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Par Mati Ben-Avraham
13 janvier 2012
C’était hier. Barak Obama a pris l’initiative d’appeler Binyamin Netanyahou. Selon le porte-parole de la Maison blanche, l’entretien a porté sur deux sujets principaux : et d’un, la reprise du dialogue israélo-palestinien, certes timide mais encourageant ; et de deux, le dossier nucléaire iranien. Et au premier ministre israélien qui lui soulignait que « la sécurité des citoyens israéliens exige un Iran sans arme nucléaire. », le locataire de la Maison Blanche a répondu sans l’ombre d’une hésitation : « Mon engagement à assurer la sécurité d’Israël est totale, entière. » Il ressort encore du communiqué de la Maison blanche que les deux dirigeants ont traité des efforts globaux entrepris pour sanctionner Téhéran de son entêtement à ne pas remplir ses obligations au plan international. Barak Obama n’a pas, semble-t-il, prononcé un mot contre la liquidation, voici deux jours, de Mustapha Ahmadi Rochan, 32 ans, professeur à l’université polytechnique de Téhéran et l’un hommes-clé du programme nucléaire iranien. Contrairement à sa secrétaire d’Etat, Hilary Clinton, qui s’était empressée de dénoncer cette liquidation.
Mustapha Ahmadi Rochan est le cinquième scientifique iranien liquidé depuis janvier 2010, seul le professeur Faridon Abbasi ayant survécu à l’attentat contre sa personne le 29 novembre 2010 (il a été nommé ensuite président de l’Agence atomique iranienne.) Et tout comme les autres attentats, celui-ci titille les imaginations quant à la « main invisible » qui dirige ces opérations en territoire iranien. L’ayatollah Khamenei, guide spirituel de l’Iran, a lui pointé du doigt le Mossad israélien, suivi en ce par une partie de la presse internationale. Le Figaro, dans son édition de jeudi, a même précisé que le Mossad agi à partir du Kurdistan irakien, formant aux techniques de préparation et d’exécution d’attentats des agents recrutés parmi les kurdes iraniens…
Côté israélien, le silence est de rigueur, même si ça et là quelques commentaires complices, et inutiles ont jailli. Comme quoi, d’aucuns n’ont toujours pas compris que la force n’a nul besoin d’être clamer sur les toits. Henry Kissinger le savait bien, à qui l’ont doit la formule « La puissance des Etats-Unis est telle que son avis s’entend au loin, même quand elle le murmure. »