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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:06

L'ignoble Jean-Michel Applati, celui-là même que Dupont-Aignan avait remis à sa place sur Canal+, interviewe Marine Le Pen sur RTL.



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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:01

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a répété ce matin que «jamais» il n’y aurait d’ «alliance», de «négociations» ou de «discussions» entre l’UMP et le Front national.

«Il faut une ligne stratégique et qui soit claire. Jamais il n’y aura d’alliance avec le Front national. Jamais. Ni alliance, ni négociations, ni discussions», a souligné Jean-François Copé sur Canal +. «On a une famille politique rassemblée comme jamais, malgré les sondages, malgré les sarcasmes, malgré les critiques», a-t-il affirmé en assurant toutefois écouter «absolument tout le monde», en référence aux tiraillements au sein de l’UMP sur la stratégie électorale du président.

Ainsi, à propos du plaidoyer de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur la défense des valeurs «humanistes» dans cette campagne, Jean-François Copé a estimé qu’il avait «parfaitement raison».
«On ne découpe pas les Français en tranches», a poursuivi le patron de l’UMP, «vous n’avez pas d’un côté un Français plus humaniste qu’un autre». Et face à l’électorat du FN et du centre, «la réponse (…) c’est de dire aux Français, attention, Nicolas Sarkozy est le seul qui a des réponses qui soient claires sur les questions qui vous préoccupent», comme l’immigration et la sécurité, «mais aussi sur la baisse du déficit, sur la croissance à venir», a soutenu Jean-François Copé. […]

Le Figaro

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:59

Randa 2011.jpgLa chronique

de Philippe Randa

 

L’entre-deux tours de l’élection présidentielle française de 2012 a au moins un point commun avec le premier : aucun sujet d’importance n’est évoqué, seulement celui dont tout un chacun mesurera la pertinence, à savoir conclure ou non pour l’UMP à l’avenir des alliances avec le Front national… Toute la gauche se mobilise comme à l’accoutumé pour hisser haut le vieil épouvantail du fascisme à combattre dont elle s’auto-persuade du retour depuis un demi-siècle… et les ténors de la droite parlementaire, unanime à rejeter la moindre entente avec les dirigeants frontistes, de confirmer, un peu façon méthode Coué, qu’ils ne feront jamais (ô grand jamais !) d’alliance avec ce parti tant honni de la bien-pensance citoyenne… tout en se demandant bien comment récupérer à leur avantage les électeurs de celui-ci, toujours aussi nombreux… Comme disait Jean Cocteau : « Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où aller trop loin. »

 

Le plus hilarant, parce qu’il faut bien rire de tout et puisque c’est le propre de l’homme, est d’entendre les uns comme les autres se retrancher derrière leur haute conception de la « moralité » pour refuser toute légitimité républicaine à Marine Le Pen tout autant qu’aux autres dirigeants de son mouvement…

 

Une conception tout de même bien particulière pour une classe politique qui, pour une partie d’entre elle, s’apprêtait voilà un an à présenter sans la moindre vergogne Dominique Strauss-Kahn à la Fonction Suprême, ce qui aurait, on le sait maintenant, transformé le Palais de l’Élysée en Palais des mille et une nuits très chaudes… et pour l’autre partie d’entre elle, de compter parmi ses dirigeants et notamment le prétendant à sa propre succession présidentielle, des gens compromis dans des scandales financiers à répétition, pour les uns celui de la fortune Bettencourt, pour d’autres l’argent sale des ventes d’armes et son aboutissement sanglant dans l’attentat de Karachi qui coûta la vie à onze de nos compatriotes, le 8 mai 2002… On en passe pour les uns comme pour les autres sur tant et tant d’autres compromissions, prévarications, mensonges, captations, abus de biens publics et autres crapuleries qui éclaboussent toute la classe politique française aux Affaires depuis plus de quarante ans…

 

Que cette classe politique-là se targue d’être le parangon de la légitimité républicaine, de l’honnêteté citoyenne et la défenderesse de nos si chères libertés – si chères, d’ailleurs, qu’elles en deviennent de plus en plus hors de prix ! – est décidément cocasse.

 

Toutefois, et contrairement aux pronostics des instituts de sondage, les Français se sont assez massivement déplacés pour aller voter… et pour qualifier justement les deux prétendants de cette classe politique. Une fois de plus ! Alors, pourquoi attendre que tout change pour que rien ne change ?

