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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:09

Athènes a donné à l’Europe la citoyenneté, la démocratie, la philosophie et les arts. Budapest reste le symbole de la lutte tragique des peuples européens pour se libérer du communisme. Mais aujourd’hui ces deux villes résument la nature de plus en plus carcérale de l’Union européenne.

Le drame grec était prévu

Ce qui arrive aux Grecs confirme ce qu’avaient prévu dès l’origine les adversaires de l’euro, mais dont la voix « incorrecte » avait été vite étouffée, notamment celle du prix Nobel d’économie Maurice Allais.

La zone euro ne constitue pas, en effet, un espace économique homogène : elle rassemble des pays qui présentent de fortes disparités, mais qui sont soumis à un taux de change unique, au surplus élevé car il a été aligné sur le deutschemark. La monnaie unique empêche d’effectuer des ajustements monétaires, pour tenir compte des différences de productivité entre les économies de la zone. Mais comme les ajustements sont inévitables dans la durée, ils deviennent sociaux, et donc bien plus douloureux.

Les banques d’abord

La Banque centrale européenne, à la différence de toutes les autres banques centrales, se refuse en outre à monétiser la dette des Etats et se préoccupe au contraire de la stabilité des prix. Or qui achète la dette des Etats en Europe ? Les banques privées et les institutions financières, qui en tirent de substantiels profits.

Mais, comme l’a rappelé un autre prix Nobel d’économie, Paul Krugman, « l’inflation n’est pas le problème, c’est la solution » (Le Monde du 31 janvier 2012). Il souligne en effet que l’inflation a toujours permis d’alléger les dettes.

Mais dans la zone euro ce n’est plus possible. La stabilité des prix sert à garantir que les créanciers des Etats verront leurs intérêts préservés et que les débiteurs devront tout rembourser.

La zone euro favorise les prêteurs, donc les banques.

Bienvenue en Grèce occupée

Les Grecs se trouvent donc enfermés dans un processus infernal. Leur monnaie est surévaluée, mais il leur est interdit d’en changer. Leur déficit et leur endettement sont importants mais ils ne peuvent pas compter sur l’inflation pour les réduire : ils doivent faire des « économies » à répétition, c’est-à-dire réduire leur train de vie, vendre leurs actifs et payer toujours plus d’impôts : c’est cela l’ajustement social ! La croissance se réduit évidemment à l’issue de ce processus déflationniste, qui réduit en retour les ressources de tous les acteurs.

La crise grecque constitue aussi le premier exemple de la mise en tutelle de tout un peuple européen, par des institutions financières bien décidées à lui faire rendre gorge coûte que coûte.
La Grèce, patrie de la démocratie, est désormais gouvernée non par le peuple grec mais par une « troïka » composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI. Tout un symbole !

Une « task force » (sic) dirigée par l’Allemand Horst Reichenbach est en outre dotée de pouvoirs de contrôle sur l’application du programme économique grec et devra assurer une présence permanente dans ce pays (Le Bulletin quotidien du 22 février 2012) : on avait connu en Europe l’occupation militaire. Voici maintenant l’heure de « l’occupation financière » !

Et on se souvient que, lorsque l’ancien premier ministre grec a émis l’idée de consulter ses concitoyens par référendum, il a été prié de partir. Les Grecs sont devenus une simple « ressource humaine » au service des banques : il ne faut pas leur demander leur avis ! Il suffit de leur envoyer les forces anti-émeutes pour les faire taire.

Bien entendu, les mêmes banques, qui dirigent les médias occidentaux, déversent sur les Grecs des torrents d’injures : « Grecs Gross Filous », tel est le mot d’ordre médiatique ! Car qui veut contraindre son débiteur l’accuse de la rage…

On suggérera cependant à nos concitoyens de bien se renseigner sur ce qui est vraiment demandé aux Grecs, avant de hurler avec les loups médiatiques ; et de se demander ce qu’ils feraient si on leur imposait la même chose.

Au secours, les nazis sont à Budapest !

La situation de la Hongrie est différente : elle est en meilleure santé économique et financière que la Grèce, en particulier grâce aux réformes de structures conduites par la majorité que dirige Viktor Orban (2/3 des sièges au Parlement).

