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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 07:47
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 07:34
Enfin!Le Peuple ose dire sa préférence,malgré les nombreux obstacles dressés. 
Coup de projecteur sur ces électeurs qui n’ont plus peur d’avouer leur intention de vote en faveur du Front National.

 

Fini le secret et la honte autour du vote Front National.”

 

France 24 – 13/01/2012

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 07:26
Les USA se prépareraient à l’attaque de l'Iran par Israël.
 
 
© Collage: "Voix de la Russie"  Source

Selon The Wall Street Journal, les Etats-Unis, inquiets de la possibilité d’une attaque israélienne de l'Iran, sont en train d’élaborer un plan d’actions pour protéger leurs bases déployées dans la région du golfe Persique.

Pour faire opposition à la réaction de l'Iran en cas d’attaque d’Israël, les Forces militaires des États-Unis disposent d’un contingent de l'armée de 15.000 personnes au Koweït et deux bases aéronavales dans le golfe Persique.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:32

Les profanateurs antichrétiens des cimetières de Toulouse condamnés

Bernard Antony, président de Chrétienté Solidarité et de l’AGRIF a fait paraître hier un communiqué sur le jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Toulouse contre les profanateurs de tombes chrétiennes (voir ici). D.H.

Au terme d’une longue procédure, l’AGRIF accueille aujourd’hui avec satisfaction la condamnation par le tribunal correctionnel de Toulouse des 7 profanateurs anti-chrétiens de plus de 100 tombes dans deux cimetières de la ville.

Les délinquants ont tous été condamnés à 6 mois de prison avec sursis, à 150 € de dommages et intérêts pour l’AGRIF et à 1000 € de remboursement pour ses frais de justice.

Source : Le blog de Bernard Antony

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 14:27

Jacquier a été selon toute vraisemblance tué par les insurgés islamistes soutenus par les atlantistes

Lu sur Info-Syrie (extrait) :

Par Guy Delorme

"La mort tragique du reporter de France 2 Gilles Jacquier, mercredi 11 janvier, à Homs, victime de toute évidence de tirs de RPG actionnés par des rebelles (cette arme est utilisée prioritairement contre les chars de l'armée syrienne), fait évidemment pas mal de « vagues » en France. Mais les réactions témoignent, par leur prudence ou leur relative neutralité, de l’embarras d’une classe politico-médiatique confrontée de plein fouet à l’inanité, ou du moins au simplisme, de son discours sur la Syrie.

Hypocrisie et sournoiserie au sommet de l’Etat français

Au sommet de l’Etat on fait dans le flou bien pensant et un rien sournois : dans son hommage à Gilles Jacquier, Nicolas Sarkozy a une brève et perfide allusion au régime syrien « qui est ce qu’il est« . Plus exposé sur ce front-là, Alain Juppé exige « toute la lumière » sur cet acte « odieux« , et un de ses porte-micros a répété que le pouvoir syrien avait le devoir de protéger les journalistes présents sur son territoire.(...)

En ce qui concerne les collègues du malheureux Gille Jacquier, l’embarras se mesure évidemment aux commentaires qui se sont succédés, et parfois contredits, en moins de 24 heures. A France 2, premier média concerné par le drame de Homs, la première réaction, au 20 heures du 11 janvier, est empreinte de malhonnêteté intellectuelle : on dit ne pas savoir d’où sont partis les projectiles meurtriers, mais on parle du « pilonnage » de Homs par les forces bacharistes, alors que tout le monde sait que le gros de l’armée syrienne s’est retirée du coeur de la ville, et qu’il est impensable qu’elle tire sur les quartiers que sont en train de visiter les observateurs arabes. Et on ne dit pas ce qu’a dit, notamment dans Le Figaro, un journaliste de la BBC présent au moment du drame : à savoir que Jacquier et d’autres journalistes se trouvaient dans un cortège encadré par des officiels syriens, et même par des manifestants pro-Bachar (voir notre article « Un journaliste de France 2 tué à Homs par des rebelles« , mis en ligne le 11 janvier). Et la commentatrice, avec une malhonnêteté qui est comme une profanation du cadavre du journaliste de France 2, ose relier la mort de Jacquier au tout dernier discours de Bachar al-Assad, où celui-ci se serait montré "menaçant" . Envers qui ? Les bandes armées ou les journalistes français ?

