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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 09:07
"Je suis musulman, je fais le ramadan et je vote Le Pen"

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Par Malika KERKOUD de France 24

"Ils s’appellent Farid, Karima ou Myriam, ils sont Français d’origine arabe, musulmans et… votent pour le Front national (FN). Ils ont adopté ses idées et militent pour les propager auprès des musulmans de France. Témoignages.

                                  
 Karima, fonctionnaire de police : "De nombreux collègues d’origine arabe votent FN sans oser le dire" Lire sur France 24

Beaucoup de musulmans modérés que l'on qualifie de "sociologiques" ou d'origine sans être pratiquants, inquiets de la collaboration de l'UMPS à l'endroit des islamistes, soutiennent la candidate patriote.
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 08:56

 France Soir :

C"le camp Chirac va voter et faire voter Hollande le 6 mai. Certains –les plus nombreux désormais- le disent ouvertement.  D’autres le font comprendre à mots (à peine) couverts. Derniers faits marquants en ce sens : outre l’extraordinaire  discrétion du ministre des Finances François Baroin (qui est, en, quelque sorte, le « fils » que Jacques Chirac n’a jamais eu), la présence dimanche au meeting de François Hollande à Bercy de l’ex-ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, vieil ami personnel du couple Chirac, et les formules littéralement assassines utilisées contre le candidat Sarkozy  par le milliardaire François Pinault, ami de toujours des Chirac. [...] Mais, dans l’interview qu’il a accordée la semaine passée au Monde, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin avait été lui-même, il est vrai, d’une rare cruauté en se déclarant « inquiet » du projet du candidat Hollande mais « effrayé » par la campagne menée par le candidat Sarkozy.  Certes, Villepin n’a pas donné pour le moment de consigne de vote, mais le message est clair : n’importe qui plutôt que Sarkozy. Or on sait déjà –au-delà de démentis embarrassés- que Jacques Chirac, que  sa fille Claude, que son gendre Frédéric Salat-Baroux s’apprêtent à  voter Hollande (sauf si « Bernadette » utilise autrement la procuration de son mari). Et, parmi les ministres et élus,  certains prennent ostensiblement du recul  quand d’autres envisagent, à leur tour, de se manifester.

Que cache l’extraordinaire violence –froide, donc calculée- de Dominique de Villepin et maintenant d’un François Pinault ? Il y a trois explications possibles, qui peuvent se compléter. Explication n°1 : c’est l’heure du règlement de certains vieux comptes. Explication n°2 : les jeux sont « faits », et « on » prend date pour l’avenir. Explication n°3 : ces gaullistes-là craignent que Sarkozy, réélu ou battu, n’aille demain plus loin dans son opération de reconquête de l’électorat du Front national, et tende carrément la main à Marine Le Pen pour une vaste opération, à l’italienne, de rassemblement des droites. Une opération que les « purs » chiraquiens n’entendent cautionner sous aucun prétexte."

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 08:40

Lu sur: http://christroi.over-blog.com/

 

"Sur Christroi, nous pensons qu'il est vain d'imaginer changer le système par les urnes au niveau national : les dés sont pipés, les résultats truqués, les sondages manipulés et les institutions sont la propriété de la gauche dite "
 
Il n'en demeure pas moins que nous saluons l'utilité du travail d'information réalisé en général par Salim Laïbi, et en particulier au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril 2012. Dans cette video du 25 avril, il explique pourquoi Mélenchon est un "vulgaire rabatteur du parti socialiste", un "montage politico-médiatico-maçonnique sorti de nulle part", "qui vient de faire 11,11% : les ésotéristes apprécieront!"
 
 Le but de Salim Laïbi, "ni de droite ni de gauche", pour les prochaines Législatives à Marseille est de "dégager du champ politique" "tous ces voyous". Son slogan : "UMPS dégage". Son discours change des sempiternelles pleurnicheries communautaires. Il dénonce l'imposture de "Sos-racisme" et se place dans ceux des maghrébins qui ont été manipulés pendant des années par les juifs de Sos-racisme... contre la communauté nationale. Saluons cette prise de position courageuse, ainsi que l'évolution dans la bonne direction de la communauté maghrébine depuis quelques années.
 
Rappelons que SOS-racisme, association dite "antiraciste", est une association 100% communautaire..., que dans une sorte de jeu de billard à trois bandes, elle organise la manipulation triangulaire des communautés maghrébine, africaine et française de souche, les unes contre les autres". 
 
Remercions spécialement Salim Laïbi pour le rappel du génocide vendéen et le fait que la franc-maçonnerie n'est autre chose qu'une "association de malfaiteurs", et de parjures, avec comme méthode politique - toujours utilisée aujourd'hui - : la déshumanisation de l'adversaire, aujourd'hui, la diabolisation.
 
Comme exemple des parjures de la franc-maçonnerie, il donne le cas du général catholique vendéen Bonchamps qui, ayant fait 5000 prisionniers "révolutionnaires", les libéra contre leur promesse de cesser le combat : une fois libérés, ceux-ci sont revenus combattre, premier parjure; et leurs officiers, agents de la franc-maçonnerie, leur dirent de prétendre qu'ils avaient été maltraités, second parjure...
 
Voici la Vérité qui ne sera jamais révélée par les frères la truelle qui sont passés maîtres es-manipulation et subversion. Depuis déjà 2 siècles, ils dominent le monde grâce à leurs magouilles et tromperies. Les preuves existent et sont nombreuses. Les livres cités dans cette vidéo devraient suffirent à convaincre le plus sceptique d'entre vous. J.-L. Mélenchon, K. Zéribi, R. Bénarioua et même H. Jibrayel sont tous francs-maçons : Est-ce normal ?!! Les dés sont pipés.
Faire tourner l'info svp. Merci.
 