Pourtant ce dernier se trouve diabolisé par l’oligarchie et tous les médias, comme par enchantement, se mettent à traquer la « dérive autoritaire » du premier ministre hongrois (titre du journal Les Echos du 4 janvier 2012). Le caricaturiste de service du Monde du 3 janvier 2012 le représente aussitôt avec brassard et bras tendu. Kolossale finesse !

Mais que lui reproche-t-on exactement ? De violer les « valeurs de l’Union européenne », répondent les censeurs…

Examinons d’un peu plus près ce qui est contesté : le statut des juges, l’indépendance de la Banque centrale (les adjoints du président seraient nommés par le gouvernement), la réforme de l’autorité de protection des données. S’y ajoute la liberté des médias, parce qu’une radio a perdu sa fréquence et le fait que le gouvernement ait « une approche plus traditionnelle des valeurs comme le christianisme, la nation ou la famille » (Le Monde du 5 février 2012). Mais il est vrai qu’au Parlement européen M. Cohn–Bendit lui a rétorqué qu’un « Etat moderne ne peut se fonder sur une seule religion » (Le Bulletin quotidien du 19 janvier 2012)…

La répression en marche

Le gouvernement hongrois se montre cependant conciliant : il se déclare prêt à réviser dans certaines limites les textes qui seraient contestés. Mais rien n’y fait.
On menace de renouveler à son encontre l’ostracisme dont avait été victime l’Autriche en 2000, lors de l’entrée au gouvernement du Parti autrichien de la Liberté. On ouvre à l’égard de la Hongrie une procédure pour déficit excessif, on menace de geler les subventions du fonds de cohésion européen ; le Parlement européen vote une motion visant à « évaluer » les lois contestées ; la Commission des libertés, de la justice et des affaires intérieures (sic) dudit parlement étudie la possibilité de mettre en œuvre l’article 7 du traité permettant de suspendre le droit de vote d’un Etat.

En clair, on veut aussi faire plier la Hongrie.

Nos chères « valeurs »

Cette affaire nous éclaire à plus d’un titre.
D’abord, elle montre qu’on peut tout se permettre au sein de l’Union européenne : marier les couples homosexuels (c’est même recommandé), avorter, se droguer, soumettre les femmes aux contraintes du travail salarié, y compris la nuit, donner des préservatifs aux enfants, donner le droit de vote aux étrangers, discriminer les autochtones, porter le voile, égorger rituellement les animaux de boucherie, etc. Ne sommes-nous pas le continent de la « liberté » ?

Mais il y a une chose qui est vraiment interdite : c’est de vouloir réguler l’activité d’une banque centrale. Alors, là, on ne rit plus car on touche aux valeurs fondamentales du système oligarchique: le pouvoir de la finance. Si, en outre, on prétend se recommander de la tradition chrétienne, alors la coupe est pleine. Car l’Europe ne doit pas être « un club chrétien », comme écrivait M. Attali.

Comme le souligne M. Orban : « J’avais face à moi toute la communauté bancaire internationale … il est clair que nous avons heurté les intérêts de certains acteurs de la communauté des affaires » (interview au Monde du 5 février 2012). Grâce à lui, on sait donc qui dirige vraiment l’Union européenne.

La démocratie foulée aux pieds

Ensuite, cette affaire, comme lors du boycott de l’Autriche en 2000, nous éclaire sur le véritable pouvoir du peuple autochtone au sein de l’UE.

Son vote n’est toléré que s’il est politiquement et économiquement correct. C’est pourquoi l’indépendance des juges est une « valeur » au sein de l’UE. Mais le mot « indépendance » ne vise pas l’exécutif, comme on pourrait le croire naïvement en se fondant sur les catégories de Montesquieu, mais bien désormais le pouvoir législatif : le but réel est de mettre en tutelle le législateur, en particulier par le contrôle de constitutionnalité des lois. Le peuple n’a plus le pouvoir de choisir les lois qui lui conviennent.

La « liberté » des médias – entendez le fait qu’ils soient privés – joue le même rôle dans le Système : le juge sert à censurer la volonté populaire ; les médias « libres » servent à la formater.

