Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:41
BHL lance son appel du 18 Juin.Le philosophe mondialiste juif déclare sa guerre à +de 20% de la population française,quel courage!Vivement son prochain livre sur le sujet,mais dépêchez-vous de l'écrire,il fait froid et pour allumer ma cheminée j'ai épuisé les feuilles de votre dernier "livre",vous savez celui qui ne s'est pas vendu,celui dont tout le monde se fout.Et oui,BHL sans les médias de sa diaspora c'est rien,c'est un inconnu.

Bernard-Henri Lévy promet la guerre au Front National et a besoin d’idiots utiles.

 

France Inter 06/02/2012

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:34
le KKL (Keren Kayemeth LeIsrael), connu dans les pays anglo-saxons en tant que JNF (Jewish National Fund) se présente couramment comme une association de « défense de l’environnement », alors qu’il s’agit en fait d’une entreprise de nettoyage ethnique des Palestiniens qui travaille pour le compte de l’Etat israélien. Ce qui n’empêche pas la complaisance de nos gouvernements et leurs largesses (avec nos deniers) à l’égard de ces voleurs de terres.
Ci-dessous la lettre d’Eurig Scandrett à ce sujet.  

Camarades défenseurs de l’environnement.

Le mouvement de défense de l’environnement est l’un des mouvements sociaux les plus couronnés de succès au 21ème siècle. Au cours des 50 dernières années, les préoccupations environnementales se sont déplacées des marges vers le courant principal des politiques sociales dans la plupart des pays du monde. Pour la majeure partie de ce temps, le mouvement a joué un rôle marquant dans ma propre existence. C’est pourquoi je trouve tragique de voir un organisme se proclamer défenseur de l’environnement alors qu’en fait, derrière cette façade écologiste, il y a le nettoyage ethnique, l’occupation coloniale et la complicité dans des massacres racistes. L’objectif de cette lettre est d’avertir mes camarades environnementalistes des buts réels dissimulés sous le badigeon vert du Fond National Juif (KKL : Keren Keyemet LeIsrael).

 

J’ai découvert la vérité en 2010, lors d’une visite en Israël et en Cisjordanie, comme participant « écologiste » à un voyage d’étude du JNF. J’ai constaté ce qu’est l’héritage de cette « agence écologique », qui a le statut de consultant auprès des Nations Unies en tant qu’ONG environnementale et qui est enregistrée dans de nombreux pays avec statut caritatif ou d’exonération fiscale.

 

Ce que nous avons vu, ce sont des villages détruits et des maisons broyées au bulldozer, à peine dissimulés par de récentes plantations d’arbres ; des quartiers chic qu’avaient construits et habités des Arabes, auxquels il est maintenant interdit d’y revenir ; des réfugiés à qui est même refusé le droit de rendre visite aux ruines profanées qui avaient été les tombes de leurs parents.

 

Depuis sa fondation en 1901 par l’Organisation Sioniste Mondiale, le Fond National Juif (KKL) prétend être devenu « un leader écologique au niveau mondial, en ayant planté 250 millions d’arbres, construit plus de 210 digues et réservoirs, créé plus de 1000 parcs, procuré les infrastructures à plus de 1000 collectivités, apporté la vie au désert du Néguev et instruit à travers le monde des étudiants sur Israël et l’environnement ». Le KKL possède et administre des terres, plante des arbres, crée des réservoirs et des dispositifs paysagers, et il installe des parcs pour le projet sioniste de colonisation de la Palestine, de nettoyage ethnique et d’imposition de l’apartheid : déposséder les Palestiniens de leurs terres pour le seul usage de colons juifs.

 

Selon une brochure du JNF destinée à lever des fonds parmi les Juifs britanniques en 1944, l’organisme consacrait son argent au « boisement de zones impropres à d’autres cultures, ouvrant ainsi la voie à une occupation (juive) permanente ».

 

Nous avons visité, sur les pentes occidentales du Mont Carmel, le village d’Ein Hod, très "branché" avec ses artistes, juste au moment où il se remettait des feux violents qui avaient endommagé les forêts environnantes. Jusqu’au terme du Mandat britannique sur la Palestine, ce village s’appelait Aïn Haoud. En mai 1948, des milices sionistes ont reçu l’ordre d’ « attaquer et de nettoyer » Aïn Haoud et d’autres villages palestiniens entre Tel Aviv et Haïfa. Malgré sa résistance, le village a succombé en juillet de cette même année et ses habitants ont été expulsés par la force. Les bâtiments ont été confisqués et le village, désormais nommé Ein Hod, occupés par des artistes juifs venus d’Europe.

 

Ce qui a suivi est connu des Palestiniens sous le nom de Nakba, la catastrophe, lorsque des centaines de villages palestiniens ont, par la violence, été vidés de leurs habitants, détruits pour la plupart, et que trois quarts de million de personnes ont été contraintes à l’exil. Une partie des renseignements qui ont facilité cette expulsion de masse a été fournie par les « fichiers des villages », c’est-à-dire des informations collectées par une section du KKL. L’état d’Israël nouvellement créé a autorisé le transfert des territoires de ces villages, vides et démolis, de l’armée au Fonds National Juif pour qu’il agisse en tant que gardien, et le KKL a planté des forêts et établi des parcs afin d’empêcher le retour des réfugiés.

 

Une de ces zones que nous avons visitées est le « Parc britannique », dans les collines de Hébron, au centre duquel est dispersé un amas de décombres, les restes du village de Ajjar. Avant 1948, le village était le lieu de résidence de 3370 personnes, expulsées en 1948, et les terres occupées par les militaires ont été ensuite mises à la disposition du KKL. Plus tard, dans le camp de réfugiés de Aïda en Cisjordanie, nous avons rencontré une vieille dame qui nous a raconté comment, jeune mère, elle avait fui avec ses petits enfants sous la menace d’un fusil. Depuis 60 ans, elle n’a pas pu retourner là-bas.

