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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:36
 

« Un petit homme au visage rond, lunettes rectangulaires, cheveux poivre et sel, inconnu du grand public suit Nicolas Sarközy […] Son air modeste et sa discrétion ne trompent aucun initié. En matière écono­mique, il est l’homme le plus influent du pays. Plus influent que les ministres en titre (Le Nouvel observateur, 3 novembre 2011). » Se situant intellectuellement et économiquement dans la plus pure lignée de Jean-Claude Trichet, patron jusqu’à ces derniers jours de la Banque centrale européenne, Xavier Musca n’est pas seulement le secrétaire général de l’Élysée et le sherpa de Nicolas Sarközy pour les grands sommets écono­miques. Exemple type de la méritocratie républicaine, cet ancien directeur du Trésor est surtout le n° 1 de la finance française en cette période de crise, la Pythie que le président de la République consulte plusieurs fois par jour pour savoir si la France a une chance de conserver sa note finan­cière « AAA ». Bien évidemment, il appartient au Siècle.

« Je suis sous perfusion de Musca. »

Valérie Pécresse, ministre du Budget (Journal du dimanche, 29 octobre 2011).

« Alors Xavier, comment se tiennent les banques aujourd’hui ? Depuis plusieurs semaines, c’est devenu la question rituelle d’un début de journée pour Nicolas Sarközy. »

Libération, 26 octobre 2011.

« C’est le fils aîné de Jean-Claude Trichet. »

Alain Minc.

« Un pur produit de la technocratie française. »

Les Echos, 29 juin 2004.

« Difficile de trouver plus discret que Xavier Musca sur ses relations avec Nicolas Sarközy […] Musca dans l’ombre, Sarközy dans la lumière. »

Le Nouvel observateur, mars 2009.

« Sa mission : tenir la maison et éviter le chaos grec. »

Le Point, 7 juillet 2011.

« Musca, l’homme qui rassure Merkel. »

Le Nouvel observateur, 3 novembre 2011.

Né le 23 février 1960, Xavier Musca n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Natif de Bastia (Haute-Corse) mais ayant vécu toute sa jeu­nesse à Vico, un village de 900 habitants perché au-dessus de Cargèse, il est le fils et le petit-fils de postier. Son grand-père paternel avait émigré en Tunisie au début du XXe siècle. La famille rentre en Corse après la Seconde Guerre mondiale. Son grand-père maternel, Pierre Giorgi, a été fusillé par les Allemands durant le débarquement allié en Corse. De sa jeunesse modeste, il a gardé le dédain du luxe et du clinquant. « Il n’y a qu’à voir com­ment il s’habille. Il a la même pauvre parka depuis dix ans que je le connais » (un grand patron dans Libération, 26 octobre 2011). De la Corse, il a gardé la rudesse, étant connu pour ses aussi vio­lents que vite oubliés accès de colère (parfois 30 minutes). « Chez Musca, contrairement à Sarközy, les coups d’éclat ne laissent pas de traces. Ça vient, ça part. Mais, très vite, ça revient (Libération, 26 octobre 2011). »

Marié à une professeur et père de quatre enfants, il retourne dans son village chaque été et continue à siéger au jury du prix du Mémorial décerné par la ville d’Ajaccio, où il a étudié dans le secondaire. Le modeste bourg de Vico a joué un rôle très important dans sa carrière : la fille du pharmacien de Vico, Marie-Dominique Culioli, fut la première femme de Nicolas Sarközy et la mère de ses deux pre­miers garçons. Xavier Musca est donc devenu très jeune, à 19 ans, un ami de Nicolas Sarközy, qu’il a rencontré, via Marie-Dominique, à Sciences-Po Paris et l’a connu alors que ce dernier n’était que simple conseiller municipal RPR de Neuilly. Xavier Musca fut d’ailleurs le témoin du premier mariage de Nicolas Sarközy. Ce qui fait que les deux hommes se tutoient (ce qui n’était pas le cas avec Claude Guéant). « Le président n’aime pas les technocrates, sauf les siens. Avec Musca, il se sent en sécurité, bordé par cet impeccable fonctionnaire (L’Express, 26 mars 2011). » Lorsqu’il l’a décoré de la Légion d’honneur, Nicolas Sarközy a raconté : « Sur la place du village, lorsque nous étions un peu plus jeunes, c’était Xavier, l’enfant du pays, le...

