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BLYTHE MASTERS DE PIERRE JOVANOVIC.....

A LIRE ABSOLUMENT ET RAPIDEMENT.........................................................

 

Blythe Masters, ce qu'elle a fait, ce qu'elle va faire

Avec d'autres mathématiciens de la JP Morgan Bank, l'Anglaise Blythe Masters a mis au point la formule magique qui a transformé le papier en or et qui a rendu les banquiers complétement fous.

Inconnue du public, Blythe Masters est pourtant, selon la formule consacrée du Guardian de Londres "la femme qui a inventé les armes financiéres de destruction massive". Selon Newsweek, ces armes ont "libéré un monstre" qui est toujours en train de détruire l'économie mondiale, jusqu'à l'inévitable banqueroute universelle.

En effet, les banques cachent encore une très grande partie des 55.000 milliards de dollars d'emprunts toxiques qu'elles ne reverront jamais dans leurs bilans.

Pierre Jovanovic retrace dans ce livre comment le destin hors du commun de cette jeune diplômée de Cambridge a involontairement croisé celui de centaines de millions de personnes, mises au chômage par les effets de la crise, simplement parce que tous les banquiers de la planète ont écouté, fascinés, son Evangile des Credit Default Swaps au point qu'ils ont fini par copier et abuser de sa formule "magique". Formule qui les mène, en ce moment même, à leur perte.

Une enquête incroyable et implacable qui révèle comment les banquiers arrogants et stupides ont transféré les pertes issues de leurs actions irresponsables sur le portefeuille de chaque contribuable (dont le vôtre). 272 pages, 19,9 €.

Ce nom ne vous dit peut être pas grand chose mais pour certains cette femme est devenu le visage de la crise pour la simple et bonne raison qu'elle aurait participé à l'équipe qui a crée la formule mathématique qui a permis les CDS (on s'aperçoit que Jacques Attali y a été aussi mélé).

Citation:
A la fin de l’année 1994, Blythe Masters, un membre de l’équipe de traders de J.P.Morgan, a l’idée de vendre la ligne de crédit de cinq milliards de dollars à la Banque européenne de reconstruction et de développement (B.E.R.D). Jacques Attali, le conseiller spécial du président socialiste François Mitterrand, en est le premier président après avoir eu l’idée lumineuse de sa création lors de l’effondrement du mur de Berlin (une catastrophe peut en provoquer une autre...). Si Exxon fait défaut, c’est la B.E.R.D qui va essuyer les plâtres. En échange de la patate chaude refilée, J.P.Morgan s’engage à lui verser une indemnité.

Ce marché étrange ne porte pas encore de nom mais il est promis à un grand avenir. Sa mise au point a été laborieuse. Il a consommé beaucoup de temps et de ressources au sein de la banque. Il faut que le processus soit affiné afin de devenir lucratif. Une brillante équipe de mathématiciens planche pour mettre au point un produit standardisé qui va permettre à la banque de gagner beaucoup d’argent. Ainsi est créé le credit default swap qui est une forme de standardisation des risques au lieu de l’étude besogneuse du cas par cas du risque de chaque ligne de crédit. Les mathématiciens modélisent le risque encouru par la standardisation : "Si quelques prêts font défaut, cela ne devrait pas mettre en péril l’ensemble des transactions." Les banquiers croient dur comme fer à cette martingale. Ils escomptent gagner sur deux tableaux : les profits tirés de la tritisation et les revenus générés par le flot régulier des remboursements de prêts.


http://www.claudereichman.com/articles/martoiamareenoire.htm

Bien évidemment on ne peut rendre cette femme responsable de la crise mondiale actuelle mais dés que l'histoire s'est répandue quelque chose de bizarre s'est produit, au lieu de se faire haïr, cette femme s'est retrouvée l'objet de fantasmes d'admirateurs névrosés qui revent de boire du champagne dans l'une de ses bottes ou de se faire marteler la figure à coups de talons aiguilles.

