« Dominique Strauss-Kahn est un ogre. Il n’arrive pas à se dominer. Chaque tentation provoque une salivation immédiate. Il est comme un prédateur toujours à l’affût. Il ne peut pas travailler avec des femmes sous ses ordres », écrit Cassandre dans le livre. Selon l’auteur, DSK fixe toujours du regard les jupes et les décolletés des femmes. Il ne fait aucune distinction de classe sociale, nationalité ni âge quand une femme l’attire. « Son oeil est comme un laser avec les femmes : quand il entre dans un café, un bureau ou n’importe quel lieu public, le même rituel recommence. » La Tercera
Le 4 mai 2010, sur Canal +, Jean-Michel Aphatie qualifiait le livre de « cochonnerie » qu’il fallait jeter à la poubelle…
- Gisèle Halimi défend la victime présumée contre « une caste » et les intellectuels parisiens : « C’est le pot de terre contre le pot de fer ». Elle répond à Georges Kiejman, l’avocat de Roman Polanski.
- Dominique Strauss-Kahn a été placé par l’administration de la prison de Rikers Island, à New York, sous surveillance anti-suicide, rapportait mardi la chaîne américaine NBC, citant une source non identifiée. Le JDD
- Le Bureau national du PS tourne au psychodrame : Martine Aubry a fondu en larmes… France Info
- La une de France Soir de demain
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– Dominique Wolton : « DSK c’est pas n’importe qui, c’est une personnalité mondiale »
L’affaire aura-t-elle des répercussions sur l’électorat musulman du PS ?
Réaction de l’avocat et du frère de Nafissatou Diallo, présentée comme une femme modèle et courageuse. Elle parlerait français, serait « musulmane pratiquante », selon un de ses voisins, et porterait le voile. France Soir
Egalement selon France-Soir « plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des beurettes selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l’égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l’amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS.’
La jeune employée d’hôtel présumée victime est une « musulmane dévouée » selon ses proches (source). Autant dire que même libre, DSK ne connaîtra plus jamais la sécurité. Qui plus est, ses déclarations passées ne vont guère dans le sens d’un rapprochement avec l’électorat musulman tant choyé par le PS et préconisé par le réservoir d’idées Terra Nova…Les signes de compassion et d’amitié des ténors juifs du PS et des médias comme Cambadélis, Moscovici, Lang, Sabban, Dray, BHL, Khan… adressés en boucle , ne vont pas aider le parti à regagner la confiance des musulmans de France…le Parti de Gauche aux accents pro-palestiniens pourrait tirer les marrons du feu de cette crise.
Vendredi 11 février dans l’émission « Semaine critique », le journaliste David Abiker demande à Tariq Ramadan quelles seraient les réactions du monde arabo-musulman si la France élisait Dominique Strauss-Kahn, autrement dit un président juif : « La question n’est pas d’avoir un président juif, le problème est de savoir quelle politique il va défendre. Quelqu’un qui a dit, en 1983 : « chaque jour de ma vie, je me lève en me posant la question de savoir comment je vais défendre Israël » , va forcément avoir un a priori qui sera négatif par rapport aux Palestiniens.
Et Tariq Ramadan aurait pu enfiler les perles des autres déclarations du patron du FMI depuis les années 80 :
» Malgré mon nom, je suis plus sépharade qu’ashkénaze[...] Sans être religieux, je suis traditionaliste [...] Je figure parmi les fondateurs de Socialisme et Judaïsme, où j’exprimais fermement mon soutien à Israël » D.S.K dans Actualité Juive du 22 février 1989.
Le 13 mai 2004, il répondit à Stéphane Paoli sur France Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël »
A l’heure où la « nakba » est commémorée en souvenir de l’épuration ethnique de 1948 qu’ont subi des dizaines de milliers d’Arabes de toutes confessions ( et on ne parle jamais des Chrétiens arabes également chassés de leurs terres), cette solidarité indéfectible à l’état d’Israel de la part de celui qui était le leader peu contesté du PS, pleuré aujourd’hui par Martine Aubry; aurait été un boulet électoral. Si l’Observatoire pointe l’incompatibilité des « systèmes juridico-civilisationnels » européens et islamiques, il n’en demeure pas moins informé des derniers travaux historiques concernant les circonstances peu défendables de la construction de l’état Israelien, dont aucune repentance n’a encore effacé le sang alors versé.
Observatoire de l’islamisation-mai 2011
(Citations relevées par Faits et Documents n°201 de septembre 2005 qui consacra un large dossier à Strauss Khan)
En 2009, Thierry Ardisson en Off sur RMC :
« j’ai 14 copines qui m’ont dit : il a essayé de me sauter »
« Je pense que ce type-là a une maladie »
- Des personnalités « au plus haut niveau » du Parti socialiste « étaient au courant » d’une agression sexuelle remontant à 2002 dont Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn, a affirmé jeudi à l’AFP la mère de l’écrivaine. AFP
- Badinter Vs Joffrin
- Manuel Valls se met en colère
- Gbagbo Vs DSK
L'économiste Guy Sorman tire un bilan sans concession du passage de Dominique Strauss_Khan au FMI :
"DSK [...] s'est attaché l'affection du personnel en restaurant le FMI comme vaste bureaucratie internationale. Crise ou pas crise, et politicien avant tout, DSK voyait grand. La crise fut une aubaine : DSK essaya de positionner le FMI en gouvernement économique mondial. Bloqué par les Américains, les Chinois et les Allemands, il n'y parvint pas mais, grâce à un lobbying actif, il obtint le renforcement de ses ressources. Sous DSK, le FMI prospéra. Au bénéfice de qui ? De lui-même et de son Directeur général. Mais contribua-t-il à résoudre, voire à limiter, la crise financière mondiale ? DSK aurait voulu prêter tous azimuts aux pays en difficulté : à l'exception de petits pays comme la Hongrie, cela lui fut justement refusé par le G8 et le G20. Les gouvernements se sont opportunément souvenus que les prêts du FMI sont rarement remboursés et qu’ils perpétuent donc les causes foncières de la faillite.
Faute de prêter directement, DSK aura beaucoup encouragé les gouvernements et les banques centrales à secourir les pays les plus mal gérés, la Grèce en particulier. Or, on savait au FMI depuis des années que les comptes grecs étaient truqués : sauver les Etats voyous par des prêts de faveur, ce fut la politique du FMI dans les années 1980, avec laquelle DSK voulait bizarrement renouer. Certes, le FMI posait des conditions à ses prêts mais ces conditions n'étaient jamais respectées (sauf par des gouvernements très sérieux comme la Corée du Sud) et le FMI n'avait aucun moyen de les imposer.
Au total, on comprend comment le management du FMI par DSK servait DSK et sa bureaucratie : on ne voit pas en quoi il conduisait vers un régime financier mondial plus rationnel ? Et DSK, politique oblige, n'osa jamais s'attaquer aux manipulations du Yuan par le gouvernement chinois, bien qu'il s'agisse là d'un facteur essentiel des déséquilibres mondiaux. [...] le FMI est avant tout une bureaucratie en quête désespérée d'une mission."
