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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 07:43
Le cas Thierry Gaubert : quand LICRA rime avec omertà.

Le 6 février s’est ouvert devant le Tribunal correctionnel de Nanterre le procès de Thierry Gaubert pour ce que Libération (1) qualifie de « ribambelle de délits : abus de confiance, escroquerie, emploi de fausse qualité… » commis sous de « multiples casquettes : conseiller politique [de Nicolas Sarkozy], promoteur immobilier, banquier adepte de comptes offshore ».

Logement social et train de vie royal

Le tout commis grâce à d’habiles détournements du « 1% », pourcentage de la masse salariale que les employeurs consacrent au logement des employés et dont bénéficient les Comités interprofessionnels du logement (CIL). Patrons d’un de ces CIL dans les Hauts-de-Seine, département français concentrant le plus de sièges de grosses sociétés et où, même ramené à 0,34%, le « 1% » constitue donc un énorme pactole, Gaubert et son complice, le promoteur immobilier Philippe Smadja qui comparaît avec lui au banc d’infamie, y auraient multiplié pendant des lustres, selon l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, « des montages immobiliers complexes », voire carrément illégaux.

Ces montages auraient permis au tandem « d’encaisser une plus-value de 2,4 millions de francs en 24 heures, à Levallois-Perret », sur les terres du député-maire Patrick Balkany, dont l’épouse est née Smadja – bien que ce patronyme ait été très répandu dans la communauté juive d’Afrique du Nord, y aurait-il un lien de parenté entre Isabelle Balkany et le promoteur immobilier ? Ces mêmes montages auraient-ils aussi permis de mener à Neuilly, dans le fief de Nicolas Sarkozy, une opération « déficitaire pour la commune mais profitable » aux deux dirigeants du CIL, dont l’ordonnance de renvoi rendue par le juge d’instruction Richard Pallain pointe aussi le « train de vie excessif sans rapport avec la finalité non lucrative » du 1%.

Outre un salaire annuel de 500.000 francs versés par une filiale, Thierry Gaubert et Philippe Smadja bénéficiaient aussi, affirme Libération, « d’une kyrielle d’avantages annexes : 70.000 francs de frais de cocktail, 28.000 francs d’amendes de stationnement, un poste « pourboires et dons » de 30.000 francs », ce qui n’empêche pas Gaubert de clamer qu’il n’y a eu « aucun enrichissement personnel, aucun préjudice ». Tel n’était pas l’avis de l’Anpeec (organisme de tutelle du 1%), de la Milos (en charge de l’inspection du logement social) et de l’Inspection générale des Finances qui avaient dénoncé dans plusieurs rapports ce qu’un haut fonctionnaire de Bercy estime avoir été « des fautes graves, la plupart délictuelles ».

La CGT et le MEDEF au secours des aigrefins

Comment expliquer alors l’inertie de la justice, pourtant alertée par deux syndicalistes (CGT et CFTC), administrateurs du CIL, qui avaient porté plainte ? Il est vrai que les deux importuns furent aussitôt désavoués par leurs syndicats respectifs, la centrale communiste allant alors jusqu’à faire savoir que « la plainte personnelle déposée n’engage pas la confédération dans toutes ses structures » !

« Pas question pour les syndicats de salariés de se mêler des tambouilles patronales, le 1% logement étant le domaine réservé du MEDEF », commente Libération qui précise que le grand patronat manifesta « peu d’enthousiasme au grand déballage, d’autant que son vice-président en charge du logement a longtemps été Louis-Charles Bary, premier adjoint de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly… Au Tribunal de grande instance de Nanterre valsent les magistrats tandis qu’un seul policier est affecté à l’enquête. Dix ans de perdus avant que le juge d’instruction Richard Pallain ne s’empare du dossier. »

Un incroyable blocage. A quelle puissante motivation attribuer les réticences à la fois de la chancellerie, du patronat et des syndicats de gauche ?

Frère de Patrick, donc intouchable

« On nous avait demandé de faire le ménage en douceur, Gaubert ayant une impunité », a confié à Libération un proche du MEDEF. Une impunité, voire une immunité, mais, encore une fois, comment expliquer un tel état de choses ?

Successivement marié à Diane Barrière, héritière du célèbre groupe casinotier et hôtelier, puis, le 12 janvier 1988, à la princesse Hélène de Yougoslavie, Thierry Gaubert était devenu l’intime et le conseiller très écouté de Sarkozy à la mairie de Neuilly, suivant ce dernier quand il fut ministre du Budget sous Edouard Balladur (1993-1995) et ensuite ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Raffarin et Villepin (2002-2007) avec un passage au ministère des Finances. Mais le fait qu’il ait été un fleuron du Tout-Paris ne suffit pas à justifier cette omertà.

Ce silence, en revanche, devient tout à fait compréhensible quand on sait que Thierry Gaubert, issu de « parents immigrés en France dans les années 1930, le père (2) venant de Roumanie, la mère de Russie », est certes l’intime du chef de l’Etat mais, ce qui est beaucoup plus important, c’est qu’il est le frère de Patrick. En effet, Patrick n’est pas seulement « député européen » comme le présente de manière très elliptique un pourtant très long article du Point (trois pages !) paru le 2 février dernier : ancien conseiller de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur d’où il entreprit de lancer en 1994 une « fulgurante répression » contre tous les organes de presse mal-pensants, l’aîné des fils Gaubert avait été en effet en 1986 le président-fondateur de l’association DAVID (Décider et agir avec vigilance pour Israël et la diaspora) avant de devenir, de 1999 à 2010, l’indéboulonnable et très influent président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme, autrement dit la célébrissime et encensée LICRA, à la tête de laquelle il a été remplacé par l’avocat Alain Jakubowicz.

Se présentant en descendant de déportés et menant le bon combat, le seul qui importe, comme en témoignent les innombrables procès où il se porta partie civile contre tous les « ennemis de la démocratie », Patrick Gaubert est intouchable, pour la gauche comme pour la droite, et l’impunité-immunité s’étendait à son cadet auquel, en 2011 encore, François Pérol, nouveau président des Banques Populaires-Caisses d'épargne (3), offrait le poste prestigieux, et richement rémunéré, de directeur des relations publiques du groupe BPCE – poste qu’il a dû abandonner tout récemment.

Sa (luxueuse) cabane à Bogota

Il aura fallu l’acharnement d’un magistrat, et surtout le développement du scandale des énormes rétrocommissions sur les ventes d’armes et de sous-marins de type Agosta vendus au Pakistan, rétrocommissions ayant très vraisemblablement bénéficié en 1994-95 au candidat Balladur et dont Patrick Gaubert fut avec le Libanais Ziad Takhiedine la cheville ouvrière, pour que s’effrite la protection dont jouissait l’affairiste. Il est vrai que, dans ce cas il y avait eu mort d’hommes : le 8 mai 2002, onze employés de la Direction des constructions navales chargée de l’exécution du contrat et trois de leurs accompagnateurs pakistanais périssaient dans un attentat. D’abord attribué à Al-Qaïda (on ne prête qu’aux riches) par le juge d’instruction Bruguière notamment, on sait aujourd’hui que ce massacre avait été décidé par de hauts chefs militaires pakistanais furieux de ne pas avoir perçu leur « dû », Jacques Chirac ayant interrompu le versement des commissions après son accession à l’Elysée. L’affaire aura en tout cas été fructueuse pour Thierry Gaubert qui, grâce à son entregent, s’est constitué une fameuse pelote. L’enquête menée à la demande du juge Renaud Van Ruymbeke a fait apparaître la présence dans la Confédération helvétique d’un compte, établi « au nom d’une coquille immatriculée aux îles Vierges », sur lequel a été déposé dans les années 1990 « un million de francs suisses, outre 3,288 millions de francs français ». De ces versements l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy prétend n’avoir gardé « aucun souvenir, ni des montants ni des dates ». De même l’étourdi Thierry est-il incapable de dire comment, et surtout pourquoi, il s’est fait construire en 2001 près de Bogota, en Colombie, une somptueuse demeure – évidemment jamais déclarée en France – de plus de 1.000 mètres carrés avec piscine.

