L'avortement gratuit est à l'évidence une décision idéologique. C'est une des seules dépenses
qui progressent dans le cadre de la « rigueur » socialiste – avec celles liées à l'Education nationale, visant à mettre les enfants de plus en plus entre les mains de l'Etat et de leur donner
des professeurs issus de l'immigration – et elle se double d'une augmentation du tarif consenti aux hôpitaux et professionnels de la santé, alors même que ceux correspondant à de vrais soins
sont gelés depuis des années.
La contraception des mineures, anonyme et gratuite, ne couvre pas tout le spectre des
contraceptifs disponibles. Pour elles, ce seront les pilules de 1e et 2e génération, avec tous leurs effets secondaires, leur risque abortif (contragestif : en cas de non-réussite du blocage de
l'ovulation, elles ont toutes un « filet de sécurité » constitué par un effet anti-nidatoire, spécialement pour celles de 2e génération), leur bombardement d'hormones sur des jeunes filles
encore en phase de formation et leurs effets néfastes sur l'écosystème. Mais aussi, le stérilet, principalement contragestif et jusqu'à il y a peu contre-indiqué chez des femmes n'ayant jamais
eu d'enfant, et l'implant contraceptif, qui assure une « protection » de longue durée, associé lui aussi à des effets secondaires non négligeables. (Voir par exemple ici.) Les
implants ont eux aussi des effets contragestifs.
Le gouvernement a « vendu » cette mesure en assurant qu'une meilleure couverture
contraceptive allair faire diminuer le taux de grossesses adolescentes.
Cela reste à voir. Le sentiment de sécurité donné par l'idée qu'on ne « risque rien »
augmente la conduite à risques et la promiscuité, et par ailleurs deux tiers des grossesses non planifiées commencent alors que la femme est sous contraception.
A quoi s'ajoute le danger spécifique de la contraception hormonale pour les femmes qui fument
– et beaucoup d'adolescentes fument. Alors ?
© leblogdejeannesmits