 
Dans la 2e partie, Salim Laïbi explique notamment, dans une formule lapidaire, que "toute la république", la Révolution a échoué puisqu'"on a coupé la tête au roi, on a abattu l'Ancien Régime et qui est au pouvoir ? Rothschild... C'est la banque qui est au pouvoir, ce n'est pas le peuple et le prolétaire". Lire notre analyse : "1789 : une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie".

 

Remède proposé : la laïcité effective, séparer la franc-çonnerie de l'Etat.

  

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- Le "Monde nouveau" de Mélenchon (une video d'Alain Soral sur l'usurpateur anti-ouvriériste Mélenchon qui avait appelé à voter oui au traité de Maastricht de 1992.)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 07:42

                                   

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:35

J-7

 
LE FRONT NATIONAL DANS L’ŒIL DU CYCLONE
 

 

 

"Nicolas Sarkozy a lancé samedi un nouvel appel aux abstentionnistes pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, le 6 mai, les pressant d'aller voter pour éviter une "explosion des impôts" et une "régularisation générale" des immigrés clandestins." Reuters


Sarkozy ne veut pas entendre parler du FN. Cela ne l’empêche pas de quémander, comme un noyé cherche désespérément une goulée d’air frais, les voix des électeurs de ce même Front National qu’il dédaigne.

Forcément, il ne pourra jamais obtenir la majorité en l’absence des seuls 20% de la vraie droite qui l’ont rejeté. Le calcul est simple. Tous les autres partis en lice sont à gauche et le seul indécis reste encore et toujours Bayrou qui n’a que 9% de voix à lui proposer…et encore !

De tout côté on n’entend plus que ça !

Cette seconde partie de campagne n’est guère plus attrayante que la première. Pire, on assiste à un règlement de comptes à la française entre les deux candidats qui s’invectivent comme des chiffonniers mais, de programme réel et sensé, pour l’avenir des Français, point.

Hollande se moque de Sarkozy qui essayent de ferrer «des gens peu recommandables», le FN !

Sarkozy - c’est à mourir de rire ! - se permet de relever « le cynisme » d’Hollande envers le Front National. Ah ! Bon…

Sarkozy reproche à Hollande ses soutiens de dernière minute, DSK et Ramadan.

Donc, si on en croit Sarkozy, le FN - qu’il rejette avec dégoût - serait à égalité avec le DSK et le Ramadan, ralliés à Hollande, dans le danger extrémiste qu’ils représentent pour la République ?

Rassurons-le, les électeurs du FN n’ont pas besoin qu’on leur rappelle ce que sont ces odieux personnages de la gauche française.

Le premier ne pourrait que transformer la République, en un immense baisodrome international où tous les coups, (à la sauvette de préférence) seraient permis.

L’autre, l’égyptien islamiste, convaincu  - et convaincant les seuls franco-musulmans qui n’ont pas assez de jugeote pour évaluer la mort subite qu’il leur destine, à eux, avant tout - n’a jamais caché son désir d’instaurer la charia en Europe.

Quels sont les programmes proposés par ces deux candidats, pour les cinq prochaines années ?

Celui d’Hollande, il l’a écrit, sans doute, sur une feuille de salade et il l’a donnée à lire à son petit canari. On ne saura donc, jamais, ce qu’il avait envisagé de sérieux pour sortir la France de son naufrage.

Par contre, il nous apprend, qu’il craint les mouvements sociaux qui sont, d’ores et déjà, programmés pour la rentrée parlementaire en septembre. Les camarades syndiqués seraient-ils devenus « souffrants » comme les électeurs du Front ?

Quant à celui de Sarkozy, il reste inchangé. « Le changement dans la continuité ». Une France comme il l’a dessinée depuis cinq ans. Et que nous propose-t-il, à nous, Français qui ne le veulent plus ?

Rien. Nous n’existons pas. Le FN n’est pas un parti républicain (dixit Guéand).

Nous ne représentons pas la vraie France, lui, oui !

Seuls 75% des électeurs ne souhaitent plus le voir comme président mais il confirme : Il est LE sauveur ! 68 ans après De Gaulle, en voilà un autre !

Lui, il est LA France !

Cette France qui se couche devant l’Allemagne comme elle s’est couchée en 40.

Cette France des banquiers, des multinationales. Cette France qui tue les petits artisans, les petits commerçants. Cette France qui clame son désir d’une France multiethnique. Cette France qui reconnait l’immense progrès qu’elle doit à l’Islam dans sa civilisation. Cette France qui condamne la colonisation.

Lui, il est LA France de demain, pareille à celle d’hier. Cette France qui a mis en panne le Karcher et qui n’a trouvé aucun ouvrier qualifié pour le réparer. Celle qui s’est engagée, depuis cinq ans, dans une course folle pour la perte de son Identité. Pour la perte de ses Valeurs républicaines. Pour la perte de la Liberté d’expression. Pour la perte de la Liberté de penser. Pour la perte de la Fraternité. Pour la perte de l’Egalité. Pour la perte du pouvoir d’achat des Français. Pour la perte de son Industrie. Pour la perte de son Patrimoine - qu’il cède à bas prix avec des avantages fiscaux qui ressemblent à des cadeaux, aux frères qataris.

Quelle alternative offrent-ils aux Français ?