M. Orban est mis au ban par le Système car il applique… les lois et la constitution hongroise. C’est donc un tyran !

Comme les Autrichiens et les Grecs, les Hongrois n’ont en effet désormais plus le droit de choisir leur destin. Ils doivent filer doux. Ils n’ont pas le droit de se choisir des gouvernants ou des représentants qui ne soient pas habilités par l’oligarchie de Bruxelles. Et les gouvernants n’ont pas le droit, sous peine de rétorsion politique ou économique, de s’en prendre aux intérêts des oligarques de la finance.
Et la prochaine fois, qui sera occupé et sanctionné ?

A Athènes, à Budapest comme à Paris, la démocratie – c’est-à-dire le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple – devient, chaque jour un peu plus, une idée neuve.

Michel Geoffroy

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:13

Interview en Français (VOSTFR) d'Aaron Russo quelques mois avant sa mort par Alex Jones, où il parle de ce que lui avait dit son ami Rockfeller qui voulait le recruter parmis les "élites".

 

 

 

Le Reportage "Freedom to Fachism" de Aaron Russo :

 

Reportages d’Alex Jones en Français :

 

Liens :

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:09

L’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, dans une interview à Libération nous démontre que les "politiques français"sont complétement déconnectés du Peuple.Entre-eux, ils connaissent  la profondeur de la crise mais par peur et pour rester au pouvoir,ils nous proposent que des "mirages"!En clair leur mots d'ordre est 'crève peuple ingrat" 

 

Est-ce ce voyage de trois semaines dans l’Antarctique dont il revient émerveillé ? Est-ce la distance que lui donnent les vingt-deux campagnes électorales qu’il a derrière lui ? Ou cette liberté que lui offrent ses 81 ans ? Michel Rocard n’a plus peur de rien, sauf des menaces, «d’une gravité inhabituelle», qui pèsent sur le monde. Entre deux bouffées de Gauloises sans filtre, il balaie pour Libération les grands sujets du moment à l’occasion de la publication de son dernier livre. Un livre dont il ne craint pas de dire : «Il n’y a pas beaucoup d’idées là-dedans, il n’y a que des faits et c’est bien là l’emmerdant. Si ce n’était que des idées, ce ne serait pas dangereux.»

Extrait..............................

Quand Hollande fait du «monde de la finance» son ennemi, ça vous plaît?

Il n’y a pas deux mondes, la finance et l’économie, étrangers l’un à l’autre. Il y a un monde où l’économie est dominée par la finance, mais en imbrication. A ce sujet, permettez-moi de citer quelques phrases éclairantes de responsables d’ordinaire tenus à un devoir de réserve. Lord Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, un homme qui n’a jamais un mot de trop, a expliqué il y a peu qu’il fallait s’attendre à une récession sans doute plus grave que celle de 1930. C’est le gouverneur de la banque d’Anglerre qui nous prédit plus grave, pas un prophète chevelu, un écolo ravageur ou Jean-Luc Mélenchon ! Un autre : Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lui, dont le rôle est d’empêcher la casse et de rassurer les opérateurs de marché, a déclaré qu’il fallait craindre une explosion du système économique et financier mondial. On n’en parle pas beaucoup de tout ça dans la campagne et on s’amuse.

Vous faites dans votre livre un vibrant plaidoyer pour le nucléaire civil…

L’importance de ce qu’il faut faire passer dans l’opinion concerne surtout les énergies renouvelables. Nous avons tous envie d’une énergie qui ne tue plus et nous avons tous envie d’une énergie qui respecte notre écologie. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de solutions scientifiques qui rendent les énergies renouvelables assez accessibles financièrement pour qu’elles s’intègrent dans le fonctionnement de nos économies. L’éolien et le solaire, les deux plus diffusées, ne permettent pas de faire du kilowatts-heure par milliards. Or il nous en faut des centaines de milliards. Des pays comme le Danemark et l’Allemagne, qui ont joué cette carte trop fort trop vite, vont avoir des problèmes car ils vont devoir payer l’éolien à des prix exorbitants. Le sujet du nucléaire, on y arrive par différence. Et donc, on y arrive… Si on ne trouve rien, en l’état actuel des choses, on va vite arriver à un moment où la baisse très forte des énergies fossiles disponibles va se traduire par une baisse tout aussi forte du Produit intérieur brut (PIB). Ainsi, quiconque dit qu’il faut renoncer au nucléaire nous explique en fait qu’il faut accepter la décroissance. Et là, je fais une hypothèse, la seule du livre, c’est que l’obligation de la décroissance conduit à la guerre civile. Ce n’est pas tenable et ça pose d’ailleurs une question majeure pour la Grèce qui subit une décroissance forcée : comment fait-on dans ce contexte pour maintenir des élections ? Il n’est pas possible de gouverner ce peuple en lui disant qu’il va perdre 25 % de son revenu dans les dix ans si on tient à payer toutes les dettes. Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire.

