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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 15:04

 

La dérive des 500 signatures



Bal de Vienne et bal des hypocrites



Jean Bonnevey
le 01/02/2012




Pourquoi, finalement, faut-il 500 signatures d’élus pour pouvoir se présenter à la présidentielle ? Il y a comme le rétablissement d’un vote censitaire, qui filtrerait le vote démocratique. On sélectionne les candidats et on ne présente au peuple que ceux validés par le système. C’est à dire qu’on limite la souveraineté populaire, comme on limite la souveraineté nationale. Si cette élection est la rencontre d’un homme, ou d’une femme, et d’un peuple, les intermédiaires sont inutiles et même anormaux.

 

On sait qu’il s’agit d’éviter la multiplication de candidatures fantaisistes qui viendraient fausser la campagne et les débats, pour faire la promotion de leurs lubies. Cela part d’un bon sentiment. Mais le danger de voir le système détourné est grand et réel, puisque, une fois, Jean Marie Le Pen avait été dans l’impossibilité de se présenter. Alors, peut être que sa fille bluffe, mais peut être pas.

 


Marine Le Pen au Bal

 

La meilleure façon, en effet, d’éviter un nouveau 21 avril, serait-il à l’envers, c’est bien sûr d’éliminer de la compétition le perturbateur du système. Cela conforte l’image d’un  état "UMPS", qui veut monopoliser la présidentielle, comme le dénoncent également François Bayrou et d’autres.

 

Le PS vit dans le traumatisme de l’élimination de Jospin. Et Sarkozy sait que sa victoire de 2007 n’a été possible que par le siphonage des suffrages du FN. Voila qui permet de se poser des questions sur l’attitude des deux grands partis vis-à-vis des parrainages de madame Le Pen.

 

Il est cependant de plus en plus évident que ce barrage indirect serait très mal perçu d'une opinion le ressentant comme un déni de démocratie. 70% des Français souhaitent que Marine Le Pen obtiennent les 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle et représenter le FN, selon un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France . Dans le détail, 41% des personnes interrogées le souhaitent "tout à fait", et 29% "plutôt", contre 12% "plutôt pas" et 17% "pas du tout", précise l'étude. 1% ne se prononcent pas.

 

Chez les sympathisants de gauche, 60% souhaitent que Mme Le Pen puisse se présenter (30% "oui tout à fait", 30% "oui plutôt") contre 39% (16% "plutôt pas", 23% "pas du tout"). 1% NSP. Chez les sympathisants de droite, 86% sont favorables à ce que la candidate d'Extrême droite puisse concourir (60% tout à fait, 26% oui plutôt) contre 13% (7% "plutôt non", 6% "pas du tout"). 1% NSP. Le danger est donc aussi grand d’une absence de Marine Le Pen que de sa présence. Cela devrait donc s’arranger.

 

Les vigilants des dérapages

 

Il faudra donc trouver autre chose et on s'y emploie, comme l'affaire du bal de Vienne en est une savoureuse illustration. Ce bal d’associations étudiantes traditionnelles, et parfois viriles, insupporte les adeptes de la techno-parade; ça se comprend. 

 

Voila donc Marine accusée de fréquenter les "populistes", dont elle fait partie tout de même. Elle ne sera sûrement pas invitée au bal du PS et à la Fête de L’Huma. Quant à son père, il a eu un trait d’humour, dont il a le secret, en disant que ce bal « c’était Strauss sans Kahn.» On a immédiatement hurlé à l’antisémitisme, sauf que Strauss, l’esprit musical de l’empire multi-culturel et multi-ethnique austro-hongrois, est juif lui-même… Comme quoi, à force de trop vouloir prouver !

 

Jean Marie Le Pen garde son franc parlé , sans être toujours d'accord avec sa fille, comme sur la retraite à 60 ans. Mais on ne peut lui dénier un mordant intact malgré ses 83 ans. Invité du 12/13 de France 3, dimanche, il a résumé, à sa manière, le film "Intouchables". "La France, c'est l'infirme qui se trouve dans le fauteuil et il va falloir tabler sur l'aide que vont nous apporter les jeunes de banlieue et l'immigration en général. Je ne souscris pas à cette manière de voir. C'est un film, un roman. Il faut le prendre comme tel et pas du tout comme un exemple futur. Ce serait dramatique si la France était dans l'état de ce malheureux handicapé !"

 

C’est donc surtout, du "parrainage à Vienne", le "bal des hypocrites" qu’il faut dénoncer. Titre d’ailleurs -quel hasard!- du dernier livre de Tristane Banon qui, sans jamais le nommer, parle, elle,  de Strauss, mais avec Kahn.

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 07:57

Alain Soral - Toulon -

Alain Soral - Toulon - 29-01-12 par ERTV
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 14:27

HARO SUR LE CAPITALISME.

 

 

Si l'on cherchait un fil conducteur général dans la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.), on trouverait en bonne place, parmi d'autres, le combat contre le capitalisme et les capitalistes. Les candidats réels ou présumés à l'élection présidentielle se donnent joyeusement la main en la matière.