La nuit ayant peut-être porté conseil, et la responsabilité directe des guérilléros ASL et/ou djihadistes, au vu des faits et des témoignages, étant plus que probable, l’édition de 8 heures du jeudi 12 janvier est nettement plus « neutre » : on dit que pouvoir et opposition se rejettent la responsabilité, et l’on ne s’étend pas plus que ça sur les circonstances du drame. On est même bien obligé de dire que la visite des journalistes à Homs se faisait avec l’accord, et sous la responsabilité des autorités, qui donc n’ont pas pu organiser le traquenard."Lire la suite

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 08:50

LU SUR VOXNR.COM

 

L’organisation “Freedom House” est-elle véritablement une organisation indépendante, consacrant ses efforts à la promotion d’une vraie démocratie et d’une liberté authentique? Plus que jamais, le doute est permis!

Récemment, l’ONG américaine “Freedom House” a célébré son 70ème anniversaire. Dans le monde, on connait surtout cette “Maison de la Liberté” pour son rapport annuel sur les progrès de la démocratie et de la liberté de la presse dans le monde. Dans l’univers médiatique occidental, cette “Freedom House” est très souvent citée, sous prétexte qu’elle serait indépendante. Ce qui, en revanche, est nettement moins connu, ou est plutôt sciemment tu, c’est que la “Freedom House” reçoit environ 80% de son budget, de manière directe ou indirecte, d’instances américaines officielles. Les quelque onze milliards de dollars, dont a bénéficié cette fondation au cours de l’année 2011, proviennent en grosse partie du ministère américain des affaires étrangères, de l’autorité US s’occupant d’aide au développement (l’USAID) ou de la NED (“National Endowment for Democracy”) qui n’est autre que le “bras civil” des services secrets, en d’autres mots de la CIA.

Il nous paraît nécessaire de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire de cette fondation et sur le contexte de sa création. Rapidement, on s’aperçoit qu’il n’est nullement question d’indépendance par rapport à l’Etat américain. Ce fut surtout l’épouse du Président américain de l’époque, Eleanor Roosevelt, qui présida à sa naissance pendant l’automne 1941. En coulisses, c’était évidemment son mari qui tirait toutes les ficelles. L’objectif de la fondation, au moment de sa création, n’était pas tant la diffusion planétaire de la “démocratie libérale” selon le modèle américain, mais la création, par propagande systématique, de toutes les conditions nécessaires pour faire participer directement les Etats-Unis à la seconde guerre mondiale. La “Freedom House” ne dissimule nullement cette intention de départ et, sur son site de l’internet, son émergence est justifiée par la nécessité “après la fusion entre deux groupes fondés avec le soutien tacite du Président Roosevelt, d’obtenir l’assentiment public à une participation des Etats-Unis à la guerre, à une époque où les préjugés isolationnistes donnaient le ton”. La propagande belliciste a donc été une caractéristique constante de la “Freedom House”, jusqu’à date très récente. On a ainsi pu constater qu’en mars 2003 la “Freedom House” a soutenu, avec toutes la virulence voulue, la guerre américaine contre l’Irak, contraire au droit des gens. Une déclaration l’atteste: “Du plus profond de notre coeur, nous espérons que ces efforts de guerre, où les forces américaines seront impliquées, se dérouleront au mieux et que la tyrannie de Saddam Hussein tombera en coûtant le minimum en vies humaines”.

La qualité des membres du conseil de supervision de la “Freedom House” nous permet aussi de dégager une image significative de la nature intrinsèque de l’ONG: d’après elle, ce conseil comprendrait “des dirigeants d’entreprises et de syndicats, d’anciens fonctionnaires gouvernementaux, des universitaires, des écrivains et des journalistes”. Cependant, parmi les anciens membres de ce conseil de supervision, on trouve une proportion, supérieure à la moyenne, de faucons néo-conservateurs comme Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz ou Jeanne Kirkpatrick. Ces trois personnalités, tout comme un des nouveaux membres de ce conseil de supervision, Kenneth Adelman, étaient tous des partisans virulents de l’attaque contre l’Irak.