 

 

 

 

 

 

Nous avons aussi visité le « Parc Canadien », un espace boisé apprécié des randonneurs et des cyclistes. Ce parc a été réalisé après que les villages cisjordaniens de Imwas, Yalo et Beit Nouba eurent été évacués et détruits, quand l’armée israélienne a annexé illégalement ce territoire en 1967, puis qu’elle l’a transféré au Fond National Juif pour planter des arbres sur les ruines des maisons, des boutiques, des mosquées et de l’église. Près de là, à Ramallah, les réfugiés sont séparés de leurs anciens logis par le mur israélien de béton armé et de barbelés.

 

Et finalement, quand nous nous sommes rendus au village bédouin de Al-Araqib dans le désert du Néguev, il consistait en empilements de matériaux de construction distordus sur des jouets d’enfant, des ustensiles de cuisine et du mobilier, démolis juste six mois plus tôt pour céder la place à la Forêt des Ambassadeurs du KKL. Planter des arbres avec l’objectif d’un Israël en extension indéfinie et ethniquement pur : tel est le prétendu « environnementalisme » du KKL Jewish National Fund).

 

Les forêts du KKL ont plus à voir avec l’exploitation qu’avec l’écologie. Depuis le début, des arbres ont été plantés pour revendiquer des terres, créer des frontières et absorber l’excédent de main-d’œuvre en provenance de l’Europe. Ses forêts de pins reconstituaient le paysage européen familier aux colons, en le séparant de l’environnement moyen-oriental. Son essence favorite est le Pin d’Alep (Pinus halepensis), renommé « Pin de Jérusalem », qui n’avait jamais, à l’état naturel, constitué en Palestine que des bosquets épars, et qui est écologiquement mal adapté aux plantations denses du KKL. Dans le désert, les espèces favorites sont les eucalyptus australiens à croissance rapide et avides d’eau. En 1965, le JNF a asséché le marais de Hula, anéantissant ainsi une zone humide unique et, selon un rapport de l’IUCN/WWF sur la vie végétale, provoquant l’extinction de cinq espèces de plantes.

 

Par ailleurs, la plantation d’arbres s’est avérée avoir une puissante valeur symbolique pour la propagande et la collecte de fond de l’organisation auprès de la diaspora juive internationale. L’ « environnementalisme » du Fond National Juif ne doit pas être considéré comme autre chose qu’une adaptation de cette propagande ciblée vers les écologistes.

 

Le Principe n°23 de la Déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement pose que : « L’environnement et les ressources naturelles d’un peuple sous oppression, domination et occupation doivent être protégés ». Le KKL trahit ce principe et n’est en aucune façon un allié des écologistes. L‘association des Amis de la Terre de Palestine met en évidence que « le KKL est une organisation qui a des visées conquérantes explicitement racistes. Nous en appelons à tous ceux qui s’engagent pour la justice environnementale, pour qu’ils cessent de coopérer avec le KKL".

 

Pour autant, le KKL-JNF continue à promouvoir ses références « environnementales » lors de sommets globaux et de conférences internationales. Il était présent au Sommet mondial sur le Développement durable en 2002 à Johannesbourg, et a régulièrement participé aux conférences annuelles sur le changement climatique.

 

Il est grand temps que le mouvement environnementaliste mondial démasque le KKL pour ce qu’il est. Les groupes, organisations et réseaux environnementaux sont invités à s’engager publiquement pour dénoncer le Fonds National Juif :

 

- Soutenez l’appel international de la société civile palestinienne Stop au JNF (www.stopthejnf.org) ;
- Dénoncez le JNF comme étranger au mouvement environnemental ;
- Reconnaissez l’unique objectif du JNF comme étant le colonialisme et le nettoyage ethnique, et dévoilez la complicité du JNF dans des crimes de guerre
- Suscitez parmi les défenseurs de l’environnement, notamment les partisans et les militants d’organismes et de réseaux écologistes, une prise de conscience sur les véritables buts et agissements du JNF ;
- Isolez le JNF, faites que les organisations environnementalistes s’en distancient, excluez-le de l’ensemble des réseaux et associations et excluez toute représentation officielle du JNF des campagnes et activités ;
- Boycottez tout meeting tenu par le JNF lors de conférences ou d’événements internationaux ;
- Soutenez la campagne visant à exclure le JNF du sommet Rio+20 de cette année ;
- Apportez votre appui aux efforts nationaux pour enlever au JNF son statut caritatif et d’exonération fiscale ; Promouvez la campagne « Plantez un arbre en Palestine » en vue d’une restauration écologique significative en Palestine.

Contactez Eurig Scandrett, Stop the JNF Campaign, environment@stopthejnf.org Professeur à l’Université Queen Margaret (UK) - Animateur de Friends of the Earth Scotland et du Centre for Human Ecology.

 

(Traduit par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)

En France, la brochure du KKL annonce :

Nom : KKL de France, représentant français de Keren Kayemeth LeIsraël (fonds national juif, littéralement : « fonds pour la création d’Israël »)

Date de naissance : 1923

Fonctions :

Collecte de fonds en faveur de projets liés à la terre, l’eau et l’afforestation en Israël

Promotion de l’éducation sioniste auprès des jeunes Juifs de France

Adresse : 11 rue du 4-Septembre, 75002 Paris, France

Président : Frédéric Nordmann

Délégué général de Jérusalem : Reuven Naamat

Activités

Le KKL de France a pour mission essentielle de collecter des fonds en France en vue de réaliser des projets concrets en Israël (plantation de forêts, construction de réservoirs d’eau, d’aires de jeux ou de repos, de routes de sécurité, d’infrastructures diverses…).