Hollande qui veut faire voter les immigrés non européens et donc que, tôt ou tard, nous aurons des étrangers non européens (entendez des sujets musulmans) qui dirigeront les affaires locales, dans une France toujours plus islamisée et plus pauvre qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Ou Sarkozy qui continue à vendre le Patrimoine Français aux arabes, du Qatar ou d’ailleurs ; qui rêve d’une Méditerranée unie, dans laquelle nous serons hyper minoritaires (!) ; qui soutient – quand il ne les engage pas - les rebelles islamistes de tous bords, à fomenter des guerres civiles dans les pays arabo-musulmans ; tous ces gens-là qui seront riches de nos anciens avoirs et dirigeront aussi, de cette manière, notre pays.

Quant aux mouvements sociaux, n’ayez crainte, ils auront lieu avec Sarkozy comme avec Hollande qui ne pourra pas mettre en œuvre toutes les promesses qu’il aura faites aux syndicats… de gauche. Ce qui nous annonce un mois de septembre très noir.

En quoi, dites-nous, le choix Sarkozy serait-il meilleur que le choix Hollande ?

Parce qu’il reprend les thèmes chers aux socialistes et communistes en tous genres, qui nous promettent une vie où l’on pourra attacher les chiens avec des saucisses… halal ?

Ils prennent les Français pour des imbéciles. Mais ces Français-là (nous) ont une mémoire infaillible. 1958 – 1962 - 1968 – 1981, sont aussi importantes pour eux que l’est encore cette année glorieuse de 732 !

En tous cas, notre lucidité n’a jamais été aussi vive qu’aujourd’hui.

Nous ne pourrons pas accorder notre confiance à des menteurs - car ce sont des menteurs patentés – quand, dimanche prochain, nous devrons faire ce choix décisif.

Et surtout ! Surtout ! N’écoutez pas ceux qui vous disent : « Si tu t’abstiens, si tu votes blanc, c’est Hollande qui bénéficiera de ta voix ». C’est une formule éculée. Et la réciproque est vraie. Ce qui est valable pour les électeurs de droite est valable pour les électeurs de gauche. Tout dépend du côté où l’on se situe.

D’ailleurs, Sarkozy n’a-t-il pas déclaré, jeudi dernier, qu’en cas de duel PS/FN aux législatives, il recommandera l’abstention ou le vote blanc !

Ouais ! Ce qui sera bon pour les législatives ne serait pas bon pour la présidentielle ?


Hey ! Sarko !
 
Tu veux ou tu veux pas ?
Toi tu dis noir et après tu dis blanc
C'est noir c'est noir
Oui mais si c'est blanc c'est blanc
C'est noir ou blanc
Mais ce n'est pas noir et blanc
C'est comme ci ou comme ça
Ou tu veux ou tu veux pas
Zanini
 

voir sur le site http://rnfaa.com

Un cyclone qui menace la République et qui fera beaucoup de dégâts
car rien ne pourra endiguer ses éléments déchaînés.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 07:31

 

« Kaboulleurbanne » : la vidéo choc
Vendredi 17 Avril les jeunes identitaires lyonnais de Rebeyne! ont filmé l’occupation des rues de Villeurbanne (69) par des groupes musulmans. (…)


Rebeyne

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 07:28

Le policier qui a neutralisé dimanche dernier le braqueur en cavale Amine Bentounsi a été MIS EN EXAMEN POUR HOMICIDE VOLONTAIRE.

Ce père de famille a été suspendu de ses fonctions, et son salaire risque d'être divisé par deux.

C'est ce que nous redoutions. Mais jusqu'au bout, nous avons voulu croire que la Justice n'allait pas oser le faire.

Et voilà que si !!

Mais savez-vous exactement qui était Amine Bentounsi ???

Voici son portrait, publié dans le journal Le Parisien le 27 avril 2012 :

«  A 13 ans, Amine Bentounsi était le plus jeune incarcéré de France, après avoir multiplié des vols avec violence. Sa vie n'aura été qu'une succession d'allers-retours en prison. En septembre 1994, notre édition Seine-et-Marne du Parisien titrait « La terreur du quartier n'a que 12 ans ». Il avait alors déjà cambriolé les locaux de l'Opac - l'office HLM -, volé des voitures, agressé deux employées d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope. (...)

« Il était ingérable, se souvient un animateur. (...) Une fois, il a volé le scooter d'un collègue et a tourné en furie quand on est venu le récupérer. » Une enseignante du quartier se rappelle qu'Amine avait été renvoyé en Algérie, chez sa grand-mère, pour calmer sa dérive : « Il était revenu après avoir brûlé sa maison, ses parents n'ont jamais pu le remettre sur le droit chemin. »

« A 19 ans, Amine escalade à la corde la façade du bâtiment Bleuet, à Collinet, pour braquer le siège de l'Opac. (...) La cour d'assises lui inflige dix ans d'interdiction de séjour à Meaux et quatre mois de prison. Quelques mois plus tard, en octobre 2001, il participe au spectaculaire braquage de la poste de Collinet, qui s'est soldé par une fusillade sur des policiers, au milieu des passants. (...)

« En août 2005, il a braqué avec deux complices le magasin Champion de Saint-Pathus, avec séquestration d'employés. Ce sera sa plus lourde condamnation : dix ans de réclusion, prononcés en 2007. (« Amine était une tête brûlée, un manipulateur », Le Parisien du 27 avril 2012).

C'est donc cet individu ultra-dangereux qui s'est retrouvé face à des policiers, un revolver chargé à la main, dimanche dernier.

Le journal Ouest-France raconte :

« Amine Bentounsi, se serait retranché entre deux voitures avant de braquer un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction du policier à pied. Ce dernier aurait fait usage de son arme à quatre reprises en situation de légitime défense, selon lui. L'arme de la victime a été retrouvée avec le barillet plein. »

Et pourtant, un juge a décidé de le poursuivre pour HOMICIDE VOLONTAIRE.