Le « volant Karachi » ne sera pas évoqué au procès de Nanterre. Il s’achèvera le 17 février avant la mise en délibéré. Pendant ce délai, les magistrats auront peut-être la curiosité de feuilleter l’autobiographie de Patrick Gaubert, noblement intitulée Les Droits de l’homme ne se négocient pas (éditions de l’Archipel 2009) et dans lequel celui qui était alors président de la LICRA en même temps que président du Haut Conseil à l’Intégration nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy en 2008, écrivait à propos de ces droits qu’ « ils ne sont en effet pas négociables, pas adaptables. Ils sont universels et toute formule “à la carte” ne serait qu’un tragique retour en arrière, une régression dramatique pour l’humanité ». Tout indique pourtant que c’est une « formule “à la carte” » qui a si longtemps permis à Gaubert Thierry d’être mis à l’abri du glaive de Thémis.

Attendons l’issue de ce procès de Nanterre et voyons à quelques semaines de l’élection présidentielle quel sera le verdict.

Claude Lorne
6/02/2012

Notes :

1. Libération du 7/02/2012.
2. Né Ancial Goldenberg, voir tome I de l’
Encyclopédie politique
d’Emmanuel Ratier (éd. Facta) repris par Wikipedia.
3. Sur la connexion Sarkozy-Pérol, lire le chapitre 8 (« Xavier Niel, ou quand le porno mène à tout ») dans la nouvelle brochure de Polémia,
Les médias en servitude, disponible en PDF sur Internet.

Correspondance Polémia : 10/02/2012

Image : Le mariage de Th. Gaubert avec la princesse Hélène célébré en la mairie de Neuilly par Nicolas Sarkozy

 

Claude Lorne

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 07:15

LU SUR CHRISTROI: 

L’hémisphère nord subit les effets d’un phénomène climatique hors de commun. En Arctique, en Irlande, au nord du Canada et des Etats-Unis les températures sont trop élevées pour la saison alors qu’en Europe centrale et de l’Est ainsi qu’en Méditerranée et en Afrique du nord il fait très froid. En Italie et en Afrique du nord des villes sont couvertes de neige. On en trouve même au Sahara. La Hongrie, la Serbie et la Roumanie sont obligés d’utiliser les brise-glaces pour continuer la navigation sur le Danube car le fleuve a gelé sur 170 km de longueur.

Note de Christroi. Cette évolution tend à confirmer la thèse selon laquelle le "réchauffement climatique" conduirait à une nouvelle ère glaciaire en Europe par affaiblissement du courant du Gulf Stream.

 

"Loin de se faire 'chaude au bras du Pont-Neuf', comme chantait Nougaro, la Garonne commençait à geler, hier, à Toulouse. Certes, toute la largeur du fleuve n'était pas prise dans la glace, mais les experts n'avaient pas constaté ce phénomène depuis plus de vingt-cinq ans." (Source: Sud-Ouest, vendredi 10 février 2012)

 

Un site internet, consacré à la météorologie à Toulouse et ailleurs, rapporte qu'"en janvier 1985... "souvenir de ces grands hivers dont nous ont gratifié les années 80, souvenirs qui semblent aujourd'hui bien brumeux et lointains... la Garonne était alors totalement embaclée (photos 1 et 2), et le canal du midi, pratiquable à pied, sommeillait sous une couche de glace atteignant jusqu'à 20cm d'épaisseur (photos 3 et 4).   

 

Vague de froid sibérien sur l'Europe : -38,3° en Bulgarie
Yenoo Belgique

 

Au moins 89 personnes ont péri dans la vague de froid qui frappe l'Europe de l'Est où les autorités de plusieurs pays ont mobilisé l'armée pour distribuer nourriture et médicaments et porter assistance aux sans-abri.

-38,3 degrés à Tran, dans le nord-est de la Bulgarie, un record dans ce pays depuis 100 ans de mesures du froid, -31,4 degrés à Sevlievo (centre), -29,4 degrés à Kneja (nord-est) et -27 degrés à Tchirpan (sud) : la vague de froid qui sévit en France touche plus fort encore l'est de l'Europe, et notamment la Bulgarie, où elle a fait dix morts selon un bilan non officiel établi par les médias en l'absence de bilan officiel. Le Danube qui marque au nord la frontière de la Bulgarie avec la Roumanie, a partiellement gelé sur une longueur de 350 km, entre Lom (ouest) et Silistra (est), selon les autorités. Une consommation record d'énergie électrique a été enregistrée mardi soir en Bulgarie. Et plus de 400 écoles dans le pays étaient fermées à cause du froid ou d'une épidémie de grippe.

Le froid polaire qui a envahi une grande partie de l'Europe de l'Est, où les autorités de plusieurs pays ont mobilisé l'armée pour distribuer nourriture et médicaments et porter assistance aux sans-abri, a au total provoqué la mort d'au moins 89 personnes et conduit le géant gazier russe Gazprom à avertir qu'il aurait du mal à honorer toutes les demandes qu'il reçoit de clients européens. De source proche du monopole gazier russe, qui fournit un quart des importations européennes, on précise que Gazprom aura du mal à satisfaire le surcroît de demandes européennes en raison de la hausse de la consommation en Russie même.

En Ukraine, qui connaît son hiver le plus rude depuis six ans, le froid sibérien a coûté la vie à 43 personnes au cours des cinq derniers jours, selon le ministère des Situations d'urgence. Des centaines de tentes chauffées ont été dressées pour permettre aux sans-abri de trouver un peu de répit. L'agence européenne Meteoalarm a fait état de conditions "extrêmement dangereuses" dans plusieurs régions d'Europe orientale, dont la Serbie, où une quatrième personne a été retrouvée morte dans la nuit de lundi à mardi, dans les monts Suvobor (sud-ouest du pays). En Serbie comme en Bosnie voisine, les forces de sécurité utilisent des hélicoptères pour acheminer des vivres et autres fournitures dans les secteurs isolés par de fortes chutes de neige et évacuer les personnes âgées. Les conditions météorologiques devraient empirer encore au fil de la semaine dans les Balkans. En Turquie, le détroit du Bosphore, qui relie la mer Noire à la mer de Marmara, a été fermé mardi à la navigation à cause du manque de visibilité dû à une tempête de neige.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:46
Les médias en servitude : quand Polémia met la médiaklatura en examen

Polémia poursuit son travail d’analyse du phénomène médiatique. Après La tyrannie médiatique, le Dictionnaire de novlangue et le Dictionnaire de la réinformation, voici Les médias en servitude. Il s’agit d’une étude serrée de la médiaklatura, cette centaine d’hommes et de femmes qui donnent le la à l’opinion, cette sainte alliance du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier. Voici l’avant-propos de cet ouvrage.
Polémia.