Grâce à son action quotidienne en faveur de l’éducation sioniste, il entend également sensibiliser les jeunes Juifs de France à l’amour d’Israël et à la défense de l’environnement.

En fait, les choses sont assez claires, et les sionistes en question ne cachent pas que quand ils parlent d’"Israël", ils englobent toute la Palestine.

Malgré cela, le KKL est à la fois reconnu « d’intérêt général » et « d’utilité publique », et tous les dons qui lui sont faits bénéficient des déductions fiscales !


Source : Euro Palestine

Article paru sous le titre : Ce qui se cache derrière la propagande ecolo du KKL

 

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:07

Procès Riposte Laïque : prison avec sursis et exorbitants dommages et intérêts demandés [vidéo]Procès Riposte Laïque : prison avec sursis et exorbitants dommages et intérêts demandés [vidéo]

Bivouac-id est de tout coeur avec Pierre Cassen et Pascal Hilout.

Pierre Cassen et Pascal Hilout de Riposte Laïque étaient convoqués au Tribunal ce 3 février suite à une plainte de la LDH, la LICRA et le MRAP qui réclament 45000 euros chacune, et 1 an de prison avec sursis. Le but de ces associations pseudo anti-racistes étant clairement faire fermer Riposte Laïque en le ruinant, tout en renflouant leurs caisses. L’audience avait lieu dans la 17e chambre correctionnelle à 13h30.

Dans cette vidéo Pierre Cassen rapporte ses impressions sur le déroulement de l’audience qui a duré neuf heures.

 

 

Lire aussi le compte rendu passionnant rédigé par Caroline Alamachère.

Le verdict de ce procès sera rendu le 23 mars.

Source : Riposte Laïque

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:36

Dans son grand meeting à Toulouse, Parc des Expositions, dimanche 5 février, Marine Le Pen a dénoncé une "insécurité "voulue", une " insécurité physique, psychologique, sociale permanente, organisée", destinée à briser "la résistance" des salariés, affaiblir leur "audace", "étouffer les velléités de revendications quelles qu'elles soient", à les contraindre et les soumettre.

  

Extrait (à partir de 49:03) :

 

"Les salariés. Combien se sentent aujourd'hui en insécurité dans leur propre entreprise, plongés dans la loi de la jungle économique, sans pouvoir se protéger face aux licenciements boursiers ? Ces monstruosités que la loi de la finance impose pour les grands groupes.

 

 

Ce désordre qui fait que chaque jour se font et se défont les stratégies des enteprises à la petite semaine sans se préoccuper de la carrière des salariés. La menace de la délocalisation qui pèse sur tant de nos entreprises empêche les salariés et leur encadrement de se projeter dans un quelconque avenir. Mais là aussi, l'insécurité fait loi. Je vous le dis clairement, la flexibilité du travail réclamée à grands cris par le Medef, est en situtation de crise économique un piège, un moyen de se plier au chomage et à la concurrence déloyale présentés comme des 'fatalités'.

 

... Le salarié jetable, voilà la solution qu'ils ont trouvée. Aujourd'hui, il faut se soumettre à la précarité et s'estimer heureux de surcroît, d'avoir quelques mois de contrats, quelques heures de travail par semaine. Réjouissez-vous braves salariés jetables ! Et ne râlez pas, il y a pire que vous !  Mais c'est l'abense de règles, la dérugalution totale, la loi de la jungle qui sont à l'origine de cette insécurité permanente.

 

... Notre peuple devient prisonnier de la peur qu'engendre l'insécurité professionnelle et sociale. Cette insécurité est voulue. Vous devez le savoir. Cette insécurité physique, psychologique, sociale permanente, organisée, est votre prison.

   

Cette insécurité brise votre résistance, elle affaiblit votre audace, elle étouffe les velléités de revendications quelles qu'elles soient, elle vous contraint, elle vous soumet. Son but est de vous faire croire à une pseudo 'fatalité' là où il n'y a que des choix politiques dévastateurs. Tout cela pour qu'enfin, épuisés par la peur de l'avenir, l'angoisse pour ceux que vous aimez, vous acceptiez l'ultime renoncement, celui de prendre vos bourreaux pour vos sauveurs ! Voilà pourquoi celui qui dit la vérité doit être exécuté. Voilà pourquoi celui qui prône la sécurité et la stabilité est un danger pour le système, et que tous les moyens sont bons pour le faire taire : la calomnie, le mensonge, l'injure, le mépris. Et jusqu'à l'élimination politique puisque maintenant c'est l'élimination politique qui a pris le pas sur l'assassinat physique des anciens systèmes totalitaires".

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:30
Le "petit garçon charmant et affable" Mélenchon, "candidat anti-système" ? Mieux vaut en rire !

 

Jean-Luc Mélenchon lui -et même si les intentions de vote peinent à décoller dans les sondages- a semble-t-il réussi à faire gober cette plaisanterie du « candidat anti-système » à toute une partie de l’électorat de la « gauche de la gauche », électorat désespérément orphelin suite au crash en rase campagne du soufflé Besancenot, et plus encore, depuis la lente et irrémédiable agonie du Parti Communiste Français.

