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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:28
Hervé Morin,un homme qui se présente à l'election présidentielle et qui dit de telle énormité!Mais comment peut-on vouloir exercer des responsabilités et être aussi c...(je suis désolé,mais il n'y a pas d'autre mot) .

... les Américains débarquer en Normandie le 6 juin 1944, soit 17 ans avant sa naissance. Ne riez pas, c'est lui qui le dit : 

 
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:21

L'EUROPE : UNE DICTATURE ?

michel de poncins

Chronique Politique par Michel de PONCINS

europe des nationsLa CEE ressemble fort à une dictature à 27 têtes, ce qui est le contraire d'une démocratie. Quel que soit le jugement de valeur diversifié que l'on porte sur la démocrL'EUROPE : UNE DICTATURE ? par Michel de PONCINSatie en général, les eurocrates en se prétendant démocrates ne sont pas dans la vérité. Les 27 commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle aucun. Le parlement est, d'ailleurs, lui-même élu d'une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées ; leur sens étant laissé au « jugement » du président de séance. Les gouvernements exercent, théoriquement, une surveillance par l'intermédiaire de fonctionnaires non élus mais ce n'est qu'une gentille parodie de contrôle.

Plusieurs pays, par référendum, avaient rejeté l'idée d'une constitution européenne. Cela n'a pas gêné le moins du monde la dictature européenne. Par de vrais coups d'État, cette volonté affirmée de peuples fut contournée pour aboutir au traité de Lisbonne. L'arme financière fût parfois utilisée pour ramener à la raison les peuples récalcitrants. Dans le rêve délirant de « plus  d'Europe », le couple franco-allemand évoque une nouvelle révision des traités ; cette révision pourrait prévoir le droit pour la commission d'approuver les budgets nationaux : personne ne peut imaginer le niveau de désordre d'une telle mesure si elle voyait le jour.

 

LA RICHESSE DES DICTATEURS

Un des caractères habituels des pouvoirs totalitaires est la richesse des dictateurs. Dans ce domaine les commissaires et tous leurs compagnons de route se surpassent. La richesse s'étend jusqu'aux employés subalternes. La richesse des commissaires eux-mêmes est impossible à mesurer ; elle dépasse largement leurs émoluments par une foule d'avantages annexes. Un commissaire quittant ses fonctions touche son salaire pendant trois ans pour avoir le temps de se reclasser ! Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des eurocrates est un des moteurs de l'accroissement de la dictature européenne ; c'est un principe absolu que plus les unités publiques s'agrandissent, plus la richesse des acteurs s'accroît et moins il existe de contrôle !

Comme toute dictature, l'hydre à 27 têtes n'est pas seule. Une grande foule d'organismes gravitent autour d'elle ; leur recensement est impossible à faire.

Intéressons nous au sommet et à ses trois présidents : Herman Van Rompuy président de l'ensemble, un président tournant tous les six mois pour représenter les États, et Barroso, le président inoxydable de la commission. Indépendamment des problèmes plutôt réjouissants de protocole, chacun de ces personnages a ses frais et ses bureaux ; il s'occupe de marquer son territoire en se livrant à des actions diversement ruineuses. Il faut ajouter une multitude de fonctionnaires dans les pays membres. La plupart ont des ministres consacrés à l'Europe avec tout le train correspondant. Il existe à Bruxelles trois mille cabinets de lobbying ce qui avec le personnel fait une population de peut-être 15 000 personnes attachées à cette forme polie de la corruption qu'est le lobbying.

 

LA RUINE ET SES EXPLICATIONS

La ruine est une conséquence inévitable de cette situation délétère. Celle-ci se traduit par la panne de croissance. La dégradation ou le début de la dégradation de certaines notes des agences en est un autre signe ainsi que la fragilité des dettes souveraines. Le chômage atteint des taux inadmissibles. La Chine, pourtant pays communiste, est appelée au secours.

Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s'occupe de tous les détails de la vie d'un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu'au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d'industries et de consommations.

La Cour de justice aggrave l'effet du déluge : de son fait personne n'est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s'ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.

L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l'argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites… A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les eurocrates il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.

 

DES POLITIQUES MEURTRIERES

Enfin les politiques imposées par les États membres sont à la source de la ruine des populations. Les politiques de relance à base d'actions publiques ont montré leur nocivité. Nous connaissons la tentative inutile du sauvetage de la Grèce ; les tonnes d'argent déversées sur ce pays sans arriver à le sauver l'ont été par pure idéologie européiste ; la monnaie unique était une mauvaise idée que nous avons dénoncée en son temps ; les gouvernements ont voulu la préserver en s'imaginant à tort qu'elle était nécessaire à l'Europe.

Ne pas oublier la distribution sans contrôle de subventions dans le monde entier et ceci par des fonds spécialement créés à cet effet. Notons aussi, au titre des politiques suivies promptement par les eurocrates, toutes les mauvaises causes des idéologies ambiantes : réchauffement climatique, immigration sauvage, parité homme-femme, culture de mort avec la destruction des familles, biodiversité, etc. Chacune de ces idéologies mensongères est porteuse de ruine.

Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne c'est-à-dire d'accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les européistes prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c'est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l'accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.

