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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:58
L'individualisme, fondement de la modernité

 

« (...) Louis Dumont a bien montré le rôle joué par le christianisme dans le passage en Europe d'une société traditionnelle de type holiste à une société moderne de type individualiste. Dès l'origine, le christianisme pose l'homme comme un individu qui, avant toute autre relation, est en relation intérieure avec Dieu et qui peut désormais espérer faire son salut grâce à sa transcendance personnelle. Dans cette relation avec Dieu s'affirme la valeur de l'homme en tant qu'individu, valeur au regard de laquelle le monde se trouve nécessairement abaissé ou dévalué. L'individu est par ailleurs, à l'égal de tous les autres hommes, titulaire d'une âme individuelle. Egalitarisme et universalisme s'introduisent ainsi sur un plan ultramondain : la valeur absolue que l'âme individuelle reçoit de sa relation filiale à Dieu est partagée par toute l'humanité.

Marcel Gauchet a repris ce constat d'un lien de causalité entre l'émergence d'un Dieu personnel et la naissance d'un homme intérieur, dont le sort dans l'au-delà ne dépend que de ses agissements individuels, et dont l'indépendance s'amorce déjà dans la possibilité d'une relation intime avec Dieu, c'est-à-dire d'une relation qui n'engage que lui seul. "Plus Dieu s'éloigne en son infini, écrit Gauchet, plus le rapport avec lui tend à devenir purement personnel, jusqu'à exclure toute médiation institutionnelle. Elevé à son absolu,le sujet divin n'a plus de légitime répondant terrestre que dans la présence intime. Ainsi l'intériorité de départ devient-elle carrément individualité religieuse" (Le désenchantement du monde, Gallimard, 1985, p. 77).

L'enseignement paulinien révèle une tension dualiste qui fait du chrétien, sur le plan de sa relation avec Dieu, un "individu hors du monde" : devenir chrétien implique en quelque façon de renoncer au monde. Cependant, dans le cours de l'histoire, l'individu hors du monde va progressivement contaminer la vie mondaine. Au fur et à mesure qu'il acquerra le pouvoir de conformer le monde conformément à ses valeurs, l'individu qui se posait au départ comme hors de ce monde va revenir progressivement s'y immerger pour le transformer en profondeur. Le processus s'effectuera en trois étapes principales. Dans un premier temps, la vie dans le monde n'est plus refusée, mais relativisée : c'est la synthèse augustinienne des deux cités. Dans un second temps, la papauté s'arroge une puissance politique et devient elle-même puissance temporelle. Enfin, avec la Réforme, l'homme s'investit totalement dans le monde, où il travaille à la gloire de Dieu en recherchant un succès matériel qu'il interprète comme la preuve même de son élection. Le principe d'égalité et d'individualité, qui ne fonctionnait initialement que dans le registre de la relation avec Dieu, et pouvait donc encore coexister avec un principe organique et hiérarchique structurant le tout social, va ainsi se trouver progressivement ramené sur terre pour aboutir à l'individualisme moderne, qui en représente la projection profane. "Pour que naisse l'individualisme moderne, écrit Alain Renaut exposant les thèses de Louis Dumont, il faudra que la composante individualiste et universaliste du christianisme vienne pour ainsi dire 'contaminer' la vie moderne, au point que progressivement les représentations s'unifieront, le dualisme initial s'effacera et 'la vie dans le monde sera conçue comme pouvant être entièrement conformée à la valeur suprême' : au terme de ce processus, 'l'individu-hors-le-monde sera devenu le moderne individu-dans-le-monde' " (L'ère de l'individu. Contribution à une histoire de la subjectivité, Gallimard, 1989, pp. 76-77).

La société organique de type holiste aura alors disparu. Pour reprendre une distinction célèbre, on sera passé de la communauté à la société, c'est-à-dire à la vie commune conçue comme simple association contractuelle. Ce ne sera plus le tout social qui viendra en premier, mais des individus titulaires de droits individuels, liés entre eux par des contrats rationnels intéressés. Un important moment de cette évolution correspond au nominalisme, qui affirme au XIVe siècle, avec Guillaume d'Occam, qu'aucun être n'existe au-delà de l'être singulier. Un autre moment-clé correspond au cartésianisme, qui pose déjà, dans le champ philosophique, l'individu tel qu'il sera plus tard supposé par la perspective juridique des droits de l'homme et par celle, intellectuelle, de la raison des Lumières. A partir du XVIIIe siècle, cette émancipation de l'individu par rapport à ses attaches naturelles sera régulièrement interprétée comme marquant l'accession de l'humanité à l' "âge adulte", dans une perspective de progrès universel. Sous-tendue par la pulsion individualiste, la modernité se caractérisera au premier chef comme le processus par lequel les groupes de parenté ou de voisinage, et les communautés plus larges, se désagrègeront progressivement pour "libérer l'individu", c'est-à-dire en fait pour dissoudre tous les rapports organiques de solidarité. (...) »

Alain de Benoist

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:10

Lu sur ripoublik et agoravox:

Alunissages ou entubages ? Contre-enquête sur les missions Apollo
Alunissages authentiques ou entubages cathodiques ? 

- Vous rendez-vous compte que vous êtes en train de regarder le premier pas de l’Homme sur la Lune ?!

- Pas du tout. Nous regardons juste la télévision.

C’est en substance ce que répondit un père de famille, en juillet 1969, à un journaliste extasié. Les yeux mouillés de rêveries étoilées, celui-ci entendait embrigader son interlocuteur dans son enthousiasme obligatoire, et entraîner les téléspectateurs à communier dans cet apogée lubrique de l’auto-glorification humaniste et de l’autosatisfaction scientiste.

Quelle chance inouïe était donc la leur de pouvoir assister à la conquête de la Lune, non pas seulement par les États-Unis ou par le « monde libre », mais par l’Humanité tout entière !