L’espoir est tel, la frustration si forte pour toute une frange de la population française, profondément et sincèrement ancrée « à gauche », qu’il peut en effet être tentant de se laisser abuser, quitte à accepter de regarder avec des yeux de Chimène le premier vieux cheval politicien de retour venu, en l’affublant des habits -bien trop grands pour lui- de pourfendeur des élites mondialisées !

Et tant pis si Mélenchon a clairement et d’ores et déjà indiqué qu’il appellerait de toutes les façons à voter pour le candidat du PS au deuxième tour des présidentielles. François Hollande, candidat de second tour du candidat « anti-système » ?

Rions un peu !

Peu importe que le même Mélenchon ait tout aussi clairement et très récemment prouvé dans les faits, et lors des sénatoriales, qu’il était malgré ses dires prêt à toutes les compromissions pour obtenir quelques strapontins, en renonçant in extremis à présenter des listes concurrentes à celle de « l’union de la gauche » (PS-EELV-PCF) en Ile-de-France. Obtenant, bien évidemment en contrepartie –c’est tout l’intérêt des petits arrangements entre amis- une dizaine de circonscriptions pour les législatives à venir, comme par exemple la 10ème circonscription de l’Essonne, la 3ème de Seine-Saint-Denis ou encore la 3ème de l’Ardèche.

Tout cela n’est bien sûr que vaines anecdotes !

Celui qui se présente comme un homme neuf a plus de trente années de Parti socialiste derrière lui. Mitterrandien de la première à la dernière heure, cofondateur de la Gauche socialiste en 1988 avec… Julien Dray, il a été Membre du Conseil National du PS, du Bureau National du PS, et Secrétaire National du parti durant toutes ces années.

De 1993 à 1995, il a également été directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste « Vendredi ».

La belle affaire !

Jean-Luc Mélenchon a un C.V. d’apparatchik politique long comme le bras. Qu’on en juge plutôt :

  • Octobre 1986 – avril 2000 : pendant quatorze ans sénateur PS de l’Essonne (élu en 1986, réélu en 1995).
  • Mars 2000 – mai 2002 : il quitte son mandat de sénateur pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin en tant que Ministre Délégué à l’Enseignement Professionnel.
  • Septembre 2004 – janvier 2010 : à nouveau candidat aux sénatoriales, toujours bien entendu sous étiquette PS, il redevient sénateur de l’Essonne.
  • Janvier 2010-à aujourd’hui : il passe sans sourciller de l’Essonne au Sud-Ouest pour être élu Député Européen Front de Gauche.

Durant cette longue carrière politique, pourtant bien déjà remplie, il n’a pas plus que cela été dérangé par le cumul des mandats. Cumul contre lequel il déposa cependant -une fois qu’il n’était plus directement concerné- en 2009 avec d’autres sénateurs une proposition de loi organique… Après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Là aussi, regardons-y d’un peu plus près :

  • 1983 – 2001 : conseiller municipal de Massy (Essonne).
  • 1989 – 1995 : adjoint au maire de Massy.
  • 1985 – 1992 ; 1998 – 2000 ; 2001 – 2004 : conseiller général de l’Essonne pour le canton de Massy-Ouest.
  • 1998 – 2000 : vice-président du conseil général de l’Essonne.

Broutilles que tout cela !

Enfin, cerise sur le gâteau, et après des années de tergiversations, de circonvolutions gênées, de silences confus, de dénégations maladroites, Mélenchon a finalement récemment confirmé son appartenance depuis 1983 à la Franc-maçonnerie (1), au sein de la loge Roger Leray du Grand Orient de France. Comme preuve d’opposition à l’oligarchie, là aussi, on a déjà connu plus évident !

 

Source

----------------------------

(1) Dans Mélenchon le plébéien, une biographie écrite par Lilian Alemagna (de Libération) et Stéphane Alliès (Mediapart), Jean-Luc Mélenchon parle de son appartenance au Grand Orient de France. "J'y suis entré en 1983", dit-t-il.

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 07:36

 Certains, un peu naïfs, croient voir dans le candidat gaullo-souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont (Aignan étant le nom de sa mère, mais «Dupont»n’étant pas assez séduisant selon lui),un vrai dissident, engagé dans un bras de fer avec le Système.
Pourtant, avec un mouvement ridiculement nommé « Debout la République» et un discours antinationaliste, assimilationiste et ultra-républicain (qui plus est favorable au faux « mariage »homosexuel), on pouvait se douter que la rupture entre « NDA» et l’establishment n’était que de façade.
Encore cadre de l’UMP il y a peu, Nicolas Dupont est membrede la French American Foundation, un groupe mondialiste discret qui se veut un lobby états-unien en France…
Il est aussi proche de la franc-maçonnerie, au cœur du Système :
En effet, il fut l’invité, « dans le cadre des Grands échanges 2012, d’une « tenue blanche fermée »donc réservée exclusivement aux francs-maçons) d’un parterre de loges du Grand Orient de France, le 16 janvier, dans le Grand Temple Albert Groussier, pour y exposer son programme. » (source F&D N°328).

 

Ci-dessous, quelques explications de Pierre Hillard concernant la French-American Foundation,
dans un entretien avec le site décapactu.

 

Décapactu. — Comment et pourquoi la French-American Foundation (FAF) a été créée ?

Pierre Hillard. — A l’origine, la French-American Foundation (FAF) [1] a été créée par trois éminents Américains en 1976 : James G. Lowenstein, James Chace et Nicholas Wahl. Les deux premiers étaient membres du très influent CFR (Council on Foreign Relations) où s’élabore la politique étrangère américaine tandis que le troisième était professeur de science politique. Ces représentants américains se sont appuyés sur des Français occupant de hautes fonctions.