L'euro va-t-il éclater et l'Europe aussi ? L'avenir nous le dira.

         Michel de Poncins

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micheldeponcins@orange.fr

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:45
Au début de l'année 2012, conformément à un accord avec les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), le social-démocrate allemand Martin Schulz, ancien président du groupe socialiste, a été désigné Président du parlement européen de Strasbourg, le 17 janvier 2012.
 
Nigel Farage : "Je rêvais ce matin. Je pensais, quel genre de président Schulz allons-nous avoir ? Allons-nous avoir un Président digne, calme; un personnage qui se comporte comme le président de tous les grands parlements dans le monde, quelqu'un qui se met au-dessus de la politique, et va à l'essentiel, quelqu'un qui est un ambassadeur; en effet, un homme d'Etat. Ou allons-nous avoir le Martin Schulz que nous avons appris à connaître depuis 2004, en tant que leader du groupe socialiste. Vous connaissez celui dont je parle - hargneux, colérique, incapable de contrôler son humeur, intolérant envers quiconque ayant un point de vue différent. Quelqu'un qui méprise les référendums libres où les gens ont le courage de voter "non". Quelqu'un qui est anti-britannique, jusqu'au bout des ongles, et qui n'aime pas les marchés libres. Je me demandais lequel nous allons avoir. Eh bien votre discours d'ouverture a répondu à cette question pour moi. Il est assez cmair que nous allons avoir deux ans et demi de fanatisme politique depuis votre chaise. Et je dois dire que seulement un pays du Tiers-Monde, seule une république bananière, voudrait avoir un président d'un parlement ouvertement politisé; mais c'est ce que nous avons."
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:38

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:56

lu sur metamag:

"Il n’y a plus de fioul à Alep… Les vendeurs ne peuvent que crier leur détresse aux observateurs délégués par la Ligue Arabe : « Nous sommes des travailleurs démunis, les bandes armées coupent les routes, volent le fioul, dérobent ou détruisent nos véhicules… quand ils ne nous tuent pas!». Telles sont les vraies raisons de la pénurie qui empêche actuellement les pauvres gens de gagner leur vie.
Les bandes armées sévissent là où elles peuvent… Les observateurs écoutent les témoignages des blessés, entendent les pleurs des enfants réclamant leurs pères kidnappés, constatent les blessures portées post mortem, notent les identités, les récits, les lieux, les horaires.


Nadia Khost

Pendant ce temps, les télévisions syriennes filment à distance et restituent des images d’horreurs, de massacres, que les Syriens ne pouvaient imaginer se produire sur leur sol. Des images qu’ils n’ont jamais connues au cours de leur histoire contemporaine : cadavres mutilés, membres coupés, cœurs arrachés, corps brûlés et manifestement torturés.

Ainsi, le 8 janvier, nous avons tous partagé le malheur et la tristesse d’un groupe d’habitants de la ville de Homs à peine éclairés par les bougies encore allumées et qui, en pleine veillée funèbre en hommage à leurs victimes, se sont vus attaqués par des bandes armées faisant sur leur passage de nouvelles victimes… des morts et des blessés. Toujours à Homs, le 10 janvier nous avons déploré un ingénieur assassiné, son collègue blessé, un enseignant kidnappé. Finalement, ces bandes assassines en sont arrivées à interdire la fréquentation des établissements scolaires dont environ un millier de bâtiments sont désormais en ruines !

Un chaos provoqué

Par conséquent, le problème actuel en Syrie n’a rien à voir avec ce qu’affirment les médias occidentaux : à savoir, un conflit entre une opposition politique qui demande des réformes et un gouvernement qui les refuse. Le problème en Syrie est celui de bandes armées et de groupes de criminels qui sèment le chaos en s’attaquant à une société habituée depuis des décennies à vivre en sécurité. Lorsqu’une infirmière déclare aux observateurs envoyés par la Ligue arabe : « Alors qu’avant nous rentrions chez nous à une heure du matin en toute confiance, à présent nous n’osons plus sortir à la tombée de la nuit », elle résume une réalité inédite en Syrie.

En effet, l’un des buts de l’assassinat de soldats et de policiers est justement la généralisation du chaos. Ce même chaos que Georges Bush a installé en Irak avec comme conséquence prévisible, le démantèlement de l’État et la domination de gangs violents. Dans sa guerre contre la Syrie, l’Occident a adopté ce même projet. La preuve en est que lorsque le gouvernement syrien a annoncé une amnistie générale pour tous ceux qui déposeraient leurs armes, Madame Clinton a interpellé les rebelles en ces termes : « ne rendez pas vos armes ! ».

Toute personne qui voudrait honnêtement s’enquérir de la vérité ne pourrait nier que des tueurs, et d’ignobles criminels, sont utilisés pour répandre la terreur dans le but d’exécuter un projet politique visant l’autorité de l’État, la partition de la Syrie et par là, l’anéantissement de l’un des bastions de la résistance au projet sioniste. En cas de doute, souvenons-nous toujours du projet de l’Organisation Sioniste mondiale : «La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes… est l’une des priorités d’Israël… le premier pas vers ce but passe par la dissolution de leurs armées ».