Après la victoire des alliés occidentaux en 1945 et au début de la Guerre Froide, la “Freedom House” s’est muée en un instrument de la politique américaine d’endiguement de l’Union Soviétique. Le premier objectif était surtout de lier durablement les petites puissances d’Europe occidentale à Washington. “C’est pour cette raison que la Freedom House a soutenu très activement l’alliance atlantique de notre après-guerre ainsi que des stratégies et des institutions comme le Plan Marshall ou l’OTAN”. Après que les Etats-Unis aient pu aligner comme ils le voulaient leurs “partenaires” d’Europe occidentale, les efforts de la Freedom House se sont focalisés sur la lutte contre les Etats marxisants du Tiers Monde; après la fin de la Guerre Froide et l’effondrement de l’Union Soviétique, la Freedom House est revenue en Europe, pour en faire son théâtre d’intervention principal. Il s’agissait surtout, dans un premier temps, de lier aux structures euro-atlantiques les anciens Etats communistes d’Europe centrale et orientale. Ou pour s’exprimer d’une autre manière: les anciens satellites de l’Union Soviétique devaient faire de Washington leur nouveau centre de gravitation.

Pour faire d’une pierre deux coups, la première antenne extérieure de la Freedom House est installée en 1993 en Ukraine, sous prétexte de “travailler à l’organisation d’élections libres et justes et de renforcer la société civile”. D’autres antennes sont installées ailleurs en Europe dans les années suivantes, notamment en Serbie et en Hongrie. Mais c’est l’Ukraine qui recevra la priorité dans les efforts de la Freedom House. Pourquoi? Parce que l’Etat territorialement le plus vaste d’Europe est, d’une part, le pays par où transite le gaz naturel russe: il revêt dès lors une importance stratégique cruciale; d’autre part, la maîtrise de l’Ukraine, si elle devenait fait avéré, constituerait une avancée capitale dans le projet américain d’affaiblir définitivement la Russie. Par conséquence, la Freedom House, pour réaliser ces objectifs, a soutenu la “révolution orange” à Kiev en 2004/2005, partiellement avec le soutien de la Fondation “Open Society” du spéculateur en bourse Georges Sörös. Dans ce contexte, Ron Paul, membre du Congrès à Washington, critiquait la politique suivie en décembre 2004, en soulignant que l’argent américain “servait surtout à soutenir un seul candidat, au détriment des autres”. Ron Paul désignait ainsi le vainqueur des élections de l’époque, Victor Youchtchenko, fidèle vassal de Washington qui entendait faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN. Ron Paul a encore été plus précis quand il a dénoncé l’immixtion patente des Etats-Unis dans le processus électoral ukrainien: “Nous savons que le gouvernement américain, via l’USAID, a octroyé des millions de dollars provenant de l’organisation PAUCI (“Poland-America-Ukraine Cooperation Initiative”), laquelle est administrée par la Freedom House. Suite à cela, l’organisation PAUCI a réparti les subsides gouvernementaux américains parmi d’innombrables ONG ukrainiennes”.

La “Freeedom House” n’a pas caché sa satisfaction pendant la présidence de Youchtchenko à Kiev mais a changé radicalement d’attitude lorsque son rival de longue date, Victor Yanoukovitch, a été élu chef de l’Etat au début de l’année 2010. Yanoukovitch a opéré un nouvau rapprochement russo-ukrainien en commençant par renouveler le bail pour les ports de Crimée où mouille la flotte russe de la Mer Noire. Le bail, accordé aux navires de guerre russes, est prolongé jusqu’en 2041. Comme Yanoukovitch ne veut pas entendre parler d’une inféodation de son pays aux structures euro-atlantistes, la “Freedom House” a fait descendre la cote de l’Ukraine: de “pays libre”, elle est devenue “pays partiellement libre”. De plus, la Freedom House déclare que règnent en Ukraine “des abus de pouvoir” comme on n’en avait plus vu depuis 2004.

Dans le collimateur des “diffuseurs de démocratie” établis à Washington se trouve aussi désormais la Hongrie. La raison de placer la nation hongroise dans le collimateur de Washington réside principalement dans la politique du Premier Ministre Viktor Orbàn, qui entend ne défendre que les seuls intérêts de la Hongrie. De plus, le parti Fidesz au pouvoir dispose de suffisamment de sièges, pour la première fois dans la Hongrie post-communiste, pour permettre à Orbàn de nationaliser les caisses privées de pension et de faire renaître la tradition de la “Couronne sacrée”, fondement du “cadre constitutionnel pré-moderne” de la Hongrie.