 

Les supporters de messieurs Hollande ou Sarkozy qui, sincèrement, s’enthousiasment ou se désespérent à l’idée que l’un ou l’autre l’emporte dans une dizaine de jours, sont touchants. Oui, réellement ! Leurs certitudes les portent avec une telle audace que c’est à elle, paraît-il, qu’on ne manque jamais de les reconnaître…

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:41

De l'avis des gays, des athées, des laïcs et des humanistes (ai-je besoin de vous faire un dessin ?) l'Eglise catholique d'Angleterre et du Pays-de-Galles a sans doute enfreint la loi sur l'Egalité au pays de Sa Majesté. L'ubuesque « Equality Act » dont je vous ai plusieurs fois entretenu sur ce blog prévoit, comme toutes les législations anti-discrimination déjà adoptées sous la pression de l'Union européenne, que l'on ne « discrimine » pas « à raison de l'orientation sexuelle ». En attendant peut-être des poursuites en bonne et due forme, l'affaire fait du bruit dans la presse de gauche britannique : pensez, la hiérarchie catholique a écrit aux responsables de ses écoles confessionnelles pour que les élèves y soient « encouragés » à signer une pétition contre le « mariage » gay. C'est de « l'endoctrinement », hurlent les associations et la presse.

La pétition, lancée par le Coalition for Marriage, a déjà recueilli plus de 469.000 signatures à l'heure d'écrire ces lignes. Non confessionnelle et sans coloration politique, ses responsables comprennent des associations et des personnes de toutes confessions et de tous les horizons politiques pour la défense du mariage défini comme l'union d'un homme et d'une femme.

The Guardian, quotidien de référence de la même coloration que Le Monde, souligne d'emblée que les écoles visées par la hiérarchie catholique sont « subventionnées par l'Etat ». Puis raconte en termes dépassionnés mais désapprobateurs que les élèves d'une école de Londres-sud ont dû prendre connaissance d'un exposé sur l'opposition religieuse au plan du gouvernement de David Cameron d'autoriser le « mariage » civil aux couples homosexuels britanniques (qui ont déjà accès à un partenariat civil, analogue au pacs).

Le même journal précise que le Catholic Education Service, organisme épiscopal, a pris contact avec 385 écoles catholiques secondaires, leur demandant de faire prendre connaissance d'une lettre cosignée par deux archevêques lue dans toutes les paroisses le mois dernier et rappelant aux fidèles que les catholiques ont le « devoir de faire tout ce qui est en (leur) pouvoir pour assurer que la véritable signification du mariage ne soit pas perdue pour les générations futures ».

Les responsables de l'Eglise se sont défendus mercredi soir d'avoir voulu faire de « l'endoctrinement politique », se disant « fiers » de promouvoir le mariage traditionnel, rapporte de son côté le Telegraph, bien plus conservateur.

Pour Terry Sanderson, de la National Secular Society, il s'agit « clairement d'un viol de l'autorité et des privilèges » accordés aux écoles catholiques, d'une campagne « politique et sectaire » : « Il est scandaleux que des enfants soient poussés vers l'intégrisme alors qu'ils fréquentent une école d'état payée par le contribuable. »

Une lycéenne fréquentant l'école de filles Sainte-Philomène de Carshalton, dans la banlieue sud de Londres, a carrément contacté le site gay PinkNews pour dénoncer le fait que des « enfants de 11 à 18 ans » avaient été encouragés à signer un « engagement anti-égalitaire » par leur directrice :

« Dans l'assemblée de toutes les classes terminales on pouvait deviner le hérissement des élèves pendant qu'elle nous présentait des éléments de la lettre et qu'elle nous encourageait à signer la pétition. C'était vraiment un exposé obsolète, erroné et lourdement biaisé », a-t-elle déclaré, ajoutant que certaines élèves avaient riposté en arborant des pin's « Gay Pride ». « Il y a plusieurs personnes dans mon année qui ne sont pas hétérosexuelles – moi y compris – et pour ce qui est de moi, j'ai été consternée et même dégoûtée par ce qu'ils étaient en train de promouvoir. Après tout, c'est de la discrimination qu'ils étaient en train de promouvoir auprès de gens impressionnables, c'est inacceptable. »

Les responsables de l'Eglise catholique ont riposté mercredi en se défendant d'avoir fait de l'endoctrinement politique et disant leur « fierté » de promouvoir le mariage traditionnel et « l'immense bienfait » qu'il apporte à la société.

Reste à voir si l'affaire aura des suites judiciaires, comme le souhaitent les associations homosexuelles et laïques.