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 08:41

 

Un homme qui a trente ans de police derrière lui se révolte contre la Justice

http://www.pacte2012.fr/video.html

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 08:04
La déroute du CAPES

Le système scolaire va de mal en pis. Sa gestion centralisée débouche sur une catastrophe. L’effondrement des recrutements au titre du CAPES en est une nouvelle preuve. Aux conséquences redoutables : car c’est la qualité des formateurs de demain qui est en cause. Claude Meunier-Berthelot fait le point et repose la question de la liberté scolaire.

Polémia.

Dans la Quinzaine Universitaire du 10/09/11, Claire Mazeron, membre de jury du CAPES d’histoire-géographie, relate des faits qui ne sauraient nous surprendre, dans un article intitulé « Concours de recrutement : soldes avant fermeture »

En effet - et c’est nouveau - tous les postes au CAPES externe 2011 n’ont pas pu être pourvus : en maths, 350 seulement l’ont été sur 950 offerts ; en anglais, 132 sur 790 ; en lettres classiques, 108 sur 185 ; en  éducation musicale : 48 sur 120.

Quid ? Niveau insuffisant et manque de candidats

« Niveau insuffisant » des candidats recrutés… pourtant à BAC+5 (…) malgré des exigences sans cesse revues à la baisse - ce qui ne saurait nous surprendre - ou bien manque de candidats.

« Niveau insuffisant », mais… quelles insuffisances ?

Les examinateurs ne feraient-ils pas preuve de zèle ?

En réalité parler d’insuffisances relève plutôt de l’euphémisme quand il est fait l’inventaire des lacunes des candidats relevées  : orthographe et grammaire élémentaires non maîtrisées, inaptitude à formuler une problématique, incapacité à construire un plan… en plus d’une ignorance des notions disciplinaires de base : ainsi , en géographie, les examinateurs ont pu « apprendre » que la Seine prend sa source dans la Manche pour se jeter sur le plateau de Langres (…) et que l’industrie regroupe les activités liées à l’agriculture et au tourisme ; de même qu’ils ont pu apprécier l’incapacité des candidats à situer Lyon ou Marseille sur une carte de France et à citer les 5 grands fleuves français !

En histoire, les lacunes relevées ont été du même « tonneau » et sur des connaissances que les candidats devront – en principe – « enseigner » aux élèves.

Par surcroît, une absence inquiétante de curiosité intellectuelle des candidats a laissé dubitatifs les jurys sur leur capacité à combler par eux-mêmes les lacunes accumulées afin d’assurer une mission d’enseignement dans de bonnes conditions.

Enseignant : un métier dévalorisé et dévalorisant ?

L’explication donnée de ce marasme est que les meilleurs étudiants désertent ce métier dévalorisant et dévalorisé, phénomène encore plus patent pour les CAPES de mathématiques et de sciences où la pénurie accrue de candidats compétents résulte de leur orientation vers des formations supérieures multiples : dans des grandes écoles ou des écoles spécialisées, qui offrent des débouchés beaucoup plus attractifs que ceux de l’enseignement.

Si l’université veut donc encore accueillir des candidats à l’enseignement, elle doit donner libre accès à ceux issus de bacs professionnels ou technologiques dont les bases seraient plus fragiles et dont la formation préparerait mal à des études abstraites.

De fait, beaucoup de candidats au CAPES d’histoire-géographie issus des bacs STG et STI et n’ayant pas été acceptés dans le BTS de leur choix – c’est-à-dire, par surcroît, les moins bons d’entre eux – auraient choisi, par défaut, l’université où ils sont admis sans aucune sélection.