La Hongrie appartient à cette catégorie de “pays en transition”, comme par ailleurs l’Ukraine et d’autres pays de l’ancienne zone communiste, où il s’agit de faire triompher l’influence américaine et de l’ancrer définitivement. L’obstacle majeur à ce projet est évidemment la Russie, car, premièrement, ce grand pays est dirigé de manière autoritaire par Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev, ce qui gène le travail de la Freeedom House et d’autres fondations américaines influentes; deuxièmement, la Russie exerce une influence sur ses voisins immédiats, ce qui est jugé “nuisible” à Washington. Raison pour laquelle une collaboratrice en vue de la Freedom House, Jennifer Windsor, déclare, très sérieusement, que, “de fait, la démocratie a échoué dans bon nombre de pays ayant appartenu à l’Union Soviétique et que cet échec est dû partiellement à l’exemple russe d’un autoritarisme en phase ascendante”. Voilà pourquoi cette dame réclame: “Les Etats-Unis et l’Europe doivent forcer la Russie à jouer un rôle constructif dans le soutien aux modes de comportement politiques démocratiques, tant à l’intérieur de la Fédération russe elle-même qu’à l’étranger”.

La pression qui s’exerce aujourd’hui sur Moscou ne se justifie pas, en fin de compte, par un souci de démocratie ou de droits de l’homme, qui tenaillerait les personnalités politiques et économiques américaines et euro-atlantistes, mais bien plutôt par des intérêts économiques et commerciaux sonnants et trébuchants. La Russie, en effet, comme chacun le sait, est immensément riche en matières premières, tout comme l’Iran (celui du Shah hier comme celui d’Ahmadinedjad aujourd’hui) est riche en pétrole et en gaz naturel ou comme la Chine qui ne cesse de croître sur le plan économique. Ces trois pays sont de nos jours les cibles privilégiées du soft power américain en action. Outre leurs matières premières ou leurs atouts industriels, ils ont un point commun: ils refusent de suivre les injonctions des cercles politiques américains et de Wall Street et n’adoptent pas la marche qu’on tente de leur dicter en politique comme en économie.
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:08
300 Chinese Foxconn Workers 'Threaten Mass Suicide' At XBox Plant, Reports Claim
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Huffington Post UK  

300 ouvriers-monteurs de “Xbox” dans une usine “Foxconn Technology” à Wuhan dans la province du Hubei menacent de se suicider dans le litige qui les oppose avec la direction au sujet d’un différend sur la rémunération.

Les Usines de “Foxconn” en Chine ont déjà été le théâtre de plusieurs suicides de travailleurs dans le passé dont 14 rien qu’en 2010 dans l’usine de Shenzhen, après des plaintes concernant les bas salaires et les mauvaises conditions de travail. Foxconn un sous traitant pour les entreprises comme Apple, Microsoft et Sony,…

Huffingtonpost 

 

Dormez tranquille consommateurs boboistes de ipad,iphone,consoles de jeux et autres produits "hightèques"comme vous dîtes,les travailleurs chinois ne se sont pas suicidés,vous allez pouvoir continuer à consommer!Par contre leurs salaires ont augmenté!Conséquence les produits chinois vont vous coûter plus cher......

Microsoft et sa Xbox 360 au cœur d'une polémique concernant son usine de fabrication en Chine. 300 ouvriers chinois auraient menacé de se suicider si leurs revendications n'étaient pas entendues.Information plutôt dramatique du côté de chez Microsoft, bien loin de nos préoccupations habituelles sur la PS4 qui pourrait être plus puissante que la Xbox 720 par exemple. En Chine, dans l'usine Foxconn de Wuhan (là où sont fabriquées les Xbox 360), 300 ouvriers chinois ont menacé de se suicider si leurs revendications salariales n'étaient pas prises en compte par Foxconn. Les ouvriers en question auraient indiqué qu'ils se jetteraient du toit de l'installation si l'argent que Foxconn leur devait n'était pas versé. L'histoire a commencé par le refus de Foxconn, l'un des fabricants les plus courus du monde de l'électronique, qui a notamment passé des contrats avec Apple, Dell ou encore Nintendo, d'augmenter le salaire des employés affectés à la fabrication de la Xbox 360 début janvier.