François Hollande en a fait un cheval de bataille marquant. Il a fustigé publiquement la « planète financière » et projette de punir fortement les riches pour leur enlever de leur richesse dans une idée de redistribution. La France compte au moins cent impôts importants ce qui est le double du nombre existant généralement ailleurs ; cette chape de plomb bouge en permanence et nous avons souvent dénoncé les effets négatifs de cette bougeotte perpétuelle. C'est dire la difficulté de tout chiffrage des son programme. Certains calculs aboutissent à constater que 15% de la population serait fortement agressées de diverses manières : droits de succession, ISF, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, dividendes, taxes sur les bénéfices des banques et autres projets ; ces 15 % sont des créateurs : entrepreneurs, artistes, etc. Remarquons au passage que le candidat socialiste épargne soigneusement dans ses projets le monde politique alors que sur la toile apparaissent régulièrement les gains fabuleux et largement défiscalisés de tel ou tel Prince de la politique.

Du coté du pouvoir en place depuis non seulement 2007 mais aussi bien avant, la chasse aux riches et aux capitalistes est aussi ouverte. Lors de la sortie du programme Hollande, ce pouvoir rêve tout haut de la taxe Tobin ; faute d'oser la mettre en place avant d'autres pays en France il recule. Dans sa furie taxatoire, il vient d'annoncer pour février une taxe spéciale à l'achat de toute action d'une entreprise française à quelqu'endroi dans le monde que cet achat se produise ; il fadra expliquer clairement ce qu'est une « entreprise française ». Au bout du processus, il y aura des délocalisations et une atteinte grave au marché financier de Paris.

Ce même pouvoir a, certes, organisé le bouclier fiscal. Toutefois le tableau global reste très négatif. Si l'impôt sur le revenu a été  légèrement atténué une foule d'autres impôts ou pratiques administratives ont attaqué les riches. Le refus des fonds de pension aurait pu sauver les retraites et est le signe de la méfiance vis-à-vis du capital. Le rabotage des niches fiscales est présenté comme une mesure d'économie : c'est un mensonge car il en résulte de nouveaux impôts pour des gens qui échappaient jusqu'ici.

 

ATTAQUES CONTRE LES ENTREPRISES

Le président a popularisé les attaques contre les entreprises en proposant publiquement la règle du tiers des bénéfices : un tiers des bénéfices aux salariés, un tiers à l'investissement et un tiers au actionnaires ; c'est une agression en règle, car non seulement en droit mais en bonne logique les actionnaires sont seuls juges de l'emploi de leurs bénéfices quand il en existe ; au surplus, pour développer les entreprises seules capables de créer de la richesse et des emplois il faut que les actionnaires s'enrichissent soit par capitalisation soit par des dividendes. Les racines de ces pratiques sont anciennes ; c'est le Général de Gaulle qui, le 17 août 1967, signait l'ordonnance instituant la participation des salariés aux bénéfices ; dans l'exposé des motifs, il était question de la « loi d'airain » du capitalisme (sic) ; depuis lors le système dans la légendaire tradition « bourreauncratique » française est devenu très complexe, beaucoup de gouvernements ayant ajouté des tuyauteries à l'usine à gaz en construction.

Les gains des banquiers sont sur la sellette avec des techniques que le public ne comprend pas forcément : bonus, parachutes dorés, stock-options, primes de départ, retraites-chapeaux, etc. Tous ces termes font allusion à des contrats extrêmement compliqués et parfois incertains dans leurs effets. Exemple : des stock-options n’ont de la valeur que, si le jour de l'exercice du droit à souscrire les actions, celles-ci ont elles-mêmes de la valeur ; de ce fait beaucoup de stock-options contractées il y a quelques années n'ont plus aucune valeur aujourd'hui.

Le fil conducteur de tous ces assauts est l'idée pour les politiques de se défausser de leur propre responsabilité dans la crise. A cette fin, ils accusent mensongèrement et pêle-mêle les banques, les spéculateurs, les capitalistes, les riches présentés comme des méchants. Ils n'hésitent pas à parler de « moraliser » le capitalisme, ce qui est surprenant pour des personnages ne se signalant pas toujours par un excès de moralité et ruinant les populations par leur luxueux carriérisme.

Les attaques contre le capitalisme trouvent aussi leur sources dans l'ignorance de ces gens envers le rôle fondamental du capital qui est indissolublement lié au travail. Dans le Livre de la Genève, on lit qu'Abel avait de beaux troupeaux ; c'était le premier capitaliste connu de l'histoire des hommes ; son frère Caïn au lieu de l'imiter trouva plus simple de le tuer : il était le premier socialiste connu.

 

CAPITAL ET TRAVAIL

Pas de travail possible et continu sans capital et pas de capital fructueux sans force de travail. Bien entendu dans l'idéologie ambiante se trouvent les séquelles du marxisme avec la lutte des classes et l'idéologie égalitariste. Un des aspects de cette « P.U.T. » est la lutte contre les spéculateurs supposés à la racine de tous les maux ; voici une imposture de plus ; tout acte économique quel qu'il soit comporte une part de spéculation ; l'acheteur d'un logement, certes, se préoccupe de savoir si le logement lui convient : il s'enquiert aussi des perspectives de la valeur dans les temps futur ; la spéculation est l'acte rationnel de quelqu'un qui organise à son profit le temps futur. Les spéculateurs sur les marchés financiers rendent grand service aux autres en prenant des risques que tout le monde ne peut assumer.

Les offensives contre les banques et leurs dirigeants font partie du tableau. Elles sont accusées à tort d'être à l'origine de la crise des subprimes ; or il est avéré que c'est le gouvernement américain qui les a amenées pour des raisons idéologiques à prêter à des gens qui n'avaient pas les moyens d'emprunter pour acheter leurs maison ; certes, par des pratiques complexes, elles ont diffusé les mauvaises créances dans le monde entier ; mais ici se retrouvent les politiques, car la Fédéral Reserve Bank américaine a inondé le système d'argent facile tout en jouant le rôle de prêteur en dernier ressort, ce qui poussait à la faute.