Soit ! Mais, est-ce suffisant pour justifier une telle indigence intellectuelle à « bac+5 » ?

Il faut rappeler que le bac est obtenu, pour une grande partie des candidats, grâce à une série d’artifices divers et variés : sujets de plus en plus faciles, corrections très lâches qui font fi des exigences les plus élémentaires autant dans la forme que sur le fond, pressions sur les examinateurs, coefficients exagérément gonflés dans les disciplines dans lesquelles les candidats ont le plus de chance d’avoir de bonnes notes même si ce n’est pas une discipline fondamentale, etc., et il est évident qu’en trois mois de vacances, le miracle ne peut se produire et qu’au moment de l’entrée à l’université, beaucoup de postulants aux études universitaires sont quasiment incultes.

Les classes préparatoires, c’est-à-dire les classes qui accueillent les meilleurs étudiants, prévoient des modules d’expression écrite pour reprendre les bases nécessaires en orthographe et forment, de manière intensive, les candidats à la dissertation.

C’est donc dire que ces meilleurs d’entre eux ont les mêmes lacunes que les autres quand ils abordent les études supérieures et que, s’ils entraient à l’université, ils auraient à la sortie les mêmes lacunes que celles constatées chez les candidats au CAPES recrutés à bac+5 car, si certaines universités inscrivent des modules d’expression écrite pour reprendre les bases nécessaires en orthographe, très peu forment les étudiants à la dissertation, c’est-à-dire qu’ils sont et resteront incapables d’exprimer et d’organiser leur pensée faute d’y avoir été « entraînés ». Pour de futurs « enseignants », cela peut paraître très embêtant !

« Du passé, faisons table rase »

Les lacunes constatées remontent donc à la fois à l’enseignement primaire et à l’enseignement secondaire.

Par surcroît, les professeurs d’université privilégient systématiquement le travail dit « de recherche » au détriment de la transmission du savoir : « Du passé, faisons table rase ».

Or, le travail de recherche est un travail de vrai universitaire et, pour être productif, suppose une solide formation intellectuelle : avoir une véritable culture, savoir lire un texte, savoir en analyser son contenu, savoir trier l’information, savoir faire la synthèse des éléments recueillis, ce qui suppose de savoir organiser sa pensée et la formuler.

Comment ces étudiants, qui n’ont pas acquis les connaissances et la formation de base, peuvent-ils se métamorphoser en étudiants « chercheurs » ?

L’école-lieu de vie

Corrélativement, la plupart des universités ont abandonné une bonne partie de l’enseignement disciplinaire et certaines grandes facultés de géographie ne proposent plus de modules de géographie de la France, ceci, dans la foulée de ce qui se pratique et se pratiquera de plus en plus dans les lycées-lieux de vie, en application de la réforme des lycées de 2009 : nous restons donc bien dans la logique du système de l’école-lieu de vie, objet de la refondation de l’école dont Nicolas Sarkozy se fait le chantre.

L’indigence intellectuelle constatée ne vient donc pas tant du recrutement des étudiants d’université que du système éducatif totalement dévoyé du Primaire à l’Université et les examinateurs se trouvent face à cette alternative : pourvoir tous les postes avec des « incultes » ou laisser les postes à la merci de recrutement de « vacataires », avec un résultat tout aussi hypothétique.

Aussi facile à résoudre que la quadrature du cercle, le député Grosperrin propose de supprimer les concours au profit d’un recrutement direct, sur master, par les chefs d’établissement, autrement il s’agit de proposer une libéralisation de l’offre éducative.

Libéraliser la demande éducative

Pourquoi pas ?

Mais alors, une évidence s’impose, Monsieur le Député : si l’offre éducative se libéralise, cela suppose de libéraliser aussi la demande éducative en donnant à tous les parents les moyens de la liberté de choix de l’école de leurs enfants, du Primaire à l’Université.

Le résultat d’un sondage IFOP réalisé en 2010 est sans ambiguîté : c’est ce que 74% des parents attendent.