Ainsi, on retrouve un des fondateurs de la revue Le Point, Olivier Chevrillon ; le président de Péchiney, Pierre Jouven ; le futur représentant du comité exécutif de EADS, Jean-Louis Gergorin qui travaillait au ministère des Affaires étrangères ; le futur président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Thierry de Montbrial…

Le lancement officiel de la FAF eut lieu grâce à la proposition du président Giscard d’Estaing, lors d’un repas à l’ambassade de France à Washington le 18 mai 1976, en présence du président des Etats-Unis, Gerald Ford et du secrétaire d’Etat, Henry Kissinger. Le but recherché, comme le rappellent les textes officiels, est le suivant : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique. » Cette formulation atlantiste recèle, bien évidemment, beaucoup de choses.

D. — Qu’y fait-on ?

P. H. — De multiples rencontres ont lieu entre représentants français et américains afin de discuter de sujets comme la défense, la politique, le journalisme, le syndicalisme … Dans le cas de ce dernier, le syndicaliste américain et président de l’AFL-CIO, John Sweeney, a participé à ces rencontres sous l’égide de la FAF comme le souligne le rapport French-American Foudation 2003 – 2004. En fait, il s’agit de « lisser » les points de vue afin d’aboutir à un consensus favorable au partenariat transatlantique. Toutes ces rencontres officielles et officieuses permettent de créer une communion de pensée parmi les acteurs de la FAF appartenant à des secteurs variés.

D. — Que répondez-vous à ceux qui disent que la FAF n’est rien d’autre qu’un club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français ?

P. H. — Il va de soi qu’évoquer le principe d’un « club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français » est une farce. D’abord, l’amitié n’existe pas entre les Etats. En revanche, on peut assister à des élans d’amitié entre certains peuples. Cependant, restons prudent. En effet, en raison des rivalités économiques et, parfois, militaires, ces liens d’amitié peuvent vite disparaître. Ensuite, à la lecture des noms composant le groupe des généreux donateurs et dirigeants, on peut se dire que des raisons bien matérielles et idéologiques doivent agiter les esprits de la FAF. En effet sans tous les nommer, on y trouve Franck Carlucci du groupe Carlyle ; David Rockfeller, ancien président du Council on Foreign Relations et fondateur de la Trilatérale ; Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen ou encore un des anciens présidents de la FAF, John Negroponte, ancien ambassadeur à Bagdad. A ce niveau, la philanthropie n’existe pas.

D. — Comment entre-t-on à la FAF et qui en fait partie ?

P. H. — La French-American Foundation se subdivise en deux branches : New York et Paris. Dans les deux cas, l’objectif de la FAF est d’intégrer des personnes appartenant à l’élite politique, économique, militaire et journalistique afin de véritablement quadriller le terrain. Pendant de nombreuses années, c’est le professeur de science politique et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut le seul habilité à accepter les recrues françaises de la FAF désignées par le terme de Young Leaders. Comme le rappelle avec netteté le programme de sélection : « Depuis son lancement en 1981, le programme des Young Leaders aspire à sélectionner chaque année les candidats français susceptibles d’occuper des postes à haute responsabilité. Une démarche identique est adoptée aux Etats-Unis. » Les textes officiels précisent que la sélection s’opère en trois phases :

La première phase consiste à pré-sélectionner des candidats. Celle-ci se fait par l’intermédiaire du réseau de la French-American Foundation, par d’anciens Young Leaders ou d’actuels membres du Conseil de surveillance. Récemment, un effort a été entrepris pour diversifier socialement et professionnellement les candidats, notamment par le repérage dans la presse des profils prometteurs.

La deuxième phase consiste à recueillir formellement les candidatures. Les dossiers ainsi constitués contiennent la biographie du candidat et une lettre de recommandation. Des entretiens de motivation sont organisés.

La dernière phase de la procédure est la sélection finale des candidats. Après avoir reçu le dossier de chaque candidat, le Comité de sélection se réunit. Ce Comité comprend environ dix membres dont la majorité sont des anciens Young Leaders. Les candidats ayant obtenu le plus de voix sont sélectionnés.

Comme on peut le constater, n’entre pas qui veut à la FAF. Les gagnants sélectionnés sont véritablement « la crème de la crème » parce que tout simplement, il faut véritablement montrer patte blanche. Par conséquent, les noms américains et français, membres des Young Leaders, sont véritablement une élite dont l’objectif officiel est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Côté américain, nous pouvons relever le président Bill Clinton ; sa femme, Hillary Clinton ; l’ex-patron de l’OTAN en Europe, le général Wesley Clark… La liste est longue. Dans le cas des Young Leaders français, nous trouvons de nombreux journalistes comme Christine Ockrent, Jean-Marie Colombani (Le Monde), Emmanuel Chain, Jérôme Clément (président d’ARTE) ; mais aussi de nombreux députés socialistes, François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg ; et de l’UMP, Alain Juppé, Yves Censi, Valérie Pécresse, Philippe Auberger, Jacques Toubon, Eric Raoult ou encore Nicolas Dupont-Aignan [2]…

D. — On trouve dans la liste des Young Leaders beaucoup de partisans du néolibéralisme et des atlantistes déclarés. Mais comment expliquez-vous la présence de personnalités comme Arnaud Montebourg, François Hollande ou Nicolas Dupont-Aignan ?