© leblogdejeannesmits
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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 18:51

De quoi il se mêle celui-là!

En pleine campagne présidentielle française, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, publie jeudi 26 avril une tribune dans  Haaretz , quotidien israélien de centre-gauche. Il identifie comme l’un des enjeux majeurs pour le second tour la façon dont les deux candidats vont se battre contre « le nouvel antisémitisme qui a pris le masque de l’antisionisme » , notamment, selon lui, dans les positions de certains partis de gauche et d'extrème droite.

Il salue chez Nicolas Sarkozy ses « liens forts avec la communauté juive française »  et sa « profonde connaissance d’Israël » , en estimant qu’en cas de réélection il poursuivrait la même politique.

Suite et source : La Croi

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:11

[Tribune Libre] L’écrivain Renaud Camus contre F. Hollande, porteur d’une « idéologie remplaciste » et du « chaos »

Le parti de l’In-nocence salue le beau succès remporté au premier tour de l’élection présidentielle par Mme Marine Le Pen, sur laquelle il avait reporté ses vœux après avoir constaté l’impossibilité pour son président Renaud Camus d’être lui-même candidat, faute des cinq cents parrainages requis. Mme Le Pen, en ayant près de vingt pour cent des suffrages exprimés, ouvre la voie à une très nécessaire recomposition du paysage politique, où les questions capitales de la contre-colonisation, du Grand Remplacement, de la décivilisation, de l’identité et de l’indépendance nationales pourront peut-être enfin faire l’objet de débats véritables.

Le parti de l’In-nocence constate que parmi les deux seuls candidats restant en lice, l’un, M. François Hollande, quelle que soit l’opinion personnelle que l’on puisse entretenir à son sujet, est porteur d’un projet qui cette fois consacrerait officiellement et sans recours le changement de peuple [on peut voir sur Novopress la vidéo “La France est comme une vieille fille qui élève les enfants des autres” par Renaud Camus]. Non seulement son élection concentrerait tous les pouvoirs de l’État entre les mains d’un seul parti et de ses affidés, elle assurerait le triomphe absolu de cette idéologie remplaciste qui, sous le nom abusif d’antiracisme n’exerce déjà que trop une implacable dictature de l’esprit, toute prête à s’exercer sans le moindre frein, avec le concours d’une justice servile et d’une presse perpétuellement dénonciatrice, sur les corps, sur les biens, sur les carrières, sur les destins.

Le parti de l’In-nocence, dans ces conditions, estime que l’exigence la plus pressante est de faire barrage par tous les moyens au candidat le plus ouvertement et emphatiquement remplaciste, celui qui veut donner le droit de vote aux étrangers non communautaires et qui augmentera encore l’immigration et les droits des immigrés. L’heure est trop grave, l’avenir de la France et de son peuple trop directement menacé, pour que la politique du pire puisse constituer une tentation sérieuse. Il n’est ni possible ni souhaitable de placer une espérance quelconque dans le chaos. Le vote pour Nicolas Sarkozy, si difficile qu’il soit pour ceux qui ont toujours combattu le président de la République sortant comme pour ceux qui l’ont soutenu et qu’il a cruellement déçus, est le seul qui soit encore ouvert pour les résistants au multiculturalisme pseudo-diversitaire ; et il ménage autant que l’autre, sans l’épreuve du chaos immédiat et de la tyrannie idéologique totale, les chances d’une salutaire redistribution des cartes.

Photo : Renaud Camus lors de son intervention pendant les Assises sur l’islamisation de l’Europe du 18 décembre 2010.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:52

Passionnant débat,tres révélateur...................

 

Présidentielle : après le 1er tour, les questions qui fâchent (France 3, 24/04/12)



Histoire de France : ce que l’on ne nous apprend plus

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:25

« Les choses du monde les plus déraisonnables deviennent les plus raisonnables à cause du dérèglement des hommes », notait Pascal dans ses Pensées. C’est pourquoi le premier tour de la présidentielle porte l’observateur impartial à conclure que, pour la droite, le seul espoir serait celui de la défaite.