Au fait… Où en est-elle, cette fabuleuse conquête, aujourd’hui ? Toute propagande mise à part, quels fruits en avons-nous récoltés, au juste ? Cette conquête ne mériterait-elle pas une… contre-enquête ?

Soyons plus incisifs :

- En 2009, la grosse presse vendue – ou achetée, selon le point de vue qu’on envisage – s’est ingéniée, avec un triomphalisme indécent, cherchant vraisemblablement à regonfler toutes les vieilles baudruches flapies de l’idolâtrie scientiste enfouies au tréfonds de nos consciences désabusées, blasées et usées, à célébrer le quarantième anniversaire des soi-disant premiers pas de l’Homme sur la Lune. Oui, vous avez bien lu : l’Homme. Redisons-le : c’est au nom de l’Humanité tout entière que les Américains ont osé proclamer, urbi et orbi, avoir posé le pied sur la Lune. Donc aussi en VOTRE nom… Autrement dit, vous êtes concerné, ami lecteur, et vous seriez donc bien avisé de vous intéresser au sujet.

- Pour décembre 2012, mais déjà avec un an d’avance — car à Ripoublik, nous sommes tellement en retard que nous finirons bien par être en avance sur notre temps ! —, nous avons décidé de commémorer solennellement un autre événement, rarement souligné : nous fêterons en effet le quarantième anniversaire de l’arrêt officiel, brutal, total et parfaitement inexpliqué, des programmes spatiaux lunaires de vols habités américains. Gageons que la grosse presse, bien entendu, n’en pipera mot. Circulez, mais circulez donc, vous dit-on, il n’y a plus rien à voir !

Vraiment ??? VOYONS donc !

 

Pour mieux tenter de comprendre de quoi il retourne, dans le même esprit que notre article récent sur le montage militaro-hollywoodien du 11-septembre, Ripoublik se concentre sur ce qui constitue sans doute un autre prodige mensonger de « l’odieux visuel », un autre effet produit par la « magie de l’image » – mots qui ne sont pas pour rien des anagrammes…

Un spectacle « sons et lumières » digne d’un David Copperfield, à ceci près que celui-ci, s’il entend bien dérouter et rassasier nos sens, a vraisemblablement un sens “éthique” supérieur, du moins peut-on le croire puisqu’il ne prétend pas, lui, faire passer ce qui n’est pas pour ce qui est… alors qu’il y réussit fort bien.

Hélas, les prestidigitateurs ne sont pas les seuls à savoir que ce qu’on ne peut pas faire, on peut toujours le feindre. Il y a aussi les manipulateurs d’opinion…

On attribue à Napoléon – on ne prête qu’aux riches – la citation disant qu’un petit croquis vaut mieux qu’un long discours.

A notre époque, disons qu’une bonne vidéo vaut mieux que mille mots !

Aussi, nous vous recommandons la consultation très stimulante d’un documentaire long (plus de trois heures et demie !), approfondi, tourné en l’an 2000, sur les deux liens suivants successifs :

Documentaire téléchargeable directement par les liens suivants :

(Qu’est-ce que nous sommes gentils, à Ripoublik !… Si vous voulez qu’on le reste, soyez un peu gentils aussi, hein…)

 - Canular Apollo : What Happened on the Moon VOSTFR 1of2.flv (341.62 MB) :

 http://www.megaupload.com/?d=WUYFOXJQ

- Canular Apollo : What Happened on the Moon VOSTFR 2of2.flv (232.92 MB) :

http://www.megaupload.com/?d=RJ8JFGX8

En découvrant ces liens, vous n’êtes pas à l’abri, amis lecteurs, de rire aux éclats devant la grossièreté des trucages mis en évidence. Une grossièreté telle que l’on peut conclure, selon plusieurs analystes, que certaines “erreurs” ont été délibérément insérées par des “whistle-blowers”, des divulgateurs de secrets, peut-être des Chevaliers blancs de la Vérité, des héros anonymes qui, de l’intérieur du dispositif, au plus intime de la structure d’iniquité, furent écœurés par les mensonges qu’on leur ordonna de concocter à l’usage des foules, et laissèrent volontairement échapper, à l’intention des esprits les plus attentifs, des traces manifestes de l’imposture.

Par parenthèse, il y a eu aussi d’autres tentatives de révélations, des clins d’œil extérieurs à l’opération de la NASA, mais internes à l’industrie du spectacle à effets spéciaux. On peut en décrypter quelques-unes dans les scénarios de films tels qu’un James Bond, dès 1971, « Diamonds are for ever » (« Les Diamants sont éternels »), ou « Capricorn One », qui remonte à 1977. Tout cela est bien expliqué dans le documentaire. Disons, pour parodier l’expression d’« inside job » employée par certains démystificateurs de l’imposture du 11-septembre, qu’il y a aussi des « inside jokes » entre gens du même métier, ce qui n’est pas sans évoquer ce fait bien connu : déjà dans l’antiquité romaine tardive, deux haruspices ne pouvaient pas croiser leurs regards sans être l’un et l’autre frappés de fous-rires inextinguibles.

Voici quelques exemples d’invraisemblances quelque peu… embarrassantes, à commencer par les plus connues peut-être :

- le drapeau américain qui semble, sur plusieurs enregistrements, flotter au gré de coups de vents soudains, alors que la Lune, notoirement, n’a pas d’atmosphère, donc aucun air qui puisse circuler.

- l’absence de la moindre poussière sur les rutilantes pattes d’alunissage, alors qu’une partie de la poussière déplacée par le souffle des gaz propulsés par les réacteurs du module LEM, aurait dû se redéposer sur celui-ci – et s’il n’y avait pas de poussière, mais seulement du roc, pourquoi les astronautes ont-ils dit le contraire et fièrement exhibé les traces de leurs pas ?…

- De même, aucune ébauche de cratère de réception sous la capsule du LEM, malgré la puissante poussée, de plusieurs tonnes, qui l’a censément soutenu lors de son progressif alunissage…

- l’étonnante absence de bruits de moteurs dans les vidéos soi-disant retransmises en direct (phénomène totalement invraisemblable pour beaucoup de spécialistes de l’industrie aéronautique)

En plus des incohérences audiovisuelles, il y a les obstacles techniques, qui flirtent avec la pure et simple impossibilité physique, notamment cette fameuse ceinture de radiations létales dont la Terre est sertie, ceinture dite de « Van Allen » (du nom de son découvreur en 1958), lacérée entre autres de rayons gamma et rayons X, qui s’y trouvent providentiellement retenus, comme emprisonnés, permettant ainsi, au demeurant, la vie sur la Terre !

