Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
PARIS (NOVOpress) – Après l’exécution d’Abraham Lincoln, seizième président des Etats-Unis, par le sudiste Wilkes Booth, en 1865, le Premier ministre britannique, Disraeli, affirme qu’aucun « assassinat n’a jamais changé l’histoire du monde ». Cette affirmation ouvre le nouvel ouvrage de Lindsay Porter : Assassinat : une histoire du meurtre politique chez Actes Sud. L’historienne américaine rappelle que l’histoire moderne de l’assassin politique renvoie à la secte musulmane ismaélienne du XIème siècle, les Hachichins.
Au fil des pages, le
lecteur réalise que l’assertion de Disraeli n’est pas vraie à coup sûr. Oui, les crimes politiques peuvent représenter une arme redoutable pour s’emparer du pouvoir. Ils font souvent basculer le
destin d’un peuple ou d’un régime. C’est le cas pour l’assassinat de Jules César par Brutus au nom de la République romaine. Ou lors de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand par
l’organisation nationaliste serbe de la Main noire. Evènement qui contribua au déclenchement de la Première Guerre mondiale et à l’émancipation de nombreuses identités européennes. Quant aux
exécutions de Pancho Villa et Emiliano Zapata, elles transformeront ces révolutionnaires en icônes populaires au Mexique.
En revanche, le meurtre politique aveugle, anarchiste ou islamique, coupé de toute légitimité et soutien populaire, n’a pas forcément une influence sur l’histoire des nations qu’il vise. Une violence qui peut aussi se transformer en véritable acte de résistance contre une oppression. L’exemple de Charlotte Corday qui exécuta en 1793 le révolutionnaire d’extrême gauche, Jean-Paul Marat, au nom, écrit Lindsay Porter, des « idées antiques de vertu et de sacrifice ».
PRIX:29,00 euros
LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE
15,AVENUE FOCH