P. H. — La grande force de la FAF est d’accueillir en son sein les représentants politiques issus des grands courants qui officiellement s’opposent : le socialisme et ce que l’on appelle abusivement la droite, l’UMP. En fait, la classe politique française s’est ralliée depuis longtemps au dogme du mondialisme anarcho-capitaliste. Cependant, il est utile pour le système de maintenir une opposition artificielle alors qu’en fait, nous vivons dans le régime du parti unique. En jouant l’alternance droite-gauche, on fait croire au peuple qu’il y a une autre politique possible. En fait, ces dirigeants politiques UMPS mènent le pays vers la même direction : l’intégration à un bloc euro-atlantique, prélude à l’Etat mondial. Le cas de Nicolas Dupont-Aignan est intéressant. Officiellement, ce monsieur défend avec passion la souveraineté française mâtinée de gaullisme. En fait, c’est un leurre. Son appartenance à la FAF, depuis 2001, le prouve. Je rappelle que si NDA a été accepté au sein de la French-American Foundation, cela signifie qu’il a dû présenter obligatoirement des gages prouvant sa bonne foi. On ne trompe pas facilement les élites mondialistes de la FAF. Ce politicien est utile au système parce qu’il est un dérivatif.

En effet, il doit donner l’illusion qu’il défend un idéal classique de défense de la souveraineté nationale donnant l’espoir qu’une chance existe, qu’une échappatoire est possible. Ainsi, il pourra canaliser un courant de Français mécontents du système politique classique en leur faisant miroiter des possibilités d’un meilleur lendemain à condition de se battre, d’y croire, de s’engager avec passion, blablablablabla … Comme le disait Racine,« J’embrasse mon adversaire pour mieux l’étouffer. » Dans le cas de NDA, il s’agit de contrôler un mouvement du peuple en faveur de la cause nationale pour ensuite arrondir les angles, empêcher que les vrais patriotes puissent diffuser de véritables informations sur les origines de l’européisme et du mondialisme.

Quand on ne peut pas arrêter une tendance, en particulier la rébellion de nombreux Français en faveur du retour à la souveraineté, il est préférable d’accompagner le mouvement pour l’étouffer par la suite. C’est la mission de NDA. Ce dernier ne doit pas jouer la comédie de l’homme qui n’est pas au courant des objectifs de la French-American Foundation compte tenu des conditions de sélection pour y adhérer. Quant on fait partie de la FAF dont le but ultime est de réaliser un bloc euro-atlantique complet, on ne peut pas en même temps être gaulliste et se présenter comme un ardent défenseur d’une France souveraine. Dans le cadre de la course à la présidentielle pour 2007, NDA a mobilisé des espoirs pour récolter cinq cents signatures. Comme par hasard, l’affaire a échoué au grand dam des Français fidèles à la cause gaulliste. N’est-ce pas là un bon exemple de stérilisation des bonnes énergies ?

D. — Pensez-vous que la direction d’un des plus grand parti de France puisse appartenir à la FAF ?

P. H. — C’est le cas de François Hollande, le patron du PS. Il suffit aussi de voir la longue liste des politiques membres du Parti socialiste et de l’UMP appartenant à la FAF. Peu importe l’équipe au pouvoir, la FAF aura ses hommes et ses femmes au pouvoir en France au service de l’Atlantisme. Il ne faut pas oublier aussi la présence de nombreux membres de la FAF au sein des grandes entreprises et du milieu journalistique. D’une certaine manière, tout est verrouillé.

 

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 07:26

 Mais parmi les nuisibles,il est en première position à égalité avec Melencon et ce n'est pas le seul.

"François Hollande, candidat nuisible aux catholiques"

Tel est le titre d'une vidéo-montage réalisée par Civitas.

Parmi les 60 points du programme de "changement" promis par le candidat du PS, on trouve le "mariage" homosexuel, l'adoption d'enfants par les homosexuels et l'euthanasie. Civitas précise :

"Il n'entre pas dans les objectifs de Civitas de dire pour qui voter. Ce qui n'exclut pas de dire pour qui ne pas voter. Divers sondages ont affirmé ces jours-ci qu'environ 20% des catholiques étaient prêts à voter François Hollande. C'était avant que celui-ci ne dévoile son programme. Civitas s'était engagé à peser dans cette campagne électorale en faisant entendre la voix des catholiques dans le débat public. Une des illustrations de cette volonté de Civitas est de lancer cette contre-campagne."

 

Partager cet article
Repost0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:19
17 janvier 2012 - Alain Soral sur Russia Today
Partager cet article
Repost0
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:19

Lire également:Un scandale maçonnique:l'Affaire des fiches...La chasse aux catholiques..

Grande victoire maçonnique ,les français seront désormais fichés.

 

Ce mercredi, dans une relative discrétion, l'Assemblée nationale a adopté un texte permettant de ficher la quasi totalité de la population française. Dénommé "Fichier des gens honnêtes", il contiendra les données privées de 60 millions de personnes. Un tel fichier a déjà existé dans l'histoire. En 1940. Il a été détruit à la Libération en raison des risques majeurs qu'il représentait pour les libertés publiques.


L’Assemblée nationale a adopté ce 1er février 2012 le texte prévoyant le fichage des empreintes digitales et des photographies numérisées de 60 millions de “gens honnêtes“, pour reprendre l’expression du rapporteur (UMP) de la loi au Sénat, François Pillet, qui avait qualifié la proposition de “véritable bombe à retardement“.

MaJ : les députés doivent d’abord débattre de la mise en oeuvre du principe de précaution, et ne pourront donc pas discuter de la proposition de loi avant la fin de l’après-midi.

MAJ, 19h30 : la création du fichier a été adoptée par un hémicycle ne comportant qu’une dizaine de députés. Le lobbying du GIXEL, qui regroupe des industriels de l’électronique, n°1 mondiaux des empreintes digitales et des papiers d’identité biométriques, a gagné. La proposition de loi, telle qu’adoptée par les députés, devra néanmoins être rediscutée, en 5ème lecture, au Sénat -qui la refusera-, puis à l’Assemblée -qui l’adoptera, définitivement, en l’état.

