Le ministre de la Santé Marisol Touraine a affirmé fin août que son ministère serait prêt "assez rapidement" à lancer l'expérimentation de ces salles.
Le conseil de Paris avait voté en 2010 en faveur de cette initiative.
Un lieu a déjà été envisagé, mais le collectifa refusé d'en donner le nom. Cette salle pourrait recevoir de 200 à 250 passages par jour !
A bordeaux:
Bordeaux serait donc parmi les trois ou quatre villes test en France prêtes à lancer des salles de shoot, ou salles de consommation de drogue à moindre risque.L'association La Case qui intervient dans le soin aux toxicomanes travaille sur ce projet depuis déjà quelques années.
Des réunions de travail ont rassemblé, autour d'Alain Juppé, les acteurs médico-sociaux et associatifs qui oeuvrent sur la question, il y a déjà deux ans, après les déclarations François Fillon, alors Premier ministre, qui s'y était pourtant opposé.
Dans l'immédiat, la salle de shoot de Bordeaux est en projet, rien n'est formellement décidé. Le maire de Bordeaux, dans un communiqué, s'étonne « d'avoir été alerté par la presse des intentions du gouvernement, n'ayant été à aucun moment, saisi par le ministère d'une telle éventualité ». « Si l'hypothèse d'une telle expérimentation devait se confirmer, à Bordeaux, écrit-il. Une concertation avec les riverains et les acteurs représentatifs du secteur concerné serait nécessaire ».
Pour autant, selon le Président de La Case, Jean-Pierre Daulouède, la mairie de Bordeaux s'est révélée « plutôt partante ». Il admet que l'initiative, même en bonne marche, n'est pas finalisée « nous attendons le feu vert du gouvernement », affirme-t-il.