Ce but a été atteint en Irak où l’une des premières décisions de Paul Bremer [administrateur civil de l’Irak-2003- Ndt] a consisté à dissoudre l’armée irakienne. C’est aussi ce qui a été prévu pour la Syrie où l’armée est la cible des attaques des bandes armées. Plus de mille soldats et officiers syriens ont été tués ; et pendant que des médias occidentaux et arabes appellent nos soldats à la désertion des officiers ont déclaré dans nos journaux et sont venus nous dire à la télévision syrienne qu’ils avaient été kidnappés, filmés et torturés de manière à fournir les faux témoignages de désertion diffusés par Al-Jazira.

L'information est manipulée
: le peuple syrien est agressé

Les méthodes les plus viles sont utilisées pour faire plier le peuple syrien. Ainsi, dans la banlieue de Damas, les bandes armées ont imposé la fermeture des boutiques dans les quartiers de Harasta et de Darayya, sous prétexte de faire respecter ce qu’ils ont présenté comme une consigne de « grève générale », tout en avertissant que celui qui n’obéirait pas serait tué, ou verrait ses enfants kidnappés et tués ! A Deraa, un homme qui a osé refuser a été tué et sa femme a été blessée. A Homs, un commerçant m’a confié qu’après des dizaines d’ordres reçus par téléphone, il a été obligé de fermer boutique.


Manifestation en faveur de Bachir El Assad

Après ce genre de mises en scène, les « spécialistes en communication », en collusion avec ces bandes armées, filment les commerces fermés, envoient leurs images à la chaîne qatari Al-Jazira qui s’empresse d’annoncer que le peuple syrien a répondu à l’appel à la grève générale, ou encore que les villes ont été vidées de leurs habitants par crainte du régime ! Une autre fois, trois jeunes frères ont été tués dans le seul but de discréditer le service de sécurité syrien et l’armée.

Les Syriens sont douloureusement consternés quand ils entendent ces criminels raconter leurs crimes comme on raconterait une histoire banale et reconnaître, sans états d’âme, avoir touché de l’argent pour abattre un manifestant. Tout cela pour offrir aux médias occidentaux la confirmation de leur version falsifiée disant que les services de sécurité tuent des manifestants pacifiques ! Cette cruauté et cette sauvagerie est contraire à toutes les traditions syriennes d’amour, de solidarité, de pardon, et de tolérance de ses concitoyens.

Pour le peuple syrien, ce n’est donc plus une question d’opposition politique, mais une question d’existence ! C’est ce qui explique l’ampleur des manifestations spontanées à Damas au soir de la décision de la Ligue Arabe de suspendre la Syrie en tant qu’État membre. C’est ce qui explique également les manifestations spontanées dans toute la Syrie suite à la grande explosion de Kafarsouseh [1] .

Tenant compte de ces réalités, celui qui comprend l’Histoire ne peut pas ne pas comprendre que c’est le peuple syrien qui est en train de sauver son pays. Sa voix est désormais plus forte que celle des politiciens. Les femmes qu’elles soient voilées ou non, les jeunes, les vieux, les enfants… tous expriment avec passion leur refus de l’ingérence sous toutes ses formes, condamnent le rôle du Qatar, critiquent la Ligue Arabe, sans épargner Sarkozy, Clinton et Obama.

Aujourd’hui, il est indéniable qu’il y a un peuple syrien dont la conscience politique est aiguisée. Un peuple qui sait qu’il affronte des forces expansionnistes américano-sionistes qui organisent contre lui une guerre diplomatique, militaire, économique et médiatique. Une guerre dirigée par la France et à laquelle participent la Turquie et les pays du Golfe menés par le Qatar. Une guerre dont l’outil militaire est l’organisation d’Al-Qaïda et l’outil politique, quelques opposants syriens de l’extérieur !

Refus de la menace de partition

Et ce peuple conteste la politique économique, la corruption, et les responsables de pays dont il a été un protectorat. Ce peuple a développé un sens aigu du danger et a parfaitement compris que l’Occident n’intervient certainement pas pour l’avènement de la démocratie et l’avancement des réformes, mais plutôt pour briser la volonté syrienne opposée aux projets occidentaux et sionistes.

Ce peuple magnifique se dresse, tel une épée, dans une bataille décisive. Il ne cesse de réinventer ses messages en réponse au projet de partition américano-européo-sioniste qui voudrait mettre à profit sa mosaïque ethnique et religieuse, pour arriver à le diviser. Division qu’il refuse ! Ainsi, les kurdes et arabes, réunis en congrès national, ont rejeté à l’unisson toute intervention étrangère. Les musulmans et les chrétiens ont prié, main dans la main dans les mêmes églises; des délégations de femmes musulmanes se sont déplacées pour rendre visite au Patriarche maronite du Liban et se porter garantes de la protection des chrétiens d’Orient.