La Grèce doit donc éviter de payer toutes ses dettes ?

Il devient de plus en plus indispensable d’annuler partout une bonne partie de la dette non payable. Mais attention, la grande bulle qui menace, elle est privée ! Une éventuelle crise de la dette souveraine européenne ne serait qu’un petit détonateur. Nous sommes dans l’imbécillité politique collective.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:48

Christian Vanneste dénonce GayLib dans Monde & Vie :

G"Historiquement, Gaylib est issu de la mouvance libérale de l’UMP, c’est-à-dire de l’ancien Parti Républicain, devenu Démocratie Libérale. Il résulte de la dérive du libéralisme français traditionnel vers les libertariens américains : par mimétisme avec ce qui se passait Outre-Atlantique, Gaylib s’est constitué comme un groupe de pression proche de Démocratie Libérale, puis s’est lové au sein de l’UMP pour influencer ses idées et l’évolution de la lé gislature. [...]

Pour ma part, je trouve incongru qu’il existe, à l’intérieur de l’UMP, une formation en contradiction manifeste avec les valeurs défendues par ce parti. La première contradiction, c’est un communautarisme fondé sur une orientation sexuelle, alors que l’UMP est attachée à l’unité de la République. La deuxième, c’est l’intolérance de ce lobby, qui interdit toute réflexion critique le concernant. La troisième et la plus contestable, c’est le népotisme et l’entrisme qui lui ont permis d’occuper par cooptation de nombreux postes stratégiques au sein du parti et d’acquérir un pouvoir exorbitant. [...] En démocratie, on peut avoir des opinions divergentes et en débattre. Mais le débat est à sens unique si l’on ne peut pas s’exprimer librement; or le lobby homosexuel est parvenu à installer une forme de totalitarisme et d’inquisition dans notre pays, en monopolisant l’information sur les sujets qui le concernent et en interdisant à ses adversaires de s’exprimer sans être foudroyés médiatiquement, voire judiciairement. Ce totalitarisme a pénétré à l’intérieur de l’UMP, en raison sans doute de la pression de Gaylib, qui demande depuis longtemps mon exclusion pour délit d’opinion."

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:56

L’interdiction du col­loque de Paris- 8(seine Saint-Denis) par le pré­sident de cette uni­versité, à la demande de Richard Pras­quier, pose à nouveau cette question : qui a peur du Conseil repré­sen­tatif des ins­ti­tu­tions juives de France (CRIF) ? Et une autre, sub­si­diaire : comment les élites fran­çaises, qui n’ont que le combat contre le com­mu­nau­ta­risme à la bouche, peuvent-​​elles com­mettre encore tant de contresens ?

 

 

Premier contresens : contrai­rement à l’idée reçue, il n’y a pas de « vote juif » en France. Comme toutes les études de socio­logie poli­tique le montrent, les Français d’origine, de religion ou de tra­dition juives votent pour l’essentiel comme leurs conci­toyens, en fonc­tions de pré­oc­cu­pa­tions écono­miques, sociales, poli­tiques et idéo­lo­giques géné­rales. Dans une récente enquête pour Politis [1], je citais les der­niers travaux de Domi­nique Schnapper, Chantal Bordes-​​Benayoun et Freddy Raphaël, qui concluaient : « S’ils sont légè­rement plus poli­tisés et très attachés à la citoyenneté (…), les Juifs se dis­tinguent peu de l’ensemble de la popu­lation. Leur sen­si­bilité par­ti­cu­lière à l’antisémitisme et à Israël ne semble affecter direc­tement ni exclu­si­vement leurs com­por­te­ments et atti­tudes politiques. »

