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"Notre positionnement politique de catholiques doit se faire désormais sur la base de la loi (morale) naturelle, par rapport notamment à cette ligne de démarcation qu’opèrent les principes non négociables face à des lois de rupture comme l’« IVG » ou le « mariage » homo. Non par rapport à cette ligne de démarcation mythique qui passe« démocratiquement » entre gauche et droite, dans un faux équilibre entre progressistes et conservateurs…
Refusant cet impératif catégorique de la politique imposé par la gauche depuis la Révolution, nous ne sommes ni de droite ni de gauche, mais d’ailleurs ou de partout : à droite de l’extrême droite ou au centre de la tradition française ! Nous voulons coopérer intelligemment avec tous ceux qui se rapprochent de la loi naturelle et se raccrochent à elle, de près ou de loin, comme centre de gravité de la tradition française : celle de la fille aînée de l’Eglise qui a fait alliance avec la sagesse éternelle. N’en déplaise à Frigide, l’« extrémiste de droite », selon la terminologie gauchiste d’hier, peut et doit devenir le compagnon de route du catholique. Comme l’homosexuel de Plus gay sans mariage ou le chrétien de gauche de Poissons roses. S’ils se situent positivement par rapport à la loi naturelle et au bien commun national. Pas d’ennemis dans ce sens-là qui est le contraire de la gauche ! Notre coalition politique avec d’autres familles intellectuelles et communautés religieuses doit se faire en restant ouvertement catholique au nom de la doctrine sociale de l’Eglise, précisant au besoin en quoi certaines revendications secondaires de nos coalisés ne sont pas catholiques ni donc tout à fait raisonnables. L’essentiel étant qu’avec l’amitié politique des catholiques, la communion des saints et des pécheurs, même nos misères redeviennent chrétiennes, comme disait Péguy, car cela est « matière à la grâce ».
Certes, ce sont des restes de la loi naturelle que nous sauvegardons aujourd’hui. Comme il est dit dans l’Apocalypse (III, 2) : « Sois vigilant et maintiens les restes qui allaient périr. »Mais, c’est à partir de la réalité de ces restes que, tous ensemble, dans cette nouvelle dynamique où les catholiques redeviennent présents comme un vrai levain dans la pâte (par leur identité, leur communauté et leur mission), que nous pourrons peut-être, si Dieu le veut, faire renaître notre civilisation en état de mort clinique. Ne manquons donc pas ce « rendez-vous historique »du 13 janvier, comme dit Mgr Centène. Avec ce slogan salutaire qui a changé de sens et peut tout changer : « Tous ensemble, tous ensemble avec les catholiques, oui, oui, oui ! »"