Le fait que les mastodontes bancaires soient des entreprises sans propriétaire défini et dirigées par des salariés de très haut niveau a facilité la catastrophe. Il est peu connu qu'en France une banque ancienne et de structure essentiellement familiale n'a pas eu de prêts toxiques lors de cette folle période. Il est évident que les banques devraient être libres de leurs activités sous la responsabilité sévère de leurs dirigeants.

En arrière plan se trouve le rêve insensé d'un capitalisme sans capital avec en conséquence la taxation de l'épargne. Or, c'est l'inverse qui doit être recherché. Le capital est l'ossature indispensable de l'enrichissement général. Une forte capitalisation des entreprises leur permet de se projeter dans l'avenir et de bien gérer le temps. IBM a failli succomber ayant raté le virage des petits ordinateurs. Elle a pu se reconvertir dans les services grâce au matelas financier accumulé pendant les périodes fastes.

Quelles sont les conséquences de cette chasse en meute contre les riches, les spéculateurs, les banques et plus généralement la planète financière ? L'énumération est courte mais désolante : chômage, panne irrémédiable de croissance, délocalisations, paupérisation et prospérité insolente des restos du cœur... .

Il existe une route grande ouverte pour sortir du piège et elle a été souvent décrite dans ces flashs. Encore faut-il que quelqu'un de sincère et crédible veuille l'emprunter.

 

Michel de Poncins

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:55
Réduire le débat à 2 opposés pour mieux régner dans la durée,le troisième,s'il y a,sert de chiffon rouge pour que les deux restent au pouvoir.

Et si la dualité entre les camps les plus présents dans les médias, sondages et élections, n’était cultivée, que dans un unique but, enfermer la majorité des opinions dans une arène réduisant le champ du débat entre sympathisants d’idéologies d’un camps et ce qui ce qui est censé être son opposé, par médias interposés et au travers de la confrontation entre les leaders de l’un ou de l’autre, permettant ainsi à ceux qui pilotent en coulisse, les deux camps, de régner dans la durée discrètement en "maitres" ?

Ce type de domination est présente depuis si longtemps, si ancrée dans les mentalités que le simple fait de l’envisager est tout de suite considéré comme une utopie, une illusion. cela n’est simplement pas possible que cela se déroule ainsi !

Aujourd’hui, on a même été jusqu’à étendre la manoeuvre aux extrêmes, extrême de la droite et l’extrême de la gauche, indignations populaire face à la crise, oblige !

Verrons-nous un jour une démocratie digne de ce nom, où le peuple sera réellement représenté et aura réellement son mot à dire ... ?
 

Souvenons de l’affreuse politique de George W.Bush et l’hystérie médiatique quasi-messianique quand Obama été élu et désigné comme le "sauveur", celui par lequel le changement allait arriver.

 

En fait, il a continué, voire intensifié la politique de son prédécesseur, dans de nombreux domaines et fait voté des lois que Bush lui-même, n’aurait osé le faire...

 

La dernière loi sur la sécurité et la défense des citoyens américains est plusieurs degrés plus liberticide que le patriot act et faut-il aborder le sujet de PIPA et SOPA, en rapport avec le contrôle d’internet, et l’affaire récente avec Megaupload, et le mystère autour de la megaBox, (plus de détails)

 

Pour illustrer le sujet, une vidéo ou ce sujet est évoqué par Alex Jones, qui n’est pas pour moi, je dois l’avouer, le plus grand des théoriciens anti-dualité, mais ici, il décrypte le système comme il est appliqué au états-unis (plutôt désunis !)

 

Il explique par un petit dessin, très explicite, comment est entretenue l’alternance des rènes du pouvoir, gauche-droite, ainsi que les manoeuvres pour faire oublier le vrai enjeu qui est d’empêcher la tyrannie dominer la liberté de chaque citoyen. Faites vous votre opinion.

 

Peu importe si certains noms de l’actualité américaine cités vous sont inconnus, vous pourrez aisément transposer le décriptage de cette vidéo, dans l’actualité en France.

 

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/reduire-le-debat-a-2-opposes-pour-33558

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:53

Trés beau texte de Mr Bruno Gollnisch sur la Hongrie....Dommage que sa voix se raréfie.........

Toute l’après-midi du 18 janvier 2012, la Hongrie a été en accusation au Parlement européen, nouveau juge du Bien et du Mal dans l’Union européenne.

Elle a en effet adopté une Constitution et plusieurs lois « cardinales » (on dirait chez nous « lois organiques ») dans lesquelles, paraît-il, toutes les « valeurs » de l’Europe sont violées. Quelles valeurs ?

Il paraît qu’il y a une référence à Dieu. Cela se trouve dans au moins un tiers des Constitutions du monde. Il est vrai que la Constitution commence par l’ancien adage « Dieu bénisse les Hongrois » et qu’elle fait remonter l’origine de la nation hongroise au baptême du roi Saint-Etienne en l’an Mil. Quelle horreur pour nos Eurocrates de tous bords ! Ils ne sont pas choqués par les « God bless America » qui sont l’ordinaire ponctuation des discours politiques américains. Ni par l’inscription qui figure sur chaque billet de banque aux USA : « In God we trust« . Ni par la devise de S.M. la Reine Elizabeth : « Dieu et mon droit ». Ni par les Constitutions de tous les pays musulmans commençant par « Au nom d’Allah, le tout-puissant, le miséricordieux ». Non. Mais ces pauvres Magyars ! « Cachez, cachez ce Dieu que nous ne saurions voir » leur crie-t-on de partout, en feignant de voir dans ces quelques phrases la marque d’une intolérance inacceptable à l’égard d’abord des autres religions. Sauf que la Constitution hongroise dit explicitement (dans son préambule) qu’elle reconnaît aussi les valeurs de celles-ci. J’attends avec intérêt que la Constitution d’un Etat musulman nous dise la même chose : « l’Etat reconnaît la valeur des religions autres que l’Islam« . Voilà un vaste champ d’actions pour nos professeurs de démocratie…..