 

Second contresens : la pré­tention du CRIF à parler au nom des Juifs de France n’a plus guère de fon­dement. Cette ins­ti­tution et les asso­cia­tions qui en sont membres regroupent moins de 100 000 d’entre eux, et le fossé avec les 400 000 à 500 000 autres s’est appro­fondi au fur et à mesure que ses diri­geants se radi­ca­li­saient à la fois dans leur soutien incon­di­tionnel au gou­ver­nement Netanyahou-​​Lieberman-​​Barak et dans leur enga­gement à droite – voire, pour cer­tains, à l’extrême droite [2]. Si le noyau central du judaïsme français connaît un certain repli à la fois reli­gieux, iden­ti­taire et poli­tique, on ne saurait en dire autant de tous ceux qui - par la foi, la tra­dition, la culture ou encore le sou­venir du génocide nazi – assument, à des degrés d’ailleurs divers, la com­po­sante juive de leur identité.

 

Troi­sième contresens : le chantage à l’antisémitisme, dans lequel Richard Pras­quier et ses amis excellent depuis des années, n’a plus grande prise sur l’opinion. À preuve les échecs reten­tis­sants qu’ils ont accu­mulés en 2011 : en janvier, leurs plus proches amis poli­tiques et média­tiques ont condamné la censure, qu’il reven­di­quait, de la confé­rence de Sté­phane Hessel à l’École normale supé­rieure de la rue d’Ulm ; en avril, Actualité juive et Clément Weill-​​Raynal ont été condamnés pour dif­fa­mation envers le père du petit Mohamed Al-​​Dura ; en juillet, la 17e Chambre cor­rec­tion­nelle de Paris a estimé que l’appel au boycott était légal [3] ; en octobre, la cam­pagne du CRIF contre l’émission « Un œil sur la planète [4] » a fait long feu ; et, en décembre, la mise en cause du Parti socia­liste pour son accord avec les Verts a scan­dalisé à ce point que Richard Pras­quier a dû faire amende honorable.

 

Qua­trième contresens : plus la direction du CRIF se rap­proche de la droite et de l’extrême droite – israé­liennes et fran­çaises -, et plus elle en adopte les méthodes. Elle ment sans le moindre scrupule, désho­norant l’éthique juive dont elle se réclame. Les exemples, hélas, foi­sonnent. Rendant compte il y a quelques jours du procès en appel de l’affaire Jamal Al-​​Dura, le site du CRIF s’est réjoui de la relaxe du médecin israélien Yehuda David, mais a « oublié » que le tri­bunal n’avait pas jugé sur le fond. Et que Clément Weill-​​Raynal restait condamné [5]. Pis : malgré le jugement favo­rable du Conseil supé­rieur de l’audiovisuel (CSA) sur l’émission « Un œil sur la planète » [6], le même site a mis en ligne une émission de pro­pa­gande aussi stupide que dif­fa­ma­toire [7]. Autre fal­si­fi­cation : deux mois après et au mépris de la légis­lation sur le droit de réponse, le pré­sident du CRIF n’a tou­jours pas rec­tifié les propos men­songers qu’il a prêtés sur son site à Salah Hamouri [8], bien que ceux-​​ci aient été démentis par l’intéressé et par l’Agence Reuters.

 

Mais le plus grave, sur le plan poli­tique, est sans doute le compte-​​rendu donné de la ren­contre du CRIF, le 25 janvier, avec François Hol­lande, qui donnait du can­didat socia­liste l’image d’un incon­di­tionnel d’Israël et gommait en par­ti­culier son enga­gement – le 59e – de recon­naître l’État de Palestine [9]…

 

Qui disait « plus le mensonge est gros » ?

