Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
(…) Dix élus de banlieue d’origine maghrébine viennent de rentrer des États-Unis convaincus qu’il faut relancer le débat sur ce mode de recensement des populations encore proscrit en France.
Ils annoncent qu’ils s’y emploieront dès septembre, alors que
toutes les tentatives, plus ou moins soutenues par les autorités, se sont heurtées jusqu’à présent à un obstacle légal, constitutionnel et culturel. Le modèle français considère des individus
et non des communautés. (…)
Les élus de banlieue qui se manifestent aujourd’hui ont pourtant le sentiment qu’une meilleure évaluation du poids respectif des communautés permettrait de corriger ce qu’ils considèrent comme des «discriminations». Conviés huit jours à Washington par l’ambassade des États-Unis à Paris, tous sont revenus conquis par le système américain. «L’évaluation statistique, très utilisée aux États-Unis par les institutions et les entreprises, permettrait de détecter les injustices et de les corriger plus rapidement, pour une meilleure cohésion nationale» , déclare ainsi Kamel Hamza, l’un des membres de la délégation, président de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld) et conseiller municipal UMP à La Courneuve. (…)
Que revendiqueront alors les métis et d’ailleurs où les catégoriser ? La question mérite, à tout le moins, d’être posée en France, pays où un mariage sur trois est mixte désormais1. (…)
Source : Le Figaro
REVOIR:
1 : Mixité et métissage : un leurre selon la démographe Michèle Tribalat.
« On se marie entre soi. (…) Il ne faut pas trop se leurrer sur la question de la mixité dans ce pays. »
De retour des États-Unis, des élus d’origine immigrée voient dans les statistiques ethniques un outil «pour permettre à la France de se réconcilier avec toute sa diversité». SOS Racisme s’oppose à de telles statistiques. (JT 20H France 2, 21/07/11)