Il paraît aussi qu’on y met à mal l’autonomie octroyée par les Traités européens aux Banques centrales. Il paraît encore qu’on y garantit la protection de la vie innocente dès la conception. C’est si conforme aux valeurs de l’Europe que c’était déjà un principe de droit romain : « infans conceptus pro nato habetur » (l’enfant conçu est tenu pour né). Il paraît enfin qu’on y proclame l’importance de la famille comme résultant – horreur ! – de l’union d’un homme et d’une femme.

Faut il donc en conclure que les nouvelles « valeurs » de l’Europe de Bruxelles sont 1. l’athéisme, 2. l’avortement, 3. l’homosexualité, 4. l’absence de contrôle des banques centrales ? Sans doute…. Et nombre de groupes politiques ne se sont pas privés de la proclamer haut et fort.

S’agissant de la Constitution, il faut rappeler que la Hongrie vivait jusque là sous le régime d’un texte de 1949 – autrement dit d’une Constitution imposée par le communisme, qui s’était emparé par force du pays et y faisait régner la terreur, et qu’elle est le dernier pays de l’ancien bloc de l’Est à avoir réformé sa loi fondamentale. La Constitution communiste ne gênait pas nos « démocrates ».

La Hongrie est aussi sous le feu parce que l’âge de la retraite des juges passe de 70 à 62 ans, ce qui, il est vrai, permettra de renouveler partiellement le personnel judiciaire. Cette disposition est jugée discriminatoire. Discrimination ? Mais si tout le monde est à la retraite au même âge, où est la discrimination ?

On accuse également M. Orban (le Premier Ministre hongrois) d’avoir, par l’une des « lois cardinales« , garanti la stabilité de l’emploi de certains hauts fonctionnaires, quels que soient les changements politiques de gouvernement. Mais dans tout autre pays on se féliciterait de la protection des agents publics contre les abus du système des dépouilles – le « spoil system« .

Le gouvernement français par la voix d’Alain Juppé, a joint sa voix au concert des pleureuses. Il représente un pays, la France, dans lequel les juges constitutionnels sont nommés – ce que l’on reproche à la Hongrie -, le patron de la télévision publique désigné par le Président de la République (gage d’indépendance sans doute), les candidatures à la présidence de la République filtrées (par les parrainages) et dans lequel les millions d’électeurs nationaux ne disposent pas d’un seul député ou sénateur pour les représenter dans ce que l’on ose appeler la représentation nationale ! Pourrait-on suggérer au gouvernement français de balayer devant sa porte ?

Les reproches pleuvent, parfois parfaitement contradictoires. D’un côté le gouvernement hongrois manquerait à la laïcité avec sa loi sur les Eglises ; de l’autre il réduirait injustement la liste des organisations religieuses subventionnées. Il n’y en aurait plus que 14 au lieu de 300. En Hongrie, il suffisait en effet auparavant que cent personnes se disent relever d’un même culte organisé pour prétendre au statut d’Eglise et donc à certains droits spécifiques et subsides. Toutes ces organisations ne sont pas interdites, contrairement à ce qu’on laisse entendre. Elles peuvent redemander le statut d’Eglise si elles remplissent les critères, désormais plus sérieux, prévus par la nouvelle loi. En attendant, elles deviennent de simples associations. Au vu du nombre important d’organisations concernées et de la grande tolérance de la loi précédente, on ne peut s’empêcher de penser qu’on peut trouver parmi elles des cultes fantaisistes voire de véritables sectes. Ce qui donne un aspect à la fois cocasse et inquiétant aux indignations parlementaires. Bref !

On exige de la Hongrie, qui pourtant n’est pas dans l’euro, qu’elle restaure l’indépendance de la banque centrale ! En réalité : que l’on vienne à une situation dans laquelle le peuple hongrois, à travers le pouvoir politique qu’il a élu, n’aurait plus aucun pouvoir sur sa banque nationale. Et c’est vraiment un spectacle amusant que de voir la gauche et l’extrême-gauche, dans une touchante unanimité, se joindre au chœur pour réclamer cette « indépendance », véritable carte blanche donnée aux technocrates et financiers qui les dirigent de faire sans aucun contrôle ce qui leur semble bon. Il est extravagant de dénier aux dirigeants hongrois élus tout droit de regard sur leur monnaie nationale, le florin (ou forint).

Le bal des Tartuffe bat son plein.

Les communistes qui opprimèrent la Hongrie pendant 50 ans prétendent prendre la défense de la démocratie.

Dans son discours, Daniel Cohn-Bendit met en garde contre les dérives à la Castro ou à la Chavez et déclare textuellement que s’il à tort (de penser qu’il y a un problème démocratique en Hongrie), il demandera pardon à M. Orban. Mais Dany, quand je t’ai connu à Nanterre en 1968, toi et les tiens vous étiez tous pour les Castro et les Chavez (l’équivalent de l’époque), pour la victoire des Nord-Vietnamiens et celle des Khmers rouges. Quand donc as-tu demandé pardon ?