Cette enveloppe épaisse de plusieurs centaines de kilomètres, au sein de laquelle notre planète est enchâssée, a vu son impénétrabilité par des organismes vivants (et qui entendent le rester) encore confirmée par des résultats scientifiques récents !

Ne parlons pas des innombrables « éruptions solaires », et autres tempêtes magnétiques, dont les effets terribles frappent la Lune elle-même, qui est pour ainsi dire sans bouclier face à eux, et qui s’y trouve exposée de façon parfaitement aléatoire, aux dires mêmes de la NASA…

Faisons pudiquement silence sur les innombrables contradictions entre la retransmission télévisuelle en directe et les clichés photographiques diffusés après coup. En particulier, le problème des « jeux de lumières »

Ceux-ci révèlent par exemple des sources de lumière additionnelles, destinées sans doute à faire des photos aux couleurs rutilantes, dignes d’une campagne promotionnelle… de film hollywoodien ! Bref, des images en « qualité studio », avec des éclairages artificiels assurant des lumières de remplissage à contre-jour, et suscitant des ombres qui partent dans plusieurs directions, qui se croisent, alors qu’elles devraient être parallèles si la seule source de lumière avait été, comme le prétend toujours la Nasa, le Soleil

Comme toujours, le diable se niche dans les détails, et c’est l’analyse froide, méticuleuse, des photographies prétendument prises sur la surface de la Lune lors des célébrissimes missions Apollo de 1969 à 1972 qui révèle la supercherie, tout se passant comme si plusieurs projecteurs avaient éclairé ce qu’il faut bien se résoudre à appeler le « plateau du tournage », aux décors organisés par ailleurs de manière incohérente, avec des distances relatives mal proportionnées ou contradictoires, ce qui donne des anomalies multiples…

Demandons-nous aussi pourquoi aucune photo du ciel étoilé n’a été prise (ou en tout cas ne nous a été montrée) depuis la Lune, et pourquoi aucun téléscope, semble-t-il, n’a été embarqué à bord ; selon certaines sources, la NASA a dû d’ailleurs en convenir, assez benoîtement, invoquant des raisons techniques (manque de place…). A la place, nous avons un beau ciel tout noir. Pratique, non, pour éviter de gérer la complexité des configurations stellaires présentes à tel lieu et à tel moment depuis la Lune !

Autrement dit, alors que la Lune était le lieu tout désigné pour une observation qualitativement idéale des astres, sans commune mesure avec ce qu’il est possible de voir depuis l’atmosphère terrestre, et au cours de missions lunaires qui ont coûté aux contribuables américains la bagatelle de quelques dizaines de milliards de dollars, ils ont juste oublié, ben, euuuhhhh, le téléscope… Excusez du peu ! J-M Bigard, cela ne pourrait-il pas vous inspirer un bon sketch ?

Au fond, disons-le tout net : pas besoin d’être polytechnicien pour dégager les conclusions qui s’imposent. Elles sont à la portée, sinon d’un écolier, du moins d’un collégien ayant des rudiments de géométrie, et des notions élémentaires de trigonométrie – la lumière présentant l’incommensurable avantage de se déplacer en lignes droites, ce qui simplifie les calculs, et  évite d’envisager le recours à une géométrie non-euclidienne…

Bref, les lois de la physique et de la géométrie suffisent – ou peut-être conspirent-elles ? – à réfuter les fadaises des « nases de la NASA »…

Ceux qui, parmi les États-uniens, s’enferment dans la logique exclusive du “Right or wrong, my country !”, préfèrent encore ignorer cette controverse, pourtant aujourd’hui un peu plus médiatisée qu’il y a 15 ou 20 ans.

Quant à ceux qui pensent que ces recherches sont le fruit d’une campagne de dénigrement “anti-américaine”, ou le produit de la propagande malveillante du camp ennemi, russe ou soviétique en l’occurrence, ils en seront pour leurs frais : ils y apprendront en effet que, si la pauvre chienne Laika est sans doute bel et bien morte dans l’espace en 1957 – pire : dans d’atroces souffrances, sacrifiée qu’elle fut sur l’autel du progrès des connaissances des limites de la survie des organismes biologiques dans les conditions astronautiques –, Youri Gagarine n’est peut-être au mieux qu’une star de cinéma, du plus pur réalisme socialiste soviétique, bien entendu… Nous n’en dirons pas plus pour mieux vous inciter à consulter ce qui ne nous semble pas être, pour une fois, un « documenteur »…

Conclusion :

En toute rigueur, l’absence de preuve n’étant pas une preuve d’absence, nous ne savons pas si un « représentant de l’humanité » a bien pu fouler le sol lunaire en 1969 ou à tout autre moment. Mais si tel est le cas, alors :

1/ les films et images présentés par la Nasa ne peuvent en aucun cas en être les enregistrements authentiques.

2/ Nous ne savons pas, s’il a existé, qui est ce « représentant de l’humanité », ni s’il en est revenu vivant…

 

 

Étonnant

Voilà un documentaire qui pose des questions intéressante au sujet de la conquête lunaire, sans pour autant pouvoir (...)

http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/etonnant/article/as-t-on-marche-sur-la-lune-33532

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:07

lu sur le point.fr cette information plutôt étonnante!i

Histoire de l'homme : nous sommes tous des Arabes !

