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lu sur israëlvalley ce commentaire d'un journaliste sur la libération de Guilad Shalit et les repercutions sur la politique française et israëlienne.Mais Shalit,il est français ou israëlien....Non il est d'abord juif!
Les medias israéliens ont commenté, mais sur le mode ironique pour la plupart, les confidences faites par le président français Nicolas Sarkozy aux dirigeants du CRIF, quant aux raisons qui l’ont poussé à qualifier Binyamin Netanyahou de menteur.
Une mauvaise humeur, semble-t-il, de l’hôte de l’Elysée, lié au refus du premier ministre israélien d’associer la France à la libération du soldat franco-israélien détenu par le Hamas. Un double refus même : et d’un, Binyamin Netanyahou a écarté la possibilité d’un transfert de Guilad Shalit de la base égyptienne à Kerem Shalom, par un hélicoptère de l’aéronavale française ; et de deux, la présence de l’ambassadeur de France, Christophe Bigot à la réception du soldat libéré à la base aérienne de Tel-Nof. Davantage encore, dans ses remerciements a tous ceux qui ont contribué à la libération de Guilad Shalit, principalement l’Egypte et l’Allemagne, Binyamin Netanyahou n’a pas cité la France.
Question : mais aurait-il dû citer Paris ? Quel rôle la France a-t-elle tenu ? Certes, le président français n’a pas mégotté son soutien à la famille Shalit, et publiquement, ce qui ne lui a pas valu que des compliments dans une France où les pro-palestiniens sont particulièrement actifs ! Sur ce plan-là, oui, un petit mot gentil à l’adresse de l’Elysée n’aurait pas été incongru.
Mais voilà, Guilad Shalit, à ce moment, était déjà devenu un tremplin électoral de première main. Ni Binyamin Netanyahou, ni Ehud Barak n’allaient passer une telle occasion de tirer la couverture à eux. Ce fut d’autant plus déplaisant que les parents de Guilad Shalit ont été relégués en coulisses, eux qui ont été rongé d’inquiétude cinq ans durant, jour et nuit. Déplaisant mais de bonne guerre, déplaisant mais efficace comme en ont témoigné les sondages d’opinion par la suite.
Un même souci électoral entre-il, de manière toute inconsciente, dans le dépit de Nicolas Sarkozy de ne pas se voir, de ne pas voir la France associée à la fête ? Quel journaliste, même pas retors, ne se poserait pas la question, quand on sait que les présidentielles françaises sont pour bientôt et que rien ne semble joué ?