Foxconn a proposé aux ouvriers mécontents de quitter leur emploi avec quelques indemnités, ou de retourner au travail. Nombre d'entre eux ont quitté leur job, mais ceux qui sont resté, ont manifesté leur mécontentement le 3 janvier sur le toit de l'usine de Foxconn. C'est le maire de Wuhan qui a du prendre les choses en main, en négociant avec les ouvriers. Un porte-parole de Microsoft, indique à la chaine de télévision américaine CBS que "Microsoft considère très sérieusement les conditions de travail dans les usines fabricant ses produits, et nous sommes actuellement en train d'enquêter sur le problème". L'usine chinoise de Foxconn avait défrayé la chronique il y a quelques mois, puisque des ouvriers chinois en charge de la fabrication de l'iPhone d'Apple menaçaient également de se suicider. Apple avait alors placé des filets de sécurité pour éviter tout suicide. Que pensez-vous de cette nouvelle ?

xbox 360 microsoft foxconn suicide manette  

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:04

  

Ignoré des médias, avec un discours qui ne manque pas de séduction

Qui est Ron Paul, arrivé de manière inattendue en troisième position aux primaires républicaines de l’Iowa, dont Libération dit qu'il « peut continuer à jouer les trouble-fête » et que les médias français n’aiment pas, pas plus que les Américains d'ailleurs ? 

Cela ne date pas d'hier. Cela n’est pas dû au fait qu’il ait reçu, même entre deux portes, Madame Le Pen, lors de son voyage américain. Enfin pas seulement. Car Ron Paul est inclassable. Il ne rentre pas dans la boîte du politiquement correct et du médiatiquement facilement explicable.


Un politicien pour qui la liberté n'est pas un mot creux

Représentant du Texas à la Chambre des représentants de 1976 à 1985, et de nouveau depuis 1997, il a été candidat à l'élection présidentielle américaine de 1988 pour le Parti libertarien, à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2008 et pour l'élection présidentielle de 2012. 




Partisan du libertarianisme (plus précisément du paléo-libertarianisme), doctrine politique qui prône la non-agression et qui place la liberté comme principe absolu de vie, il préconise un Etat fédéral au rôle limité, de faibles impôts, des marchés libres, une politique étrangère non interventionniste ainsi qu'un retour à des politiques monétaires basées sur des métaux (or, argent) pour étalon. Il est parfois surnommé Doctor No au Congrès, parce qu’il vote contre toutes les lois qui, selon lui, violent la constitution américaine ou qui augmentent les impôts ou les revenus des membres de la Chambre des Représentants. 
Il est trop américain pour nos journalistes, qui n’y comprennent pas grand-chose.

En fait, il ne les intéresse pas car, trop éloigné de leurs tropismes. Cela est en train de changer car Ron Paul a fait un excellent score lors du caucus de l'Iowa, même si la presse audiovisuelle n'en a pas trop parlé. Mais le journal Le Monde est obligé de le constater. Il est l'autre surprise des caucus de l'Iowa. Ron Paul était euphorique en prononçant son discours, mardi 3 janvier, après l'annonce de son score de 21 %, lui qui, il y a quatre ans, recueillait ici moins de 10 % des suffrages.

De quoi parle le champion libertarien ? De l'ambiguïté des lois sécuritaires adoptées depuis le 11 Septembre. En substance : on prétend vous protéger et on vous menace du pire, proclame-t-il. « Demain, le gouvernement pourra arrêter n'importe quel Américain, l'incarcérer, le faire disparaître impunément. Et si on en revenait à une vieille idée oubliée ? Appliquer la Constitution, qui garantit nos libertés. » Ses partisans l'acclament. Il ne serait pas pote avec BHL. Ce n'est pas pour rien que Ron Paul, 76 ans, candidat pour la deuxième fois à l'investiture républicaine, se désigne comme libertarien. Partisan de cette philosophie poussant à l'extrême l'aspiration à ramener l'Etat à la portion congrue, il joue devant ses auditoires sur trois niveaux : la liberté individuelle, qui prime sur toute autre valeur et, plus que tout, sur les droits collectifs ; la peur de voir ses droits bafoués par un Etat-Moloch, toujours plus puissant et insidieux ; un isolationnisme qu'il juge plus conforme à la Constitution, moins onéreux en vies et en argent et plus avantageux pour les peuples impunément soumis par l'Amérique à travers l'histoire. C’est l'héritier naturel d’un héros américain, dont le discours politique a été largement occulté par l'histoire pour des raisons politiques, Charles Lindbergh.

