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La nouvelle taxe d’aujourd’hui est censée nous guérir des abus du micro logement !
Il y a un personnage récurent dans les westerns, que l’on retrouve d’ailleurs dans Lucky Luke (qui a arrêté de fumer en 1983…), c’est le camelot qui,
avec son chariot, vend dans toutes les communes le même sirop en affirmant à chaque fois qu’il guérit un mal différent.
A l’instar de ce personnage, notre gouvernement nous sert la « taxe panacée ». Le thème d’aujourd’hui est « la lutte contre le micro logement ». Constatant qu’il existe trop de micro logements, en particulier en région parisienne et sur Paris, le secrétariat au logement annonce deux mesures :
La première est l’institution d’une taxe pour les loyers dépassant 40 € le mètre carré dès lors que la surface du bien loué est inférieure à 13 m².
La seconde, l’application des dispositions de la loi Carrez en matière de location d’habitation. L’effet de l’application de cette loi faite serait de conduire à une réduction proportionnelle des loyers des locations dont la superficie annoncée au bail serait supérieure à la superficie réelle des lieux loués.
Que cherche-t-on à faire par ces deux dispositions? A supprimer les petites surfaces? C’est toute une population, personnes âgées ayant toujours vécu à Paris, étudiants provinciaux qui risque de disparaître. Mais si cette volonté politique est affirmée, ne serait il pas plus judicieux d’inciter les propriétaires à améliorer les logements ou à les agrandir? En quoi une taxe va-t-elle modifier quoi que ce soit?
A moins que la volonté soit de faire baisser les loyers. Alors là, il n’y a que dans la tête d’un fonctionnaire que l’on peut croire qu’instaurer la CSG/CRDS (disposition de l’année dernière) et une nouvelle taxe cette année va inciter les propriétaires à baisser les loyers! D’autant que la plupart des locataires de ces logements perçoivent l’APL .
Une nouvelle taxe va voir le jour la semaine prochaine. Commençant à avoir un petit peu de mal à tondre les français, l’État décide de taxer les étrangers qui choisissent la France…
Un pays hospitalier est un pays qui sait réserver à ses invités le
meilleur de lui même. Jusqu’à aujourd’hui, la France, pays le plus fiscalisé du monde, ne partageait pas avec ses hôtes aisés les plaisirs que procurent les relations avec nos amis de Bercy. Eh
bien, c’est chose (quasiment) faite !
Le projet de loi sur la réforme de l’ISF, discuté mercredi 11 mai 2011, va inclure une taxe de 20 % de la valeur locative des propriétés détenus en France par des non-résidents. La mesure concernera les étrangers, comme les ressortissants français expatriés. Elle s’ajoutera, bien sûr, à la taxe foncière déjà réglée par tout propriétaire, quelle que soit sa nationalité (dès lors qu’il est solvable). L’État, qui ne touchait rien sur les taxes foncières, espère augmenter ainsi ses recettes de 200 M€.
D’après les Notaires de France, l’année dernière, les acquéreurs étrangers représentaient 5 % des transactions immobilières. Dans certains endroits, leur présence est plus marquée. Ainsi, ils constituaient 7,7% des acheteurs dans la capitale l’an dernier, 26% sur les Champs-Élysées et 32 % autour de Notre Dame.
Selon les Notaires, « en 2010, la part des acquéreurs de nationalité étrangère était encore de plus de 10% en Seine-Saint-Denis, en Haute-Savoie et Corrèze ainsi que dans les Alpes-Maritimes, le Gers et la Creuse ».
Accueillir les étrangers de Lampedusa et taxer les étrangers aisés qui choisissent la France pour leurs loisirs, en voilà une bonne politique tournée vers l’avenir et soucieuse du budget de l’État…