans des foyers de même sexe ont plus de probabilités d’essayer des styles de vie alternatifs, etc.
Je dois aussi souligner que toutes les études ne sont pas créées égaux. Ainsi, un
sociologue australien nommé Sotirios Sarantakos a fait au cours des années 1990 un travail considérable qui, sans être aléatoire, utilise d’importantes études longitudinales de mesures de
réussite objectives, vérifiables et certaines. Il aboutit à de nombreuses différences pour les enfants de foyers de même sexe en ce qui concerne les mathématiques, la langue et d’autres
mesures de performance scolaire. Il est intéressant de noter que son travail n’est pas référencé dans la plupart des recensements d’études. Cela met aussi en évidence la nature politique de
cette littérature.
— Vos conclusions se fondent sur les données du recensement canadien. Pourquoi
sont-elles meilleures que celle des Etats-Unis.
— J’ai mentionné cela plus haut, mais je vais donner un peu plus de détails. Le recensement
américain n’identifie pas les couples de même sexe selon qu’ils sont mariés ou concubins. Qu’est-ce qui a permis à Rosenfeld et les autres de les identifier. Ils ont regardé une série de
questions : par exemple, quel est votre sexe, êtes-vous marié, quel est le sexe de votre conjoint. Toute réponse homme/oui/homme a été considéré comme indiquant un
couple gay.
Le problème est que cela peut causer des erreurs de mesure. Supposez que je sois un homme
marié, logeant un avec un autre homme dans un camp de travail (l’exemple peut paraître tiré par les cheveux, mais il est réel). Quand je réponds à l’enquête je dis que je suis un homme,
marié, vivant actuellement avec un homme. Et on peut me compter parmi les couples de même sexe alors que je n’en suis pas. La même erreur peut se faire à propos des membres de même sexe d’une
famille vivant ensemble, à propos de camarades de chambre et d’autres.
Il y a aussi la question des erreurs aléatoires. Personne ne remplit parfaitement les
formulaires, parfois on coche la mauvaise case. Parce qu’il y a un si grand nombre d’hétérosexuels par rapport aux gays et lesbiennes, il suffit d’une petite fraction de personnes âgées qui
cochent la mauvaise case pour leur sexe pour envahir l’échantillon de couples de même sexe. Le recensement canadien évite ces problèmes. Il ne se contente pas d’identifier les couples de même
sexe, il doivent être dans une relation de cohabitation ou de mariage.
Le Canada avait par ailleurs légalisé le mariage de couples de même sexe avant le
recensement. Beaucoup sont d’accord pour dire que le Canada est plus ouvert et accepte mieux le mariage de même sexe. Résultat, la tendance à l’erreur dans la déclaration de données est
probablement plus basse qu’aux Etats-Unis.
Pour finir, comme je l’ai dit plus haut, j’ai été en mesure de contrôler l’histoire
maritale des parents. Cela se révèle également important sur le plan statistique, et dans mon papier je montre ce qui arrive lorsque ce point n’est pas contrôlé. Les enfants vivant dans des
foyers de même sexe ont de bien plus grandes chances de provenir d’un mariage hétérosexuel antérieur que de l’adoption ou d’autres moyens. Cependant, le divorce réduit la probabilité de
réussir son cursus scolaire. Si vous ne contrôlez pas cet effet, les enfants de foyers de même sexe réussissent encore moins bien au moment de l’examen final. C’est donc une variable
importante à prendre en compte.
—Votre étude prouve-t-elle de manière définitive qu’il n’y a pas de
différence ? Quelles questions soulève-t-elle ?
— En admettant qu’elle ne comporte pas d’erreurs, elle invalide l’affirmation selon
laquelle il n’y a « pas de différence ». Je pense à titre personnel qu’en sciences sociales nous de devons jamais donner trop de poids à une étude donnée. Il est important que nous
regardions les faits en provenance de différents pays, etc. Je dirais que cette étude se superpose à quelques autres qui remettent en cause un consensus longtemps partagé. L’examen des études
publiées montre que ce consensus ne s’est construit que sur une série de travaux préliminaires. Depuis que des chercheurs ont commencé à étudier la question de manière plus sérieuse, nous ne
trouvons pas de faits à l’appui de cette conclusion-là.
— Dans un champ aussi conflictuel, pensez-vous que votre étude aura un
impact sur le débat public ?
— Je n’en sais rien, mais j’ai l’intuition qu’elle aura peu d’impact. Le débat semble
s’être déplacé depuis le laboratoire de statistiques vers le niveau du slogan placardé. Le concept d’« égalité du mariage » et l’alignement des droits au mariage de même sexe sur le
mouvement pour les droits civils semble tellement puissant que je pense qu’une petite étude va beaucoup peser.