Le phénomène libertarien

Il y a bien un phénomène libertarien, constate, de son côté, le journal suisse Le Temps, une sorte de Monde helvétique.  « Il est ainsi le seul à, ouvertement, manifester son opposition à une attaque américaine contre l’Iran pour empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Favorable à un retrait des troupes américaines d’Afghanistan, mais aussi d’Allemagne, de Corée du Sud et du Japon, il plaide pour que les Etats-Unis se retirent de l’ONU et de l’OTAN, abolissent la CIA et suppriment toute aide à l’étranger. » Directeur du Paul Simon Public Policy Institute et commentateur avisé de la politique américaine, David Yepsen ne s’étonne pas de cette posture: « Cette tendance isolationniste existe depuis des générations aux Etats-Unis. Pour Ron Paul, il est temps d’utiliser les forces du pays pour résoudre les problèmes internes qui minent l’Amérique. »



Le contraire de Sarkozy et DSK

Pour les apparatchiks du système républicain, Ron Paul est l’homme à abattre. Les techniques pour abattre Ron Paul sont multiples. S’il reste encore quelques adeptes du refus de communiquer, jusqu’à son nom, il y a, surtout, des gens payés à remuer les ordures de Paul et son passé, pour trouver quelques bricoles.

Il n’y a que deux choses qui reviennent régulièrement. Il y a tout d’abord l'affaire des newsletters racistes, envoyées lorsqu’il était au parti libertarien (des années 1980 jusqu’au début des années 1990), qui avait déjà ressurgi lors de sa campagne en 2008. Il a expliqué, à maintes reprises, que celles-ci n’étaient pas son œuvre et n’avaient jamais été relues par lui. Des Afro-américains ont même témoigné de leur soutien sur You tube. 

Il y a aussi le fait que peu de ses propositions de lois soient passées au court de sa longue carrière. Quand on voit les lois qu’il tentait de faire passer (suppression de l’IRS, légalisation du cannabis, abolition de la Réserve Fédérale…), un tel entêtement, dans l’absence de demi-mesure, est davantage un excellent signe pour son électorat qu’une casserole. Rajoutons qu’il tient le même discours depuis plus de 20 ans et qu’il remet, chaque année, une part de son salaire au Trésor fédéral parce qu’il estime être trop bien payé.

Vous avez le candidat parfait pour certains. Droit, honnête et sans la moindre erreur de jeunesse. Trop parfait, sans doute. On comprend qu’il fasse peur. Et pas qu’aux Américains… C’est en fait l’anti-DSK, ancien chou-chou des médias franco-américains. Finalement, le bougon Ron en deviendrait terriblement sympathique.

Jean Bonnevey
Metamag.fr
11/01/2012

Correspondance Polémia – 12/01/2012

Image : Ron Paul

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:11

Les apprentis bouffons de la politique

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

(12 janvier 2012)

 

L’actuelle campagne pour la prochaine élection présidentielle semble chaque jour en passe de franchir un nouveau palier vers la politique spectacle… Que ce soient les candidats ou leurs représentants, de quelques bords qu’ils soient, tous participent, de façon de moins en moins obligée et de plus en plus obsessionnelle, à un véritable numéro de cirque… pour le plus grand bonheur des animateurs des plateaux de télévisions ou de radios qui les font ainsi tous passer sous les fourches caudines de la dérision la plus humiliante.

Les émissions purement politiques ont quasiment disparues, mais les professionnels de la politique, eux, sont partout… Et quand ils n’y sont pas, ou pas suffisamment à leur gré, toute leur énergie semble déployer à se faire inviter dans les émissions dont les taux d’audimats sont les seuls barèmes déontologiques.