 

Dominique Vidal. http://www.atlantico.fr/

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:42
Mathieu Kassovitz :
"Il faut se débarrasser de ces fils de pute de l’UMP"
Selon l’acteur, la réélection de Nicolas Sarkozy montrerait que la France est "un pays de collabo néo-fasciste".
Mathieu Kassovitz ne mâche toujours pas ses mots. Après avoir déclaré sur Twitter vouloir "enculer" le cinéma français, l’acteur et réalisateur entre cette fois sur le terrain de la politique.

"Si NS(Nicolas Sarkozy, NDLR) passe un deuxième tour la France est un pays de collabo néo-fasciste. Il faut se débarrasser de ces fils de putes de l'UMP avec fracas", a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Et de continuer son explication : "À droite comme à gauche ils n'ont aucune solution et nous amènent dans le mur. Voter c'est faire preuve de lâcheté. Traiter ces gens d'enculés n'est pas une insulte. C'est un réflexe naturel."

Non seulement il fait des films bidons historiquement  ou  des films de "haine" comme son chef d'oeuvre La Haine qui a reçu le César du meilleur film, en 1996,mais il est grossier.Quelequ'un a porté plainte contre lui?Non,c'est un

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:11
 

François Hollande Photo: EPA
On cause beaucoup dans les chaumières européennes et la grogne générale s’installe: le Grand Méchant Mou, ce Corrézien d’adoption et rouennais de naissance, ce paysan aux origines paysannes du Pas-de-Calais, bref, Monsieur François Gérard Georges Hollande; né le 12 août 1954, prétendant à la magistrature suprême de la France, s’est vu claquer la porte au nez par les Grands de ce monde.

 


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Il faut appeler un chat un chat: les leaders européens ont carrément refusé de rencontrer ce grand indécis décidé de devenir Président de la République. Jugez par vous-même: Angela Merkel, la redoutable chancelière allemande, n’a pas trouvé de temps pour le rencontrer ni le premier-ministre britannique David Cameron lorsque Hollande s’est rendu en Angleterre où il a dû se contenter d’un rendez-vous avec le leader des travaillistes Ed Miliband qui lui a apporté son soutien. Mais le bon vieux François, ce «petit père Queille», un autre sobriquet dont on l’a affublé pour rappeler son allégeance à la Corrèze, ne se dégonfle pas. Il défie bravement le destin. Qu’à cela ne tienne! Il y a toujours ces chers Polonais qui veulent bien le rencontrer au plus haut niveau. Et puis on verra le reste après le 6 mai.

La question à cent francs quasiment inévitable: pour quoi cherche-t-on à bloquer ce candidat? Pourquoi de nombreux Français ne s’identifient pas à cet énarque qui sait pourtant tâter le cul des vaches et plaide obstinément la justice sociale pour son pays ou, comme il se plaît à répéter «une économie sociale et solidaire»?  On essaiera de répondre à cette question.

C’est que après avoir passé en revue tous les reportages du candidat socialiste et ses propres ouvrages à savoir Le rêve français ou encore Un destin pour la France, on se retrouve toujours avec la même question De quoi Hollande est-il le nom? comme l’a formulé Claude Durand, notre confrère de La Revue. Que peut-on dire des étrangers qui ont refusé net audience à ce politique de la gauche, tandis que même les Tricolores n’arrivent pas à le définir.

Tous les hommes d’Etat de la stature d’un François Mitterrand ou même Jacques Chirac sont un peu des visionnaires. Ils imaginent un avenir pour leur pays et s’investissent à fond pour sortir cet avenir des limbes. Pour ce qui est de l’ancien supporteur de Lionel Jospin qu’on a accusé d’avoir noyé son candidat, le message reste mou et est plutôt du genre Impression. Soleil levant. On nage dans le yaourt. Le programme de François Hollande ne se décortique pas. Il ressemble à un gaz inerte.