Aprés  sa sortie d'Afrique, l'espèce humaine a fait une étape dans la péninsule arabique.
Homo sapiens s'est offert une escale omanaise entre - 70 000 et - 40 000 ans.

Homo sapiens s'est offert une escale omanaise entre - 70 000 et - 40 000 ans. © Steven Frederic / Sipa

Nous sommes tous des Arabes ! Telle est la dernière révélation fracassante des généticiens. Que cela plaise ou non à Marine Le Pen et à Claude Guéant, tous autant que nous sommes, Français, Américains, Esquimaux, Chinois ou Papous, nous descendons d'ancêtres communs ayant peuplé la péninsule arabique ! Après être née en Afrique, l'humanité aurait donc fait une étape dans l'Arabie heureuse, après avoir franchi la mer Rouge. C'est du scoop. En effet, jusque-là, les grands experts des migrations humaines pensaient que la division des troupes s'était plutôt faite au Proche-Orient ou en Afrique du Nord.

Les paléogénéticiens des universités de Leeds et de Porto ont été amenés à faire cette hypothèse à la suite des confidences d'un indic ! Un indic qui se cache par milliers dans chacune de nos cellules : la mitochondrie. Ce minuscule organite, qui officie en tant que centrale énergétique de nos cellules, possède son propre ADN. Comme les chromosomes, il peut muter. Ainsi, quand les généticiens observent exactement la même mutation chez deux peuples différents, ils peuvent en conclure que ceux-ci partagent un passé commun. En comparant l'ADN mitochondrial prélevé sur des centaines d'individus à travers le monde et dans la péninsule arabique, les chercheurs sont parvenus à la conclusion que tous les hommes, hors les Africains, ont tous effectué un passage de plusieurs milliers d'années très certainement, en Arabie. Voilà pourquoi nous sommes tous des Arabes et fiers de l'être. L'étude est parue dans American Journal of Human Genetics.

Éden Arabie

Voilà donc comment il faut réécrire l'histoire de l'humanité : après avoir surgi il y a quelque 200 000 ans en Afrique de l'Est, l'homme moderne (homo sapiens) a commencé par se répandre dans toute l'Afrique, se fragmentant en de nombreuses populations. La vie était belle et la nourriture largement disponible jusqu'au jour où une tribu s'est mise en tête d'aller voir si le soleil ne brillait pas davantage ailleurs. Elle a donc profité d'une baisse des eaux pour franchir la mer Rouge et débarquer sur la péninsule arabique. Jusqu'ici, on pensait que le premier passage avait dû avoir lieu, entre - 70 000 et - 40 000 ans. Mais la découverte d'outils façonnés par l'homme moderne datant de 106 000 ans repousse donc la conquête d'au moins 30 000 ans !

On a même trouvé le lieu de débarquement, dans le sultanat d'Oman. Il faut dire qu'à l'époque le climat arabique était humide : à la place d'un désert les nouveaux arrivants ont trouvé un paradis terrestre constitué de grandes prairies. L'occupation de ce nouvel Éden aurait duré plusieurs millénaires avant que l'homme ne poursuive sa conquête du monde. D'abord en empruntant la route du Sud-Est asiatique s'achevant en Australie, puis celle de l'est jusqu'au Japon, puis enfin la route du Nord, vers le Proche-Orient, puis l'Europe atteinte voilà environ 40 000 ans.

Des Indiens dans l'Altaï

L'Amérique est le dernier continent conquis. Mais là encore, il y a du nouveau. Et du lourd ! Grâce à de nouvelles confidences de l'indic mitochondrial, des chercheurs de l'université de Pennsylvanie ont identifié la terre d'origine des Indiens d'Amérique. Ne cherchez pas, vous ne pourriez pas trouver ! Il s'agit de l'Altaï. C'est une région montagneuse au coeur du continent eurasien, là où se rencontrent la Chine, la Mongolie, la Russie et le Kazakhstan. Le grand départ aurait eu lieu voilà 15 000 à 20 000 ans. Quelques dizaines ou centaines d'individus auraient pris la route du nord-est. Après de nombreuses générations, leurs descendants auraient fini par atteindre le détroit de Béring qu'ils auraient traversé en une ou plusieurs fois lors des glaciations, puis ils auraient descendu tout le continent américain. La découverte récente, par des chercheurs de l'université du Texas, d'objets façonnés par l'homme dans l'État de Washington datant de 13 800 ans conforte cette hypothèse.

Depuis sa venue au monde dans un petit bled africain, l'homme n'a cessé d'avoir la bougeotte. Les migrations font partie de sa nature. L'Europe et encore plus la France, située à son extrémité ouest, n'ont pas arrêté d'être enrichies par des vagues d'immigrants. Il n'y a pas de raison que cela cesse...

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 07:52
L'Israël menace l'Iran d'une frappe militaire
 
 

© Collage: "Voix de la Russie"
Les frappes militaires contre l'Iran ont peu de chances d'aboutir à des ripostes de sa part, a déclaré vendredi le journal américain The New York Times, citant une source gouvernementale israélienne de haut rang.

Le gouvernement d'Israël a fait cette conclusion après avoir analysé les données des services de  renseignement israélien et une série de recherches universitaires.

En conséquence, les autorités israéliennes ont conclu que la menace de l'Iran de riposter en cas d'attaques ne correspond pas à la réalité.

Selon un haut fonctionnaire du gouvernement israëlien, le pays serait prêt à soutenir les nouvelles sanctions contre Téhéran, mais considère qu'elles ne sont pas suffisamment sévères pour une situation semblable. C'est pourquoi, les autorités israéliennes envisagent sérieusement la possibilité d'une frappe militaire.
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 08:57

(…) Terra Nova et Respect Mag présentent 16 propositions aux candidats à la Présidentielle afin de redonner du sens, du punch et du mouvement à notre société. Un Livre blanc des Noirs, Arabes, Asiatiques et… Blancs de France pour faire bouger la République.