Citons quelques émissions « phares » pour exemples emblématiques, soit le rendez-vous dominical de Michel Drucker « Champs-Élysées » ou chaque soir celui de Laurent Ruquier (« On n’est pas couché ») sur France 2 ou de Yann Barthès (« Le Petit Journal ») sur Canal Plus auxquelles on pourrait encore ajouter ceux de Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, Cauet, Arthur ou Patrick Sébastien…

Le point commun de ces émissions est de mélanger sans cesse peoples, sportifs, saltimbanques et personnalités politiques – rarement (euphémisme !) scientifiques, artisans, commerçants, dirigeants de TPE ou de PME, etc. – et de les soumettre à un feu croisé de questions diverses et variées qui ne manquent jamais, invariablement, de déraper très en-dessous de la ceinture, sorte de passage désormais obligé de tout divertissement contemporain qui se respecte.

Ces émissions sont toutes calibrées de la même manière : sur fond des événements de l’actualité quotidienne ou hebdomadaire, l’animateur interroge les sportifs ou les saltimbanques sur la marche du Monde, soit quelles seraient leurs solutions, forcément miraculeuses, pour faire reculer la misère ou stopper le trou dans la couche d’ozone ou leur demandent-ils encore de dicter leurs politiques aux grands de ce monde… tandis qu’il assèneront aux personnalités moults quolibets sur leurs discours et leurs actions et les interrogeront, eux, sur « ce qui les fait marrer », s’ils passent leur week-end à lutiner leur conjoint(e), quel sport ils pratiquent et, in fine, les obligeront à pousser la chansonnette ou à participer à quelques numéros de clowns – épreuves physiques ou examen oral de niveau cours de récréation – sensés montrer qu’ils sont « vachement cools »… Soit, plus prosaïquement, à montrer jusqu’où ils sont prêts à se ridiculiser : généralement jusqu’où il leur est demandé… voire même jusqu’où on ne leur demande pas, ce qui ne manquent jamais de déclencher des salves de rires gras et programmés.

Ainsi va la vie politique française actuelle…

Mais, et c’est là le plus extravagant, la quasi-totalité des politiques remercient toujours d’avoir été invités et assurent être prêts – et désireux– à revenir dès qu’on le leur demandera. On sent même que s’ils pouvaient devenir permanent de ces émissions, ils auraient l’impression de décrocher quelque Jack-pot miraculeux.

Succès assuré, mission remplie, il ne leur reste ensuite qu’à attendre avec gourmandise leur gain en popularité dans l’inévitable sondage publié le lendemain dès potron-minet.

La soumission aux maîtres tous puissants des médias de la part des dirigeants politiques ou de ceux qui aspirent à le devenir est assez effarante. Et effrayante !

À tel point qu’on est tout surpris lorsque dans une de ces émissions – celle de Laurent Ruquier(1) – deux saltimbanques viennent divertir l’assistance avec un sketch où la politique est totalement absente. Pas même une allusion. On n’y parle que d’amour entre une fève et une galette(2). C’est le mois pour ça, évidemment. Mais ça fait tout drôle, cette brusque et insolite bouffée d’humour pur, faits de simples jeux de mots et d’acrobaties verbales toutes empreintes de sensibilité de sentiments et de légèreté de situations. On finissait par penser que ce n’était plus possible.

Reconnaissons-le carrément : Garnier et Sentou, les deux interprètes du sketch « De la galette des Rois pour le dessert » sont doués et très professionnels. Bien davantage que les désormais apprentis bouffons de la politique.

 

Notes

(1) « On n’demande qu’à en rire », 4 janvier 2012.

(2) Sur Youtube : Garnier-et-Sentou--De-la-galette-des-Rois-pour-le-dessert.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:07

Par Michèle Tribalat, démographe.

 

Michèle Tribalat, démographe

Polémique en Grande-Bretagne suite à la publication ce mardi d’un rapport officiel établissant un lien entre immigration et destructions d’emplois occupés par des Britanniques. Alors que la presse anglaise s’en est emparée à grand bruit, côté français, les rapports qui ne cadrent pas avec le « discours officiel » ont une triste tendance à finir au placard. Retour sur deux études et sur leur usage dans le dialogue politique.