Si cette étude a un mérite, et si vraiment il y a une différence qui a de l’importance, il
me semble bien plus probable que d’ici à 20 ans nous nous demanderons : « Comment en sommes-nous arrivés là et comment nettoyer les dégâts » – un peu de la même façon
qu’aujourd’hui nous nous demandons comment nous avons abouti à un monde où tant d’enfants sont élevés par un seul parent.
— Le sociologue Mark Regnerus a publié un papier qui a abouti à la même
conclusion l’an dernier et aussi bien ses collègues et les activistes lui ont à peu près tout fait, si ce n’est le crucifier. Vous attendez-vous à une réaction
semblable ?
— Avant la publication de son article je ne connaissais pas l’existence du Pr Regnerus.
Parce que je travaillais dans le même domaine que lui j’ai immédiatement vu ce qui se passait. J’ai été frappé par l’hypocrisie de ceux qui l’attaquaient.
Voilà quelqu’un qui avait regardé les publications scientifiques et qui avait décidé de
faire quelque chose de mieux. Il n’y avait que des échantillons minuscules, il s’est mis à la recherche d’un grand échantillon et l’a trouvé. Il n’a trouvé que des tendances à pencher d’un
côté et de l’effet boule de neige (le processus par lequel on demande à des amis de participer à une étude), alors il a adopté une procédure aléatoire. Il y avait beaucoup trop de questions
complaisantes, alors il a posé des questions quantifiables. Il essayait d’améliorer le travail, et cela mérite d’être salué.
Son étude était-elle parfaite ? Non – mais aucune ne l’est. Sa grande erreur,
évidemment, fut de trouver la mauvaise réponse. Ceux qui sont venus après et qui se sont plaints en parlant de ce qu’il aurait dû faire aurait dû être tout aussi en colère contre ce qui avait
été fait auparavant. Si Regnerus avait conclu différemment, ils auraient applaudi sa recherche en la qualifiant de pionnière.
J’ai tendance à croire que cela ne m’arrivera pas pour nombre de raisons. Premièrement,
après le commentaire sur Demography publié l’an dernier, mon université a reçu diverses lettres – envoyées au président, à plusieurs autres administrateurs, et à de
nombreux collègues – demandant que je sois mis à la porte. C’étaient la même tactique qui avait été employée contre le Pr Regnerus.
Heureusement pour moi, je suis bien connu et respecté au sein de mon institution et nous
avons une haute idée de la liberté académique. J’ajouterai que la Simon Fraser University a récemment été classée parmi les premières universités où l’on peut exprimer des idées qui peuvent
être politiquement incorrectes.
Deuxièmement, mon étude ne considère qu’un aspect marginal des performances des
enfants : le diplôme de fin d’études secondaires. Le Pr Regnerus en a évalué beaucoup, et de beaucoup de points de vue il a trouvé davantage de problèmes que moi.
Troisièment, mon échantillon est un échantillon de 20 % du recensement du Canada. Personne
ne peut m’accuser d’avoir un petit échantillon partisan ni prétendre que l’agence chargée de le collecter n’est pas digne de foi.
Quatrièmement, le Pr Regnerus était le premier, et je pense qu’être le premier expose bien
plus à essuyer le feu.
Cinquièmement, la Cour suprême des Etats-Unis a déjà pris une décision sur la proposition 8
et sur DOMA (Defense of Marriage Act), et ainsi les plus fortes incitations aux attaques ne sont plus d’actualité.
Cela dit, j’ai effectivement été attaqué, et j’aimerais relayer un incident qui s’est
produit.
La semaine dernière j’ai reçu un courriel de David Badash, rédacteur en chef de The New
Civil Rights Movement, un site de premier plan pour les droits gays. Il m’écrivait qu’il avait entendu parler de l’étude, et n’en était pas heureux, mais qu’il voulait m’en parler avant
d’écrire à son sujet. Je répondis par retour, lui envoyai une copie et l’invitai à me poser toutes les questions qu’il voudrait sur ce travail.
Le lundi en arrivant à mon travail j’ai trouvé nombre de courriels haut en couleurs, me
donnant toutes sortes de noms d’oiseaux. J’ait vite compris qu’ils venaient de personnes qui avaient lu un message sur le blog de M. Badash.
Alors je suis allé voir. J’y ai trouvé un mélange d’attaques ad hominem, des
contresens et des représentations erronées de mon travail, et un esprit de méchanceté généralisé. A l’exact opposé de ce que j’ai toujours cru devoir être un vrai débat public.
Alors, je suis peut-être naïf ; peut-être les attaques viendront-elles. Quiconque veut
lire mon travail y est cordialement invité, et je suis prêt à en discuter de manière raisonnable avec quiconque.