Blythe Masters est en train de devenir le fantasme sexuel N°1 d'une certaine catégorie de mâles de la planète, loin devant Monica Bellucci ou Rihanna comme en témoigne ce poème d'un auditeur de Pierre Jovanovic (d'ailleurs ce dernier aussi intelligent qu'il soit n'est pas en reste et fantasme lui aussi sur la belle au point de lui consacrer une émission spéciale).


Citation:
Cher Pierre Jovanovic: par votre faute, je suis tombé amoureux de Blythe Masters! Son visage glacial et légèrement asymétrique, son brushing impeccable, et son accent si nettement oxonien qu’il me rappelle, dans une réminiscence masochiste, celui de Margaret Thatcher — oui ! Tout cela a fait de moi, modeste client de la Société Générale, un spectateur fasciné de celle que vous surnommez « la Lucrèce Borgia de la haute finance ». Je dirai même qu’au gré des pertes abyssales enregistrées depuis le départ du regretté Kerviel, un lien magique s’est établi entre la succursale parisienne ruinée où j’ai mon compte et le douillet bureau de Blythe Masters à New-York — et ce, par-delà les salles de marché du Palais Brongniart ou de Wall Street; par-delà les chalets cossus des Grisons suisses ; par-delà les antichambres du FMI où DSK culbute une stagiaire ; par-delà les couloirs feutrés de l’Union des Banques Suisses de la rue Basse, à Genève ; par-delà les caves voûtées de Fort Knox ; et surtout par-delà les banlieues dépeuplées de Miami ou de Detroit, où le bulldozer, sans états d’âme, rase le pavillon de la famille Simpson, sous les yeux éplorés d’Omer (récemment viré de la centrale nucléaire qui l’employait, pour cause de rachat par Areva). C’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce poème, qui m’est venu d’un trait après ce régal pour l’esprit que constitue la lecture du supplément Économie du Monde. Quoiqu’un peu baudelairien, il est tout à la gloire de Blythe Masters, et j’espère qu’elle le lira. Moi aussi, vermisseau amoureux d’une étoile, j’ai le droit d’accrocher ma charrue à la grande Ourse!

Ode à Blythe Masters

Vierge glacée venue de la froide Albion
Telle Elizabeth qui tenait l’Angleterre
En écumant les océans avec ses corsaires
Tes dévots récoltent nos moissons

– C’est, dis-tu, que l’on paie pour notre maladresse
Mais tes capiteux poisons, moderne Lucrèce
Que tu concoctes en secret détruisent les nations
Et laissent sur le carreau des gens par millions

J’aime t’imaginer en Comtesse Batory
Ton petit corps gracile immergé à demi
Dans le sang répandu des vierges au chômage

A moins qu’il ne faille voir dans tes yeux
Une Jézabel revenue du fond des âges
Pour nous tuer tous avec des emprunts vicieux…
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Woaaa. Reine d’Angleterre, Lucrèce Borgia, Comtesse Batory, Jézabel, Catherine de Médicis, Grande Ourse, n’en jetons plus… C’est clair, la crise a désormais un visage et c’est celui de Blythe Masters… J’ai vu un portrait d’elle en noir et blanc dans le Financial Times et franchement, son regard m’a fait penser à celui de la Méduse… J’ai dû détourner le mien sur le côté pour ne pas être transformé en statue :-) Allez, voici une Blythe Masters presque humaine, à la « une » du Bloomberg Mag, et qui devrait calmer les ardeurs de ce lecteur, mais je crains au final l’effet contraire…

blythe masters bloomberg magazine


http://www.pauljorion.com/blog/?p=7836


D'ores et déjà, Hollywood a prévu un film autobiographique, à ce rythme cette quinquagénaire va empocher un pactole qui viendra s'ajouter à la fortune qu'elle a amassé chez JP Morgan.
Il n'y a aucune justice en ce monde alors qu'elle aurait du vivre dans la honte telle une paria, la voici intronisée future reine des médias.

 

LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE

15,AVENUE FOCH

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