Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour
tous, a prononcé un
discours lors de la MPT dimanche 26 mai aux Invalides à Paris. Elle a dénoncé la loi Taubira "fondée sur un mensonge", un Etat totalitaire - il faudrait qu'elle prenne plus souvent la
parole (!) -, appelé à poursuivre "le combat partout en France" et à se préparer pour "de nouvelles actions dans les jours et semaines à venir", en se fixant trois missions : l'"abolition de la
loi Taubira", le soutien de "tous les hommes et les femmes de courage et de bonne volonté", les maires, les
élus, tous ceux qui dans les débats publics" s'opposeront au mariage pour tous, "se battre pour faire reconnaître la réalité de l'être humain homme ou
femme, pour défendre les plus faibles..., le mariage homme-femme, la filiation père-mère-enfant, les familles, cellules de base de toute société", la
lutte "contre l'idéologie du genre, fondement de la loi "mariage pour tous", ... contre sa diffusion, en particulier à
l'école".
Extrait :
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« Nous ne sommes ni un mouvement politique, ni un
mouvement confessionnel, ni une coalition d'indignes homophobes.
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Nos adversaires auront tout essayé pour le faire croire. Mais ils ont
échoué, car il saute aux yeux que notre cause est ouverte à tous ceux qui se soucient d'abord du droit et du bien-être des enfants, que nous ne sommes concernés que par l'intérêt, l'équilibre
et le bonheur de la famille.
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Nous sommes là, toujours aussi nombreux, parce que nos valeurs
fondamentales et universelles nous rassemblent.
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La vérité, c'est que nous n'avons pas la même conception de l'égalité que
nos opposants. Notre conception, majoritaire dans le pays, c'est d'abord l'égalité des enfants qui importe, l'égalité devant le droit d'avoir un père et une
mère, c'est-à-dire une origine et une filiation réelles, et non une filiation fausse. C'est autour de cela que nous rassemblons des athées, des chrétiens, des
juifs, des musulmans, des gens de gauche et de droite, des hétéros, des homos. Pour tous, la vérité que nous devons à l'enfant est sacrée. Nous ne voulons pas que le
mensonge soit la trame même de la vie des enfants de ce pays, que l'idéologie du genre triomphe.
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Alors, comme nos opposants ne nous comprennent pas, ils refusent le débat,
nous méprisent et nous calomnient.
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Mais cette fois-ci, c'est nous qui sommes dans le vent, à défaut du sens
de l'histoire. Car nous ne cherchons pas un pseudo sens à l'Histoire, nous l'écrivons !
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Toutes les générations sont là, et parmi elles, celle des pères, des
mères, celle de la jeunesse, chacune veillant sur nous, sur la France, en silence, pacifiques.
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Oui, nous sommes tournés vers l'avenir ; oui, nous avons confiance dans
l'avenir ; oui, nous bâtissons l'avenir et c'est pourquoi nous manifestons. Nous voulons un monde meilleur, et non le meilleur des mondes.
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Qu'avons-nous découvert au cours de ce long chemin ? Nous ne sommes pas
seuls ! Nous ne sommes plus seuls, isolés, considérés comme ringards, passéistes ou conservateurs - tandis que les autres seraient éclairés alors qu'ils sont dans
l'irréalité.
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Oui, la France s'est réveillée !
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Nous avons réalisé une mobilisation historique. La Manif pour Tous est le
plus grand mouvement social que la France ait connu depuis mai 68. Ayons bien conscience de ce que nous avons accompli : nous sommes une force sociale, puissante, déterminée,
organisée. Ce succès nous le devons principalement à trois raisons : notre désintéressement (nous pensons aux générations futures), notre souci de protéger le plus faible, notre
respect de l'autre.
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... Alors que nous nous sommes levés en masse, demandant simplement à être
écoutés, à réfléchir sur cette loi non pas seulement sociétale, mais loi de civilisation - selon les termes mêmes de madame Taubira - quelle a été la réponse du président de la République, du
gouvernement et des parlementaires ?
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La condescendance, l'arrogance et le mépris.