Les libéraux belges Verhofstadt et Michel donnent des leçons de démocratie à la Hongrie alors que le premier était Premier Ministre de la Belgique lorsque le Vlaams Blok, principal parti d’opposition flamand, fut de facto interdit par persécution judiciaire. Le second s’est illustré par la répression contre les nationaux et la promulgation de lois « liberticides » qui ont servi de base à ces procédures. Le culot de ces deux personnages – ou leur inconscience – ne connaît pas de bornes !

J’entends l’ancien maoïste portugais Barroso, aujourd’hui président de la Commission européenne reconverti dans l’ultra-libéralisme, expliquer à quel point c’est respecter la démocratie que mettre sous surveillance l’ensemble des lois d’un Etat membre, y compris sa Constitution, et le sommer de les modifier sous peine de sanctions financières (qui viennent d’être autorisées sous le couvert, il est vrai, de la procédure dite « de déficit excessif »).

Qu’on s’en félicite ou pas, le gouvernement de M. Orban a obtenu 54 % des suffrages et puise dans ce résultat sa légitimité. Et les près de 17 % obtenus par mes amis du mouvement Jobbik, pourtant dans l’opposition, s’ajoutent à la protestation contre ces ingérences à répétition. Faut-il rappeler qu’il n’y a pas qu’en Hongrie qu’une majorité simple de voix donne une super-majorité au Parlement, grâce à un mode de scrutin inéquitable ? A cette aune, il y a belle lurette que la France aurait dû se retrouver au ban des nations.

Et tout ce dégueulis à prétention universaliste est le fait de forces politiques qui n’ont pas bronché quand le peuple hongrois a été écrasé par les chars soviétiques.

Face à ce tribunal presque entièrement voué à sa condamnation, le Premier Ministre hongrois n’a pas été très combatif. Il a rappelé cependant, sans être contredit, que Bruxelles n’avait pas d’objections sur la Constitution, mais seulement sur deux dispositions transitoires en cours de modification et qu’il acceptait de discuter du reste.

Mais tout cela est de la poudre aux yeux. Le fond du problème, comme l’ont répété à satiété les nombreux orateurs, tient à l’esprit du texte : l’importance donnée aux racines chrétiennes du pays, à l’identité de la Nation, au rôle fondamental de la famille… Suprêmes abominations pour une caste politique qui rêve d’un homme « européen » nouveau sans racines, sans Histoire, sans spiritualité, sans identité autre que l’appartenance à l’espèce humaine ; des individus et groupes interchangeables, mûrs pour le mondialisme matérialiste et mercantile.

Le pire, c’est que visiblement la plupart des intervenants – à l’instar de cette députée communiste qui a fini par l’avouer à la fin du débat -, n’ont pas lu la Constitution hongroise et se sont fondés, pour participer à la curée, sur des commentaires médiatiques généralement partisans. Le texte est pourtant depuis longtemps disponible en anglais sur le site internet de l’assemblée nationale hongroise, la plupart des lois « cardinales » expliquées et disséquées sur la toile….

Mais il est vrai qu’il n’y a pas de procès inique efficace sans ignorance crasse et bêtise haineuse.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:28

Quand j’entends le mot « culture », je sors mon téléphone

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

Avec la fermeture du site web Megaupload (MU) et le lancement des forfaits Free Mobile, on a beaucoup parlé de liberté en ce mois de janvier 2012 !

Kim Dotcom, fondateur de Megaupload et trois de ses associés, a ainsi été arrêté à Auckland (Nouvelle-Zélande), tandis que leur site qui proposait films et séries accessibles gratuitement en streaming (lecture en continu) – soit dans la plupart des cas, dans l’illégalité la plus complète quant aux droits d’auteur – était brutalement fermé, bloquant du même coup « des milliers de contenus privés et personnels hébergés sur le site MegaUpload qui ont été arbitrairement rendus inaccessibles », comme n’a pas manqué de le souligner Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle et député de l’Essonne.

D’autre part, Xavier Niel, PDG de Free, a lançé des forfaits téléphonique défiant toute concurrence sonnante et trébuchante…(1)

Les commentateurs fort nombreux de ces deux événements n’ont pas manqués d’en appeler au sacro-saint principe que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, mais une liberté tout de même un peu spéciale qui semble avant tout celle de s’enrichir…

Ainsi, Marine Le Pen, autre candidate à l’élection présidentielle, en a profité pour tacler Nicolas Sarkozy dont l’enthousiasme (à l’annonce de la fermeture de MegaUpload) « aurait de quoi laisser songeur… (Il) se fait l’ami des majors et des multinationales qui font des marges hallucinantes sur le dos des artistes et des consommateurs, et n’encourage absolument pas la créativité. L’État a vocation à garantir aux citoyens français un accès équitable et libre à la Culture, pas à les ponctionner et les sanctionner. »

Un constat qui fait écho à celui de Xavier Niel, fustigeant l’enrichissement disproportionné de ses concurrents (SFR, Orange, Bouygues Telecom) : « Je ne suis pas sûr qu’on avait pris conscience à quel point les Français comprenaient qu’il y avait un problème avec leur abonnement. L’engouement, plus que par nous, il est provoqué par cette prise de conscience des Français qui payaient trop cher leur facture de téléphone. »

Ces deux affaires si distinctes tout en étant si équivalentes dans l’esprit, permettent de rappeler que derrière les grands discours des uns sur « la protection des artistes et de leur création artistique » ou sur la justification des prix exigés par « la nécessité d’investir toujours davantage et éternellement dans la recherche et les innovations », on assiste en fait à l’obsession de faire toujours plus de profits : tout autant d’artistes souvent plus attentifs à leurs intérêts matériels qu’artistiques et de chercheurs, souvent plus vigilants quant aux pourcentages à négocier qu’à l’amélioration du bien-être de leurs contemporains.