Claude Meunier-Berthelot
15/10/2011

Voir aussi :

« Bas les masques - De la désinformation sur l'école » de Claude Meunier-Berthelot
PISA 2010
http://www.fondationpourlecole.org/fr/important/sondage-exclusif-ifop-fpe-juin-2010-ce-que-pensent-vraiment-les-francais-de-l-cole.html

Correspondance Polémia – 19/10/2011

Image : IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres)

 

Claude Meunier-Berthelot

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 15:30

"collaborer:travaillé avec une ou plusieurs personnes à une oeuvre commune"  ici c'est l'instauration de l'islam en France!

Ce monsieur devrait plutôt lire les évangiles ,il y est question d'amour,un mot inconnu dans le coran.Jésus-Christ n' a jamais tué personne contrairement à mahomet!L'entendre parler d'universalisme avec sa tête d'ancien "gaucho" et promouvoir le coran,c'est quand même triste..et drôle...Voila ce qui arrive lorsque l 'on n'a plus de valeurs,on passe d'un totalitarisme à un autre. 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 15:20

lu dans minute du 18 octobre,l'interview de Thierry Mariani,fondateur de la "droite populaire".

"Ne seriez-vous pas simplement en train de courir sur les terres du FN, à l’approche de 2012 ?

TQuand la gauche est à court d’idées, elle nous accuse d’alliances avec le Front national, c’est classique. Cela dit, ça ne me fait ni chaud ni froid : « Médiapart », ce n’est pas ma Bible… Ensuite, pour répondre à votre question, le patriotisme n’est pas une marque déposée du Front national. J’ai fait passer un nombre incalculable d’amendements [ndlr : 1 500] durant ma vie parlementaire, dont beaucoup étaient liés au respect des valeurs patriotiques, à la maîtrise des flux migratoires ou au maintien de l’ordre… [...] Je n’ai donc pas de leçon à recevoir, car j’ai montré que je mettais des actes au bout de mes idées. Après, il faut comprendre que l’on peut sincèrement aimer la France sans partager les thèses du Front national ou avoir envie de travailler avec ses représentants. Demandez leur avis à tous les dissidents de ce parti…

Vous êtes peut-être en pointe dans les propositions de loi contre l’immigration, mais l’ennui, c’est que l’UMP ne vous suit pas… Pourquoi est-ce que cela changerait à l’avenir ?

D’abord, vous exagérez, car un certain nombre d’avancées ont été obtenues grâce aux différentes lois sur l’immigration. La loi sur l’interdiction de la burqa a, par exemple, permis de régler la majorité du problème – à l’exception de quelques provocations –, tout en posant un fort symbole républicain face au communautarisme. Je vous suggère d’écouter ce qui se dit à ce sujet dans les milieux islamiques radicaux. Et je vous rappelle que ni la gauche, ni le Front national ne voulaient de cette loi.

Vous changez de sujet…

MNon, j’argumente ! Ensuite, que croyez-vous ? Je déplore évidemment que mes propositions de loi n’aient pas toutes été suivies ! C’est la raison pour laquelle j’ai fondé, avec Lionnel Luca (député des Alpes-Maritimes), la Droite populaire. Dans une UMP qui se définit comme le parti de la droite et du centre, les seuls à ne pas avoir de courant d’idées organisé étaient ceux qui se situaient le plus franchement à droite. Pour peser de tout notre poids dans les débats au sein de l’UMP, il était donc indispensable de donner une existence, sous la forme d’un label « Droite populaire », à ce courant très puissant chez les élus et bien plus encore chez les militants ! [...]

[P]lus la DP sera soutenue par les Français, plus nous pourrons imposer nos thématiques, c’est la simple logique de la politique. Si j’ai lancé ce courant, c’est justement après avoir constaté que la multiplication des amendements et des propositions n’était pas suffisante pour faire avancer nos idées. Je cherche l’efficacité. J’espère par exemple que notre pétition contre le droit de vote des étrangers sera un succès… Mais là, nous dépendons directement de la mobilisation des Français ! [...]

