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Affaire du Sang contaminé : phase II ?

Communiqué de Laissez-les-vivre :

"Tout le monde se souvient de l'affaire du sang contaminé phase I, sous un gouvernement MITTERRAND-FABIUS-HERVE (ministre de la santé) : En 1984 et 1985, soit durant près de dix-huit mois, du sang contaminé par le VIH (virus du sida) a été collecté par le Centre National de Transfusion Sanguine, dirigé par le Dr Michel GARETTA. Pourtant, le 20 juin 1983, une circulaire du professeur Jacques ROUX, directeur général de la Santé, interdisait la collecte de sang chez les sujets à risque (notamment les prisonniers) alors même que le virus du sida venait pourtant tout juste d'être découvert en France. Malgré cela, Mme Myriam EZRATTY, directrice générale de l'administration pénitentiaire demandait, par circulaire du 13 janvier 1984 que la fréquence des collectes auprès de la population carcérale soit accrue (pouvant ainsi passer de deux à six collectes par an)

Les conséquences furent un drame national : près de 2 500 hémophiles, dont la maladie nécessite des transfusions sanguines fréquentes mourront donc de sang contaminé par le virus du sida. L'un des principaux arguments des prévenus (Mme Dufoix et M. Fabius, relaxés comme les Drs Garetta et Roux condamnés) est que le virus du sida seulement découvert en France en 1983 était encore très mal connu en 1984. Or, le principe de précaution a été indirectement inscrit dans la Constitution française en 2005, puisqu'il figure en l'article 5 de la Charte de l'Environnement de 2004, elle-même intégrée au bloc de constitutionnalité en 2005. Le principe de précaution a donc valeur constitutionnelle depuis SEPT ANS !

Mais, malgré cela, la toute récente ministre socialiste de la Santé, Mme Marisol TOURAINE a annoncé le 14 juin que, désormais, la collecte du sang par l'Etablissement Français du Sang (qui s'est substitué au CNTS) auprès de la population homosexuelle qui, comme chacun sait, ne peut absolument pas être considéré comme population à risques, sous peine de créer une terrible discrimination. Mais en 2012, le gouvernement HOLLANDE-AYRAULT-TOURAINE (ministre de la Santé), au cas où Mme TOURAINE persisterait dans sa folie, ne pourra prétendre avoir ignoré les causes certaines d'une telle décision. A moins bien sûr qu'il ne s'agisse là que d'une pêche aux électeurs homos à trois jours du second tour des élections législatives."

 

EN 2010, La secrétaire d'Etat à la Nora Berra a suscité une vague d'indignation en affirmant que «l'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH», des propos ressentis comme discriminatoires par nombre d'associations et de personnalités homosexuelles. Dans son blog ce lundi, elle pointe «une incompréhension». Les propos, mis en avant dimanche par Yagg un site d'information homo, ont été tenus mardi dernier devant la commission des affaires sociales, lors de la discussion du projet de loi sur la bioéthique. Les débats portaient alors sur le don d'organe, a confirmé le sénateur Alain Milon, rapporteur du projet, et d'un amendement précisant que «nul ne peut être exclu du don en raison de son orientation sexuelle». Défavorable à l'amendement, la secrétaire d'Etat intervient alors pour dire qu'«il ne s'agit pas d'exclusion mais de contre-indication, qui s'explique par un risque sanitaire avéré». «L'orientation ne saurait motiver une exclusion du don», lui répond alors le rapporteur. «Si j'ai besoin d'un don, il m'est égal que le donneur soit homosexuel ou hétérosexuel dès lors que l'organe est compatible», renchérit le sénateur Jean-Pierre Godefroy. Act Up : Berra confond «homosexualité» et «pratiques à risque» Et Nora Berra de répondre : «La loi ne discrimine personne mais prend en compte les données épidémiologiques, selon lesquelles par exemple l'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH, donc une contre-indication de don». «Ne sait-elle pas que ce sont les comportements qui sont à risque ? Chez les hétéros comme chez les homos ! Grave pour un médecin» s'est exclamé aussitôt Jean-Luc Romero, conseiller régional PS d'Ile-de-France et président d'Elus locaux contre le sida. Pierre Bergé, vice-président de l'association Sidaction, a de son côté jugé ces propos «insupportables» et estimé qu'il s'agissait de «discrimination». Quand Nora Berra dit «l'homosexualité» nous devons comprendre pratiques à risque», s'est amusé Act Up Paris. L'association estime «inadmissible» que la responsable de la santé «entretienne jusqu'au Sénat la stigmatisation des homos». Ce serait aussi «faire croire aux hétéros qu'ils ne sont pas exposés au risque du VIH», s'indigne-t-elle. Pour la défendre, son entourage a affirmé qu'elle ne parlait pas de don d'organes, comme les sénateurs, mais de don de sang, dont effectivement les HSH sont exclus. Ce lundi  sur son blog, la secrétaire d'Etat a publie une «réponse aux professionnels de la polémique» et parle d'«une incompréhension». «C'est bien la notion de pratiques à risques qui doit être prise en compte comme facteur de risque du VIH et non pas, évidemment, le fait d'être homosexuel», a-t-elle indiqué. Elle a aussi déploré «une insinuation d'homophobie infondée, offensante et particulièrement grave à son encontre

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