PRIX:34,00 euros
Comme tant d'hommes de sa génération, Amable de Baudus, dont les pères depuis des siècles tissaient une chaîne
respectable de magistrats à Cahors, se retrouve émigré au coeur de l'Europe, où il fonde Le Spectateur du Nord, journal apprécié par les hommes les plus influents, dont Chateaubriand, et surtout
Talleyrand qui l'attache à son
ministère. Viennent les années napolitaines pendant lesquelles,à la demande de son compatriote Murat, il prend en main l'éducation du jeune prince Achille. Sous la Restauration,Amable dirige le
bureau de censure. Ce travail ingrat, qu'il détestait, a empoisonné les dernières années de sa vie. Il ne l'a accompli que par son sens du devoir et l'affection profonde qui le liait à Richelieu.
Un monceau de documents familiaux forme la matière première de ce livre, des milliers de lettres signées de personnages inconnus ou illustres. Ces documents sont complétés par la correspondance
abondante d'Amable aux Archives des Affaires étrangères. Dans ces années agitées où
les noeuds de fidélité se faisaient et se défaisaient sans cesse, Amable n'a pas perdu le cap. Cette existence qu'il n'aurait jamais imaginée vivre ne l'a pas empêché de devenir ce qu'il
était appelé à être : un homme d'honneur, un chef de famille, un chrétien. A son contact, l'auteur a acquis la certitude que l'héritage Baudus n'était pas de l'avoir mais de l'être, et que
c'était important de l'écrire.
Biographie de l'auteur
Les ouvrages de Florence de Baudus, romans comme récits historiques, portent tous l'empreinte de sa passion pour les noeuds familiaux. Son ancêtre, Hugues de Baudus, guillotiné en 1794 et enterré
au cimetière de Picpus, lui a inspiré Le Lien du sang. Dans Le Sang du Prince, elle retrace le destin tragique du duc d'Enghien. Avec Le Jardin de l'Infante, Florence de Baudus évoque la forte
personnalité de sainte Marie Eugénie Milleret de Brou, fondatrice de la
Congrégation de l'Assomption.