Nous n’ignorons pas que toutes sortes de pressions continueront à s’abattre sur nous pour briser notre volonté, notre dignité, et notre fierté de Syriens. Les sanctions économiques et les bandes armées font partie de ces pressions. Bandes armées qui, pour rendre la vie encore plus pénible à notre peuple, coupent la route aux camions de fioul ; font exploser les pipelines et les conduites de gaz qui alimentent les centrales électriques ; brûlent les établissements publics, les mairies et les postes de police, attaquent les transports de ravitaillement chargés de sucre et de riz à destination des différentes régions du pays, font sauter les chemins de fer…

Du coup, l’électricité est rationnée et ce sont donc les pauvres et la classe moyenne qui souffrent le plus de l’inflation qui en résulte. Pour autant, cette souffrance ne rapproche pas les Syriens patriotes de ces opposants qui soutiennent le projet occidental expansionniste et appellent à des sanctions contre la Syrie. Au contraire, leur souffrance renforce leur sentence : « Un tel comportement est celui d’un traître responsable du sang versé et de l’atteinte à la sécurité de la patrie ! ».

Est-il difficile de comprendre que les meurtres, les assassinats de professeurs d’universités et d’ingénieurs, les rapts d’enfants, les viols, visent aussi à briser la vie économique, sociale et culturelle ?

De fait, les crimes des milices armées ont paralysé l’activité culturelle dont tous les centres se sont vidés, même ceux des villages les plus reculés. Les galeries d’art et les musées sont désertés, bien qu’en Syrie le tarif des billets d’entrée aux théâtres et concerts reste symbolique.

Dans ces conditions, comment imaginer que des Syriens puissent s’autoriser de telles activités alors que des cérémonies funèbres pleurent les nombreuses victimes tombées dans plus d’une région, et que même les églises se sont interdites les célébrations coutumières de Noël et du Nouvel An ? Comment s’intéresser à la culture alors que des bandes armées infligent au pays d’importantes pertes économiques en brûlant ses instituts, en faisant exploser ses oléoducs et gazoducs, en paralysant son réseau commercial et social par les barrages de l’horreur sur la route internationale entre Damas et Alep ? Alep, où un habitant, qui a vu son usine incendiée deux fois de suite, est mort de chagrin !

C’est ainsi que l’on brise la vie des citoyens. C’est ainsi que chacun, chez soi, ne parle plus que des événements tandis que les sujets d’ordre culturel deviennent inopportuns !

L'armée nous protège

C’est pour toutes ces raisons que les habitants demandent la protection de l’armée. Mais la Ligue Arabe persiste à exiger son retrait des villes, alors qu’il est évident que les forces de sécurité intérieure ne disposent pas des moyens susceptibles de lutter contre les opérations terroristes. L’État syrien n’avait aucune raison de les armer à outrance puisqu’il est clair que l’ennemi vient d’Israël et non pas du peuple syrien.

Il était impératif que l’armée intervienne. D’ailleurs, une fois qu’elle a dû se retirer, les bandes armées s’en sont données à cœur joie. La maman du petit Sari Saoud, tombé sous leurs balles à Hom,s n’a rien dit d’autre en hurlant sa douleur : « Si l’armée avait été présente, mon fils ne serait pas mort ! ». C’est donc parce que l’armée s’est retirée que ces gangs peuvent passer d’une banlieue de Damas à une autre (de Moadamieh à Doumar, Qudsaya), appuyant furieusement sur leurs gâchettes, crachant balles et roquettes pour obliger les habitants à se calfeutrer chez eux avant même la tombée de la nuit.

Il faut que le monde sache que ce sont ces criminels que la «communauté internationale » protège et que les médias clientélistes occidentaux et arabes, tels qu’Al-Jazira et Al-Arabia, ont choisi de défendre !

Ces bandes armées ne sont pas tombées du ciel ! C’est le néo-libéralisme et l’économie de marché adoptée ces dix dernières années qui les ont marginalisées. Tout un système parrainé par des corrompus qui ont pillé le secteur public, couvert la contrebande d’armes vers la Syrie, exacerbé les ressentiments d’injustice sociale et économique d’une classe pauvre ; elle-même négligée par une classe politique qui n’a pas pris les décisions nécessaires pour redresser la situation en misant sur l’éducation et la culture.

Ce faisant, elle a abandonné certains des ces marginaux aux contrebandiers et aux prêcheurs des mosquées wahhabites qui les ont intégrés dans leurs groupes armés. C’est donc sur cette frange de la population embrigadée par de notoires obscurantistes que se fondent les espoirs de ceux qui appellent à une intervention étrangère !

Bien avant ces événements sanglants et ce qu’il a été convenu de désigner par « le printemps arabe », les ouvriers, paysans, écrivains… ont discuté de la situation politique et économique au sein de leurs congrès respectifs et ont réclamé les réformes nécessaires. À cette époque, nous n’avons pas entendu les voix de ceux qui exigent aujourd’hui la chute du régime !

Nous disons donc que c’est nous, Syriens de l’intérieur, qui avons demandé à changer notre réalité et que c’est plutôt l’Occident colonialiste, dont le but est de vaincre notre résistance, qui ne veut pas de nos réformes ! De ce fait, nous nous devons de défendre notre patrie avant tout le reste ; le peuple syrien refusant nettement et clairement la tutelle étrangère qu’elle soit arabe ou occidentale.