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La presse française cherche plus à éduquer ses lecteurs qu’à les informer.
Par Michèle Tribalat

La question de l’immigration est au moins aussi disputée au Royaume-Uni qu’en France. (…) Les Britanniques sont les Européens les plus « remontés » contre l’immigration. En 2011, 68 % des Britanniques considéraient l’immigration comme un problème plutôt que comme une opportunité (46 % en France).(…)

En matière de salaire, le  Migration Advisory Committee (Mac) suit Dustmann, Frattini, Preston (The Effect of Immigration on Occupational Wages : Evidence from Britain, 2008) : il n’y a pas d’impact sur le salaire moyen reflétant la compensation entre un effet positif sur les salaires les plus élevés et un effet négatif sur les bas salaires. En matière d’emploi, le Mac a mené sa propre analyse qui le conduit à penser que l’immigration serait liée négativement à l’emploi des natifs, mais seulement en période de renversement de conjoncture : entre 1995 et 2010, l’ajout de 100 migrants non-EEE sur le marché du travail serait associé à une perte d’emploi pour 23 natifs. (…)

De ce fait, les emplois perdus par les Britanniques suite à l’ajout des 2,1 millions de nouveaux migrants non-EEE sont ainsi évalués à 160 000, soit un rapport de 1 à 13. (…)

Si la presse britannique fait son travail on ne peut pas en dire autant en France.

Si la presse britannique fait son travail en rendant compte des analyses du Mac, on ne peut pas en dire autant en France où la presse n’a pas vu sortir un rapport du CAE sur le même sujet en 2009, bien qu’il ait été officiellement présenté à Éric Besson au mois de juin 2009 et présente des garanties de sérieux équivalentes à celles du Mac.

Comme le rapport britannique, le rapport du CAE concluait qu’une immigration peu qualifiée a pour effet de réduire le salaire des non-qualifiés et d’accroître celui des qualifiés (en l’absence de mobilité des qualifiés) tout en soulignant la complexité des effets de l’immigration sur une économie d’accueil. Selon ce rapport, l’immigration est source d’effets redistributifs : certaines catégories de natifs vont être « gagnantes » tandis que d’autres sont « perdantes » et en présence de rigidités salariales (dues à un salaire minimum par exemple), un afflux d’immigrés (peu qualifiés) peut engendrer une hausse du chômage. « Dans un cas pareil, il est possible que l’immigration ne soit plus source de gains nets pour l’ensemble des natifs et elle peut même conduire à une perte nette dans la mesure où le chômage est indemnisé ».

« C’est l’attitude de la presse française qui laisse à désirer »

Les deux rapports sont en ligne et accessibles à la presse, mais ils n’ont pas déclenché la même curiosité. Au Royaume-Uni, on en débat dans la presse dès la sortie du rapport. En France où il ne se passe guère un jour sans que l’on parle d’immigration, la presse a raté sa sortie. Le CAE avait pourtant tiré un document de quatre pages de ce rapport, ce qui facilitait la tâche des curieux. Il s’agit d’un ratage collectif puisqu’il n’y a eu aucun écho. Les politiques français n’en ont rien fait, les journalistes non plus. Ce n’est pas la seule fois que des ministres commandent des rapports pour les mettre au placard. (…) C’est l’attitude de la presse française qui laisse à désirer. Différentes interprétations sont possibles : manque de curiosité, problème d’organisation, curiosité sélective en fonction des résultats des études ou les trois à la fois.

Plus récemment, la presse française n’a pas raté l’étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) qui évaluait à +12 milliards l’impact instantané de l’immigration sur les dépenses publiques. Cette information a été reprise en boucle et va figurer en bonne place dans les argumentaires de campagne. Pourtant, ce résultat tient, comme le soulignent d’ailleurs les auteurs, à la pyramide des âges des immigrés qui, je le précise, ne comprend pas, et c’est normal, leurs enfants nés en France (qui ne sont pas des immigrés), comptés parmi les natifs et à charge de ces derniers dans les comptes. (…)

La presse française cherche plus à éduquer ses lecteurs qu’à les informer. Il me semble que ce défaut est plus marqué en France qu’au Royaume-Uni. Pourtant, comme l’a écrit Jean-François Revel dans La connaissance inutile, « dès lors que les journalistes (…) estiment (…) avoir le droit de présenter l’actualité de manière à orienter l’opinion dans un sens qu’ils jugent salutaire, la démocratie est amputée d’une de ses conditions. Elle l’est aussi pernicieusement que par une justice corrompue ou par la fraude électorale ».

Source : Agoravox

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