En principe la France est une démocratie.

Le suffrage y est libre. Le suffrage, sans doute, mais en est-il de même de l’information des électeurs?

Assurément non ! Les médias asservissent et ils sont eux-mêmes asservis aux grandes puissances financières.

Derrière une façade de diversité, les grands médias scénarisent l’actualité selon la même grille de lecture, celle de l’idéologie unique qu’ils partagent : laisser-fairisme et libre-échangisme économique, cosmopolitisme et sans-frontiérisme, rupture de la tradition et révolution des mœurs. C’est la sainte alliance du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier. L’union des milliardaires et de la médiaklatura.

Le propos peut paraître polémique. Mais les faits accumulés dans cette étude, réalisée avec la collaboration de Claude Lorne, montrent, hélas, comment un tout petit nombre d’hommes a accaparé le contrôle des grands médias français.

Voici quels sont les acteurs majeurs de cette prise de pouvoir sur les esprits :

  • – les banques : cinq d’entre elles siègent au conseil d’administration de Bouygues, propriétaire de TF1 ; Rothschild contrôle Libération ; Lazard siège au Monde ; et le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel se partagent la Presse quotidienne régionale (la PQR) à l’est d’une ligne Amiens/Marseille ;
  • l’industrie du luxe et les grandes fortunes : Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère, Claude Bébéar sont omniprésents;
  • – les grandes agences de communication et de publicité : Euro RSCG de Stéphane Fouks et Publicis de Maurice Lévy sont au cœur des stratégies d’influence adossées à de puissants budgets ;
  • les paladins de « l’antiracisme » : Louis Schweitzer (la Halde), Pierre Bergé (SOS-Racisme), Bernard-Henri Lévy donnent le ton ;
  • – les grands éditocrates : Erik Israelewicz, Laurent Joffrin, Nicolas Demorand, Denis Olivennes ont un rôle clé, celui d’assurer la cohérence entre les bailleurs de fonds et les soutiers de l’information.

En tout une centaine d’hommes dirige la machinerie qui règne sur les esprits. Il n’y a pas de chef d’orchestre clandestin. Mais tous ou presque participent au lieu de pouvoir le plus sélect de la classe dirigeante française : le Club Le Siècle. Cette classe dirigeante française n’a plus aujourd’hui ni vision nationale ni conscience européenne et n’est plus que la section française de la Superclasse mondiale (SCM).

Notre société est de plus en plus exigeante en matière de transparence. Cette transparence doit aussi s’appliquer aux médias : leurs auditeurs et leurs lecteurs, qui sont aussi des électeurs, doivent savoir d’où ils parlent pour connaître les arrière-plans financiers, commerciaux, idéologiques ou communautaires qui structurent leurs prises de position et qui expliquent la disparition de tout véritable esprit critique.

Ecartant toute polémique inutile, Polémia se borne à rassembler des faits. Des faits qui éclairent d’une lumière vive la médiaklatura.

Voici un ouvrage à lire en se rendant sur le PDF (cliquer ici) et en le commandant (15 € franco de port) en raison de l'immense documentation qu’il contient et qui le présente comme une véritable banque de données, à :

Polémia, 60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 Rueil-Malmaison

Polémia
9/02/2012

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:20

 

L'échec de l'Occident à l'ONU ne rajeunit pas Alain Juppé



Michel Lhomme
le 10/02/2012




La belliciste Hillary Clinton a la tête des mauvais jours. Malgré toutes les promesses faites à la Russie – lesquelles d’ailleurs: celles de ne plus alimenter les ONG contestataires de Vladimir Poutine ou les taxis protestataires de Moscou ? – la Russie a opposé au Conseil de sécurité de l’ONU, comme elle l’avait fait le 5 octobre dernier, son veto à une intervention de la « communauté internationale » en Syrie. 

 

Devant un tel camouflet, on sent que la secrétaire d’Etat américaine est prête, maintenant, à passer outre et que le gouvernement américain, dopé par une mobilisation militaire « secrète » en cours sur le terrain iranien, serait capable, avec ses alliés les plus fidèles de tenter l’aventure du « grand Moyen-Orient stratégique », pour sauver Israël. Ce plan passait par la mise au pas de l’Iran, du Liban et de la Syrie. Dès le lundi, 6 février, les vassaux européens d’Obama, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, se disaient prêts à intervenir en Syrie. Mais mesurent-ils réellement ce qui s’y passerait ? 


Hillary Clinton

 

La mission de la Ligue Arabe, en Syrie, a été prolongée jusqu’au 23 février, en l’absence des observateurs des pays du Golfe (entre autres le Qatar) convaincus de l’inutilité de cette opération qui n’a pas permis, depuis fin décembre, de mettre fin aux violences entre l’armée et les opposants au président El Assad. C’est la Ligue Arabe qui, en présentant un nouvel accord de sortie de crise prévoyant la mise à l’écart d’Assad, aussitôt rejeté par Damas, avait enclenché la réunion du Conseil de Sécurité où la France et la Grande-Bretagne ont, avec zèle, fait le sale boulot du travail sur les résolutions mais, comme on l’a dit plus haut, la Russie a redit son opposition aux sanctions contre Damas.

 

Pourquoi l'Occident a échoué à l'ONU

 

Après l’intervention libyenne, la crise des dettes souveraines, l’épisode syrien consolide le processus de renversement géostratégique du monde en cours mais, comme pour l’Irak ou l’Afghanistan, il n’est pas certain que l’Occident -fût-elle une "civilisation supérieure" par les "droits de l’homme"  -s’en sorte grandie. Déjà, les difficultés réelles qu'elle rencontre à faire prévaloir sa position au Conseil de Sécurité, sur la question syrienne, indiquent que quelque chose a changé, même dans le grand « machin ». 

 

En effet, il suffit de feuilleter sur Internet, des journaux indiens ou brésiliens pour saisir combien notre point de vue n’est que relatif. Nous ne vivons plus dans le même monde, je veux dire, le monde des années 90. Or, Hillary Clinton conserve naturellement comme Juppé –c’est normal, c’est l’âge !- les réflexes de cette décennie.

 

Les nouveaux puissants sont les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et les autres membres du club des pays émergents comme l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Indonésie ou le Venezuela…. Les Etats-Unis et l’Europe peuvent;, peut-être encore, vouloir imposer leur modèle étatique, leur manière impérialiste d’envisager les relations internationales. Mais ils ont déjà, un peu partout, perdu. Avant l’effondrement programmé, à plus ou moins terme du dollar, la notion d’ « ingérence humanitaire » ne passe plus. A ce titre, l’expérience libyenne, dont il faut rappeler qu’en France, elle n’eut quasiment aucun détracteur à gauche (les Frantz Fanon doivent même s’en être retournés dans leur tombe !) fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Chinois, Russes, mais aussi Indiens et Brésiliens, ont le sentiment d’avoir tous été dupés. 

