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Ecrire aux parlementaires
Vous pouvez écrire de manière courtoise à votre député. Vous trouverez l’adresse électronique de votre député en cliquant ici (recherche par nom), ou ici (recherche par région).
Exemple de courrier électronique :
Madame,
Monsieur le député,
J’ai appris que le projet de loi pour l’égalité entre les
femmes et les hommes (n°1380) serait débattu en séance plénière à partir du 20 janvier 2014. Figurent dans ce projet de loi différents amendements qui conduisent à
banaliser l’avortement.
Le respect de la vie de l’être humain est une valeur qui est
antérieure à la loi. Ce n’est pas parce que l’avortement a été dépénalisé dans certains cas que cet acte peut être érigé en droit. Au nom de quoi le non respect du
principe de protection de l’être humain dès le commencement de sa vie (article 16 du code civil) quitterait le régime d’exception sinon pour instaurer un droit de
vie et de mort ?
De mon point de vue, il s’agit d’enjeux trop importants qui ne
peuvent être votés sans un vrai débat national, c’est pourquoi je vous demande de voter contre ces amendements concernant l’avortement.
Confiant dans votre souci de l’intérêt général, je vous prie de
croire, Madame, Monsieur le député à l'expression de ma considération,
(signature)
* Interview du Professeur de droit constitutionnel
Bertrand Mathieu dans le journal La Croix du 20/12/13 sur la banalisation de l'avortement (extraits) :
« Sur le plan des principes, c’est un véritable bouleversement.
Car ce qui est en jeu, c’est la place que notre société accorde à la protection de la vie. Il n’y aurait ainsi plus aucune condition mise au droit de recours à
l’avortement au cours des douze premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic
prénatal. Autrement dit, la disparition de la notion de détresse revient à légitimer la logique de l’avortement eugénique. » (…)
« En outre, reléguer au second plan le respect de la protection
de la vie n’est pas sans conséquence dans d’autres domaines. Si l’on devait s’acheminer vers une dépénalisation de l’euthanasie, la logique risquerait d’être la
même au bout de quelques années : passer d’une “exception”, justifiée par des conditions très particulières de souffrance et d’incurabilité, à un droit à part
entière. »
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