Sur quelles bases la DP est-elle soudée ?

Nous proposons un programme basé sur trois lignes de force : une nation fière d’elle-même ; une République qui protège les plus faibles ; et un Etat qui défend les entrepreneurs. C’est ce qui transparaît de notre charte, ainsi que de nos douze propositions (déclinées en 80 mesures). La DP repose en outre sur quatre piliers. D’abord, la justice sociale et fiscale, avec la proposition du maintien d’une fiscalité exceptionnelle sur les rémunérations les plus élevées ; mais aussi justice régalienne, en rendant effective l’exécution des peines de prison. [...] Le deuxième pilier repose sur la promotion du travail, avec la création, notamment, d’un ministère dédié à la protection des toutes petites entreprises et des PME, et l’instauration d’une TVA sur la protection de l’emploi, pour aider les Français les plus dynamiques mais aussi, souvent, les plus modestes, à gagner décemment leur vie, donc à s’occuper de leur famille dans les meilleures conditions. Troisième pilier, lui aussi lié à la protection de la famille : l’école du respect et des valeurs. Nous voulons assurer une meilleure formation pour notre jeunesse, notamment en supprimant le collège unique et en replaçant la République au coeur de l’école.

Et le dernier pilier ?

Rendre la parole au peuple. Nous voulons instaurer un vrai référendum d’initiative populaire, tel qu’il existe en Suisse, pour renforcer la démocratie pour le peuple, par le peuple. [...]"

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:23

LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES 

 

 

Ces jours-ci, trois faits se conjuguent au sujet de la SNCF et dont la signification globale est considérable : le 30e anniversaire de la création des TGV, des grèves à répétition, et un horrible accident de passage à niveau. Ces événements se rattachent à la ruine infligée au peuple français par le mammouth SNCF, cette ruine étant provoquée en grande partie par les TGV.

Personne ne discute les immenses agréments qu'offrent ces TGV, aux riches voyageurs qui voient défiler à toute allure la campagne à bord des magnifiques jouets. Et pourtant comme nous allons le montrer, nous roulons, alors, sur le pain des pauvres.

Comment se manifeste cette ruine ? Un rapport de la Cour des Comptes sur « La réforme ferroviaire de 1997 » a démontré que les TGV sont largement à la source de la ruine de la SNCF. Le rapport dénonce « Le lourd endettement de la SNCF induit principalement par les investissements considérables effectués pour construire et équiper les lignes nouvelles à grande vitesse ». Étant donné les chiffres, l'importance de ces dettes contribue largement à l'endettement abyssal de la nation tout entière, car, pour les analystes honnêtes, il n'y a pas de distinction à faire entre les dettes de la SNCF et les dettes globales de la nation (en visant la SNCF, nous englobons Réseau Ferré de France ou RFF complètement imbriqués). L'effet de ruine est patent, compte tenu des charges massives des intérêts et de la multiplication abusive sur trente ans de la construction des TGV. La paupérisation du pays en est la conséquence et, comme il est de règle, cette paupérisation frappe particulièrement les plus faibles.

L'IDEOLOGIE DU « TOUT TGV »

D'où vient cette idéologie du « tout TGV ». Plusieurs phénomènes dus à l’économie dirigée se rencontrent : La volonté ardente des multiples élus joue un rôle majeur. Chaque maire de grande ville ou chaque président de région veut « son » TGV. De faux motifs interviennent : par exemple, le nombre d'emplois créés alors que l'on cache le nombre d'emplois détruits. Et puis l'on proclamera, comme de vrais gamins, qu'un quart d'heure ou une demi-heure de gagnés sont source de prospérité pour la région ! A signaler les calculs de rentabilité biaisés. Banques et travaux publics, la main dans la main, minorent les coûts prévisibles et majorent les retombées éventuelles : dix ans après plus personne ne vérifie.