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Ils font profession d'hommes et de femmes de dialogue, à l'écoute - mais
ce ne sont que des mots. Nous n'aurons été reçus que quelques minutes par le président de la République ainsi qu'Erwan Binet le rapporteur de la loi à l'Assemblée nationale ;
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mais jamais par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, jamais par le
ministre de la Justice Christiane Taubira et le ministre des familles Dominique Bertinotti, jamais par Jean-Pierre Michel le rapporteur de la loi au Sénat, qui en outre nous a insultés, nous
traitant d'homophobes.
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A ce refus de dialogue, le gouvernement et ses soutiens ont
rajouté la violence, l'arbitraire. Des manifestations ont été interdites ; des enfants innocents, des mères de familles et des personnes âgées pacifiques ont été aspergés de gaz le 24 mars ; des tractages
ont été interdits, des porteurs de sweat de la Manif pour Tous ont été arrêtés ; une mère de famille a été violentée
sous l'œil d'un préfet qui n'a pas bougé déshonorant le corps préfectoral ; des veilleurs pacifiques ont été interpellés, mis en garde à vue ; des marcheurs partis de Rennes
pour nous rejoindre ont été harcelés, contrôlés tous les jours… Quel scandale !
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Leurs crimes ? S'habiller, manifester pacifiquement,
veiller le soir en écoutant la lecture de grands textes ou la doctrine de la non-violence. Est-ce cela la démocratie de messieurs Ayrault, Valls et madame Taubira ?
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Nous avons manifesté en respectant les lois de la
République ; ils ont réagi comme les apparatchiks d'un Etat totalitaire, et je pèse mes mots.
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Sommes-nous encore dans une vraie démocratie ?
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Après avoir changé arbitrairement la définition du mot
mariage, le pouvoir n'a pas cessé de mentir sur les chiffres
des manifestations ; il a ordonné au CESE de déclarer irrecevable 700 000 pétitions collectées en 3 semaines, événement inédit dans toute la Ve
République. Alors que notre constitution l'interdit, les députés et les sénateurs ont voté la loi en suivant les consignes de vote imposées par le pouvoir, trait caractéristique
des régimes dictatoriaux. Seuls quelques héros ont résisté à la pression, tel Bruno Nestor Azérot ! Au Sénat, il y a eu tripatouillage et l'on assista, non pas à un
vote, mais à un vol à main
levée. Un déni de démocratie dont une partie de l'opposition a été, par sa passivité, la complice.
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Mesdames, Messieurs les élus, où étaient votre liberté de conscience quand
vous avez voté cette loi appelée à transformer notre civilisation, où était votre courage vous qui vous êtes abstenus ? Où était votre honneur ?
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Nos adversaires agissent ainsi parce qu'ils ont peur, parce que la loi
qu'ils ont voté est une loi inique écrite sous la pression du lobby LGBT- Pierre Bergé, ultra-minoritaire au sein de la communauté homosexuelle, et ils le savent.
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Ils agissent ainsi parce qu'ils sont les représentants d'un temps
ancien, d'un temps dépassé, celui d'idéologies mortifères, celui où l'Homme se croyait tout permis, ne tenant pas compte de l'humanité qu'ils lègueraient à ses enfants.
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Mais nous n'en voulons plus !
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Ils nous disent toujours de manière péremptoire que cette loi est
sociétale, que c'est une loi de progrès. Mais comment pouvons-nous les croire ? De quels progrès parlent-ils ? Le leur probablement : celui de la marchandisation du corps, celui
des ventres à louer, celui du mensonge, oui, vous ne le savez pas, mais vous pourrez désormais avoir deux pères ou deux mères, car ce que la nature ne permet pas, eux se
l'autorisent, car ils sont Prométhée.
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Il n'y a pas si longtemps, nous en aurions ri ; aujourd'hui nous en
pleurons, nous nous indignons !
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Lancé sur le toboggan de la transgression, plus rien ne les arrête, eux
les faux prophètes du progrès et de la modernité.
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Dès qu'ils parlent nature et d'écologie, ils brandissent le principe de
précaution.
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Mais quand il s'agit de l'homme, alors la nature disparaît et toute
précaution avec.
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Ils ont le mot parité « homme/femme » plein la bouche : il faut de la
parité dans les conseils d'administration, il faut un gouvernement paritaire, il faut une Assemblée nationale paritaire ; mais que le mariage soit un lieu de parité, qu'un enfant soit élevé
par un homme et une femme, quelle étrange idée !