Alors que les premières enquêtes indiquent que la balle a ricoché, et que c'est donc la raison pour laquelle le voyou a été touché dans le dos. Le policier ne lui aurait jamais tiré dans le dos ; selon son avocat.

Cette décision de Justice vous vise personnellement, ainsi que moi-même, et tous nos concitoyens.

En effet, poursuivre les policiers qui ne font que leur travail et se défendent en essayant d'arrêter les délinquants dangereux, est une atteinte directe à notre droit le plus fondamental :

Celui de vivre sans être menacé par des malfaiteurs, et d'être protégé par les forces de l'ordre !!

Mais ce que beaucoup de Français ignorent, c'est qu'une minorité active de magistrats a décidé de prendre parti pour les criminels contre les forces de l'ordre chaque fois que cela leur est possible.

Ils multiplient les remises en liberté de récidivistes, au point d'exaspérer la police et de faire peser une terrible menace sur tous les citoyens.

En revanche, ces mêmes magistrats poursuivent impitoyablement les gendarmes et policiers qui s'avisent de faire leur travail !

  • le 30 septembre 2009, un magistrat met en examen un policier qui avait tiré au flash ball sur un manifestant qui lui lançait des pavés, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ;
  • le 4 mai 2010, un magistrat met en examen et incarcère un policier qui avait assommé un délinquant en essayant de faire cesser une bagarre entre deux bandes de jeunes d'une cité de Chambéry. Et comme ce délinquant avait 3,57 grammes d'alcool dans le sang, le policier est poursuivi pour «  violence volontaire sur personne vulnérable », ce qui lui fait encourir 10 ans de prison !
  • le 19 septembre 2010, un magistrat de Montpellier a mis en examen un policier de la brigade anti-criminalité pour violence avec arme. Le policier s'était défendu contre un homme qui l'avait sauvagement agressé dans un parking souterrain, après avoir été surpris en train de crever les pneus d'une voiture. L'individu «  de forte corpulence, a sorti un couteau et tenté d'atteindre mon collègue au thorax » a précisé un autre policier présent sur les lieux. Mais pour le juge, pas de doute, c'est le policier qui était dans son tort !!

C'est d'autant plus intolérable que, à l'inverse, les criminels qui agressent les policiers bénéficient souvent d'une scandaleuse impunité :

  • le 13 août 2010, des repris de justice essayent de tuer un policier à coups de marteau sur la tête, aux Tarterêts. Par chance, ils sont arrêtés. Mais le tribunal décide de les remettre en liberté, sans avoir passé un seul jour en prison ;
  • le 27 août, des policiers frappent à la porte d'un délinquant notoire, Samir Démiri. Celui-ci les laisse entrer, puis sort soudain un couteau de cuisine qu'il applique sous la gorge d'une policière. Ses collègues parviennent à la protéger et à neutraliser Samir. « Rien ne prouve qu'il a utilisé son couteau avec l'intention de porter un coup », plaide son avocat au tribunal. Un argument qui suffira pour convaincre le tribunal de ne l'envoyer en prison que quelques mois !!
  • Le 12 août, à Perpignan, trois jeunes ont tabassé des policiers. Le juge les a libérés sans amende, ni dommages intérêts, et sans passer une seule minute en prison !

Résultat, les délinquants hésitent de moins en moins à agresser physiquement les forces de l'ordre :

En 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000 ont été blessés !!

Alors vraiment, j'espère que vous n'allez pas hésiter une seconde pour transmettre ce message partout autour de vous.

Tous les jours, certains magistrats remettent en liberté des délinquants et des criminels dangereux sous prétexte que ceux-ci présenteraient « toutes les garanties de réinsertion ».

Et tous les jours, ces mêmes délinquants et criminels récidivent !

  • Le 28 février 2012, un homme a été condamné pour la 48e fois, pour vol. Son avocate a demandé la non-application de la peine plancher prévue pour les récidivistes. Une demande immédiatement accordée par le juge ;
  • Le 30 mars 2012, un homme qui avait été condamné à la perpétuité pour meurtre, et qui était sorti au bout de 17 ans (comme c'est en général le cas), a été arrêté après avoir dévalisé une maison. Le procureur a requis 4 mois de prison ferme. Le tribunal a jugé que c'était encore trop, et l'a condamné à 4 mois de bracelet électronique !

L'assassin de Laetitia Perrais, à Nantes, était un récidiviste qui avait été condamné 15 fois par la Justice, dont deux fois en Cour d'assises, mais qui était totalement libre à 31 ans.

Mais bien entendu, ce n'est jamais la faute de la Justice. Et la minorité active de magistrats laxistes n'est jamais inquiétée.

Dans le cas d'Amine Bentounsi, personne n'a eu l'idée de demander des comptes au juge qui avait laissé sortir un voyou aussi dangereux, pourtant condamné à dix ans de prison en 2007.

En revanche, les syndicats de magistrat trouvent parfaitement normal de mettre en examen le policier qui a risqué sa vie pour le rattraper !!

Vraiment, la coupe est pleine.

C'est pourquoi j'espère que vous allez faire circuler ce message dans tout le pays.
Il est urgent de faire cesser cette dérive perpétrée par une minorité active de magistrats qui appartiennent au « syndicat de la magistrature » (syndicat minoritaire mais très influent).

Au tribunal de Bobigny, où le syndicat de la magistrature est notoirement puissant, le taux de peines plancher fermes pour les récidivistes est de... 2 %, dix fois moins que dans le reste de la France !!!

Et vendredi, la dérive des militants du syndicat de la magistrature vient de franchir un cap intolérable. 