Ces artistes et chercheurs-là, directement « menacés » par les MegaUpload et autres offres Free téléphonique, ce sont eux qui figurent généralement au palmarès de ceux qui ont « gagné le plus » cette année-ci ou cette année-là(2)… et qui, tous, ont largement « récoltés » : ils sont surtout victime leur douteuse âpreté au gain…

Pour les autres, ceux qui ne figurent jamais dans de tels palmarès, ceux qui ne bénéficient pas ou guère des grands circuits de distribution, le piratage est bien moindre et, en général, ces artistes-là sont souvent heureux que leurs œuvres soient ainsi diffusées et donc connues – et reconnues – par un plus grand nombre de passionnés… Ça ne change guère le montant de leur feuille d’impôts.

Quant aux chercheurs qui dénoncent un avenir « sans possibilité d’innovation », ce ne sont souvent que les porte-voix des dirigeants qui les emploient, soit de grands esprits « désintéressés »… à la hauteur toutefois de  1 658 729 euros (salaire annuel de Stéphane Richard, PDG orange) ou de 2 507 510 euros (salaire de Frank Esser, PDG SFR).(3)

Parfois, quand j’entend le mot « culture », je me retiens de sortir mon téléphone portable…

 

 

Notes

(1) « C’est déjà lui, rappelons-le, qui avait « fait fortune dans le Minitel, puis révolutionné l’internet en France en lançant la Freebox en 2002 qui a donné le “la” en terme de tarif (29,99 euros par mois) sur le tripleplay) (www.ladepeche.fr, 22 janvier 2012).

(2) Hollywood : les acteurs et actrices les plus rentables de 2011

Hollywood : les stars de cinéma les moins rentables de 2011

Quels sont les acteurs de série TV les mieux payés ?

Hollywood : quels sont les acteurs les mieux payés ?

Hollywood : quelles sont les actrices les mieux payées ?

Hollywood : quels sont les acteurs qui rapportent le plus d'argent ?

Hollywood : les acteurs dont les films ont le mieux marché

Cinéma : les acteurs français les mieux payés

Musique : les artistes internationaux les mieux payés de l'année

Musique : les artistes français les mieux payés de l'année (source : http://www.reviewdepresse.com)

Ainsi que : Les 500 plus grandes fortunes françaises par Challenges.fr (source : http://www.challenges.fr/classements/fortune)

(3) salaire de Stéphane Richard (PDG orange) 1 658 729 € par an. source http://www.journaldunet.com/economie/magazine/salaires-patrons/stephane-richard.shtml
Salaire de Xavier Niels (PDG free) 173 000 euros brut par an (il est vrai qu'il est propriétaire de sa boite cotée en bourse mais free verse 4,5 fois moins de dividendes qu'Orange)). source http://www.boursier.com/actualites/economie/free-xavier-niel-rend-coup-pour-coup-12993.html?sitemap
Salaire de Frank Esser (PDG SFR) 2 507 510 euros par an http://www.edubourse.com/remuneration/frank-esser.php

 


© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:26

Mgr Chaput plaide pour le bon scolaire

Posted: 29 Jan 2012 10:41 AM PST

A l’approche des élections il est temps de méditer l’éditorial de Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie, qui s’est exprimé dans le journal catholique local, Catholic Standard and Times, sur le devoir des parents catholiques de militer pour le bon scolaire. Je vous propose ma traduction d’importants extraits de son texte, publié jeudi dernier en vue de la Semaine des écoles catholiques qui s’ouvre lundi. Il intervient en un moment difficile pour les écoles catholiques, alors que l’archidiocèse vient d’annoncer la fermeture de 17 de ses écoles secondaires et de 44 de ses 156 écoles régionales ou élémentaires, obligeant 24.000 élèves à changer d’établissement. Il est temps que les parents prennent leurs responsabilités politiques, dit sans ambages le texte de Mgr Chaput, qui rend d’abord hommage à la « valeur unique » de l’éducation catholique, au dévouement de ceux qui s’en occupent depuis des décennies et qui leur permettent d’exister et d’être excellentes. Un texte que l’on peut transposer en ce qu’il a d’essentiel à bien d’autres lieux de la planète et notamment à la France, aussi bien pour les écoles sous contrat, pour les libérer, et pour les écoles hors contrat, intégralement financées par les familles au prix d'importants sacrifices… – J.S.
« Hélas, les écoles fonctionnent grâce à des ressources, et pas seulement la bonne volonté et le service héroïquement rendu. Nos écoles ne peuvent plus s’appuyer sur le soutien sans limites de l’Eglise. Ces ressources, tout simplement, n’existent pas. Un grand nombre de nos paroisses font face à des difficultés financières. L’archidiocèse lui-même se trouve confronté à des défis sérieux sur le plan de la finance et de l’organisation : ils se sont développés au fil des ans et ne peuvent être ignorés. 
Où cela nous conduit-il ? Nous pouvons célébrer la Semaine des Ecoles catholiques cette année en prenant concrètement à bras le corps les problèmes fiscaux qui font du tort à nos écoles. Nous devons faire pression sur nos législateurs, avec respect mais vigoureusement, pour qu’ils inscrivent dans la loi le [libre] choix de l’école. 
D’abord, nous devons être clairs. Le bon scolaire, ce n’est pas « un soutien public pour les écoles confessionnelles ». Cet argument est tout bonnement faux. Aucun bon ne va à aucune école, qu’elle soit confessionnelle ou non. En revanche, le bon scolaire rend le pouvoir du choix de l’éducation aux parents, à qui précisément il appartient. Ce faisant, le bon scolaire rend toutes les écoles plus responsables de la qualité de l’éducation qu’elles offrent. Les parents reçoivent le bon scolaire. Les parents choisissent l’école. Cela est parfaitement sensé. Si une école offre une éducation de piètre qualité aux jeunes, les parents, très justement, voteront avec leurs pieds – et leurs bons. Evidemment, la plupart des écoles catholiques font l’inverse : elles offrent une éducation forte, dans un environnement sûr, en focalisant sur le développement d’un bon caractère moral. Voilà pourquoi les parents sont si malheureux de les voir fermer. 
Certaines personnes avancent que la loi sur le choix scolaire n’aide que les familles des zones les plus pauvres. Aider les pauvres est une nécessité vitale, évidemment, et le bon scolaire permettrait de faire cela. Mais le bon scolaire aide bien d’autres familles que les plus pauvres. (…) 
Voici un fait regrettable : en 2011, les évêques de Pennsylvanie ont fait de la loi sur le bon scolaire une de leurs priorités législatives. Plusieurs personnes (…) ont travaillé dur pour mobiliser le soutien des catholiques. Leurs efforts ont échoué – non parce qu’ils n’ont pas fait ce qu’il fallait, mais parce que trop peu de personnes qui fréquentent nos églises les ont écoutés. Très peu de catholiques ont appelé ou écrit à leurs députés et sénateurs. Ils ont été encore moins nombreux à se rendre dans leurs bureaux pour faire un travail de lobbying citoyen. Malgré cela, le bon scolaire a été adopté au sénat, avant d’être bloqué à la chambre. Un militant du choix scolaire, qui n’est pas catholique, et qui a dépensé généreusement des années de son temps et des millions de dollars qu’il a lui-même donnés, pour défendre le bon scolaire comme une question de justice sociale, a été ébahi par l’incapacité des catholiques à se mobiliser autour d’une question si évidemment vitale pour l’intérêt public et si clairement capable d’aider à la survie de leurs propres écoles. 
Au cours de la semaine qui vient j’écrirai à chaque sénateur d’Etat et à chaque représentant du territoire de cet archidiocèse pour faire pression pour qu’ils adoptent le bon scolaire. Et je continuerai de le faire jusqu’à ce que le bon scolaire devienne la loi. J’espère que mes frères évêques et pasteurs de tout l’Etat en feront autant. Plus important encore : notre peuple catholique doit faire la même chose. Mais si, les élus écoutent ! Et ils agissent lorsque le bruit devient suffisamment fort. A défaut d’autre chose, la crise des écoles catholiques de Philadelphie est un appel au réveil déplaisant, mais finalement très salutaire. La facture pour notre échec à faire adopter le choix scolaire au cours de cette dernière décennie est venue à échéance. Désormais nous  payons la note. 
Lorsque le bon scolaire a échoué, pour la énième fois, à la Chambre de Pennsylvanie à l’automne, un mien ami maître d’école catholique frustré a lâché : « Les catholiques sont des abrutis. » Je ne le crois pas. Mais d’un autre côté je suis nouveau, ici. Si nous, catholiques de Philadelphie, aimons nos écoles catholiques, comme nous le faisons évidemment, le temps de devenir actifs et concentrés, c’est maintenant. Nous devons commencer à faire pressions sur nos législateurs pour qu’ils adoptent la loi sur le choix de l’école – y compris le bon scolaire et des crédits d’impôts pour l’amélioration de l’éducation – actuellement pendante à Harrisburg. Et nous devons le faire cette semaine, aujourd’hui, tout de suite. Je vais le faire moi-même. J’espère que vous ferez comme moi. »
© leblogdejeannesmits (pour la traduction).
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:05
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 08:58
Syrie ou le déshonneur des journalistes
Claude Bourrinet
Syrie ou le déshonneur des journalistes
Sous le titre « Poutine inflexible sur la Syrie » (tant mieux), la Voix du Nord publie, ce 28 janvier 2012, une brève sur la situation de ce pays. Le papier ne vaut que par la filouterie intellectuelle qui s’y manifeste. On peut le considérer comme emblématique d’un « style », celui de la presse aux ordres, de la tartufferie et de la désinformation, du mensonge et de la manipulation criminelle.

La source à laquelle se réfère l’auteur de l’article, anonyme, se veut sure, au-delà de tout soupçon, puisqu’il s’agit du très ronflant, déclamatoire et autoproclamé « l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) ». Le sigle est probablement là pour octroyer au dit observatoire une onction de notoriété. On sait que ce nid de racoleurs stipendiés par les services secrets occidentaux est domicilié à Londres, résidence qui n’engage pourtant en rien en matière d’honnêteté et de garantie de sérieux quant à la fiabilité de l’information. C’est apparemment la principale, souvent la seule origine des racontars véhiculés par les ondes et le papier. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’on prenne quelque distance par rapport à une officine qui rappelle plus la propagande que le journalisme objectif. Qui informe ces vaillants défenseurs des droits de l’homme ? Qui contrôle les sources ? Qui recoupe les renseignements ? … On attendrait autant de méfiance qu’il est habituel d’en manifester quand il s’agit de communiqués officiels du gouvernement syrien, ou quand sont diffusées les reportages sur les immenses manifestations de soutien au régime.

