L’Italie n’est actuellement pas le seul pays européen à voir les détenteurs de lingots d’or partir vers les banques suisses. En fait, ce malaise n’est que la conséquence d’une maladie qui pourrit notre système financier, si respectueux de ces valeurs que les politiciens aiment sempiternellement évoquer dans la récitation de leurs discours de campagne électorale. Nos économies, et surtout les entreprises les plus florissantes du CAC40, sont depuis un bon bout de temps, devenues en partie trop dépendantes de la drogue et de ses revenus.
Mais pourquoi donc de nombreuses entreprises de pays très respectables, donneurs de leçons sur les droits de l’homme, possèdent-elles des filiales dans de grands centres offshores où l’argent de la drogue y est déposé pour être blanchi dans le circuit mondialisé de la finance internationale ? Et encore, chacun sait qu’il y a plus que la drogue : il y a tous les trafics inimaginables dans un monde sans repères : trafic d’organes humains, d’enfants, d’esclaves, etc. Tout cela existe et les prétendues élites préfèrent ne jamais aborder le sujet. Il est vrai que les mallettes pleines de billets d’origine douteuse, circulent souvent lors des campagnes politiques. Et… l’argent n’a pas d’odeur !
Politiques et Industriels sont de connivence
Si la grande majorité des grandes entreprises peuvent posséder des filiales dans les pays où fonctionnent à plein rendement les grandes lessiveuses de
l’argent de la drogue, c’est grâce à la bienveillance des règles du jeu établies par le système politique. Preuve supplémentaire, s’il en était besoin, que le monde politique n’est que le
paravent d’un pouvoir de l’ombre qui dicte les règles.
On compte pratiquement 1 500 filiales offshore, réparties sur une trentaine de territoires : des Bermudes à la Suisse en passant par Malte et Panama et… le Royaume-Uni. « Toutes les entreprises françaises du CAC 40 sont présentes dans les pays offrant des services financiers de type paradis fiscaux ». C’est ce qu’a révélé une enquête exclusive de la revue Alternatives Economiques, un des rares médias économiques à lever le voile sur l’indécence du capitalisme financier. www.alternatives-economiques.fr
Extraits… Les banques françaises sont bien placées d’après l’étude menée par Alternatives Economiques.
« Le secteur financier se révèle être le plus engagé dans les paradis fiscaux. BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société
générale disposent de 361 entités offshore. Si l’on y ajoute les Banques populaires, Dexia et la Banque postale (présente au
Luxembourg), on atteint un total de 467 entreprises. Ce qui représente, en moyenne, 16 % des entreprises de ces six groupes.
Les banques françaises s’installent dans les centres financiers offshore pour faire fructifier discrètement et au moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires des
cadres à haut revenu en dehors du regard du fisc, accompagner les stratégies internationales des multinationales qui pratiquent « l’optimisation fiscale ».
Mais notre enquête montre aussi que toutes les banques françaises ne font pas appel aux paradis fiscaux avec la même ampleur. BNP Paribas est, de loin, le plus
mauvais élève du secteur et du CAC 40. Pourquoi cette banque a-t-elle besoin d’une présence plus de trois fois plus importante que la Société générale dans ces territoires
douteux ?
En dépit de contacts téléphoniques répétés, il ne nous a pas été possible d’obtenir de justifications. Une banque du secteur mutualiste comme les Banques populaires ne se
distingue pas des autres : elle est même présente dans les îles Caïmans, à Malte et à Panama, dont la réputation est plus que sulfureuse.
Au-delà du secteur bancaire, notre enquête révèle que toutes les multinationales françaises sont implantées dans les paradis fiscaux. Les plus mauvais élèves étant (en valeur absolu comme en pourcentage) LVMH, Schneider, PPR, France Télécom, Danone, Pernod et Capgemini. Les entreprises françaises suivent la voie de leurs concurrentes : à partir des données de la Cnuced, on peut montrer qu’un tiers du stock d’investissements à l’étranger des multinationales se situe dans les paradis fiscaux.
Sept territoires offshore concentrent à eux seuls 90 % de la présence française : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, le Luxembourg, Singapour, l’Irlande et Hongkong.
La City de Londres confirme sa première place en la matière. Certes, toutes les entreprises françaises, y compris les banques, qui sont présentes à Londres ne le sont pas uniquement pour
bénéficier des activités parasites de la finance britannique.
Mais le fait d’avoir 13 filiales pour EADS, 21 pour Peugeot (8 seulement pour Renault) ou encore 43 pour Schneider ne
s’explique pas uniquement par la nécessité d’être présent sur le marché britannique. Créer une société écran à la City coûte aujourd’hui environ 250 euros. C’est aussi ce genre de services que
viennent y chercher les multinationales de tous les pays pour y minimiser leurs impôts, gérer une partie des revenus de leurs dirigeants, etc.
LES ENTREPRISES FRANÇAISES DANS LES PARADIS FISCAUX
Le premier chiffre indique le Nombre de filiales dans les paradis fiscaux Le second chiffre indique leur pourcentage par rapport au nombre total de sociétés dans le groupe
BNP Paribas : 189… 23 LVMH : 140… 24 Schneider : 131… 22 Crédit
agricole : 115… 19
PPR : 97…17 Banque populaire : 90… 9 France Telecom : 63… 24 Société
générale : 57… 17
Lagardère : 55… 11 Danone : 47… 23 EADS : 46… 19 Peugeot :
39… 11 Carrefour : 32… 6
Pernod : 32… 24 Capgemini : 31… 24 Unibail : 31… 20 Axa : 28…
22 Michelin : 27… 18
Air liquide : 22… 8 Essilor : 22… 10 L’Oréal : 22… 9
Bouygues : 18… 18 Sanofi Aventis : 18… 14 Renault : 16… 11
Dexia : 15… 33 Accor : 11… 11 Lafarge : 11… 12
Saint-Gobain : 11… 14 GDF Suez : 9… 13 EDF : 8… 12 Veolia : 8…
7 Alstom : 6… 15 Alcaltel Lucent : 5… 14 Vallourec : 5…
8 Suez environnement : 4… 10 Vivendi 4
Alors ? Tout est-il sans espoir ?
Peut-on raisonnablement attendre une réforme, un mieux, quand l’ensemble du corps décisionnel de l’industrie, de la finance et de la politique est allé
aussi loin dans l’abject ? D’aucuns pensent qu’une réforme monétaire arrangera les choses. La réalité est que nos artistes de la Haute finance ne sont pas prêts pour cela. En outre, une
telle réforme (qui devrait bien avoir lieu lors de la prochaine présidence américaine) ne se dicterait qu’aux conditions des serviteurs de Mammon et ne serait certainement pas dans l’intérêt du
bien commun.
Il ne faut pas pour autant sombrer dans le pessimisme le plus noir : hier comme aujourd’hui, les maçons de la Babel mondialiste ne parviendront pas à dénouer les nœuds qui bloquent l’émergence de leur Nouvel ordre mondial antichristique. Ils courent derrière le temps qui ne leur appartient pas.
En guise de conclusion, citons la sainte Ecriture : “On ne se moque pas impunément de Dieu, de ses commandements et des avertissements de sa parole”. “Parce que la sentence contre les mauvaises œuvres ne s’exécute pas immédiatement, le méchant croit n’avoir rien à craindre, mais il se trompe”.
“Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi”. (Gal VI, 7) “Le méchant ne restera pas impuni”. (Prov. XI, 21)
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