Vers un fichage généralisé des “gens honnêtes”
Vers un fichage généralisé des “gens honnêtes”

Pour lutter contre l'usurpation d'identité, qui représente moins de 15 000 faits constatés chaque année, le projet de ...

C’est la troisième fois, depuis 2005, que le gouvernement essaie de moderniser la carte d’identité. L’objectif affiché est de lutter contre son vol et son détournement, lequel avait déjà valu, en mars 2011, la création d’un nouveau délit d’usurpation d’identité, puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende, à l’occasion de l’adoption de la nouvelle Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité publique.

Fin novembre, le ministère de l’Intérieur créait par ailleurs un nouveau fichier policierrelatif à la lutte contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité” et visant, précisément, à ficher l’”état civil réel ou supposé (nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, adresses postale et électronique, coordonnées téléphoniques, filiation, nationalité, photographie, signature)” des auteurs et victimes présumés d’usurpation d’identité.

De nombreux médias ont relayé le chiffre de 210 000 cas d’usurpations d’identité, par an, chiffre issu d’un sondage biaisé et, selon François Pillet, “obtenu en suivant une méthode unanimement critiquée (et) d’une fiabilité douteuse“, à la demande d’une société spécialisée dans les broyeuses de documents, qui avait donc intérêt à gonfler les chiffres.

Le nombre de faux a chuté de 24%

L’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) estime de son côté que le nombre d’infractions révélées par les services en matière de “faux documents administratifs” (comprenant, notamment, de fausses cartes d’identité), oscille entre 6000 et 10 000, par an. Dans son dernier rapport annuel, l’ONDRP indique avoir enregistré 13 141 faits constatés de fraudes documentaires et à l’identité, dont 6342 “faux documents d’identité1, en baisse de 24% depuis 2005, chiffre que s’était gardé de mentionner Claude Guéant et les partisans du fichier des “honnêtes gens” au Parlement :

L’ONDRP précise par ailleurs qu’en 2010, 2 670 documents frauduleux français ont été saisis par la Police aux frontières : 1 142 titres de séjour, 216 visas, 651 cartes d’identité, 510 passeports et 151 permis de conduire. Et sur ces 651 cartes d’identité, 133 étaient des contrefaçons, 63 des falsifications, 185 relevaient d’usages frauduleux, 269 avaient été frauduleusement obtenues, et un avait été “volée vierge“.

L’ONDRP ne dispose pas du chiffre total des fausses cartes d’identité saisies par l’ensemble des services de police et de gendarmerie. Étrangement, personne, à aucun moment du débat parlementaire, n’a cherché à l’obtenir, ce qui aurait pourtant permis de mesurer l’ampleur du problème, et donc l’urgence (ou non) de valider la pertinence, et la proportionnalité, de ce fichage généralisé de la population française.

Un précédent détruit à la Libération

En juillet dernier, le député (PS) Serge Blisko déplorait la “procédure parlementaire pour le moins étrange” adoptée par le gouvernement qui, en privilégiant une proposition de loi (à l’initiative d’un sénateur) et non d’un projet de loi (du gouvernement), permet d’éviter d’avoir à recueillir l’avis du Conseil d’État, “pourtant indispensable en ces matières“, ainsi qu’à l’obligation de fournir une étude d’impact :

Vous pensez bien que la création d’un fichier qui, à terme, regroupera plusieurs dizaines de millions de personnes, ne peut pas se passer d’un avis préalable du Conseil d’État et d’une étude d’impact.
Il est vrai que la lutte contre l’usurpation d’identité est un enjeu industriel et commercial important pour la France puisque les entreprises dont nous avons auditionné les dirigeants sont championnes du monde dans ce domaine et qu’elles travaillent à 90 % à l’exportation. Il fallait d’autant plus sécuriser nos débats pour éviter une erreur qui serait très préjudiciable demain à nos industriels.

De plus, soulignait également Serge Blisko, évoquant les auditions des hauts fonctionnaires du ministère de l’intérieur, la prise d’empreintes digitales utilisera la “technique criminologique” des empreintes roulées et non pas posées : “nous ne sommes plus alors dans une démarche de reconnaissance d’identité, mais dans la logique d’un fichier de recherches criminelles“.

La proposition de loi exclue la “possibilité de reconnaissance faciale des individus dans la rue, dans les transports en commun ou lors de manifestations” que le rapporteur de la proposition de loi à l’Assemblée avait pourtant évoqué avec les industriels, et que Claude Guéant avait initialement proposé de permettre. De même, le fichier ne pourra être utilisé par des policiers que dans les cas d’usurpation d’identité. Mais rien n’empêchera, à l’avenir, de modifier la loi pour élargir les conditions d’exploitation du fichier, comme cela fut le cas avec le fichier d’empreinte génétique (FNAEG), créé pour ficher les criminels sexuels, et élargi depuis aux simples suspects de la quasi-totalité des crimes et délits.

Ce qui, pour Serge Blisko, n’est pas sans poser problème, dans la mesure où “le principe de finalité et de proportionnalité – pierre angulaire de la loi Informatique et libertés de 1978, qui est notre credo dans ce domaine depuis plus de trente ans – n’est pas respecté :

Ficher potentiellement 45 à 50 millions de personnes – cette estimation a été avalisée par tous les interlocuteurs auditionnés en commission – dans le seul objectif de lutter contre l’usurpation d’identité qui touche quelques dizaines de milliers de Français par an, peut-il être considéré comme proportionné ?
L’enjeu est d’autant plus majeur que ce processus est irréversible. Une fois ces données biométriques personnelles – intangibles, immuables, inaltérables – collectées, on ne pourra faire marche arrière.
Monsieur le ministre, j’ai le regret de rappeler que la France n’a créé qu’une seule fois un fichier général de la population, c’était en 1940. Il fut d’ailleurs détruit à la Libération.