Message à l'Occident colonialiste

Sarkozy et Clinton peuvent répéter à l’envi : « Al-Assad doit démissionner! »; le peuple syrien leur répond : « C’est à nous de choisir notre président, pas à vous ! »

Telle est la transition qualitative majeure vécue par le peuple syrien qui, après avoir livré son sort aux partis politiques avant les événements, envahit toutes les places publiques, retrouve sa voix et sa langue, exprime sa volonté et, en bref, s’adresse à l’Occident colonialiste en lui disant : « Dégage ! ».

Ce peuple syrien, qui manifeste, ne le fait ni sur ordre de ses autorités, ni sur ordre d’un quelconque parti politique. Il s’implique dans cette vie politique en des moments décisifs pour son pays, et contre la partition il brandit sa cohésion. Une cohésion soutenue passionnément par les femmes. En effet, qu’elles aient une activité professionnelle ou non, elles sont désormais nombreuses à s’avancer devant les caméras de télévision pour exprimer leurs opinions sur la situation.

Contre vents et marées, les Syriens condamnent le communautarisme sectaire à la base du projet qui vise à vider le pays de ses chrétiens. Les chrétiens, parfaitement conscients du danger, sont montés en première ligne pour prendre la défense de notre pays. Nous n’avons jamais su distinguer un chrétien d’un musulman et il nous est difficile de classer nos amis sur des bases religieuses ou ethniques, car la Syrie est une terre d’histoire et l’héritière de civilisations anciennes, dont elle a thésaurisé les croyances et les confessions.

Ceci explique la réponse civilisée de son peuple au démantèlement ourdi par le projet de partition colonialiste. Les religieux musulmans et chrétiens se réunissent dans les églises et les salons pour prier ensemble. Le dignitaire musulman commence par la lecture d’un texte de l’Évangile que le prêtre chrétien termine par la lecture d’un verset du Coran. Leur dernière union dans la prière s’est déroulée le 9 janvier 2012 dans les salons de l’hôtel Dedeman ,en présence de journalistes occidentaux ; alors qu’au même moment était célébrée une messe en hommage aux âmes des martyrs, en l’église de la Croix de Damas et en présence du Mufti de la République et des évêques des églises. Ceux qui projettent de vider la région de ses chrétiens n’ont pas pu ne pas recevoir ce message éloquent!

La Syrie qui célèbre les fêtes musulmanes et chrétiennes, la Syrie qui a envoyé son armée pour protéger les chrétiens du Liban lors de la guerre civile puis a sacrifié dix mille de ses soldats pour le protéger de l’invasion israélienne, la Syrie qui a accueilli un demi-million d’Irakiens suite à l’invasion de l’Irak est aujourd’hui confrontée à une coalition armée et fait face à une Europe en perte de valeurs où des personnalités de la stature de Charles de Gaulle n’existent plus.

Elle endure une guerre à la fois médiatique, diplomatique et économique, prise entre la contrebande d’armes sophistiquées et des criminels infiltrés à partir de la Turquie et du Liban. Mais l’Histoire a enseigné à son peuple la patience devant l’adversité. Il reste convaincu qu’il remportera la victoire face à la coalition et au projet occidental et sioniste.

D’où notre conviction que, dans ce contexte particulier, prendre à cœur la défense du peuple syrien revient aussi à défendre la dignité, ce qu’il y a de noble en l’humanité. Et l’intelligence de chacun d’entre nous impunément bafouée par les médias internationaux. Il est du devoir des hommes libres et des sages de ce monde de soutenir ce peuple en dénonçant les crimes couverts par les politiques et les médias de l’Occident colonialiste.

Nadia Khost par Mouna Alno-Nakhal pour http://www.silviacattori.net/article2705.html

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 16:18

LU sur agoravox:

Ce reportage, diffusé par la chaîne de télévision australienne SBS One, est exceptionnel. Réalisé par un journaliste norvégien, Paul Refsdal, il montre le quotidien d’un groupe d’un commandant taleb appelé Dawran, actif dans l’est de l’Afghanistan.

Ce document est riche d’enseignements. L’on peut remarquer, entre autres, que les taliban coordonnent leurs attaques par radio, que des gamins sont présents sur les lieux à parir desquels ils tendent leurs embuscades et qu’ils craignent par dessus-tout les AC-130 Gunship, ces avions de transport Hercules transformé en appareil d’appui au sol à la puissance de feu dévastatrice.

 

Cela étant dit, sachant que l’on peut supposer qu’il savait à qui il avait à faire, il n’est pas exclu que le commandant taleb ait fait de la propagande, notamment quand il affirme avoir a épargné la vie d’un « traître » qu’il s’apprêtait à tuer.

 

Et comme l’a souligné le blog Danger Room, à l’origine de la diffusion de cette vidéo, le journaliste norvégien a pu parfois dépeindre les taliban sous un aspect sympathique ou avec condescendance, compte tenu du fait qu’il a partagé avec eux une certaine promiscuité.

 

Enfin, le reportage montre les conditions de vie des taliban. Comme on peut s’y attendre, la religion rythme leur journée (prières, chants religieux, etc…). L’on peut également constater que, si l’on ne voit pas de femmes, les enfants du chef taleb vivent avec lui. Cela aura une conséquence d’ailleurs car ils seront tués lors d’un raid mené par la Coalition sans qu’il soit pour autant atteint.