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Désormais, nous leur disons : arrêtez-vous ! Ecoutez le
peuple, débattons, réfléchissons. Mais ils ne le veulent pas.
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Alors, vous, monsieur le président de la République, qui êtes le garant de
l'unité des Français : cessez d'être sourd et aveugle, cessez de diviser les Français, cessez de faire monter la colère de tout le pays.
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*
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L'heure est grave.
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Face au mensonge, à l'iniquité que cette loi consacre, oui l'heure
de la résistance a sonné. Il s'agit de l'humanité et de son avenir, il s'agit de l'homme et de la femme, il s'agit de nos enfants et de leurs libertés.
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Nous aussi, nous sommes des indignés ! C'est
pourquoi nous avons lancé l'appel du 18 mai
2013.
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Notre tâche est immense, mais elle est essentielle. Nous sommes nombreux
en France mais aussi à l'étranger. Le monde entier nous regarde, car une nouvelle fois les Français ont osé se lever contre la tyrannie d'une minorité et de ses affidés.
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Je vous annonce, ainsi qu'à ceux qui croient encore que nous allons
abandonner, que nous poursuivrons le combat partout en France !
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Faute d'une réponse rapide et appropriée du
président de la République à notre rassemblement d'aujourd'hui, préparez-vous à de nouvelles actions dans les jours et semaines à venir.
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Et au delà, la Manif pour Tous sera désormais là, durablement, dans le
paysage français et européen. Nous participerons activement à la vie de la Cité avec nos convictions et nos valeurs.
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La Manif pour Tous a 3 missions pour protéger
ce que nous considérons comme la clé de voûte de notre société : les familles, et je dis bien les familles.
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Sa 1ère mission : l'abolition de la loi
Taubira et, si ce n'est dès demain, alors après-demain.
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Et nous nous battrons pour empêcher ses conséquences immédiates : la PMA
pour tous et la GPA.
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Sa 2ème mission : soutenir tous les hommes et les femmes de
courage et de bonne volonté qui défendront ces valeurs dans la Cité ; les maires, les élus, les membres des corps intermédiaires, tous ceux qui prendront la parole dans les
débats publics opposés au mariage pour tous.
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Sa 3ème mission : se battre pour faire reconnaître la réalité
de l'être humain homme ou femme, pour défendre les plus faibles.
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Nous continuerons sans relâche à défendre le mariage
homme-femme, la filiation père-mère-enfant, les familles, cellules de base de toute société, lieux de solidarité par excellence, sources de toutes les richesses humaines et
économiques de la société.
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Nous allons lutter contre l'idéologie du genre, fondement de
la loi « mariage pour tous ». Nous allons intervenir contre sa diffusion, en particulier à l'école ; nous allons mener des enquêtes, publier des études,
être des activistes.
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Parce que La Manif pour Tous est désormais incontournable, elle va
continuer à se déployer, à se structurer, pour peser encore d'avantage sur le débat public. A cet effet, les adhésions seront ouvertes à ses sympathisants dès le mois de juin.
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La loi est aujourd'hui promulguée : le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
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Notre mouvement d'opposition, immense lame de fond, ne s'arrêtera
pas, tout simplement parce qu'il est né du refus inné, profond, d'une loi fondée sur un mensonge qui concerne tous les Français.
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Nous refusons que la politique française se détourne de l'essentiel : les
préoccupations urgentes des citoyens qui, aujourd'hui, font face à une situation économique et sociale dramatique.
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Quoi qu'il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas
s'éteindre et ne s'éteindra pas : elle est appelée à se renforcer et à se déployer encore davantage. Elle continuera d'édifier cette digue qui, seule, stoppera la vague des projets mettant à
mal le bien commun, l'avenir de la société, les valeurs de la France, le respect de l'Homme et la vraie démocratie.
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Tenez-vous prêts.
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Les générations à venir comptent sur nous.
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On ne lâchera rien, jamais, jamais, jamais !
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Vive l'Humanité !
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Vive la France !
Source:
http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/561-discours-de-ludovine-de-la-rochere-presidente-de-lmpt