  1. Pour une loi sur l’équité en matière d’emploi à la française (proposition de Laurence Méhaignerie, Présidente d’Equity Lab)
  2. Créer des emplois francs pour réduire le chômage des zones urbaines sensibles (proposition de Yacine Djaziri, entrepreneur)
  3. Favoriser l’émergence d’une élite issue des minorités visibles (proposition de Carole Da Silva, présidente de l’AFIP)
  4. Favoriser le réinvestissement bancaire dans les quartiers populaires (proposition d’Olivier Ferrand et Kent Hudson, président de Khnet Inc.)
  5. Impulser la mixité dans le logement (proposition de Medhi Thomas Allal, au responsable au pôle anti-discrimination à Terra Nova, et Noémie Houard, politologue)
  6. Systématiser les bonus incitatifs à la diversité dans la culture (proposition de Pascal Blanchard, historien, et Marc Cheb Sun, fondateur de Respect Mag)
  7. Créer un espace citoyen autour des mémoires des minorités (proposition de Françoise Vergès, politologue)
  8. Donner un statut aux langues de  France (Hexagone et Outre-mers) (proposition de Victorin Lurel, député, président de la région Guadeloupe, et Marc Vizy, coordinateur du groupe Outre-mer à Terra Nova)
  9. Innover pour un enseignement dès le primaire en phase avec les évolutions de notre société (proposition de Malik Cervier, enseignant)
  10. Ouvrir l’école de la République par le jumelage entre différentes écoles et l’inclusion des cultures des primo-arrivants (proposition d’Esther Benbassa, directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études (Sorbonne)
  11. Former les professeurs à la réalité des quartiers populaires (proposition de Jean-Claude Tchicaya, porte-parole du collectif Devoirs de mémoires)
  12. Promouvoir la diversité dans l’enseignement supérieur et la recherche (proposition de Maria Giuseppina Bruna, chargée d’enseignement à l’Université Paris-Dauphine)
  13. Faire entrer la diversité à l’Assemblée nationale 
(proposition de François Durpaire, président du mouvement Pluricitoyen)
  14. La reconnaissance symbolique de l’islam et du judaïsme dans le calendrier républicain (proposition de Ousmane Ndiaye, journaliste et Olivier Ferrand, président de Terra Nova)
  15. Créer un ministère d’État consacré à la diversité et à l’égalité (proposition de Louis-Georges Tin, président du Cran)
  16. Restaurer le lien de confiance entre citoyen-ne-s et Police (proposition de Rokhaya Diallo, éditorialiste et militante associative)

Source : Respect Ma

 

Mais Terra Nova c'est quoi,me direz-vous?

Terra Nova est un think tank SOCIALISTE ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe. Elle s'appuie sur un réseau d'environ mille experts, issus de la fonction publique, du monde de l'entreprise et du réseau associatif.

La fondation Terra Nova a aussi des antennes locales, notamment Terra Nova Sciences Po.

La direction de Terra Nova est assurée par dix-sept personnalités issues du monde des idées, de l’entreprise, du monde associatif et de l’administration. Réunie au sein du conseil d’administration de Terra Nova, elle comporte un président et un vice-président, un directeur scientifique, un directeur éditorial, un trésorier ainsi que onze administrateurs conseillers. La direction détermine la politique générale de Terra Nova et prend les décisions nécessaires à sa mise en œuvre.

  • Olivier Ferrand, président, ancien responsable du Parti socialiste français pour les questions européennes et internationales
  • Christophe Bejach, vice-président, banquier d’affaires, directeur général adjoint de la Compagnie financière Saint-Honoré, appartenant au groupe LCF Rothschild.
  • Laurence Girard, trésorière, conseiller P.S. du VIIe arrondissement de Paris.
  • Alain Christacht, Conseiller d'Etat et ancien préfet.
  • Louis Dreyfus, directeur général du Nouvel observateur.
  • Seybah Dagoma
  • Roger Godino, ancien doyen de l'Insead.
  • Bruno Jeanbart
  • Henri Hermand, président d'HH Développement
  • Françoise Monard
  • Thierry Pech
  • Gérard Obadia
  • Aziz Ridouan
  • François Véron

Vice-Président, Directeur du cabinet d'experts: Jean-Philippe Thiellay, membre fondateur de Terra Nova

Vice-Président, Directeur éditorial : Marc-Olivier Padis, membre fondateur de Terra Nova et rédacteur en chef de la revue Esprit

Parmi les personnalités connues participant ou ayant participé à Terra Nova entre 2008 et 2010, on trouve (non exhaustif) :

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:41
Après la légalisation du "mariage gay", Attali pense à la polygamie

Mardi 17 janvier, « Ce soir (ou jamais!) », France 3 -

«Il me semble que les futures campagnes présidentielles porteront sur la polygamie, hors du contexte de la contrainte, et pourquoi pas! Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, c’est ça que la société pourrait conduire à vouloir en termes de libertés.» (via Minute)

A

Lui,par contre avec l'âge,il ne s'améliore pas!Homosexualité,métissage,échangisme,polygamie,euthanasie......Il devient vieux et sénile.Ce brillant "cerveau" aurait-il surchauffé?  

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:46
Qui est le conseiller en communication de Jean-Luc Mélenchon ?
 
Il s'agit d'un certain Arnauld Champremier-Trigano. Qui s'avère être un publicitaire et un "journaliste" travaillant pour Canal +, LCI, i>Télévision, etc.

Il est aussi le neveu du fondateur du Club Med le multimillionnaire André Trigano. Quant à son père, pratiquant le métier de politicien centriste, il a été fait Commandeur de l’Ordre National du Mérite par Sarközy il y a quelques mois ...

Un véritable profil de damné de la terre...
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:38

 

Une enquête édifiante du journaliste Olivier Taymans sur le naufrage médiatique du 11-Septembre.
Le documentaire analyse la façon dont les grands médias ont eu tendance à occulter les zones d’ombre et les remises en question sérieuses de la version officielle des attentats, tout en dénigrant ceux qui osent douter. Quiconque se permet de douter est qualifié de conspirationniste, d’antiaméricain, voire d’antisémite ou de négationniste, autant d’épouvantails destinés à verrouiller la parole.