Certes, la ruine de la SNCF a aussi bien d'autres causes. Il y a le statut incomparable du personnel : un agent de la SNCF coûte 30 % plus cher que celui d'une compagnie concurrente. Au statut, s'ajoute la pléthore de ce personnel et une grande rigidité dans la gestion, avec du laxisme dans les heures de travail. Le maintien abusif de liaisons secondaires sous-employées, sous la pression des élus est aussi un facteur ; ces liaisons auraient pu facilement être supprimées et remplacées par des autobus qui fonctionnent très bien dans d'autres pays.

 

LA GUERRE DES CHEMINOTS CONTRE LE PEUPLE FRANCAIS

A signaler particulièrement les grèves à répétition, évoquées ci-dessus. Nous venons ces jours-ci d'en connaître deux exemples. Il y eut d'abord cette forme particulière de grève qu'est le droit au retrait. Un contrôleur avait été tué ce qui est certes inadmissible : les cheminots en ont profité pour punir cruellement les voyageurs en paralysant le pays pendant plusieurs jours. Et rebelote quelques jours après pour d'autres motifs.

En fait, nous nous trouvons devant une sorte de guerre ouverte par les cheminots contre le reste de la population. Depuis des décennies, la vie quotidienne de millions de Français et en particulier de 10 millions de banlieusards est empoisonnée par des grèves à répétitions qui ont pour résultat que les usagers sont brusquement cloués sur le quai. Il est évident que si le droit de grève est inscrit dans la constitution, le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens et devrait être très supérieur au droit de grève. Dans ces circonstances, il est exact de dire que depuis des décennies les cheminots, à la remorque de certains syndicats, ont déclaré une véritable guerre au peuple français.

En conséquence de quoi des dysfonctionnements techniques nombreux sont directement liés à l'idéologie du « tout TGV », le reste étant abandonné à son triste sort.

Parmi eux, se trouvent les passages à niveau. Le tout récent et terrible accident de passage à niveau est loin d'être le premier : il existe 15 100 carrefours où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire et en 2007 ils ont été l'occasion de 115 collisions au cours desquelles 38 personnes ont perdu la vie. Les programmes de sécurisation sont terriblement lents puisqu’il n’y a plus d’argent nulle part. Au même moment en Allemagne il n’existe pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

Il est encore un aspect majeur à signaler dans cette triste histoire. La SNCF est soumise au bon plaisir des pouvoirs publics ainsi que des syndicats et échappe donc au contrôle du marché. Or, lorsque les pouvoirs publics interviennent, ils mettent du temps à s'apercevoir de leurs erreurs alors que lorsque le marché règne les erreurs sont corrigées au plus vite sous la pression des clients. C'est pour cela que le 30e anniversaire de la création des TGV est à signaler. En effet, les élus qui nous ont apporté cette catastrophe ont pris largement leurs retraites fastueuses et imméritées, alors que c'est maintenant seulement que les pouvoirs publics commencent à s'apercevoir de l'erreur qui remonte à 30 ans !

 

LES AVEUX OFFICIELS DE L'ERREUR

Les dirigeants reconnaissent maintenant que le prétendu succès s'est fait au détriment de toutes les autres lignes secondaires et régionales. Des spécialistes remarquent même qu'il faudrait fermer un certain nombre de lignes à grande vitesse ou les transformer en ligne à moindre vitesse. Le président de la SNCF lui-même, Guillaume Pepy, a déclaré que la SNCF transporte 5 millions de voyageurs par jour et que les TGV n'en transportent que 300 000. Il a lancé un cri d'alarme en septembre 2010 : «

Trop de TGV risquent de tuer la SNCF et le système ferroviaire français »

Une question peut se poser : que se serait-il passé si, au lieu de l'arbitraire, le marché avait régné ? Il y aurait peut-être eu un seul TGV par exemple sur la ligne Paris-Lyon-Marseille. De riches clients auraient payé à son prix le confort incroyable et les chemins de fer auraient eu beaucoup d'argent pour s'occuper des lignes secondaires.