 

La leçon de la mystification libyenne 

 

A la mi-mars 2011, les Américains et les Européens avaient posé, comme argument,  la doctrine onusienne de « protection des populations civiles ». Si ce devoir de protection n’est pas rempli par un gouvernement à l’égard de ses ressortissants alors la communauté internationale, par la voie d’une résolution de l’ONU, serait en droit d’intervenir. C’est sur cette base, et sur cette base seulement, que Moscou et Pékin avaient finalement autorisé l’emploi limité de la force en Libye, en établissant une zone d’exclusion aérienne dans le ciel de Tripoli.


Un véto pour éviter une opération à la lybienne

 

Il n’avait pas du tout été question d’une chasse à l’homme ou d’un renversement du régime, comme il n’avait d’ailleurs pas été question que cette intervention se fasse sous l’égide de l’OTAN. L’intervention autorisée en Libye devait être limitée et, en aucun cas, ne devait être une campagne militaire américano-européenne, menée de concert avec l’opposition libyenne, pour obtenir un changement de régime à Tripoli et contrôler, au passage quelques puits de pétrole plus que lucratifs. 

 

Or, en Syrie, il ne devient que trop clair que l’objectif, une fois de plus visé par le Conseil de sécurité, est le renversement d’un régime, celui de Hafez el Assad. Comment les Brics pourraient-ils l’accepter ? Le changement de régime, c’est exactement le désastre occidental en Irak, l’imagerie postcoloniale des armes de destruction massive, les expéditions à des fins pétrolières.

 

S’il y a, pour la Russie ou la Chine, des raisons opportunistes à refuser une nouvelle intervention, il y a aussi et avant tout une question de principes. Ainsi, nous retournerions, après trois décennies de dévoiement, à un système westphalien des relations internationales, effectivement plus sain dans un monde multipolaire qu’une vision unilatérale, américano-européenne, considérée comme « civilisatrice ». 

 

La responsabilité des va-t-en guerre

 

Le veto russe renforce le principe séculaire de la non-ingérence et de la souveraineté absolue des Etats. Il annonce un tournant, peut-être, des relations internationales. Le XXIème siècle ne sera pas droit de l’hommiste, mais le siècle du rétablissement des frontières, du protectionnisme, même au niveau diplomatique. A moins... A moins que, forts de leurs puissance technologique, les USA et leurs alliés fassent comme si il n’y avait pas eu de veto !

 

Cette position est hautement probable dans l’emballement médiatique et émotif orchestré du moment. Mais alors qu’elles pourraient en être les conséquences ? Une fracture irrémédiable sunnite/chiite certes mais, incontestablement, l’ONU, comme les USA et l’Europe y perdraient le peu de légitimité internationale qu’ils leur restent.


Juppé en va-t-en-guerre

 

Pour la Russie, Damas est un allié de longue date et, contrairement aux positions françaises (voir  les « trahisons » d’hier et d’aujourd’hui avec la Serbie et la Turquie), les alliés se respectent. Souvent, les cadres militaires syriens ont été formés à Moscou mais surtout, Damas est l’ultime bastion d’une présence russe au Proche-Orient. Perdre Damas pour la Russie, c’est n’être plus présent au Moyen-Orient. La Russie peut-elle se le permettre ? N’est-ce pas le vœu caché du Pentagone ? C’est, en effet, à Tartous, en Syrie, que la Russie dispose de sa seule base militaire maritime en eau profonde de toute la Méditerranée. Perdre cette base, c’est perdre, pour Moscou, une vigilance et une présence sous-marine en Méditerranée ou en tout cas, la rendre plus difficile.

 

Pour la Chine, après le précédent libyen, une intervention militaire de l’ONU en Syrie n’est pas acceptable, car elle autoriserait tous les mouvements séparatistes ou de rébellion interne à entamer, à chaque fois, un bras de fer avec le pouvoir en espérant être sauvé par la communauté internationale forcément « éclairée ». Derrière la Syrie, se cache aussi l’Iran, soutien de Damas et principal exportateur de brut à Pékin. D’ailleurs, même en Israël, déchiré en interne par des mouvements sociaux et une menace de grève générale, les militaires sont préoccupés par une intervention possible en Syrie que les ultras religieux réclament. Ils y voient, avec l’Egypte, un effet de déstabilisation de la région et, en particulier, du Liban voisin.

 

Le Brésil, quant à lui, n’a pas du tout apprécié l’action de l’Otan dans d’autres théâtres d’opération que ceux prévus par le Traité de l’Atlantique Nord. Comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères brésilien, M. Amorim « Hier c’était la Libye, certes avec un mandat du Conseil de Sécurité et de la Ligue Arabe, aujourd’hui la Syrie peut-être sans mandat, ça pourrait être demain l’Afrique occidentale et là, l’Otan s’approcherait du Brésil. Ça nous dérange. » 

 

Les couilles-molles français courageux devant leurs écrans 

 

Comme ce qui s’est passé pour la Libye, les Français, anesthésiés le vendredi par les images de cadavres vus à la télévision, sont incapables de s’interroger un tant soit peu sur les agissements de Homs, les désertions de militaires syriens, les exactions commises par le régime. Or, seuls les Français pourraient, par leurs protestations, mettre un frein à la tournure guerrière des déclarations diplomatiques de Juppé. 

 

Ceci étant, l’atmosphère du soutien français aux rebelles syriens révèle une autre tournure d’esprit de l’opinion, beaucoup plus pernicieuse. Il s’agirait forcément de manifester son sentiment de solidarité avec un peuple en lutte, comme si les Français, devenus des "couilles-molles", fantasmaient par écrans interposés sur les peuples capables de se battre: les Tunisiens, les Egyptiens, les Espagnols, les Grecs et, aujourd’hui, les Syriens. 

 

Pourtant, ce qu’ils risquent bientôt de devoir soutenir, c’est la révolte de leur jeunesse et des banlieues. Des kalachnikovs circuleraient dans les cités-épaves du 93, mais aussi à Elbeuf-sur-Seine, le trafic des armes de guerre devenant, ces derniers temps, plus lucratif que la drogue ! Les Brics ne lèveront pas alors le petit doigt. Quant au département d’Etat, relisez les câbles de Wikileaks de l’ambassade américaine à Paris. Protégez le 16ème  et Vincennes !  

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 06:30
Un peuple se refusant à l'effort et nageant dans la débilité
 
Raoul Fougax
le 09/02/2012


A dire vrai, sauf immense surprise, ce sera Nicolas ou François. Les sondages, manipulés et trompeurs, reflètent, cependant, des tendances fortes. Il faut se faire une raison; ce sera comme d’habitude dans notre démocratie exemplaire. C’est à dire que les Français s’apprêtent à voter pour l’un des camps qui la dirige depuis, disons pour ne pas aller trop loin, 30 ans. Depuis 30 ans, une fois la Droite, une fois la Gauche, deux fois la Droite, etc.
On en connaît le résultat. Notre pays ne cesse, objectivement, de s’enfoncer. Notre pays recule en influence et en puissance économique. Depuis Coluche, qui n’a fait que constater que, malgré l’abbé Pierre -tiens ça fait plus que 30 ans- tout allait plus mal, tout n’a fait qu’empirer. La pauvreté gagne des pans entiers de population. On vit dans des voitures; on squatte, on  mendie. On meurt de froid. Les seuls à s’en tirer sont les petites brutes de l’économie parallèle des quartiers d'immigrés ou l'oligarchie du Cac 40. Tout se dégrade. 


deux vieux amis....
 