Dans un communiqué de presse, le syndicat de la magistrature a appelé officiellement à soutenir un candidat contre un autre (en l'occurrence François Hollande contre Nicolas Sarkozy).

Cette prise de position politique de juges censés être « indépendants » est inouïe. Du jamais vu en démocratie.

Tout cela parce que François Hollande a promis de supprimer deux lois auxquelles le syndicat de la magistrature s'était violemment opposé (parlant de loi « ignominieuses »):

  • La loi sur les peines plancher, qui imposait des peines minimales aux multi-récidivistes, votée en 2007
  • La loi sur la rétention de sûreté, qui visait à neutraliser après leur peine les criminels sexuels les plus dangereux, votée en 2008

Tout cela, aussi, parce que Nicolas Sarkozy a fait des engagements que le syndicat de la magistrature juge « populistes » : la construction de 24 000 nouvelles places dans les prisons, et la possibilité pour les victimes de faire appel des jugements (un droit réservé aujourd'hui aux condamnés et au parquet).

Mais peut-on accepter qu'un syndicat de magistrats politisés essaie aujourd'hui de peser sur l'élection présidentielle ? 

Le pire, c'est que le nom de « syndicat de la magistrature » risque d'induire en erreur les citoyens qui pourraient penser de bonne foi que c'est le syndicat modéré et majoritaire !
C'est pourquoi, aujourd'hui, à quelques jours du scrutin, il est de notre devoir à tous d'informer les citoyens sur la réalité de leur action.

Les électeurs doivent pouvoir choisir leur vote dimanche en toute connaissance de cause.

Vous et moi sommes parfaitement capables d'informer des millions de nos concitoyens. Notre dernière campagne a réuni près de deux millions de personnes.

Votre mobilisation est donc efficace pour faire changer les choses, à partir du moment où nous parvenons à être assez nombreux.

Un grand merci d'avance, au nom de toutes les victimes que votre action permettra d'épargner, et pour tous les gendarmes et policiers courageux, qui sont injustement traînés devant les tribunaux.

Laurence Havel
Institut pour la Justice

 

PS : que des juges poursuivent les policiers devant les tribunaux dès que ceux-ci font usage de leur arme, y compris pour se défendre, n'est pas « seulement » une scandaleuse injustice à leur égard.

C'est aussi une grave menace contre vous : car cela encourage les autres policiers à fermer les yeux, ou à arriver « trop tard » quand on les appelle pour une agression.

Ce n'est pas de la paranoïa. Le 14 octobre dernier, une jeune policière avait été tuée à coups de sabre par un forcené à Bourges (Cher).

« A l'époque, les collègues n'avaient pas su comment réagir. Ils n'avaient pas osé sortir leur arme », ont expliqué deux officiers. « On a tous la crainte de se retrouver dans la situation de notre collègue », selon Christophe Carrez, représentant départemental Unité-SGP-FO.

Cette affaire nous concerne donc tous directement. Merci de participer le plus rapidement possible. Plus nous laisserons faire, moins nous avons de chances d'être bien protégés le jour où nous serons nous aussi victimes d'un délinquant ou d'un criminel.

PS 2 : pour voir la dernière vidéo de l'Institut pour la Justice, cliquez ici : www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/



Institut pour la Justice

Institut pour la Justice - 140 bis, rue de Rennes - 75006 Paris
www.institutpourlajustice.com - www.publications-justice.fr

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:45
Thierry Meyssan sur les tentatives de déstabilisation de la Syrie et sur l’élection présidentielle française

 

 

Thierry Meyssan sur les tentatives de déstabilisation de la Syrie et sur l’élection présidentielle française

Dans une interview accordée à nos confrères suisses de Mecanopolis que nous reproduisons dans nos colonnes, Thierry Meyssan revient sur l’offensive internationale contre la Syrie, la situation dramatique de la Libye et la campagne électorale en France. Comme un symbole, le « succès » français en Libye est un désastre, alors que paradoxalement, l’échec d’Alain juppé en Syrie préserve les chances de peser dans le monde de demain. Alors que la crise syrienne annonce la fin du monde unipolaire et le bouleversement des anciennes alliances, la France n’a qu’une alternative : la reconquête de sa souveraineté ou l’errance mondialiste.

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 20 avril 2012 JPEG - 19.5 ko

Mecanopolis : Thierry Meyssan, vous observez la situation en Syrie depuis plusieurs mois pour le Réseau Voltaire. Que pouvez-vous nous dire des dernières évolutions sur le terrain ?

Thierry Meyssan : Durant un an, la Syrie a affronté une « guerre de basse intensité ». Des milliers de mercenaires, venant de toute la région et ayant une expérience du combat en Irak et en Libye, ont saboté les infrastructures énergétiques et de télécommunication. Puissamment armés par l’OTAN, disposant de renseignements satellitaires, encadrés par des instructeurs occidentaux, ils ont tenté de semer la terreur et le chaos en perpétrant des crimes d’une violence inouïe. Simultanément, les médias occidentaux ont inventé une histoire de révolution/répression que leurs lecteurs et spectateurs ont gobée par assimilation : le schéma tunisien se reproduirait dans tous les pays où les gens parlent arabe.

Il n’y a pas à ce jour de bilan clair des victimes. La seule source indépendante crédible à laquelle on peut se référer est la Mission d’observation de la Ligue arabe. Elle était majoritairement composée d’experts de haut niveau (officiers supérieurs et diplomates), de nationalités différentes, et a pu librement se déployer dans tout le pays. Selon elle, il n’y a jamais eu de manifestations de masse contre le régime et, partant de là, jamais de répression. Surtout, les groupes armés ont fait autant de victimes parmi les civils que parmi les forces de sécurité (armée et police). Ce constat, qui contredit les assertions des puissances occidentales et du Golfe, a été rejeté par elles, alors mêmes que ce sont elles qui avaient voulu et composé cette Mission d’observation.