Pourtant, les remises en question de la version officielle des attentats du 11-Septembre sont portées par de nombreux experts qualifiés, parmi lesquels des physiciens, des ingénieurs du génie civil, des pilotes professionnels, des officiers militaires et du renseigment, des leaders politiques … mais vous ne les avez jamais vus à la télévision.

Une enquête sur cet étrange tabou médiatique.


"Epouvantails, autruches et perroquets – 10 ans… par ReOpen911

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:06

Et dire que ce parti et ses alliés "kmers verts" vont peut-être l'emporter!Le triomphe de la "connerie" génocidaire avec

comme perspective, plus d'immigration et perversion des moeurs avec le lobby gay.  

Le changement c’est maintenant : l’étrange signe de ralliement du PS

La campagne de François Hollande est bel et bien lancée !

 

J'espere que vous vous êtes marrés en regardant ces aliens et leur signe de reconnaissance! D'ailleurs c'est Dieudonné qui les a conseillé pour ce signe de ralliement,la preuve.

 

C’est le fameux "bip bip" de Bourseault, alias Michel Creton, dans le film Les Bronzés. Comparez, c’est frappant...

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:40

lu sur le site du réseau voltaire:  Réseau Voltaire

 

Le fiasco des barbouzes français à Homs

 

 

Le fiasco des barbouzes français à Homs

Alors que Paris accuse Damas d’avoir organisé l’assassinat du journaliste de France-Télévisions Gilles Jacquier à Homs, une équipe de journalistes russes vient de présenter une toute autre version des faits. Selon leur enquête, M. Jacquier commandait sous couverture de presse une opération des services secrets militaires français qui a tourné au fiasco. Les accusations françaises ne sont qu’un moyen pour masquer la responsabilité de Paris dans les actions terroristes entreprises pour déstabiliser la Syrie.

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Le journaliste français Gilles Jacquier a été tué lors d’un reportage à Homs, le mercredi 11 janvier. Il était venu couvrir les événements en Syrie pour le magazine Envoyé spécial.

Persuadé qu’il n’y avait pas de groupes terroristes, mais une révolution réprimée dans le sang, il avait refusé la protection des services de sécurité et ne portait ni casque, ni gilet pare-balles. Avec des collègues qui partageaient ses convictions, ils avaient loué trois minibus et trouvé des fixeurs, c’est-à-dire des locaux capables de les aider à se repérer, à prendre des rendez-vous, et leur servant de traducteurs.

Tous ensemble avaient demandé à rencontrer des représentants alaouites avant de se rendre dans les quartiers insurgés de Bab Amr et Bab Sbah. Arrivés à l’hôtel As-Safir, ils avaient rencontré par hasard un capitaine qui leur proposa de les accompagner avec son détachement jusqu’au quartier alaouite de Najha où les attendait une assistante du gouverneur de Homs. Avec son aide, les journalistes purent rencontrer des personnalités et interroger les passants. À 14h45, la représentante du gouverneur leur avait demandé de quitter les lieux au plus vite, le cessez-le-feu de facto prenant fin chaque jour à 15h précises. Cependant, les journalistes de la radio télévision belge flamande (VRT) s’étant aventurés plus loin chez des particuliers jusque dans le quartier d’Akrama, le groupe fut lent à se mouvoir. Des membres de l’association des victimes du terrorisme qui avaient prévu de manifester devant un car affrété par le ministère de l’Information pour une quarantaine de journalistes anglo-saxons, mais qui ne les avaient pas trouvés, se sentirent utiles en scandant des slogans pour le président Bachar à la vue de quelques caméras. À 15h, comme chaque jour, la bataille d’Homs reprit. Un projectile explosa sur la terrasse d’un immeuble, détruisant un réservoir de mazout. Un second projectile tomba sur une école, puis un troisième sur les manifestants pro-Assad, tuant deux d’entre eux. Les journalistes montèrent sur la terrasse pour filmer les dégâts. Il y eut une accalmie. Gilles Jacquier, pensa que les tirs étaient finis et descendit avec son cadreur pour aller filmer les cadavres des manifestants. Arrivé dans l’embrasure de la porte, il fut tué avec six militants pro-Assad par une quatrième explosion qui le projeta sur sa fixeuse qui le suivait. La jeune femme fut blessée aux jambes.

Dans la confusion générale, le mort et la blessée furent évacués dans des voitures vers des hôpitaux. Ce seul incident fit 9 morts au total et 25 blessés. La bataille de Homs se poursuivi avec de nombreux autres incidents durant la soirée et la nuit.

Au premier abord, tout est clair : Gilles Jacquier est mort par hasard. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Surtout ses convictions sur la nature des événements en Syrie lui faisaient croire qu’il ne devait craindre que les forces gouvernementales et qu’il ne courrait aucun risque en dehors de manifestations anti-régime. Il avait donc refusé une escorte, il n’avait pas pris de casque et de gilet pare-balles, et il n’a pas respecté l’heure fatidique de fin du cessez-le-feu. En définitive, il n’a pas su évaluer la situation car il a été victime de l’écart entre la propagande de ses collègues et la réalité qu’il niait.

Dans ces conditions, on ne comprend pas très bien pourquoi, après une première réaction courtoise, la France, qui avait légitimement exigé une enquête sur les circonstances de la mort de son ressortissant, a subitement insinué que Gilles Jacquier avait été assassiné par les Syriens et a refusé que l’autopsie ait lieu sur place en présence de ses experts. Ces accusations ont été publiquement explicitées par un des journalistes qui accompagnait Jacquier, Jacques Duplessy.