C’est le déclin global. L’Europe, qui devait nous sauver, nous enfonce. La crise est hors de contrôle. Notre souveraineté est une peau de chagrin. Les syndicats participent, par irresponsabilité, à la fragilisation de nos entreprises, dont les patrons ne sont guère toujours généreux et reconnaissants envers leurs ouvriers, etc. Partout, l'égoïsme et l'individualisme. Partout, constat d’échec!
Le changement dans la continuité: plus ça change et plus ç'est pire
Pourtant, les Français s’en contentent. Sinon, ils voteraient pour une rupture complète avec ce régime. Ils n’auraient même pas besoin de descendre dans la rue pour se révolter; le bulletin suffirait. Il ne s'agit pas de courage physique, mais de courage moral; le plus rare.
La Droite se raccroche à un sauveur-naufrageur et, à Gauche, les "indignés" des injustices sont surtout résignés et bornés. Il y a ceux qui pensent, sincèrement, que, avec le retour de la Gauche cela va aller mieux. Mais, chaque fois que la Gauche est revenue cela a été pire (pas pire que la Droite d’ailleurs), mais que la dernière fois. Et chaque fois que la Droite a pris sa revanche, cela a été pire (pas pire que la Gauche) mais que la dernière fois... 


...on se voit le matin...
 
Nous sommes dans la République du mal en pis. Système pourtant indépassable et tabou. Il faut donc l’admettre: notre peuple accepte son déclin et veut simplement qu’il soit le moins douloureux possible. Comme un vieillard geignard, en fin de vie. Chaque fois, il vote pour celui qui n’est pas aux affaires, espérant qu’il fera moins mal. Mais il accepte le déclin,  comme la Gauche socialiste accepte de gérer le capitalisme.
Il y a, dans ce fatalisme démocratique, quelque chose de désespérant. C’est cependant la réalité: à l’effort douloureux, les Français préfèrent une lente agonie sous anesthésiants. Ils n'on sont pas les plus grands consommateurs d'Europe d'anxiolytiques pour rien. La démocratie leur donne l’illusion de croire prendre en main leur destin, à chaque élection. Mais ils votent pour les différents-identiques, se doutant que ça ne marchera pas et que ce sera de pire en pire.
Les lâches et les crétins souffriront quand même
Faut-il désespérer de ce peuple ? On peut en tout cas le laisser face à ses responsabilités ou plutôt à son irresponsabilité. Et cela s'aggrave avec la médiatisation de la débilité du débat politique réduit au spectacle et aux références hitlériennes. Quand Claude Guéant, qui a oublié sa prépa, ignore ce qu’est une civilisation, dit que c’est une attitude supérieure de défendre les droits de la femme que des les opprimer, un obscur député (parlant de France obscure), apparenté socialiste des îles et dont le nom ne mérite même pas d’être cité, compare cette déclaration à un argumentaire nazi, donc aux camps de concentration sans oublier, au passage, l’esclavage et la colonisation...


...et on se fait une bouffe le soir au CRIF
 
On est tout de même dans le pire des déclins, celui de l’intelligence politique. Même intelligente, la démocratie électorale est un régime périlleux. Alors sans…. Mais, finalement, la débilité n’est pas souffrance et, on l’a bien compris, l’essentiel est de souffrir le moins possible. On en prend le pari ; ce ne sera pas encore très longtemps possible. Les lâches et les crétins souffriront comme les autres. Il y a une justice.

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 14:38

Je vous le reproduits in-extenso,lisez le car tout est dit dans ce discours.

 

Discours du président du CRIF, Richard Prasquier, Dîner du CRIF. Mercredi 8 février 2012. Monsieur le Président de la République, Merci de nous honorer de votre présence. Cette année plus encore que les précédentes, nous voulons faire du diner du CRIF un lieu de rassemblement. Ici, les antagonismes de la cité laissent place à une convivialité qui accentue ce qui unit, qui est intangible, plutôt que ce qui oppose, qui est conjoncturel. Ici sont assis des hommes et des femmes dont les opinions divergent et dont certains vont bientôt se disputer le suffrage universel. Nous sommes fiers de les voir ici avec le CRIF et ses invités de la société civile.

Nous sommes à la veille d’échéances politiques majeures qui détermineront l’avenir de notre pays. Les Juifs participent pleinement à la communauté nationale et comme leurs concitoyens choisiront sur un projet de société et des questions d’économie. Mais le CRIFconsidère qu’il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott.

Sur certains sujets, beaucoup d’entre nous ont une sensibilité particulière. Elle est parfaitement légitime et ne contrevient pas à l’intérêt général. L’Europe nous importe. Une partie de nos ancêtres l’ont sillonnée pendant deux millénaires, Européens avant l’heure et parfois sans le savoir, apportant au monde moderne une part notable de ses succès. Une Europe en crise nous inquiète, car nous savons que les crises ne se limitent pas à l‘économie.

Dans l’Union européenne, la paix entre les Etats et la démocratie interne à chaque pays sont des pré requis. Sans cette Union, combien de pays européens auraient-ils basculé dans la dictature?

Aujourd’hui, voici revenus les nationalismes autarciques que l’on croyait hors d’âge. Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer.

Plusieurs d’entre eux s’approchent du pouvoir. Certains ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d’autres non. Mais c’est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire. Le Front National fait partie de cette nébuleuse européenne. Les tentatives de sa présidente de changer d’image ne trompent pas qui connaît son histoire et son entourage. Le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c’est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne et son père, mentor et président d’honneur y a joint sa plaisanterie douteuse habituelle. Il y a 10 ans, on aurait massivement protesté. Il semble que certains s’habituent. Pas nous. Nous ne voterons pas pour le Front National.

L’Europe a un trou noir, c’est Auschwitz ; lieu d’effroi, d’histoire et de mémoire; Samuel Pisar nous prévient que c’est aussi un lieu d’avenir, « une alerte pour l’humanité des horreurs qui pourraient survenir dans le futur». La leçon d’Auschwitz est permanente et universelle. Les responsables n’ont pas agi à cause de la peur, de la méchanceté ou de la folie, mais sous l’effet d’un endoctrinement qui déniait aux Juifs la qualité d’êtres humains.

Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd’hui d’autres nazis, qui viennent d’un Islam dévoyé, et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs. C’est avec ces mots d’introduction que le grand mufti de Jérusalem avait été appelé à la tribune. Son discours a été bref « Le noble hadith est fiable, a-t-il dit, qui enjoint aux musulmans, pour hâter les jours du jugement, de tuer tous les Juifs; ceux-ci se cacheront derrière des arbres, mais ces arbres les dénonceront: un Juif est derrière moi, Musulman, tue-le…… » C’était y a un mois, le 9 janvier 2012, dans le nord de Jérusalem. Le texte est celui de l’article 7 de la charte du Hamas. Mais cette fois, celui qui l’a prononcé, nommé par le Président de l’Autorité Palestinienne, est le plus haut dignitaire religieux de Cisjordanie.

Il y a 70 ans, le 30 janvier 1942, Hitler déclarait que la fin de la guerre verrait la fin des Juifs. Réécoutons Samuel Pisar : « Auschwitz est une alerte pour l’humanité des horreurs qui pourraient survenir dans le futur….. ». On n’a pas voulu entendre Hitler. C’était la guerre. Ce ne l’est plus. Les paroles du mufti n’ont pas suscité beaucoup de réactions. Je vous en conjure, écoutez les : il s’exprime sans gêne, car autour de lui ces paroles sont banales, malheureusement banales.

