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Faut-il manger les animaux ?

Faut-il manger les animaux ?

                                                                          prix:22,00 euros -5%

Présentation de l'éditeur
Déjà couvert d’éloges (en particulier ceux de JM Coetzee), best-seller aux USA, en Italie et en Allemagne, ce premier essai de JS Foer est un coup de maître. Les questions qu’il pose, et les réponses qu’il propose, sont universelles : pourquoi l’homme est-il carnivore ? cet usage est-il moralement légitime ? Et surtout : comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ?Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, J S Foer interroge les croyances, les mythes et les traditions familiales et nationales existant à ce sujet, avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans une usine d’abattage industriel et un reportage sur un ranch où l’on pratique l’élevage traditionnel, une recherche sur les dangers du lisier et la visite d’une ferme où les dindes sont élevées en pleine nature, J S Foer explore tous les degrés de l’abomination, et les derniers vestiges d’une civilisation où l’animal était encore respecté. Choquant, drôle, inattendu, ce livre devrait susciter passions et polémiques.  
Les Américains aiment les animaux. Vivants (46 millions de chiens et 38 millions de chats domestiques, 170 millions de poissons en aquarium), en liberté dans la nature (voir le très beau Into the Wild de Sean Penn), mais aussi souvent pour les abattre. Morts et mangés chaque année : 35 millions de boeufs, 115 millions de porcs et 9 milliards de volailles.

Longtemps, Jonathan Safran Foer, 33 ans, écrivain mondialement célébré pour ses romans Tout est illuminé et Extrêmement fort et incroyablement près, n'a pas aimé les animaux et a mangé de la viande. Sans penser à ce que cela signifiait et à la façon dont un animal était réduit à un quantum de calories. Puis il a découvert que cela n'allait pas de soi, sous le coup de deux révélations personnelles : une grand-mère qui, mourant de faim, refusa de manger du porc ; un fils qu'il découvrit, ébahi, se jeter sur le sein maternel... Il s'est alors demandé : quel sens cela a-t-il aujourd'hui de manger des animaux ? Pour en tirer, aujourd'hui, non un pamphlet ou une polémique, mais un essai, au sens de Montaigne.

La nourriture lie entre eux les membres d'une famille et les générations, ce qu'on appelle une culture. Mais la viande ? Plus que toute autre nourriture, un aliment chargé de sens, "un mélange de terreur, de dignité, de gratitude, de vengeance, de joie, d'humiliation, de religion, d'histoire et, bien entendu, d'amour".

Différence symbolique

La réflexion de Foer n'est pas radicale. Il ne considère pas que les animaux aient des droits sur les hommes, mais que l'homme a des devoirs envers eux. Non pas le devoir de ne pas les manger (il reconnaît le poids ancestral qui fait que, dans toutes les cultures, l'homme est un loup pour l'animal), mais de les traiter de façon digne à tous les stades qui précèdent l'ingestion de leur chair : reproduction, élevage, abattage. Il maintient la différence symbolique instaurée par toutes les religions : "Même si nous sommes comme eux, ils ne sont pas nous." Cela nous autorise-t-il à les tuer, à les faire souffrir, puis à les manger ? Depuis des millénaires, l'homme tue pour manger la chair des bêtes et considère qu'elles sont là pour ça. Vivre, c'est tuer, mais ne peut-on vraiment pas faire autrement ?

Ajoutant à l'interrogation d'un penseur du quotidien le style d'un grand écrivain, Foer livre ici le récit des invraisemblables horreurs observées en trois ans d'enquête dans les élevages industriels et les abattoirs. Après avoir lu son réquisitoire, mangeurs de viande, vous n'êtes pas obligés de plaider coupable. Mais, en mangeant du fried chicken au fast-food du coin, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE
15,AVENUE FOCH
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