François Pillet, le rapporteur (UMP) de la proposition de loi, avait ainsi qualifié ce fichier de “bombe à retardement pour les libertés publiques“, et expliqué que, “démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres pourront transformer en outil dangereux et liberticide” :

« Que pourraient alors dire les victimes en nous visant ? Ils avaient identifié les risques et ils ne nous en ont pas protégé. Monsieur le ministre, je ne veux pas qu’à ce fichier, ils puissent alors donner un nom, le vôtre, le mien ou le nôtre. »

Le Parlement veut ficher les honnêtes gens
Le Parlement veut ficher les honnêtes gens

Le projet de ficher 60 millions de "gens honnêtes" oppose sénateurs et députés. Depuis le 12 janvier dernier, ces ...

Le ministère de l’Intérieur a récemment reconnu que 10% des passeports biométriques en circulation seraient des faux, alors même qu’ils avaient précisément été créés pour être plus sécurisés que ceux d’avant. Il eut à ce titre été intéressant qu’une étude d’impact évalue la pertinence de ce genre de papiers d’identité biométriques dits “sécurisés“.

Une telle étude d’impact aurait été d’autant plus utile que d’autres pays ont décidé de revenir sur leurs projets respectifs de fichage biométrique de leurs concitoyens. En Grande-Bretagne, le ministre de l’Intérieur a ainsi physiquement détruit, l’an passé, les disques durs contenant les données personnelles de ceux qui avaient postulé pour avoir une carte d’identité. Au Pays-Bas, le ministre de l’Intérieur a de son côté décidé de détruire le stockage les empreintes digitales associées aux passeports biométriques et cartes d’identité, le taux d’erreurs étant de l’ordre de 20 à 25%…

La semaine passée, le Sénat a vainement tenté de s’opposer à l’exploitation policière de ce fichier des “gens honnêtes, au motif qu’il était “dangereux pour la vie privée des individus“, comme l’a souligné Virginie Klès, rapporteur (PS) de la proposition de loi au Sénat :

Je n’ai pas envie de vivre une situation ressemblant à ce que l’on voit dans La Vie des autres ou dans Brazil. Ce scénario, aujourd’hui fictif, pourrait demain être imaginé en France.

En cas de désaccord entre les deux chambres, c’est l’Assemblée qui a le dernier mot. En juillet dernier, en première lecture, la création de ce fichier de 60 millions de “gens honnêtes” avait ainsi été adoptée par sept députés pour, et quatre contre.


Couverture de Marion Boucharlat pour Owni.fr à partir d’une photo de Sochacki/Flickr (CC-bysa) sélectionnée par Ophelia Noor ; Photos et illustrations par Sochacki/Flickr (CC-bysa) et Richardoyork/Flickr (CC-byncnd)

Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 16:22

3798931261.jpgPar Yves Darchicourt

 

Le campement érythréen sauvage installé sur la commune de Norrent-Fontes (Artois) avec la bénédiction et le soutien du très "Vert" maire Marc Boulnois, un collabo obstiné de l'immigrationisme a enfin été démantelé ! Il y a quand même plus de 3 ans que des clandestins d'Afrique de l'Est avaient pris l'habitude d'échouer dans des baraquements édifiés sur un terrain communal gràce au maire - sans que les citoyens de cette petite ville du béthunois soient consultés- et sans que les autorités préfectorales agissent sauf à prendre arrêté de démolition seulement en septembre dernier. Les élections présidentielles approchant, la Gouvernement a sans doute incité son Préfet à illustrer son implacable volonté de lutte contre l'immigration clandestine. D'où l'irruption des gendarmes, du Préfet et d'engins appropriés hier matin à 8h30 pour démolir...un campement vide : Boulnois ayant préféré héberger ses protégés dans une salle muncipale ! Le Préfet et ses troupes sont repartis mais les clandestins sont restés, 46 érythréens à qui, sans doute avec le petit-déjeuner, des fonctionnaires préfectoraux ont apporté non pas une notification d'expulsion mais un menu au choix : retour rémunéré, demande d'asile ou hébergement d'urgence (là où les sdf "de souche" n'ont jamais de place)

 

Pitoyable mascarade ! Une action kärcher au rabais contre l'immigration clandestine à l'image des gesticulations sarköziennes ! L'édile "écolo" doit encore en rire avec ses potes africains et il s'est même payé le culot de déclarer " l'État a jugé bon de tout raser, c'est parfait, nous aurons d'autant moins de mal à bâtir de nouvelles fondations. Cet espace communal restera dédié à l'accueil des migrants " Illustration parfaite de la situation relative à l'immigration clandestine : d'un côté des collabos éhontés de l'invasion migratoire allogène et de l'autre des hypocrites tout aussi immigrationistes roulant des mécaniques pour récupérer les votes de citoyens gaulois éblouis par une icône médiatique admirative des branches exotiques de l'arbre France !

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : lareinfodujour93.fr
  • : Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
  • Contact

La république n'égalera jamais la royauté.

Recherche

information

 

    

  

      SITE "faitdiversFrance":

  http://faitdiversfrance.wordpress.com

 

Des images contre l'avortement
 

 

 

 

Texte Libre