Dans le monde islamiste fleurit le négationnisme, nouvelle arme contre Israël. Il nie ou minimise la Shoah, et prétend que le vrai génocide est celui des Palestiniens… Les assassins de la mémoire pavent la route qu’empruntent les meurtriers des hommes. Il faut mesurer ces menaces qui concernent notre monde, et pas seulement les Juifs. La Fondation Aladin ne se résigne pas à l’avenir que prépare l’éducation à la haine. Espérons que la diffusion du film Shoah par la télévision turque amorcera une ère nouvelle. Le travail est difficile.

Les révolutions arabes suscitent bien plus que des inquiétudes. Les cris de « Mort aux Juifs » dans une Tunisie qui fut libérale, sont insupportables. Les Frères musulmans, dont le Hamas est une branche, ont un projet politique d’islamisation des sociétés. Les salafistes sont de plus en plus influents. Leur succès s’alimente à l’argent du pétrole versé aux partis religieux. N’oublions pas que le suffrage universel ne résume pas la démocratie s’il n’exprime que la tyrannie de la majorité.

Si incertain que soit le futur, j’applaudis à la chute du tyran libyen et je suis fier que la France y ait joué un rôle essentiel. Il n’y a pas d’avenir dans les dictatures et j’espère que le sinistre régime syrien sera mis hors d’état de massacrer sa population.

Enfin, il y a l’Iran, dont le régime négationniste appelle à la disparition du peuple d’Israël. Son programme nucléaire est près d’aboutir. Ceux qui pensent que le danger ne menace qu’Israël, qu’ils écoutent le pasteur Niemöller : « Quand on est venu chercher les Juifs, je n’ai pas protesté, car je ne suis pas Juif ; quand on est venu chercher les communistes, les francs-maçons, les syndicalistes, je n’ai pas protesté car je ne suis pas communiste, franc-maçon ou syndicaliste ; quand on est venu me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ». Je vous rends hommage, Monsieur le Président de la République, d’avoir conduit avec énergie le sursaut européen et d‘avoir toujours été d’une totale lucidité sur l’Iran et les mensonges de ses dirigeants.

Des Juifs ont vécu en Gaulle avant qu’elle ne s’appelle la France, ils sont devenus des citoyens comme les autres pendant la Révolution et ils ont depuis pleinement participé à la communauté nationale, hormis l’infâme période où 78 000 d’entre eux furent assassinés avec la complicité de l’Etat français. Le combat pour la Mémoire, que certains dans cette salle ont porté haut, et auquel s’associe le nom de Henry Bulawko, disparu le 27 novembre, aurait pu diviser notre pays. Finalement, il l’a soudé ; en témoigne la récente cérémonie sur le rôle du barreau de Paris à l’époque du statut des Juifs. Le CRIFs’implique dans ce travail, de concert avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Mémorial et les associations de déportés. En ce 70e anniversaire de l’année 1942, l’une des pires de l’histoire du monde, je remercie le gouvernement pour l’aide financière apportée à la préservation du camp d’Auschwitz, ainsi que pour son soutien aux mémoriaux d’importance nationale tels le camp des Milles, la maison d’Izieu ou le Cercil d’Orléans.

L’histoire de la Shoah permet d’éprouver les valeurs de notre société. Mais il y a des lieux où cet enseignement est difficile, et où se manifeste un antisémitisme qu’on ne peut plus qualifier de nouveau.

Si en 2011 le nombre d’actes antisémites a diminué de 16%, 466 à 389, les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. En 2010 des violences étaient liées à la flottille de Gaza. Pas en 2011. Il y a un socle antisémite très incrusté. Et pourtant, nous savons que les pouvoirs publics font au mieux, que les locaux ont été sécurisés, que l’arsenal juridique est strict et que les services de protection de la communauté font un très bon travail. Il faut réunir le comité interministériel de lutte contre l’antisémitisme et renforcer les moyens des acteurs associatifs. Au sein de l’école publique, des enfants sont aujourd’hui harcelés parce qu’ils sont Juifs. En disant que c’est intolérable, je ne parle pas au nom de notre communauté, mais au nom des valeurs de la République.

Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l’antisionisme. L’antisionisme obsessionnel, c’est de l’antisémitisme. Nous le vérifions avec les manifestations pour le boycott d’Israël. Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens.

L’air du temps leur offre malheureusement à admirer un maitre à penser aux indignations monomaniaques dont les quinze pages d’écriture résument dans leur indigence un certain politiquement correct d’aujourd’hui.

Aux responsables musulmans qui, autant que nous, et avec plus de courage que nous, repoussent les appels à la haine, je veux parler sans tabou. Il y a parmi les auteurs d’actes antisémites un certain nombre de personnes de confession musulmane. Passer ce constat sous silence, c’est se complaire dans une hypocrisie qui fait le jeu des extrémistes. Mais s’en servir pour stigmatiser une population entière, c’est ignoble. Nous devons rejeter le chacun pour son groupe, développer un travail de réflexion et de propositions, discuter sans complaisance de nos divergences et de nos convergences, comme nous l’avons fait récemment à la Grande Mosquée de Paris. Montrons que la raison l’emporte sur les prédictions des Cassandres résignées. C’est ainsi que nous jouerons notre rôle dans la diffusion des valeurs républicaines dont la fraternité n’est pas la moindre.

Le Crif travaille beaucoup au dialogue interculturel ou interreligieux où se féconde l’altérité: avec les gens du voyage, encore discriminés dans leur propre pays, les Africains, Berbères, Arméniens –à qui je veux témoigner, avec émotion, notre fraternité de mémoire- Antillais –avec qui nous échangerons sur l’esclavage dans un mois à la Guadeloupe-, ou les chrétiens, avec qui notre amitié est ancienne et profonde.

Les liens interreligieux se structurent dans l’atmosphère vivifiante de la laïcité, par la loi de 1905, dans les plis de laquelle les religions mènent leur vie propre avec leurs exigences particulières sous l’autorité de la loi française et grâce à la concertation qui résout bien des questions délicates. En araméen, dina de malkhuta dina, la loi du pays est la loi.

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,
Israël est au centre de nos affections et de nos préoccupations ; nous participerons le 18 mars à la Mutualité à une manifestation en son honneur avec tous les amis d’Israël.

Je n’ai jamais hésité à exposer aux pouvoirs publics mes critiques quand je le pensais nécessaire. Je témoigne que le dialogue a toujours eu lieu avec franchise et respect. Nous avons été interloqués du soutien de la France à l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, ce lieu dédié à la culture, à la science et à l’éducation, sans qu’il y eût d’exigence en retour, sur un enseignement à la haine qui ne fait que croître et sur les projets négationnistes visant à effacer les souvenirs juifs de la mémoire de cette terre, qui vont probablement se multiplier sur les bureaux de l’Assemblée.

Certains me contestent le droit de parler d’Israël, au motif que c’est un Etat étranger ou que « je ne les représente pas ». Je représente qui se sent en harmonie avec le CRIF, c’est-à-dire une portion très appréciable de la communauté juive de France. Nous n’avons pas à approuver ou non les décisions du gouvernement israélien mais d’expliquer quand les commentaires sur ces décisions nous paraissent esquiver une partie de la réalité et nuire injustement à l’image d’Israël dans notre pays. C’est notre rôle statutaire, et nous nous y tenons. Ce n’est pas un rôle partisan.