A travers ses messages, adressés à la Nation française on peut capter plusieurs mots-clés qui prêtent à confusion. Les deux  premiers sont solidarité et égalité et c’est tout à son honneur puisque nous sommes en France. Se déclarer républicain est un truisme dans un pays qui n’est plus royaliste depuis plus d’un siècle. Mais Hollande va plus loin. Il entend appliquer ses principes à la lettre dans un pays où 50 p.c. de citoyens touchent moins de 1500 euros en revenus mensuels comme il a affirmé au plateau d’Olivier Mazerolle en juin dernier lorsqu’il était encore candidat à la primaire socialiste.  Mais voilà qu’on lui pose des questions sur la triste affaire de Sevran avec la vente de cannabis ou les fusillades dans la rue et de nouveau il s’esquive et se fait éphémère en trompe l’œil. On ne voit pas vraiment où il veut en venir quand il nous raconte les 4 vérités sur l’éradication des bandes. Pour ce faire, notre brave François propose de nous mettre tous ensemble avec l’Europe pour lutter contre le trafic des quartiers. On voit bien Angela Merkel avec David Cameron faire équipe avec François Hollande dans les rues de la commune de Sevran. C’est peut-être pour cela qu’une grande part de Français lui refuse la confiance. Le vote des immigrés est un autre point sensible sur lequel notre homme a du mal à se prononcer. Ce qui prime c’est l’égalité. L’ennui est que les Français sont une nation cartésienne et ils aiment bien qu’on leur explique logiquement ce qu’on veut faire d’eux et au nom de quoi. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir beaucoup de personnes qui voudraient être sur un pied d’égalité avec tous les immigrés fraîchement arrivés au pays. D’ailleurs la notion d’égalité est très abstraite.

Mais François Hollande ne désarme pas : il veut porter un message fort et clair en Europe et dans le monde au nom des droits de l’Homme. Nous y voilà! Cette baguette magique des Droits de l’Homme remplace tout un message politique que M.Hollande pourrait adresser à ses pairs sur la scène internationale. C’est que il y a eu beaucoup de choses ces dernières années qui se sont passées au nom des droits de l’Homme. N’est-ce pas au nom des droits de l’Homme que les troupes américaines ont envahi l’Irak ou encore c’est au  nom de l’égalité et Droits de l’Homme que la Yougoslavie ou la Lybie furent mises à feu et à sang ? Et si d’aucuns y ont gagné, d’autres ont tout perdu. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il y ait eu des journalistes français qui sont allés enquêter sur le terrain pour savoir si les Lybiens ou encore les ex-Yougoslaves ou autres Afghans sont devenus plus égaux entre eux ou plus heureux.

Tout cela nous prouve de façon quasi-incontestable que notre candidat gélatineux surnommé Flanby en est à ses premiers balbutiements dans la politique internationale qui demande du pragmatisme au nom des intérêts de son propre pays. Si on compare à un Sarkozy, aussi carré du haut que du bas, bien que désespérément ultra-atlantiste, ou bien à Marine Le Pen, extrêmement combattive, on se rend malheureusement compte que cette grande nébuleuse de François cherche encore ses mots pour pouvoir s’exprimer.

Et qu’en pensent ces propres lieutenants ou camarades? Madame la secrétaire générale de son parti – la tranchante Martine Aubry ne semble pas le porter dans son cœur. Elle trouve qu’être un «homme normal», phrase-clé du candidat à la présidence, ne peut suffire pour se mettre à la tête de la nation. On sait que Martine Aubry a un long contentieux avec François  et que peut-être elle ne trouverait pas à redire si, en sa présence, on répétait le mot d’un fabusien qui a dit à propos de François Hollande qui était alors premier secrétaire que c’est la première fois que le premier secrétaire est le dernier des socialistes. Certains sont allés jusqu’à l’accuser d’être de connivence avec le parti de Jacques Chirac. A vrai dire cela n’a rien d’étonnant parce que de tout temps la droite bonapartiste était plus proche du centre gauche que de ses propres compagnons d’armes. Ce fut le cas d’un Philippe Dechartre ou d’un Michel Jobert entre autres. Alors pourquoi pas notre président feutré du Conseil général de la Corrèze?

Revenons tout de même à la question initiale: peut-on faire confiance sur la scène internationale à une personne qui n’arrive pas à arrêter de faire des ellipses et répond de façon évasive à des questions pourtant bien concrètes? Peut-on s’attendre à ce que le président du Conseil italien Mario Monti qui peine à la besogne du redressement de l’Italie à bord du gouffre financier fasse confiance à un personnage qui de l’autre côté de la frontière appelle les Français à ne pas faire tous ces efforts? Nous vous prierions bien de remarquer que nous ne faisons que reprendre une citation de François Fillon.