La conclusion ne peut être que mélancolique. L'information des politiques est désormais totale sauf aveuglement volontaire. La SNCF est un mammouth parmi plusieurs autres qui font souffrir le peuple français. Un changement ne pourrait intervenir que si le personnel politique lui-même changeait et ce n'est pas en vue actuellement !

 

Michel de PONCINS

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 07:40

Dis moi contre qui tu agis et je te dirais qui t'a crée!

 

Durant une manifestation des indignés, hier, à Rome, une statue de la Vierge a été détruite par un “black bloc”.

Ils se sont aussi attaqués à l’église.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 08:33

 

Le numéro 22 de la revue l’Afrique Réelle (octobre 2011) est un dossier spécial sur les Berbères. Voici son sommaire :

Un peuple aux origines multiples
L’Égypte : une création berbère ?
Les pharaons berbères
Les berbères durant l’antiquité
Comment les berbères furent-ils arabisés ? Entretien avec Bernard Lugan.

 

ÉDITORIAL de Bernard Lugan

La guerre de Libye a replacé les Berbères au cœur de l’actualité. Le contentieux les opposant au régime du colonel Khadafi était à ce point fort qu’ils furent parmi les premiers à se soulever, juste après les Arabes de Benghazi en Cyrénaïque. Sans les Berbères, le régime libyen ne serait pas tombé puisque c’est en effet le front qu’ils ouvrirent depuis le djebel Nefusa, sur les arrières du bastion régimiste tripolitain, qui permit de couper la frontière avec la Tunisie, puis d’isoler Tripoli, ce qui permit ensuite la prise de la ville. Tout à son nationalisme arabo-islamique, le colonel Khadafi niait la question berbère. En 2007 il déclara ainsi :

« (…) les tribus amazighs (berbères) se sont éteintes il y a longtemps, depuis le temps du royaume de Numidie. Personne n’a le droit de dire « je viens d’ici ou de là-bas ». Celui qui le fait est un agent du colonialisme, qui veut diviser pour régner ». (Mouammar Khadafi, Discours à la Nation, le 2 mars 2007).

Les Berbères qui se désignent sous le nom Imazighen (Amazigh au pluriel), ce qui signifie « homme libre », constituent le fond ancien de toute la population de l’Afrique du Nord, depuis le delta du Nil jusqu’à l’Atlantique et de la Méditerranée jusqu’au Sahel. Les berbérophones ne subsistent plus aujourd’hui en tant que groupes homogènes que dans quelques isolats généralement montagneux ou dans des oasis.

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les BerbèresLe monde berbère a eu son histoire propre durant plusieurs millénaires. A la différence de ceux de l’Est, les Berbères de l’Ouest ont constitué des Etats qui s’étendirent sur tout le Maghreb. A partir du VIIe siècle, l’islamisation, avec l’arabisation linguistique qu’elle implique, modifia en profondeur la berbérité, au point de lui faire perdre sa mémoire et ses racines.

Après les indépendances, les nouvelles autorités gouvernementales développèrent une extrême méfiance à l’égard de la langue berbère, le fait berbère lui-même étant vu comme un ferment de division, sa propre existence contredisant le mythe de l’ « arabité » du Maghreb. L’enseignement du berbère disparut ainsi au Maroc avec la suppression en 1956 de la chaire de berbère de l’Institut des hautes Etudes Marocaines de Rabat, et en 1962 avec la suppression de celle de l’université d’Alger.

Au Maroc, le nationalisme s’affirma initialement contre la berbérité, son adversaire principal n’étant pas tant la France que la montagne féodale et berbère. Comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti Istiqlal représentant les Arabes et les arabo andalous des villes, parla alors de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’Etat. L’inquiétude des élites arabo-musulmanes pouvait être compréhensible face aux déclarations de certains berbérophones. Aussi tard qu’en 2004, le grand intellectuel berbère Mohammed Chafik publia ainsi un article dont le titre explosif était « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! »,[1] et dans lequel il écrivait que « Les Imazighen en sont réduits à se sentir étrangers chez eux (…) Au fait, pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe ».