Pour la presse française, les faits ne sont pas si évidents qu’il y paraît : un doute persiste sur l’identification des projectiles mortels. Selon la plupart des reporters, il s’agissait de tirs de mortiers. L’armée syrienne confirme que cette arme est quotidiennement utilisée par les terroristes à Homs. Mais selon certains témoins, c’était des roquettes tirées depuis un lance-roquette portatif, et la télévision privée syrienne Ad-Dounia a montré des ailettes de roquette. Des forums se passionnent sur ce sujet, non sans arrières-pensées. En France, les anti-Assad croient au mortier et accusent l’armée syrienne d’avoir tiré. Tandis que les pro-Assad croient à la roquette et accusent les terroristes. En définitive, ce détail ne prouve rien : certes l’armée syrienne utilise des mortiers, mais pas de ce calibre, et les groupes armés utilisent des lance-roquette, mais rien n’empêche chaque camp de varier son armement.

Au demeurant, s’il s’agit de tirs de mortier, les deux premiers ont permis d’ajuster le tir du troisième et du quatrième pour frapper les manifestants qui étaient leur cible. Mais s’il s’agit de tirs de roquette, il était possible de viser beaucoup plus précisément et de tuer une personne en particulier. La thèse de l’assassinat devient possible.

L’étude des images et des vidéos montre que les corps des victimes ne sont pas ensanglantés et criblés d’éclats, comme lors de l’explosion d’un obus qui se fragmente. Au contraire, ils sont intacts, le sang coulant selon les cas par le nez ou les oreilles, comme lors de l’explosion d’une roquette thermobarique dont le souffle comprime les organes provoquant des hémorragies internes. De même, les points d’impact sur le trottoir ne portent aucune trace de fragmentation.

Notez que certains témoins parlent, eux de grenades, ce qui ne fait guère avancer notre compréhension puisqu’il existe des grenades à souffle et des grenades à fragmentation. En définitive, seule l’hypothèse de l’arme de souffle (RPG ou grenade) est compatible avec les éléments médicaux-légaux visibles sur les photos et vidéos. Accourus sur les lieux, des enquêteurs syriens et des observateurs de la Ligue arabe ont retrouvé deux queues de mortier de 82mm et une queue de roquette de fabrication israélienne.

Par conséquent, les autorités françaises ont raison d’étudier la possibilité de l’assassinat même s’il s’agit pour elles de se saisir d’un drame pour l’instrumenter et justifier leur ambition de guerre contre la Syrie. Pourtant les diplomates français, s’ils ont pour consigne de chercher la vérité, ont manifestement aussi pour consigne de s’assurer que les Syriens ne la découvrent pas. Ainsi, ils ont empêché toute personne francophone d’approcher la photographe Caroline Poiron, compagne du journaliste Gilles Jacquier, qui veillait sa dépouille toute la nuit. La jeune femme, en état de choc, ne maîtrisait plus son comportement et aurait pu trop parler. Puis, ils ont interdit l’autopsie sur place et ont rapatrié le corps au plus vite. Quelle est donc l’hypothèse que la France veut vérifier pour elle-même, mais cacher au grand public ?

Ici commence notre plongée dans le monde des services spéciaux occidentaux qui conduisent en Syrie une « guerre de basse intensité », comparable à celles organisées dans les années 80 en Amérique centrale ou plus récemment en Libye pour préparer et justifier l’intervention de l’OTAN.

Gilles Jacquier était un reporter apprécié de ses confrères, et récompensé par sa profession (Prix Albert Londres, Prix des correspondants de guerre etc.). Mais il n’était pas que cela.…

Dans une lettre à en-tête de France-Télévisions, datée du 1er décembre 2011, les rédactrices en chef du magazine Envoyé spécial –l’émission politique la plus regardée du pays– avaient sollicité un visa du ministère syrien de l’Information [document téléchargeable au bas de cette page]. Prétendant vouloir vérifier la version syrienne des événements selon laquelle « les soldats de l’armée syrienne sont victimes d’embuscades et de groupes armés qui sévissent dans le pays », elles demandèrent que Jacquier puisse suivre le quotidien des soldats de la 4e division blindée commandée par le général Maher el-Assad (frère du président) et de la 18e division blindée, commandée par le général Wajih Mahmud. Les autorités syrienne furent surprises par l’arrogance des Français : d’une main, ils encadrent les groupes armés qui attaquent les troupes loyalistes, de l’autre ils entendaient infiltrer un agent de renseignement militaire dans leurs troupes pour informer les groupes armés de leurs déplacements. Il ne fut pas donné suite à cette demande.

Aussi, Gilles Jacquier tenta t-il une autre voie. Il sollicita l’entremise d’une religieuse grecque-catholique au franc-parler, estimée et parfois redoutée par le pouvoir, Mère Agnès-Mariam de la Croix, higoumène du monastère Saint-Jacques de l’Intercis. Elle avait facilité le premier voyage de presse ouvert aux journalistes occidentaux. La célèbre religieuse fit donc le siège du ministère de l’Information jusqu’à obtention d’un visa pour Jacquier et son cadreur.

Les choses s’accélérèrent le 20 décembre, d’autres médias prièrent Mère Agnès-Mariam de leur obtenir la même faveur. Gilles Jacquier, quant à lui, sollicita un autre visa pour sa compagne, la photographe Caroline Poiron, et pour la reporter Flore Olive, représentant toutes deux Paris-Match. Ce devait être au total un groupe de 15 journalistes français, belges, néerlandais et suisses. Selon toute vraisemblance, les Français et le Néerlandais étaient pour la plupart, voire tous, des agents de la DGSE. Le temps pressait pour leur mission.

Ici un petit retour en arrière est indispensable.

Pour affaiblir la Syrie, les groupes armés par l’OTAN entreprennent diverses actions de sabotage. Bien que le centre historique de la rébellion des Frères musulmans soit Hama, et que seuls deux quartiers de Homs les soutiennent, l’OTAN à choisi cette ville pour concentrer ses actions secrètes. En effet, elle est au centre du pays et constitue le principal nœud de communication et d’approvisionnement. Successivement, des « révolutionnaires » ont coupé le pipe-line, puis les ingénieurs canadiens qui dirigeaient la centrale électrique ont été rapatriés à la demande des États-Unis. Enfin, cinq ingénieurs iraniens chargé de faire re-fonctionner la centrale ont été enlevés, le 20 décembre 2011.

