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Une analyse très intéressante de Jean Bricmont sur l’attentat de Bruxelles et l’exploitation politique immédiate répugnante qui en a été faite, mettant en cause Soral, Laurent Louis, Dieudonné sous prétexte qu’ils créeraient un « climat » favorable à ces passages à l’acte. Bricmont a raison de relever que les atrocités dont se sont rendus coupables les mouvements d’extrême gauche dans les années 70 ( Brigades rouges, fractions armées rouges, action directe etc) n’ont jamais été utilisées pour accuser mai 68, ses leaders n’ont jamais mis en cause, alors que l’essentiel des terroristes d’extrême gauche étaient issus des rangs de la contestation estudiantine, de même le mariage pour tous est évidemment un héritage de mai 68, personne ne l’a attaqué parce qu’il serait issu du climat de 68 à la source des attentats qui ont ensanglanté l’Europe. Ce qui prouve que la notion de climat « est toujours utilisée de manière sélective » selon Bricmont. Bricmont a parfaitement raison également de dire que les associations prétendument chargées de combattre l’antisémitisme ne font que le renforcer à force de faire interdire des réunions, d’organiser la censure, de limiter la liberté d’expression, d’user de façon hystérique de l’accusation d’antisémitisme.
Son analyse doit être complétée par le constat du contraste existant entre le torrent de commentaires que ces assassinats atroces ont suscité dans les médias et le silence total que ces mêmes médias ont observé sur les assassinats par Tsahal de deux adolescents palestiniens tout récemment.