Je ne m’interdis pas les critiques sur Israël. Quand des groupes émettent des exigences incompatibles avec l’égalité entre les hommes et les femmes, il faut tirer la sonnette d’alarme, même s’ils sont très minoritaires dans le monde religieux lui-même.

Mais en matière politique, français et président d’un CRIFoù les sensibilités sont diverses, je serais présomptueux de considérer que mes engagements personnels doivent prévaloir sur les choix de tel ou tel gouvernement israélien librement élu, soumis à la critique interne, respectant les règles démocratiques et jouissant d’un enviable soutien populaire. Israël est une démocratie.

Certains de mes amis, ou anciens amis, qui sait, m’ont dit que mes déclarations s’écartent de l’humanisme dont j’aurais fait preuve avant d’être président du CRIF. Ma personne est sans intérêt, ce qui importe est ce que cette remarque implique : ceux qui sympathisent avec Israël ne seraient pas des humanistes. Je m’inscris en faux contre cette assertion.

La qualité d’humaniste ne se décrète pas par des ukases; elle s’éprouve dans le quotidien des positions. Est-il un humaniste, celui qui traite d’apartheid un pays où Omar Barghouti, un étudiant palestinien d’une université publique écrit un livre appelant au boycott pour détruire Israël et continue ses études comme si de rien n’était ? Un pays où un tribunal présidé par un juge arabe envoie en prison un ancien président de l’Etat ?

Est-il un humaniste, celui qui après un reportage diffusé par sa chaine, qui a soulevé une tempête de haine et qui est pour le moins sujet à caution, refuse qu’il soit soumis à expertise? Celui qui se félicite du rapport Goldstone, mais omet de signaler que le juge s’est rétracté ?

Celui qui laisse Mahmoud Zakhar, dirigeant du Hamas, justifier par l’autodéfense les tirs de roquettes sur des civils sans l’interroger sur l’article 7 de sa charte qui prône l’élimination des Juifs ?

Est-il un humaniste, celui qui pour justifier l’horreur, appelle bébé colon Hadas Fogiel, trois mois, égorgée avec toute sa famille, le 13 mars 2011, dans la quasi-indifférence des médias ?

Est-il enfin un humaniste celui qui dans un magazine diffusé en octobre dernier, travestit le langage et prétend que les soldats israéliens tirent à vue alors qu’ils tirent des coups de semonce ?

Il est inacceptable qu’une information militante diabolise Israël en distordant les faits. En réponse aux allégations de cette émission, le Crif a produit un DVDde 30 mn. Il vous sera remis ce soir.

La délégitimation cible aussi ceux qui soutiennent Israël. Ceux-là pensent mal. Ils ne bénéficient plus des réseaux de solidarité professionnelle ; ils seront marginalisés, leurs publications ne seront pas ou peu diffusées, leurs opinions ne seront pas sollicitées. Comment appeler cela autrement que censure et prétendre que c’est le CRIFqui demande la censure, alors qu’il ne demande que l’équilibre ?

Que mes amis se rassurent, je suis resté humaniste, mais que vaut l’humanisme sans la lucidité ? L’humaniste ouvre sur la planète ses deux yeux et pas un regard borgne. Il ne masque pas la poutre pour mettre la paille en relief, il considère qu’il faut protester plus fort contre les appels à la haine à Jérusalem Nord que contre les avis à construire des appartements sur des terrains vides à Jérusalem Sud, tels Gilo, un quartier qui fut juif avant 1948, qui l’est de nouveau depuis 1967 et qui le restera certainement quel que soit le résultat des pourparlers israélo-palestiniens.

Un regard déséquilibré ne fait que réactiver les animosités réciproques. Ceux qui entendront plus souvent un reportage équilibré sur Israël, accepteront mieux un reportage équilibré sur la Palestine. Pour qu’il y ait deux états pour deux peuples il faut dire la vérité sur chacun de ces peuples.

La vérité d’Israël, c’est que les mères de ce pays sont angoissées à l’idée des trois ans que leurs fils devront passer au service militaire, non pas pour défendre des frontières, mais pour défendre la survie de leur pays.

La vérité d’Israël, c’est sa créativité scientifique, technique ou artistique: en 10 ans, quatre Nobel en chimie et deux en économie. Notre invité d’honneur israélien ce soir est M. Dan Shechtman, du Technion, prix Nobel de chimie 2011, venu avec le maire de Haifa, M.Yona Yahav. M.Shechtman est un chercheur prestigieux, et un homme charismatique, que passionne l’éducation des jeunes.

La vérité d’Israël, c’est qu’il est l’Etat du peuple juif, et que le centre spirituel et la capitale historique du peuple juif, c’est Jérusalem. Et la réalité du conflit, Monsieur le Président de la République, est que, malgré tous nos espoirs, tous vos espoirs, les dirigeants palestiniens ne reconnaissent toujours pas cette vérité-là ; nous ne les avons pas vus avec une carte contenant le nom d’Israël, nous ne les avons pas entendus admettre que Jérusalem est un lieu fondamental du judaïsme. Il suffirait de quelques mots pour que le climat change. Malheureusement, le discours des modérés se radicalise car les radicaux, qui pensent que les temps leur sont favorables, font pression sur eux.

Nous, qui sommes en même temps si loin et si près du conflit, que devons-nous faire ? Nous devons avec nos partenaires donner l’exemple du dialogue, désamorcer les animosités, ouvrir des passerelles, assumer la complexité, ne pas laisser l’émotion, qu’on manipule si facilement, diriger nos actions. Ce sera notre contribution à la lutte contre l’antisémitisme et pour la paix. Etre solidaires, être fraternels, mais être francs et être lucides. Soyez assuré que le Crif ne manquera pas à ses devoirs.

Monsieur le Président de la République,
Depuis cinq ans, il y avait dans mon discours une invocation à Gilad Shalit et dans le vôtre, ou celui du Premier Ministre, une référence à l’importance particulière que vous attachiez à sa libération. Vous avez rappelé au monde que Gilad était français, et que sa capture était aussi une agression contre la France. Les Shalit savent ce qu’ils vous doivent, et nous sommes honorés mais pas surpris qu’ils aient réservé leur première visite hors d’Israël pour vous remercier. J’espère qu’un jour viendra où Gilad lui-même pourra venir incognito ou presque à un futur diner du CRIF.

Shoatiquement vôtre.......

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:00

et se sont serrés la main mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de (Crif) au pavillon d'Armenonville au Bois de Boulogne (Paris XVIe). C'est le candidat socialiste qui a eu l'initiative de ce geste. Sarkozy était l'invité d'honneur du dîner pour la troisième fois depuis le début du quinquennat.

 


 

Parmi les autres invités de marque figuraient, nous dit Le Parisien, Dominique de Villepin, Manuel Valls (lié de manière éternelle à Israël) et Pierre Moscovici, l’ancien lieutenant de DSK. On reconnaît aussi sur les vidéos le ministre de l’Economie et des Finances François Baroin. Durant son discours, le président du Crif Richard Prasquier a mis en garde contre le Front national et la remontée des nationalismes en Europe. Prasquier a également condamné Eva Joly, car les Verts « diabolisent Israël et appellent à son boycott ». Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes : « Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd’hui d’autres nazis, qui viennent d’un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs ».