 

Une dernière observation au sujet de ce raid : le fait qu’il ait eu lieu montre que les forces de l’Otan disposent de sources et de moyens de renseignements fiables puisqu’elles ont été en mesure de localiser où logeait le chef taleb.

 

Addendum : La vidéo initiale a été désactivée par Youtube. Une autre, plus courte, mais qui montre l’essentiel, vous est désormais proposée

 

source : http://www.opex360.com/2010/08/27

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 06:10

La cyberguerre mondiale a commencé:Il faut contrôler l'Internet!

 

Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de “Free MegaUpload” (“libérez MegaUpload”), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque “victoire” contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 16:28

LU SUR AGORAVOX:                                             

L’auteur remonte le fil de l’enquête développée par le journaliste Eric Schlosser dans son essai « Fast Food Nation ». Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés en passant par des abattoirs à la salubrité parfois douteuse, son film illustre les dessous d’une industrie agroalimentaire qui sacrifie les notions de qualité et de santé pour des considérations de rendement et de profit.

http://www.foodincmovie.com/

Le film donne la parole à des fermiers et à des producteurs asservis par les nouvelles lois édictées par les géants de l’industrie, Monsanto en tête, ainsi qu’à des experts et des parents de victimes d’intoxications alimentaires.

Découvrez les dessous de l’industrie agroalimentaire américaine à travers un examen des conditions déficientes de la production industrielle de viande, de céréales et de légumes.
Le réalisateur Robert Kenner dénonce aussi les entreprises qui proposent des produits contaminés et qui font la promotion de mauvaises habitudes alimentaires.
Ceux-ci sacrifient des notions de qualité et de santé pour des considérations de profit...
En nomination pour l’Oscar du meilleur documentaire en 2010, Les Alimenteurs s’inspire d’un essai écrit par le journaliste Eric Schlosser, " Fast Food Nation ".

"Qu’avons-nous vraiment à savoir sur les aliments que nous achetons dans nos supermarchés locaux pour nous et nos familles ?
Dans l’alimentation, Inc, le réalisateur Robert Kenner lève le voile sur notre pays, l’industrie alimentaire, ce qui révèle les mécanismes cachés au consommateur américain, avec le consentement de nos organismes de réglementation du gouvernement, l’USDA et la FDA.
Dans notre pays l’approvisionnement alimentaire est à présent contrôlé par une poignée de sociétés qui, souvent, privilégient le profit avant la santé des consommateurs, les moyens d’existence des agriculteurs américains, la sécurité des travailleurs et de notre propre environnement.
Nous avons les plus grandes poitrines de poulets, la côtelette de porc parfait, résistant à l’insecticide des semences de soja, même les tomates qui ne moisiront pas, mais nous avons aussi des nouvelles souches d’E coli - les bactéries nocives qui causent la maladie pour un montant estimé à 73 000 Américains chaque année .
Nous avons une immense épidémie d’obésité, particulièrement chez les enfants, et une épidémie de diabète parmi les adultes.
Avec des entrevues avec des experts comme Eric Schlosser (Fast Food Nation), Michael Pollan (The Omnivore’s Dilemma) avec l’avant-garde tels que les entrepreneurs sociaux Stonyfield Farm et Gary Hirshberg POLYFACE Farms’ Jol Salatin, de l’Alimentation, Inc révèle de surprenantes - et souvent choquantes vérités - sur ce que nous mangeons, la manière dont cela est produit, quelle nation nous sommes devenus et où nous allons partir."

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 08:03

Mais qui est donc Anne-Sophie Lapix ?

La journaliste est née en avril 1972 à Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle commence sa carrière en 1995 en tant que pigiste. Jusque-là rien d’extraordinaire ; mais c’est côté privé que les choses deviennent intéressantes…

Elle a épousé en 2010 un certain  Arthur Sadoun, né le 23 mai 1971 qui est un publicitaire et homme d'affaires français juif d'origine tunisienne et qui était son compagnon depuis deux ans. Arthur Sadoun n’est autre que la patron de Publicis France et le n°2 de Publicis Worldwide ? C’est aussi l’un des principaux contributeurs financiers du think tank du Parti socialiste Terra Nova. Ce fameux laboratoire d’idées qui a planché sur la fin du suffrage universel direct comme il existe pour proposer un autre mode de calcul et cela juste pour faire barrage à Marine Le Pen. Ce think tank qui souhaite insérer des « cours d’éducation sexuelle » dès l’école primaire !

Sur le site de Terra Nova, on trouve des liens de ceux qu’ils considèrent comme étant des « amis » et parmi ces derniers figurent :
le Parti socialiste
Désirs d’avenir de Ségolène Royal
Europe Ecologie les Verts
le Parti radical de gauche
le Parti communiste français
le Modem
el Mouwaten, site d’informations tenu par des Tunisiens de gauche
toute l’Europe (site pro-européïste très marqué à gauche)…

En somme, on y trouve tous les pro-mondialistes qui ont soumis la France à l’Europe et à la Finance mondialisée.