Au soir du 22 avril, sur TF1, quelques minutes seulement après l’annonce des résultats, le patron de l’UMP, Jean-François Copé, l’air plus matois, plus rusé, plus Raminagrobis que jamais, déclarait comme une évidence que la droite avait recueilli 48 % des suffrages, soit environ 28 % pour le candidat Sarkozy, et 20 % pour Mme Le Pen… La droite ? Les choses on le sait, sont un peu plus complexes, et le Front National, tout comme son électorat, ne s’accommode qu’imparfaitement de la grille d’analyse classique et de la dichotomie droite/ gauche. Mais bon, admettons : une droite à 48 %. Une droite qui, si l’on y ajoute une partie des électeurs de François Bayrou et ceux de Dupont-Aignan, apparaît largement majoritaire : une droite qui, au regard du principe démocratique fondamental, un homme égale une voix, devrait donc l’emporter sur une gauche qui, tout compris, atteint péniblement les 40 %.

Le problème, c’est que cette droite, bien que majoritaire, continue d’être paralysée par la malédiction politico-morale pesant sur la prétendue « extrême droite ». Le fait que le programme de cette dernière ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du RPR des années 80, que ses valeurs et ses références soient empruntées pour l’essentiel au général De Gaulle, que son leader, née 24 ans après la Libération, soit peu suspecte d’avoir collaboré avec les nazis, le fait enfin que bon nombre de ses cadres soient issus de la mouvance chevènementiste, n’y change rien. On ne dîne pas avec le diable, même avec une grande cuillère, et même quand ce n’est pas le diable : ce qui fait qu’en définitive, on ne mange pas très souvent. Le coup de génie de Mitterrand, plus machiavélique que jamais, qui permit au Front National de prendre son essor tout en prononçant un anathème perpétuel contre toute tentative d’alliance avec lui, a fragilisé la position de la droite depuis un quart de siècle- et ouvert régulièrement les portes du pouvoir à une gauche minoritaire. Mitterrand, qui croyait aux forces de l’esprit, en rigole encore. Le piège a fonctionné bien au-delà de ses espérances – avec la complicité résignée d’une droite dite républicaine qui n’a pas voulu prendre le risque de l’alliance et n’a en outre jamais osé retourner l’argument moral contre la gauche socialiste. En n’ayant pas eu l’audace de dénoncer l’alliance du PS avec le parti qui déclarait jadis que « Staline est l’homme que nous aimons le plus », la droite perdait automatiquement le droit de juger les autres.

En montant le piège où la droite modérée, Jacques Chirac en tête, s’empressa de tomber la tête la première, Mitterrand, fin connaisseur de l’histoire de France, dût songer à l’inimitié mortelle qui, au début des années 1870, opposa entre eux légitimistes et orléanistes, les deux groupes qui formaient alors la majorité monarchiste à l’Assemblée nationale. Une inimitié sans véritable justification politique, mais qui, à l’époque, permit à une minorité républicaine unie d’empêcher toute restauration de la monarchie, et de faire adopter la république par une majorité de royalistes qui en avaient horreur.
Cependant, avec un candidat frontiste qui, dépassant les 18 %, représente objectivement près de la moitié de la « droite », une telle situation n’est plus tenable. Elle ne l’est plus, sauf à se résigner à une attitude suicidaire, celle des royalistes de 1870. Du point de vue de la droite, il paraît donc urgent de faire « bouger les lignes », comme Jean-François Copé semble du reste l’avoir admis en parlant de cette droite comme d’un ensemble homogène- et en précisant qu’il n’y incluait pas les électeurs du Modem, ce qui suppose que ces derniers seraient au fond plus éloignés de l’UMP que ne le sont les électeurs frontistes… Si la droite constitue désormais un ensemble, et que, comme l’a fait le président Sarkozy dès le soir du premier tour, on peut piocher dans le programme frontiste sans avoir à s’en excuser, qu’est-ce qui empêche de faire sauter les verrous, et de considérer que le Front National est un mouvement comme un autre, avec lequel on peut débattre, négocier et même s’allier sans perdre son âme ?

Ce qui l’empêche ? Un quart de siècle d’habitudes, de réflexes, de pudeurs et de soumission à ce que ses adversaires ont défini comme politiquement correct. Et comment déraciner tout cela ? Sans doute en éprouvant soi-même, très concrètement, les conséquences inévitables d’une telle attitude : bref, en perdant des élections que, numériquement, on aurait dû remporter. La potion est amère, et c’est sans gaieté de cœur que la droite devrait se résigner à la prendre : un électrochoc n’est jamais plaisant. Mais y a-t-il un autre moyen, pour elle, de s’extirper enfin du piège inventé par François Mitterrand ? Et y aura-t-il d’autres occasions ? C’est après leurs cuisantes défaites électorales de 1876 et 1879 que les royalistes de la IIIe République renoncèrent enfin à leurs dissensions, et acceptèrent de constituer un grand mouvement conservateur. Malheureusement, il était trop tard, l’heure était passée…

 http://www.causeur.fr/un-seul-espoir-la-defaite,17172

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 15:01
Une mosquée sauvage fermée à Orange

Lu dans Le Dauphiné Libéré de samedi (cliquer pour agrandir) :

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 07:47
Bruno Gollnisch : « Si Sarkozy est battu, l’UMP ne survivra pas »

France-Soir : Êtes-vous satisfait du score de Marine Le Pen même si elle n’a pas atteint le second tour ?