Peut-être qu’Alain Juppé avait raison de dire que la France a réussi à négocier deux traités fondamentaux au sein de l’Europe qui permettraient à l’Union de sortir finalement de la crise. Peut-on faire confiance à un inconnu qui risque de remettre tout en question et qui donne des promesses électorales susceptibles de compromettre le budget de son propre pays? C’est vrai qu’il y aura bien un après-6 mai mais comme a dit Madame Lagarde, qui est à la tête du Fond Monétaire International, encore faut-il pouvoir assumer la note!

La route vers l’enfer est pavée de bonnes intentions et peut-être les leaders européens préfèrent un pragmatisme sarkozyen qui frôle souvent le cynisme effronté au message indéchiffrable du sphinx socialiste. Il n’y pas de fronde anti-Hollande. Il y a juste le bon sens qui fait craindre le pire et le pire dans ce cas-là s’appelle irresponsabilité.
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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 06:30

A Toulouse samedi dernier, le ministre de la Culture Frédéric Mitterand a qualifie d'«absurdité» le recul gouvernemental sur le mariage homosexuel.  «Il assure que cette idée de mariage était pourtant quasi acquise et en tout cas soutenue par Nicolas Sarkozy et son premier ministre», rapporte LibéToulouse. «On a reculé au dernier moment, déplore-t-il. Tout ça pour 0,1% d’électeurs ultra-catholiques.»

On voit bien que le groupe de pression lgbt dont fait partie ce Mitterand,qui aime les jeunes garçons,est complétement déconnecté de la vraie Vie!Ce groupe mondain et très parisien ne va jamais à la campagne ou dans nos églises,0,1% d'électeurs ultra-catholiques d'où il sort ce pourcentage,c'est plutôt le chiffre des homos en France! PAUVRE PETIT garçon riche et pédéraste! 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:33
- Il y a 50 ans l'abandon de l'Algérie -
 
 
Dossier :
Le 18 mars 2012, l’Algérie sera indépendante depuis 50 ans. Et les conséquences de la guerre se font encore sentir.
  • Algérie : une tâche sur l'honneur français
  • Brève histoire d'une conquête.
  • Retour sur un abandon.
  • L'abandon des Français d'Algérie.
  • La contribution française du massacre des harkis.
  • Bilan peu reluisant de 50 ans d'indépendance.
 
et aussi :
Le travail le dimanche et l'obligation dominicale.
Les catholiques face à l'élection présidentielle.
Entretien ewclusif avec Christian Vanneste.
 
et toujours les pages culture, histoire, famille, etc...
 
 
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 15:23
La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité avec Nicolas Sarkozy.
 La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité avec Nicolas Sarkozy.
 

La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le... 

La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité avec Marine Le Pen.

La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le...

La campagne pour l'euthanasie de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité avec François Bayrou.

 

lu sur le salon beige cette réponse:

Qui sauvera Jean-Luc Roméro,homosexuel et franc-maçon, de l'assassinat ?

Le président de l'ADMD est cloué dans un lit d'hôpital, suite à une grave accident. Son cas n'est pas désespéré, mais l'équipe de médecins qui l'entourent estime que les soins coûteront beaucoup d'argent et qu'il gardera quelques séquelles. Et puis n'est-il pas celui qui a milité pour l'euthanasie et permis sa légalisation ? Ce qui a provoqué l'abandon des soins palliatifs, bien trop chers, l'élimination progressive des personnes "indésirables" (âgés, déments, handicapés...), et l'obligation pour les médecins de donner la mort. Certes, il n'a pas laissé d'instruction claire sur la fin de sa vie concernant ce cas précis, mais aujourd'hui, plus personne de ne se soucie vraiment de la volonté du patient. Il faut faire des économies.

Le médecin sortit les ciseaux de sa poche et coupa l'alimentation.

R

Ce récit est fictif. Mais il pourrait devenir réel pour chacun d'entre nous, si la campagne lancée ce jour par l'ADMD, ce lobby médicalement incompétent, portait ses fruits.

Michel Janva  

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