La « guerre de basse intensité » a pris fin avec le retrait états-unien consécutif au double veto russo-chinois et au déploiement des armes anti-aériennes russes. L’OTAN, ayant été contrainte d’abandonner son projet de bombardement de la Syrie, n’avait plus de raison de poursuivre sa stratégie préparatoire au sol. Les derniers combattants se sont retranchés dans un quartier de Homs, où ils ont proclamé l’Émirat islamique de Baba Amr. Durant un mois, ils ont organisé un show télévisé mondial pour faire accroire que leur bastion était « pilonné » par les forces syriennes ; ce qui n’a jamais eu lieu et ne pouvait pas avoir lieu puisqu’un détachement syrien était lui-même prisonnier à l’intérieur de l’Émirat islamique. En définitive, à la suite d’un accord conclu entre Claude Guéant et le général Assef Chawkat, les instructeurs français ont quitté Baba Amr et la plupart des mercenaires se sont rendus.

Comme toujours lorsqu’une guerre est finie, il reste des individus et des groupuscules isolés, animés par un esprit de vengeance, qui causent encore des dommages à la population. Quoi qu’il en soit, progressivement tout revient à la normale. Dans quelques jours se tiendront des élections législatives pluralistes, les premières que le pays aura connues depuis un demi-siècle. Les nouveaux partis politiques découvrent la possibilité de s’exprimer à la télévision et d’animer des débats publics. En définitive, la Syrie sort de cette épreuve appauvrie, mais renforcée.

Les efforts de l’OTAN pour faire tomber le régime de Bachar el-Assad ont jusqu’ici été mis en échec. Nous imaginons toutefois que cette coalition occidentale ne va pas abandonner ses projets. Quelles seront, selon vous, les prochaines actions de déstabilisation de la Syrie ?

En déployant en Syrie le système de défense anti-aérien le plus sophistiqué du monde, la Fédération de Russie a mis fin à la dominance aérienne des États-Unis et d’Israël au Proche-Orient. Or, la puissance des forces armées US repose principalement sur sa capacité de destruction aérienne, les forces au sol ayant montré leur incapacité à occuper un terrain. Washington n’a donc plus les moyens de sa politique.

La présence russe est massive. Il y a aujourd’hui plus de 100 000 ressortissants russes stationnés en Syrie et ce sont des militaires russes qui servent leur matériel de défense anti-aérienne.

L’équilibre stratégique s’est inversé en quelques années. Washington, qui n’avait pas réussi à entrer en guerre au Liban en 2005, y a livré une guerre par procuration en 2006, laquelle s’est soldée par la cuisante défaite d’Israël face au Hezbollah. Puis, le Pentagone a été contraint d’évacuer en 2011 les gigantesques bases militaires qu’il avait construites pour un siècle en Irak. L’OTAN vient de reculer en Syrie, et il n’est plus question d’attaquer l’Iran.

Bien plus que les États-Unis et Israël, ce sont les régimes arabes sionistes qui sont les grands perdants de cette nouvelle donne. Je pense particulièrement aux dictatures wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Je ne suis pas sûr qu’ils puissent survivre longtemps à leur défaite

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots quels sont les intérêts que servent l’OTAN dans la déstabilisation de la Syrie, et quel est leur but final ?

L’OTAN n’a d’alliance défensive que le nom. En réalité, c’est une organisation de supplétifs des États-Unis, au service de leurs ambitions impériales. La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion au Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats de New York et Washington. Elle faisait partie d’une liste de 7 objectifs, après l’Afghanistan et l’Irak, il était prévu d’attaquer la Libye et la Syrie, puis la Somalie et le Soudan, et enfin l’Iran. Les préparatifs de la guerre contre la Syrie ont débuté après la chute de Bagdad, avec le vote du Syria Accountability Act, le 15 octobre 2003. Immédiatement, les premières sanctions ont été prises. Leur prétexte était que la Force de paix syrienne déployée au Liban pour mettre fin à la guerre civile s’y éternisait. Damas a retiré ses troupes, laissant le pays du cèdre à découvert face à l’ennemi israélien, mais les sanctions ont été maintenues. Depuis, tout a été essayé pour provoquer le conflit. Souvenez-vous par exemple de la manière dont on a accusé, sur la base de faux témoignages aujourd’hui annulés, le président Bachar el-Assad d’avoir commandité divers assassinats au Liban dont celui de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri. Pour juger el-Assad, les Etats de l’OTAN et du CCG ont alors financé un tribunal d’exception, dont les règles violent les principes les plus élémentaires de la Justice et du Droit international. Et ainsi de suite.

Fondamentalement, la coalition anti-syrienne unit quatre composantes.

- Les États-Unis veulent poursuivre le remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’agit pour eux de casser les grands États historiques et de leur substituer de petits États ethniquement homogènes, plus faciles à manipuler. Ils entendent amputer le Nord-Est de la Syrie en vue de la création d’un Kurdistan avec des éléments irakiens, turcs, voire iraniens. Et amputer la côte syrienne pour déplacer le Liban vers le Nord et offrir une partie de son territoire actuel à Israël.

- De son côté la colonie juive de Palestine vise à briser « l’Axe de la Résistance ». Il lui faut changer le régime, renverser Bachar el-Assad, au profit d’un fantoche, Burhan Galioun, dont le seul programme politique est de rompre l’alliance syrienne avec le Hezbollah et l’Iran, ainsi qu’il l’a lui-même expliqué au Wall Street Journal.