Bruno Gollnisch : Je me félicite de ce résultat, bien sûr. J’analyse également qu’il est supérieur aux prévisions des sondages qui nous ont défavorisés et qui ont, une fois encore, prouvé qu’ils n’avaient pas un rôle informatif mais qu’ils créent l’événement. Sans eux, de nombreux autres électeurs auraient eux aussi voté Marine Le Pen.

F.-S. : Comment expliquez-vous cette poussée du FN ? Par le vote contestataire ?

B. G. : Cette idée du vote contestataire est profondément choquante. Le vote Front national existe depuis plus de 30 ans et il est, depuis, en progression constante. Mais on continue à en faire un vote de protestation, un vote d’exclus ou de gens qui ne savent pas très bien ce qu’ils font. Cette analyse est méprisante à l’égard de nos électeurs qui ont un très haut niveau de conscience politique, qui savent très bien ce qu’ils font, ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas.

F.-S. : Marine le Pen donnera-t-elle des consignes de vote pour le second tour ?

B. G. : Aucun des deux candidats (François Hollande et Nicolas Sarkozy, ndlr) ne nous a vraiment convaincu. Il nous faudrait de nombreuses raisons valables pour éventuellement nous prononcer pour l’un ou pour l’autre. Pour l’instant, rien n’est encore défini. Nous avons encore de nombreuses réunions, nous voulons examiner les éventuelles propositions des deux candidats et nous voulons nous tourner vers chacune des fédérations avant de prendre notre décision.

F.-S. : Mais cette hypothèse n’est pas exclue ?

B. G. : Ce serait envisageable si nous avions de bonnes raisons de le faire, c’est-à-dire si l’un ou l’autre des candidats reprenait certaines de nos propositions. Mais je crois que le PS et l’UMP veulent surtout piquer nos électeurs. Et nos électeurs en ont assez de ce mépris qu’exercent ceux qui les représentent.

« La surprise du vote FN, j’ai entendu ça dix fois ! »

F.-S. : Comment comptez-vous faire fructifier ce résultat ?

B. G. : Le premier round est terminé, nous ne serons malheureusement pas au second, mais nous serons très combatif pour le troisième (les élections législatives, ndlr). Il est quand même choquant que plus de six millions d’électeurs ne soient pas représentés au Parlement (le Front national n’a ni député, ni sénateur, ndlr). C’est une chose dont me parlent régulièrement mes collègues au Parlement européen car ils trouvent cela stupéfiant.

F.-S. : Pensez-vous pouvoir remporter des circonscriptions cette année, malgré un mode de scrutin qui ne vous est pas forcément favorable ?

B. G. : C’est très possible. Nous avons fait des projections. Il y a 335 circonscriptions où Marine Le Pen a dépassé les 12,5% d’inscrits, le minimum nécessaire pour se maintenir au second tour aux législatives. Si ces scores se confirmaient ou s’amplifiaient, nous y serions donc présents.

F.-S. : Comment envisagez-vous l’avenir du Front national dans l’hypothèse d’une défaite de Nicolas Sarkozy ?

B. G. : Le Front national est une organisation stable et pérenne depuis longtemps. La surprise du vote FN, j’ai entendu ça dix fois ! Si Nicolas Sarkozy est battu (le 6 mai, ndlr), je pense que l’UMP ne lui survivra pas. Nous serions dès lors la première force d’opposition à la gauche. Et les électeurs se reconnaîtront dans cette formation cohérente.

F.-S. : Dans ce cas de figure, seriez-vous prêt a accueillir dans vos rangs d’anciens UMP, par exemple les élus de la Droite populaire ?

B. G. : La Droite populaire a surtout pour fonction d’empêcher les électeurs de l’UMP de partir au FN.

F.-S. : Et dans le cas d’une victoire du président sortant ?

B. G. : Si Nicolas Sarkozy était réélu, nous aurions de nouvelles raisons d’être déçus.

Propos recueillis par Philippe Peter.
Consulter cet article sur francesoir.fr

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