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En violation du droit international Paris-Match a publié cette photographie des otages iraniens sans flouter les visages. C’est que ce document constitue la preuve de vie de quatre d’entre eux.

Des médias ont reçu une revendication d’une mystérieuse brigade contre l’expansion chiite en Syrie. Puis, l’ambassade a confirmé avoir débuté une négociation avec les preneurs d’otages. Restaient à ceux-ci à transmettre une « preuve de vie », par exemple une photographie datable des otages en bonne santé. Contre toute attente, celle-ci ne fut pas envoyée directement à la République islamique, mais publiée par Paris-Match (édition du 5 janvier). Un photographe du magazine, disait-on, avait pu entrer secrètement en Syrie et réaliser ce cliché. Peut-être les lecteurs français se sont demandés si ce reporter était bien humain pour prendre des photos d’otages sans leur venir en aide. Peu importe, le message était clair : les ingénieurs sont en vie et les preneurs d’otages sont contrôlés par les services français. Aucune réaction officielle, ni d’un côté, ni de l’autre. C’est donc que les négociations se poursuivent.

Arrivés à Damas, les médias français et néerlandais furent logés par les autorités dans des hôtels différents, mais Jacquier les regroupa immédiatement au Fardos Tower Hotel. Le manager de cet établissement n’est autre que Roula Rikbi, la soeur de Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national basé à Paris. L’hôtel sert de cache aux services secrets français.

En résumé, un agent de renseignement militaire, ayant pour compagne une photographe dont une collègue a pu entrer en contact avec les otages, a formé un groupe de « journalistes » ayant une mission liée à ces otages, probablement leur remise par des Français à des Iraniens. Ils se sont rendus à Homs après s’être débarrassés des services de sécurité, mais le chef de mission a été tué avant de pouvoir établir le contact prévu.

On comprend que, dans ces conditions, l’ambassadeur de France soit devenu nerveux. Il était en droit d’envisager que Gilles Jacquier ait été assassiné par des membres des groupes armés, inquiets de la dislocation de l’alliance militaire France-Turquie, et jusqu’au-boutistes d’une guerre de l’OTAN. Hostiles à la négociation en cours, ils auraient fait capoter sa conclusion.

L’ambassadeur de France, qui n’avait pas le temps de reconstituer les événements, s’appliqua donc à empêcher les Syriens de le faire. Contrairement aux normes internationales, il refusa que l’autopsie soit réalisée sur place en présence d’experts français. Les Syriens acceptèrent de déroger à la règle à la condition de réaliser une radiographie. En réalité, ils en profitèrent pour photographier le cadavre sous tous les angles. Selon nos informations, le corps porte la trace d’éclats à la poitrine et de coupures sur le front.

Puis, l’ambassadeur prit dans ses voitures blindées les « journalistes  » français et le néerlandais, et la dépouille du défunt. Il partit avec eux accompagné d’une lourde escorte, laissant sur le carreau la Mère supérieure stupéfaite et un journaliste de l’Agence France Presse : le diplomate pressé avait récupéré ses agents et abandonné les civils. Le convoi passa récupérer les effets personnels de chacun à l’hôtel As-Safir de Homs, puis rejoignit l’ambassade à Damas. Le plus vite possible, il arriva à l’aéroport d’où un avion spécial affrété par le ministère français de la Défense évacua les agents vers l’aéroport de Paris-Le Bourget. Les barbouzes ne feignaient plus de réaliser des reportages en Syrie, ils oubliaient avoir obtenu un allongement de leur visa, ils fuyaient juste avant que les Syriens ne découvrent le pot aux roses de cette opération ratée. Arrivé à Paris, le corps fut immédiatement transféré à l’institut médico-légal et autopsié avant l’arrivée d’experts mandatés par la Syrie. En violant les procédures pénales, le gouvernement français a invalidé le rapport d’autopsie, qui sera tôt ou tard rejeté par la Justice, et a définitivement écarté la possibilité d’établir la vérité.

Afin d’empêcher les journalistes français (les vrais) de mettre leur nez dans cette affaire, les journalistes (les faux) qui accompagnaient Jacquier ont, une fois revenus en France, multiplié les déclarations contradictoires, mentant de manière éhontée pour créer de la confusion et noyer le poisson. Ainsi, bien que 8 manifestants pro-Assad aient été tués, Jacques Duplessis dénonce « un guet-apens tendu par les autorités syriennes » pour l’éliminer avec ses confrères. Vérification faite, M. Duplessy a longuement travaillé pour une ONG réputée avoir servi de paravent …à la DGSE. Pour les Iraniens et les Syriens, la mort de Jacquier est une catastrophe. En laissant circuler le groupe d’espions français et en le surveillant discrètement, ils espéraient bien remonter aux ravisseurs et, à la fois, libérer les otages et arrêter les criminels.

Depuis un an, les services secrets militaires français sont placés au service de l’impérialisme états-unien. Ils ont organisé un début de guerre civile en Côte d’Ivoire. Par la suite, ils ont manipulé le séparatisme de la Cyrénaïque pour faire croire à une révolution anti-Kadhafi et s’emparer de la Libye. Maintenant, ils encadrent des repris de justice recrutés par le Qatar et l’Arabie saoudite pour semer la terreur, accuser le gouvernement syrien et menacer de venir le changer. Il n’est pas sûr que le peuple français apprécierait de savoir que Nicolas Sarkozy a rabaissé son pays au niveau d’un vulgaire preneur d’otages. Et il ne faudra pas s’étonner si un Etat qui pratique le terrorisme chez les autres doive un jour le confronter sur son sol.

Source
New Orient News (Liban)

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