- En ce qui les concerne, les dictatures religieuses du Golfe ont, pour survivre, un besoin vital d’éliminer le modèle laïque syrien. Celui-ci est très différent de ce que nous connaissons sous le même vocable en Europe, particulièrement en France. La laïcité syrienne n’est pas une cohabitation, une tolérance, entre communautés religieuse —et encore moins un cache-nez du racisme comme elle tend à le devenir en Europe , mais une véritable coopération entre croyants pour garantir la liberté de chacun de s’épanouir spirituellement en suivant la foi de ses ancêtres.

- Enfin, les multinationales de l’énergie convoitent le gaz de la région. On a découvert des réserves considérables en Méditerranée sous la croute de sel, et dans le continent. Ces gisements sont partagés entre l’Egypte, la Palestine occupée, le Liban, la Syrie, la Turquie et Chypre, mais leur centre se trouve à Qârâ, non loin de Homs. Nous venons en fait d’assister à la première grande guerre du gaz qui préfigure de nouvelles règles géopolitiques bien différentes de celles du pétrole. C’est aussi la raison pour laquelle, les grandes puissances du gaz sont si impliquées : la Russie, l’Iran et le Qatar.

En embarquant la France dans cette aventure, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont cherché à satisfaire chacune des quatre composantes de la coalition ; Paris n’ayant aucun intérêt direct au conflit. La France a cru pouvoir jouer un rôle en tant qu’ancienne puissance mandataire, et monnayer ce rôle. Cependant, l’espoir de la victoire a laissé place à la réalité de la défaite et les Français vont être surpris de devoir payer la facture des crimes commis en leur nom.

Plusieurs mois après l’intervention de l’OTAN en Libye, pouvez-vous nous dire quelle est la situation dans ce pays, et qui le dirige ?

Personne ne gouverne la Libye. Et personne ne pourra la gouverner avant longtemps. J’avais expliqué lors de l’assassinat de Mouammar el-Khadafi, mort sous la torture un jour après l’attaque de son convoi par les Français, que la disparition du « Leader » marquait l’anéantissement de la notion d’autorité dans une société tribale. Le but recherché a été atteint : la société libyenne est détruite, comme on a détruit la société en Somalie et en Irak.

Les partisans du « remodelage » ont étendu leur stratégie à l’Afrique du Nord. La contagion gagne maintenant le Mali et menace l’Algérie.

Permettez-moi de répéter qu’il n’y a jamais eu de révolution anti-Kadhafi en Libye, qui était apprécié par son peuple et n’a jamais envisagé de le massacrer. Par contre, il y a eu une sécession de la Cyrénaïque à l’initiative de la France et du Royaume-Uni pour le compte des États-Unis et d’Israël. On se dirige maintenant vers une partition du pays : rétablissement de la monarchie Senussie en Cyrénaïque, installation des Frères musulmans en Tripolitaine, et repli des anti-impérialistes au Fezzam.

En France, nous approchons du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont auto désignés comme les candidats de l’antimondialiste. Pensez-vous qu’ils le soient réellement ?

Si nous abordons la question des programmes politiques, nous devons la penser en termes de partis, d’équipes, et pas de personnes. A l’inverse, si nous parlons des candidats, nous devons juger leur personnalité, leur compétence et leur vertu républicaine.

Je ne doute pas que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon soient antimondialistes, mais l’important est de savoir si leurs équipes le sont. Les positions du Front national et du Front de gauche sont généralement anti-mondialistes, mais souvent ambiguës et parfois contradictoires. Seul des deux, le Front national a condamné les aventures militaires de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, mais il entretient un flou artistique à propos des États-Unis et d’Israël. Il est clair pour moi que le Front de gauche, malgré les efforts de son candidat, n’est pas anti-mondialiste. Je suis par contre dubitatif quant au Front national qui a soigneusement évité de clarifier en son sein cette question centrale.

Notre ami et camarade Pierre Hillard s’apprête à lancer, dans la continuité du texte d’Adrien Abauzit, un « appel à l’abstention » pour le deuxième tour de cette élection qui, sauf surprise, consacrera un duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. L’idée est de donner le moins de légitimité possible au prochain président, de sorte à pouvoir ensuite contester son autorité – qu’il ne manquera pas de mettre au service de l’oligarchie mondialiste. Seriez-vous prêt à le signer, avec d’autres intellectuels français ?

D’abord, par principe, je me refuse à discuter en public de la stratégie de second tour avant que le suffrage universel ait parlé au premier tour.

Ensuite, je pense que le passage du vote blanc à l’abstention doit être murement réfléchi. Le premier exprime un refus de légitimer le choix présenté, tandis que le second manifeste une volonté de délégitimer les institutions. Nous avons évoqué tout à l’heure la Libye. J’ai vu ce que signifie l’effondrement d’un État, l’anarchie que Hobbes décrivait en disant qu’elle fait de l’homme « un loup pour l’homme », et je ne souhaite pas ce genre chose à quelque peuple que ce soit et surtout pas au mien.

Je pense comme Pierre Hillard, et certainement de très nombreux Français, que notre République n’est plus laïque, n’est plus démocratique et n’est plus sociale. Mais si nous appelons à délégitimer les institutions, nous ne pouvons en rester là. Nous devons aller jusqu’au bout : la Révolution ! Sommes-nous prêts ?

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:28

Les sondages ne photographient pas la réalité. Ils la fabriquent en structurant l’opinion, notamment par la manière dont ils posent (et répètent) les questions. Faut-il croire les sondages ? Oui, dans la mesure où ils changent les faits. Les sondages sont un moyen d’imposer un rapport de force. Ils pèsent dans le sens d’un « vote utile » au détriment d’un « vote de conviction ». Telle est l’opinion développée dans une tribune libre du  Monde  par Alain Garrigou, président de l’observatoire des sondages.

