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Caroline Sinz, une journaliste de France 3 violée en novembre 2011 lors de la révolution égyptienne, s’est dite victime de censures par la direction de la chaîne. Elle souligne par ailleurs que sa parole a été mise en doute. [...]
Sa parole mise en doute, « le viol, c’est honteux, tabou. Si on m’avait tiré dessus, cela aurait paru plus glorieux », la journaliste se rend par ailleurs compte que la partie où elle évoque l’agression a été coupée lors de la diffusion du reportage. « C’était trop abrupt pour les téléspectateurs », lui a-t-on expliqué. « On ne voulait pas que tu aies l’étiquette « violée » sur le front », a-t-on ajouté. Tandis que la présentatrice du journal évoque la violente agression sans la qualifier, et précise que l’équipe est en sécurité dans un hôtel « comme si tout était terminé alors que j’étais détruite », la journaliste insiste pour en parler lors du Soir 3.
La direction de la rédaction accepte à la condition que son intervention soit écrite avec « du recul et en termes choisis et pudiques ». En outre, il lui est demandé de remplacer le terme « viol » par « agression sexuelle ».[...]
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