On notera que le lexique utilisé par l’ensemble des plumitifs otanisés est toujours codé. Outre les modalisateurs affectifs comme « macabre », destinés à dramatiser la situation, à en exacerber le caractère insoutenable (il faudrait rassembler toutes les hyperboles sinistres que l’on trouve de façon obligatoire dans tous les comptes-rendus sur la Syrie, comme on les constate pour l’Iran, série d’outrances langagières qui, à la longue, s’avèrent d’un burlesque irrésistible), le vocabulaire est calibré pour imposer une interprétation implicite, et d’autant plus sournoise. Par exemple, un opposant tué est toujours un civil. Qu’il ait été occis les armes à la main, ou dans une activité meurtrière, un attentat qu’il commettait, il n’est toujours qu’une pauvre victime. Or, il est de notoriété publique que les soi-disant rebelles du CNS sont armés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, et entraînés par les services secrets occidentaux à la frontière turque, qu’ils ne sont nullement « pacifiques », qu’ils appartiennent à des mouvement islamistes radicaux, et qu’ils tuent autant de « civils » que l’armée syrienne, notamment dans les quartiers qui soutiennent Bachar El-Assad. Un religieux chrétien, Bassilius Nassar, a été tué, par exemple, par un «groupe terroriste armé ». Personne, parmi la presse occidentale, ne soulignerait au passage le danger que constituerait, pour la pérennité de la paix, même très « encadrée », la victoire des Frères musulmans, l’éclatement confessionnel inévitable du pays, le massacre des Chrétiens arabes, un chaos identique à celui qui s’instaure maintenant en Libye. A moins que ce soit justement cette anarchie qui soit recherchée.

Le point fort du délire journalistique advient lorsque, de façon très humoristique, on s’attache à décrire les émouvants combattants de la « liberté ». Cela nous rappelle les discours dégoulinant de pathos qui accompagnaient l’image de « rebelles » libyens, souvent hystériques, les mêmes qui torturent à mort effrontément en ce moment leurs opposants, et qui, paraît-il, étaient quasi désarmés. En effet, on se rappelle que la France leur avait fourni des armés sophistiquées, qu’ils étaient encadrés par des « experts militaires » occidentaux, appuyés par des troupes qataris, et par une aviation de l’Otan responsable de la mort de dizaines de milliers de civils et de la destruction de Syrtes, entre autres. Des victimes, vous dis-je !

Il faudrait quand même que nos journalistes se réveillent. Non ceux, évidemment, qui savent très bien ce qu’ils font. Mais on s’étonnera un jour que des professionnels de l’information, des responsables moraux de la conscience nationale, des garants de l’esprit critique, donc de la liberté, du moins d’une objectivité, d’une honnêteté sans lesquelles il ne peut exister de démocratie, aient pu accepter autant de mensonges aussi grossiers. Il est probable que, la presse étant entre quelques mains, entre des sociétés industrielles ou financières d’obédience atlantiste, il soit périlleux de montrer trop d’autonomie, de caractère, voire d’intelligence. Mais un autre paramètre paraît plus dangereux qu’une simple prudence teintée de lâcheté : on peut en effet se demander si les employés des médias sont capables de penser. Il est de notoriété publique que, dans les écoles de journalistes, on ne lit pas. Ou du moins parcourt-on les bestsellers politiciens du moment, autant dire les friselis de l’actualité. Notre génération a vu la destruction de l’école, de la rigueur, de l’approfondissement indispensable à toute recherche, l’anéantissement de la culture générale, et surtout l’éradication de toute possibilité d’appréhender la complexité du politique, l’altérité et l’existence du conflit, inhérent à la vie. La vision laborieuse de l’homme moyen, imbibé, comme une éponge, par le novlangue et le prêt-à-penser médiatique et orthodoxe, ainsi que par une moraline omniprésente, ne peut aller au-delà d’un certain confort conceptuel, sous peine d’une déstabilisation intellectuelle et mentale qui équivaut quasiment, pour lui, à l’enfer. Il ne peut pousser la douloureuse mise à la question, cet arrachement nécessaire à l’exercice de l’intelligence, au-delà du balancement hypnotique entre le Bien et le Mal, entre le Bon et du Méchant, ce dernier n’étant souvent que le produit automatique et inversé du premier : « Si tu n’es pas pour moi, alors tu es contre moi, donc tu es le diable ».

Il n’est donc pas étonnant que l’axe du mal soit aisément discernable (tous ceux qui sont contre Israël et l’Amérique), et qu’à ce titre, l’ensemble des discours le visant s’apparentent à un récit édifiant pour bonnes femmes crédules.
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 07:52

lu sur: http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/sarkozy-2007-vs-hollande-2012-le-33528.

Sarkozy 2007 vs Hollande 2012 : le match des discours.Et vous croyez encore à la démocratie?

 

Un beau montage à montrer à ceux de votre entourage (car sur agoravox je crois que tout le monde a compris) qui croient encore à la démocratie !

 

Porte de Versailles, 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy. Le Bourget, 22 janvier 2012, François Hollande. Deux discours qui s’opposent et se répondent.

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