En Algérie, figé dans sa gangue idéologique, le régime demeure aujourd’hui encore un jacobinisme arabo-musulman fondant sa légitimité à la fois sur la négation de l’histoire du pays et sur celle de sa composition ethnique. Ici, la question kabyle s’est posée avec une acuité particulière dès l’indépendance de 1962, rythmée par des épisodes sanglants ayant débuté par la guérilla du FFS en 1963, suivie par le mouvement du « Printemps berbère » en 1980, puis par la « grève du cartable » durant les années 1994-1995, par les émeutes de 1998 qui suivirent l’assassinat du chanteur Matoub Lounès et enfin par le mouvement dit des « Aarchs » en 2001 et 2002. Ces derniers mois, la tension n’est pas retombée.

Bernard Lugan

[1] Le Monde amazigh, n° 53, novembre 2004.

L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici.
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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 07:56

On n’est pas couché – France 2 – 15/10/11


C'est la patronne des patrons,non je ne parle pas de couture!,mais de gros argent.Cette "femme," membre de tous ce qu'il existe en FRANCE de sociétés francmacs et autres (siècle par exemple),monte au front pour combattre le programme de Marine Le Pen!Si vous le pouvez,achetez ce livre'le problème c'est qu'il faut le payer,moi je n'ai pas ce souci,je peux le rendre!)c'est un tissu de Conneries consternantes!Et cette femme dirige une entreprise?Mon Dieu!
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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 07:43

Voici un excellent article lu sur le site "defrancisation.com"sur le rôle des "journaleux" Ghequiere et taponier en Afghanistan,à lire!

 

Par Yves Debay, journaliste et correspondant de guerre :

En Kapissa ou en Surobi, à l’annonce que j’étais journaliste, des militaires ne me connaissant pas me jetèrent un oeil noir tandis que d’autres n’hésitaient pas à me dire: « J’espère que vous n’êtes pas comme GHESQUIERE et TAPONIER ». Heureusement la majorité des soldats connait ASSAUT et son dinosaure de chef et je fus formidablement accueilli lors de mon séjour en Afghanistan. C’est ici dans l’infernale chaleur de l’été afghan, au milieu de ces simples héros que sont nos soldats que je pus me rendre compte de l’injustice ressentie par ces derniers vis à vis du traitement médiatique réservé aux journaliste otages.

Dans le sauna ambulant qu’est un VAB ou à la popote le soir avec une bière, j’ai souvent entendu dire: » ils ont eu leur portraits sur l’arc de triomphe et nos camarades tombés pour la France n’ont droit qu’aux entrefilets dans les journaux ou un court communiqué entre la météo et les résultats du tiercé dans l’audiovisuel ».
Ceci est tout à fait vrai mais nous savons hélas que la vie est injuste, que nos soldats sont de grands modestes et que les médias, les proches et les comités de soutien ne pouvaient que se battre pour libérer les deux otages en choisissant la médiatisation à outrance. Ce n’était peut être pas la meilleure solution mais elle avait l’avantage de mettre en avant un certain lobby de la presse personnalisé par les deux « martyrs ». Malgré la légèreté dont ils avaient fait preuve, ces hommes étaient des Français et ils avaient payé de 547 jours de liberté leur faute. « La punition avait été trop longue » selon certains milieux… A l’annonce de leur libération, on s’était dit: « bravo, ils vont enfin retrouver leur foyer ». On savait le passage médiatique obligatoire et ceux qui connaissaient vraiment la personnalité des deux reporters espéraient qu’à défaut d’un acte de repentance non demandé, ils feraient preuve d’un peu d’humilité. Hé bien non! GHESQUIERE en bon antimilitariste primaire oubliant les moyens qu’elle avait mis pour les localiser n’a pu s’empêcher d’accabler l’Armée française. De plus il a menti à plusieurs reprises sur les Lire la suite…

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