Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
prix:9,00 EUROS
Ce pamphlet est né d’un agacement, celui de voir parader sans
vergogne, à longueur de médias, une ribambelle d’humoristes d’un nouveau genre, moins amuseurs que donneurs de leçons, moins « comiques » qu’agents autoproclamés du Bien.
Ils éreintent mais sans risque, ils accusent, ridiculisent,
frappent de dérision sans ménager la moindre possibilité de défense. Des procureurs hargneux, dans des procès joués d’avance. Le sérieux, voilà l’ennemi.
Ils règnent à la radio, à la télévision, dans la presse écrite,
publient des livres, font des films, achètent des théâtres… C’est une nouvelle féodalité, avec ses prébendes et ses privilèges.
C’est un nouvel intégrisme, celui de la rigolade. Il faut rire
de tout mais avec eux. Le rire, « leur » rire est la norme. À les écouter, ils seraient l’actuelle incarnation de la liberté d’expression et de toutes les valeurs réunies de la démocratie. On
croit rêver… Leurs saillies sont pourtant d’une incroyable platitude et leurs prêchi-prêcha, troussés à la va-vite, épargnent les vrais puissants. Curieuse époque que la nôtre, qui voit le «
bas-bouffon » tenir lieu de conscience et de pensée.
La république du rire normalisé est décrite dans ce livre...Ces "conmiques" qui définissent les normes du rire pour monsieur tout le monde et qui prennent leurs ordres à la gamelle de. l'oligarchie.Lu sur le site polémia:« les héritiers de Voltaire et de Zola, les derniers surgeons d’une lignée d’impertinence », « l’actuelle incarnation » de la « sacro-sainte liberté d’expression ».Or, souligne à juste titre François L’Yvonnet, « le Voltaire d’aujourd’hui est chroniqueur salarié d’une grande radio publique ou privée. Il fait l’âne sur les planches d’un théâtre plus souvent privé que public. Il pavane dans la subvention. »En effet, vivant aux antipodes d’un Léon Bloy dont « l’esprit caustique se payait d’inconfort, de marginalité, voire d’exclusion », « l’animalcule gondolant » qui occupe les ondes « fait son trou dans le conformisme et l’assurance tous risques ». « On épargne les vrais puissants » pour « caresser dans le sens du poil les valeurs consensuelles ». Ainsi les Stéphane Guillon, Didier Porte, Alevêque, Bigard, Baffie, Aram, Youn, Debbouze ettutti quanti sont-ils unanimement « anti-racistes, anti-fascistes, anti-antisémites, anti-méchants. Ils célèbrent le Bien et luttent contre le Mal. Ils épargnent en surface pour mieux acquiescer à la doxa. »