Polémia

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Depuis 1936 aux Etats Unis et 1965 en France, l'élection présidentielle est l'étalon de fiabilité des sondages. Les succès sont comptabilisés et les échecs oubliés. En apparence, l'élection présidentielle de 2012 n'échappe pas à la règle. On se demande donc si les sondages se sont trompés.

En une sorte de prouesse originelle, les sondages avaient annoncé l'élection de Franklin D. Roosevelt avec une approximation énorme au regard de nos normes actuelles, comme les pronostics de 1965 en France. Les sondeurs sont donc condamnés à la reproduire. Le crédit de ces pronostics n'a pas été entamé parce que les autres méthodes étaient encore moins fiables. Et puis surtout, il faut entretenir le suspense médiatique. S'il n'y avait pas de sondages, on ne saurait pas l'ordre d'arrivée et il ne pourrait donc y avoir de surprise. En somme, la surprise, c'est avant tout l'erreur des pronostics.

Les sondages se sont-ils trompés à l'occasion de l'élection présidentielle française de 2012 ? En matière de sondages, le premier critère est celui de l'ordre d'arrivée. Il n'y a pas eu d'erreur majeure sur ce point, l'ordre d'arrivée est conforme aux pronostics. Ne faisons pas semblant de croire que cet ordre d'arrivée soit si simple. Sans sondages, qu'en saurions-nous ? Et, au regard de quelques erreurs majeures (en 1995) et peut-être graves (en 2002), il serait de mauvaise grâce de critiquer. On peut toujours se demander à quoi cela sert-il de savoir avant les résultats.

Un instrument banal

Sur les scores des candidats, la réussite est moins assurée. Il faut même être bienveillant pour considérer comme une réussite les scores annoncés. Passons sur les deux qualifiés pour le second tour.

Même si l'avance de François Hollande n'était pas si facile à pronostiquer étant donné le biais légitimiste des sondages avantageant le candidat sortant. Le problème était essentiellement celui des candidats pour lesquels il n'y avait pas d'offre complètement équivalente en 2007, ce qui, au regard des clés de redressement des intentions de vote, introduisait une importante incertitude sur les résultats de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Fallait-il « redresser » le résultat de Marine Le Pen autant que celui de son père alors que le FN était censé être « banalisé ». Bien entendu non.

Quant aux chiffres accordés à Jean-Luc Mélenchon, outre la progression inédite accordée par les sondages, elle s'est avérée à la fois juste et excessive, faisant passer le candidat de moins de 5 % à plus de 15 % à son maximum. Et ce candidat, demandant à la commission des sondages quelles étaient les clés de son « redressement », n'a pas obtenu de réponse.

Faut-il donc croire les sondages ? Sans doute comme on croit à quelque chose qui change les faits. Il est bien clair que le public - électeurs ou citoyens -, n'est pas passivement exposé aux sondages depuis tant de décennies sans effets. Les questions sur les intentions de vote posées six mois avant ou plus aux sondés, selon cet énoncé qui devrait prêter à sourire – « si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain... » -, sont-elles toujours les mêmes quand l'élection a bien lieu « dimanche prochain » ? Mais peut-on alors en vouloir aux sondages de s'être trompés ou d'avoir bien pronostiqué ? Car en devenant un instrument de plus en plus banal du choix électoral, il est fatal qu'ils interviennent de plus en plus dans le choix. Les électeurs conçoivent d'autant moins un choix de conviction qu'ils sont systématiquement conditionnés par les chiffres qui leur annoncent un ordre d'arrivée et les incitent à devenir calculateurs, c'est-à-dire à moins ajuster leur vote en fonction de leur préférence qu'en fonction de la probabilité de la victoire. C'est le ressort du vote utile.

On ne peut reprocher à personne d'en prendre acte. On a vu dans cette campagne électorale tout le monde prendre acte de ce que la représentation de la réalité déterminait la réalité, ou encore de ce que les sondages servaient moins à dépeindre un moment précis de la réalité, que de moyen pour imposer un rapport de forces. La façon la plus positive de percevoir le changement est alors de s'en servir comme d'un vote indicatif que certains groupes utilisent pour évaluer avant le scrutin l'état du rapport des forces et ainsi ajuster leur vote. Non sans risques. Simplement, il ne faut alors pas demander aux sondages d'êtres exacts puisqu'ils contribuent à changer les scores.

Alain Garrigou
Le Monde
25/04/2012

Alain Garrigou a publié Les Secrets de l'isoloir, (Le Bord de l'eau, 75 pages, 8 euros).

Voir aussi :

Observatoire des sondages 

Correspondance Polémia – 26/04/2012

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 08:24
Un petit rappel....ce que la gauche pense du FN avec cette déclaration de décembre 2011 sur une émission de radio.
Les GG de RMC reviennent sur ce déplacement de Marine Le Pen à Paris-Dauphine, annulé à cause de groupuscules d'extrême-gauche (MJS, UNEF, UEJF, SOS Racisme, NPA...). Le débat se transforme rapidement en diatribe anti-FN. Avec Johnny Blanc, Karim Zéribi et Arthur.

 

"Marine Le Pen dérape moins que son père, mais à l'intérieur de son cerveau c'est la même pensée. Malheureusement elle est un peu plus intelligente [...] que son père, ce qui fait que des personnes un peu faibles ou un peu perdues vont trouver quelqu'un à qui s'accrocher [...]" - Arthur

 

 

 

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