 

Une absence a été remarquée dans ce grand raout, c’est celle de François Bayrou, dont on peut saluer la décision courageuse ; le candidat Modem à la présidentielle a, en effet, décidé de ne plus venir à ce type de réunion communautaire : « J’ai beaucoup réfléchi à cette question depuis des années [...] Et j’en suis arrivé à la conclusion que je ne devais plus participer à des réunions communautaires, quelle que soit la communauté qui invite des politiques dans des manifestions spécifiques ». Car « l’organisation de manifestations publiques où les politiques se pressent en rangs serrés pour venir, d’une manière ou d’une autre, déclarer leur flamme à une communauté, m’a toujours dérangé parce qu’il y a, d’une certaine manière une volonté de capter les suffrages de telle ou telle sensibilité  », a-t-il ajouté. «  Pour ma part, je pense que la France est une, que ses citoyens sont d’abord des citoyens avant d’être juifs, catholiques, musulmans, bouddhistes, agnostiques ou athées  » et «  l’assignation publique de dirigeants politiques, invités à ce type de manifestation, ne correspond pas à ma vision de la République ». Chapeau bas à François Bayrou pour cette leçon de république...

 

"Jugés hostiles à Israël", les extrêmes n’ont, eux, pas été conviés au dîner, nous dit-on sur BFM TV. Ce qui montre une nouvelle fois que le Crif ne défend pas tant les juifs de France qu’Israël... ce qui est bien dommage, et qui rend d’autant plus problématique, si ce n’est scandaleuse, la participation de nos politiques à cette réunion.

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:24
Le Parisien illustre une manifestation anti-Poutine avec des manifestants pro-Poutine......Pris la plume dans le sac!La presse Russe en rigole encore. 

Lu ici :

"Mention spéciale [...] au Parisien qui illustre la manifestation d'opposition avec des photos de la manifestation pro-Poutine, ce qui a valu au journal une pleine page dans la presse russe"

P

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:56

Le PDG de Goldman Sachs communique…

La banque d’affaire Goldman Sachs qui joue un rôle majeur dans les différentes crises économiques du XXIè siècle se pique désormais (ouvertement) de politique. Lloyd Blankfein, le PDG de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a apporté son soutien au lobby homosexualiste Human Rights Campaign. Dans le cadre de la campagne « Americans for Marriage Equality » il apparait sur une vidéo de propagande ou il déclare : « Je suis Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs et je soutiens l’égalité dans le mariage. Les entreprises américaines ont appris il y a longtemps que l’égalité est bonne pour les affaires et que c’est la bonne chose à faire. Rejoignez-moi ainsi que la majorité des Américains qui sont en faveur de l’égalité dans le mariage ».

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    8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:32

    Encore un site de la droite nationale menacé(http://www.euro-reconquista.com/site/),apres fddesouche,par les gauchos-collabos.Courage cher français de souche,nous sommes là avec nos petits moyens!

    vendredi 3 février 2012, par Canal ER

    Ou comment un collabo a honte d’assumer sa fonction de collabo


    Ces derniers temps le site a reçu cette mise en demeure de l’un de nos inestimables lecteurs.

    il apparaît que vous hébergez le site www.euro-reconquista.com, je n’ai rien contre la liberté d’expression sauf lorsqu’il s’agit d’insultes ouvertes et gratuites. Je vous met en garde du caractère raciste, insultant et dégradant des propos que vous soutenez via l’hébergement de ce site internet.

    Je vous joint en copie la preuve de mes dires. Cette preuve est conservée par mes soins. Elle sera transmise au autorités compétentes et suivie de dépôt de plainte si aucune action n’est entreprise dans les 2 semaines ( délai légal en France )

    Par ailleurs, je me réserve le droit de prévenir tous les internautes cités dans cette immense liste d’insulte globale pour une action concertée.

    Ceci est une première étape nécessaire dans le processus. J’espère qu’elle sera suivie d’effet.

    Cordialement,

    S D

    Bref la menace habituelle des vopos de la pensée. C’est leur arme préférée pour faire taire les dissidents, le procès devant des juges marxistes léninistes. Il fut un temps où les offensés envoyaient leurs témoins et réglaient sur le champ d’honneur leur différend. Mais existe-t-il un militant de gôôôôche ayant de l’honneur ?

    Quel est le motif d’un tel courroux, alors que nous sommes probablement les plus cool de toute la réacosphère ?

    Petit retour en arrière :

    En Octobre dernier le site islamo-gauchiste du trotskyste Edwy Plenel lançait un appel émouvant pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris.

    Le tragique bain de minuit qui a couté la vie à de si sympathiques partisans des terroristes fellaghas.

    Pour un gauchiste c’est un crime odieux contre l’humanité et le ban et l’arrière ban de la bagagerie de luxe a pétitionné. On y trouve même un ancien ministre socialiste connu pour son arabophilie frénétique et dont le père ex cagoulard entra opportunément en résistance en 1943.

    N’écoutant que notre bonté naturelle et notre désir de rendre service nous nous sommes dit qu’il serait injuste de laisser dans l’ombre tant de personnes dévouées à la cause de la barbarie islamiste Fln.

    Un fil a donc été dédié à ces belles âmes droitdlhommistes :

    http://www.euro-reconquista.com/forum/viewtopic.php ?f=2&t=19644

    Une belle liste de parasites sociaux et fainéants professionnels, vous l’avouerez, mais c’est la marque des gens biens, des gens de gôôôôche de vivre aux crochets des autres.

    Eh bien, rendez service ! Voilà que certains signataires ne sont pas contents de bénéficier d’une telle publicité. De vraies chochottes !

    Moi je vous le dis, les gens sont ingrats !

    C’est vrai, le terme "salopes" était excessif, "ordures" aurait été plus approprié !

    Car enfin de quoi se plaignent ils ? De quoi ont-ils honte ?

    De soutenir un mouvement dont certains dirigeants comme le SS Mohammedi Saïd.Lakhdar Ben Tobbal et Abdelhafid Boussouf furent des admirateurs du chancelier du reich ? Mieux même, le Fln fut financé par le banquier nazi suisse François Genoud, et eut pour fournisseur d’armes un des adjoints d’Eichmann, le célébre Aloïs Brunner. Etre dans le même camp idéologique qu’un criminel nazi c’est le top pour un représentant du camp du bien !

    C’est vrai, quoi, de quoi ont-ils honte ces faquins ?

    De soutenir des égorgeurs, des éventreurs de femmes et enfants ?

    De soutenir des émasculateurs de militaires français ?

    De soutenir des écorcheurs et ébouillanteurs d’Harkis ?

    De soutenir des escrocs qui pillent leur pays ?

    D’être des traitres à la nation ?

    D’être des collabos ?

    Allons ! Je ne vois rien là-dedans qui soit honteux pour une crapule gauchiste !

    Vous êtes des ordures, faut assumer les mecs ! Les lavettes avec bonne conscience en bandoulière faut pas avoir honte de diffuser et défendre des idées nauséabondes...

    En ce qui concerne les crimes commis par les les salopes Fln et leurs complices porteurs de valises, il y a plus de détail sur ce site :

    http://www.algerie-francaise.org/

    Bonne lecture les gauchiasses.

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