En avril 2011, Arthur Sadoun rachète l’agence de santé de François Sarkozy, le frère de Nicolas, et nomme François Sarkozy « chief operating officer » de Publicis Groupe.

Anne-Sophie Lapix, salariée de Canal+, chaine qui ne cache pas sa détestation de Marine Le Pen, fait donc partie d’un milieu bien engagé dans la politique et dont le militantisme est très actif.

Dans la charte de la déontologie du journaliste parue en 2011, on trouve ce petit paragraphe qu’Anne-Sophie Lapix devrait s’appliquer si elle souhaite être considérée comme une journaliste crédible et non pas comme la journaliste-militante qu’elle semble devenir :

« Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles. ».

Et comme le dit  le grand rabbin de France, Gilles Bernheim,  dans un entretien au quotidien Sud Ouest, publié le 16 janvier, que les "valeurs du judaïsme" sont "incompatibles avec celles" du FN. "Et quel que soit le positionnement de Marine Le Pen aux côtés d'Israël, cela ne changera rien", insiste-t-il.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 06:38

lu sur le site agoravox.fr

Le point sur le naufrage du Concordia : la route du navire à partir des informations du Lloyd’s List Intelligence, le fameux « Salut », le débat sur les cartes marines et pour finir une question clé « Des navires aux normes de sécurité signifient-ils des navires sûrs ? ». Pour subtile que soit la nuance, elle se solde par plus de vingt victimes.

Il est surprenant que l'armateur Costa et le juge qui a auditionné le commandant Schettino, affirment que le Concordia n’est jamais passé à moins de 0.28 milles, soit 520 mètres de la côte. Il n’y a aucun rocher à cette distance. Illustration, s'il en est, de la confusion qui entoure cette affaire. En attendant que la route enregistrée sur le VDR (Voyage Data Recorder, la boîte noire) soit rendue publique, voici la route enregistrée par le réseau du Lloyd’s List Intelligence. Cet organisme exploite le plus grand réseau AIS mondial (couverture : 132 pays, chaque jour 61 millions de positions pour 72 000 navires suivis). Lien en fin d'article.

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Route du Concordia (LLI)
La route, en rouge, suivie par le Concordia, a été mise en regard de celle suivie le 14 Août 2011, pour aller saluer Giglio, lors de « La Notte di San Lorenzo », avec l’autorisation des autorités locales et de la Compagnie Costa. Cette « pratique », n’est donc, ni isolée, ni ignorée des responsables de la Compagnie.
 
L’impact se situe autour du rocher de La Scole, au Sud du port, que le Concordia a rasé de trop près. Si cette route est confirmée par le VDR (chaque mètre a son importance) se posera le débat autour d’une roche non signalée. Ce sera un point clé du procès, entre les avocats de la défense et les sociétés Hydrographiques. Le UK Hydrographic Office (UKHO) a déjà indiqué, hier que le Concordia n’utilisait pas sa carte, Ref 1999 échelle 1.300 000, incompatible avec une navigation à ras de l’île, mais des cartes italiennes à plus grande échelle. A suivre.
 
Le commandant a effectué lui-même la manœuvre fatale au Concordia. Ce qui implique qu’il ne dînait pas avec les passagers — malheureusement pour eux. Il a débranché le pilote automatique et pris la barre en manuel, ce qui est normal pour une manœuvre de ce type, ou tout type d’évolution réclamant une grande précision (manœuvres de chenal, rivière, port). Il n’a pas débranché les « systèmes qui signalent les rochers », comme on le lit ici ou là, dans la mesure où ces systèmes n’existent pas. À part les cartes marines, aucun système ne signale le fond à l’avance. C’est un canular digne des « lunettes qui déshabillent les filles », pourtant repris par une certaine presse(en compagnie d’une foule d’autres âneries).
 
Ensuite le navire a couru sur son erre vers le nord, avant de revenir par la gauche s’échouer à la côte. Manœuvre à l’initiative du commandant, d’un autre, ou de la mer elle-même ?
 
Les premiers rapports des officiers indiquent que le commandant a immédiatement téléphoné à Costa. Sous l’insistance de ses officiers, il a refusé de donner l’alarme aux autorités de Giglio. Quand celles-ci le contactent, inquiètes, il minimise l’accident et leur affirme qu’il s’agit d’une simple panne électrique et qu’on va réparer. Quand l’officier chargé d’évaluer les dégâts prévient de la salle des machines qu’elle est totalement envahie et que la brèche est trop importante pour espérer rester à flot, le commandant, prostré, nie l’évidence. Les officiers sont contraints de lancer l’évacuation des passagers, contre son avis.
 
Pour finir, reste donc la question : Des navires aux normes de sécurité signifient-ils des navires sûrs ? Si les principales leçons tirées du drame survenu le vendredi 13 janvier étaient qu’il ne faut pas confier le commandement d’un navire à un « cowboy », ou encore qu’il convient de naviguer à bonne distance des récifs, les victimes du Concordia l’auraient été pour rien.
«  Nos navires sont aussi sûrs aujourd'hui qu'ils l'étaient vendredi.  » répète inlassablement le président et PDG de Costa Croisières Foschi Pierluigi pour parler d’un naufrage qui « a frappé une société qui a fait de l'éthique et de la sécurité sa mission  » (voir lien). « Une erreur humaine, des navires sûrs  » martèle la communication de Costa, tentant d’accréditer l’idée du navire « sûr », comme d’autres, cent ans auparavant, avait défendu celle du navire « insubmersible ».
 
La sécurité en mer englobe les mesures à prendre pour prévenir les accidents — sachant que l’erreur humaine est impossible à éliminer — et celles qui permettent de limiter les conséquences de ces accidents. Monsieur de Lapalisse l’aurait dit mieux que moi : si le Costa Concordia n’avait pas coulé après le choc, il n’y aurait eu aucune victime et les plus débonnaires de ces croisiéristes auraient eu une aventure à raconter à leurs petits-enfants.
 
La sécurité des navires en mer est régie par l’International Maritime Organization (IMO) qui produit les conventions Safety Of Life At Sea (SOLAS) ratifiées par les Etats.
Un navire est compartimenté (cloisonné), de façon à ce que sa flottabilité et sa stabilité soient maintenues, même en cas de brèche faite à son bordé sous la flottaison — conduisant à un envahissement, un enfoncement excessif, une perte de stabilité. Le nombre de compartiments est calculé pour que le navire qui a un ou plusieurs compartiments envahis reste à flot. Les paquebots actuels comme le Costa Concordia sont ainsi tronçonnés, sous leur flottaison, en une quinzaine de blocs, longs de quinze à vingt mètres, surplombés par un pont qui bloque le passage de l’eau d'un compartiment à l'autre. Pour mémoire, Le Titanic (bien avant SOLAS) possédait déjà 16 compartiments.
 
Seul problème, avec 70 mètres de brèche, et vraisemblablement trois compartiments envahis… le Concordia a coulé. Après le choc initial, il a embarqué beaucoup d’eau et s’est enfoncé rapidement. Il a coulé droit, (un système automatique de ballastage étant prévu pour rétablir une gite inférieure à 15 degrés, en moins de 15 minutes), mais il a coulé. Regardez la vidéo — en lien — prise depuis un des navires sauveteurs montrant le navire à 22H49 (l’heure 23H58 est annoncée erronée). Il est presque droit (faible gite), posé sur le fond qu’il ne quittera plus, entre 18 et 35 mètres de profondeur (pour un navire qui cale 8,50 mètres), et on constate, à la hauteur du pont embarcations au-dessus de l’eau, qu’il est déjà considérablement enfoncé. Il sombrait. Deux mots pour rappeler une réalité que le débat actuel, abracadabrantesque et passionnel, occulterait presque.
 
Les règles de calcul du cloisonnement d’un navire sont extrêmement complexes et en constante évolution. On vient de les modifier en 2009, en les rendant, au passage, particulièrement opaques aux personnels navigants censés s’y référer en cas de sinistre. Même en les rendant plus strictes à l’avenir, tous les navires au monde, actuels, en construction, ou en voie de l’être dans les deux trois prochaines années, encourent les mêmes risques que le Concordia.
Voici un exemple de table utilisée pour évaluer la flottabilité d’un navire (il ne s’agit pas du Concordia) en fonction de la longueur de la brèche et du nombre de compartiments envahis. A partir d’une certaine longueur de brèche, le navire coule.
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Exemple Solas
Au-delà de cet exemple, il est clair qu’avec trois compartiments touchés, ces mastodontes coulent. Le bon sens l’indiquait. Les experts le savaient. Les profanes viennent d’en avoir la preuve et, pour certains, au prix de leur vie. Tout le problème est qu’ils coulent en un temps incompatible avec l’évacuation des milliers de personnes qu’ils emportent. Et quand on dit cela, on ne parle pas du Concordia, mais de tous ses semblables qui n’auront pas forcément la chance de rejoindre la côte. Et d’une réalité sur laquelle les armateurs jettent un voile pudique, préférant se réfugier derrière des normes de sécurité dont l’adaptation se heurte aux contraintes économiques du marché de la croisière de masse.
 
Aujourd’hui, sans répit, on alimente la machine à s’ahurir. Une avalanche d’informations, confirmées ou non, rumeurs, ragots, vient chaque minute obscurcir un peu plus le scénario de la catastrophe. A tel point qu’on ne sait plus ni qui, ni quoi croire.
Pendant ce temps, Costa martèle que les paquebots actuels sont « sûrs ». Et personne ne pipe mot, trop abasourdi par le formidable tam-tam médiatique qui accompagne ces déclarations. Oui les mammouths des mers sont « hyper-sécurisés ». Et pourtant, ils coulent. Et beaucoup trop vite !
 
 
Sources :

Lloyd’s List Intelligence (pour la plupart des pages il faut être accrédité)
Vidéo du navire avec une faible gite à 22H49.
Vidéo : déclarations du Directeur de Costa sur la sécurité de ses paquebots
Site de l’Organisation Maritime Internationale
 
Sur le site de La Republica, vous trouverez plus de 125 vidéos, dont certaines scènes de panique incroyables et une vidéo hallucinante, à l'infrarouge, de passagers nageant ou déambulant sur la coque renversée. 
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