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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 16:22

Avec ce troisième hors série, Le Cri du Contribuable, présente à un large public la première étude chiffrée exhaustive du coût annuel pour les finances publiques de la politique migratoire (immigration/émigration) de l’Etat.

La Balance recettes-dépenses annuelle de la politique migratoire s’établit à 38,3 milliards d’euros, presque 2 points de PIB. Dont 30,4 milliards d’euros (1,56 % du PIB) pour l’immigration : les deux tiers de la cinquantaine de milliards que rapporte à l’Etat l’impôt sur le revenu.

Cela ne peut plus durer : l’Etat providence doit arrêter sa politique d’assistance qui attire chez nous une immigration record et nous accable d’impôts.

Disponible sur abonnement dès le 1er juin ou en kiosque le 4 juin.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 18:21

Pour éviter toute repentance inutile et afin de faire face aux multiples problèmes que soulève l’immigration, il convient de revenir à la mémoire de nos premiers contacts avec l’islam qui se déroulèrent précisément dans le Midi.

715 : Après avoir opéré la conquête de l’Espagne, à l’exception des monts Cantabriques d’où partira la Reconquista, les Arabo-Berbères franchissent les Pyrénées orientales et prennent en 719 Narbonne dont ils feront leur place-forte pour une quarantaine d’années. Leur offensive contre Toulouse échoue en 721, ce qui ne les empêche pas de prendre Carcassonne.

Charles Martel à la Bataille de Poitiers, en octobre 732, représentée par Charles de Steuben en 1837, Musée du château de Versailles, France

En 732 une deuxième invasion par l’ouest des Pyrénées aboutit à la prise de Bordeaux, puis monte vers le nord, appâtée par les trésors de l’abbaye de St-Martin. Vaincus par Charles Martel à Moussais-la-Bataille à 20 km de Poitiers, les Sarrasins battent en retraite, sans pour autant évacuer totalement le Périgord et le Quercy qu’ils continuent à ravager. Il faudra attendre 808 pour que Charlemagne, vainqueur à la bataille de Taillebourg, purge la Charente, la Saintonge et le Poitou de leurs envahisseurs. Le portail roman de la cathédrale d’Angoulême fixe dans la pierre le souvenir des combats libérateurs de la chevalerie franque. En 737 la campagne de Charles Martel, descendu vers la Septimanie par la vallée du Rhône, aboutit à la reprise de Maguelonne, Agde et Béziers mais échoue devant Narbonne qui ne sera reprise, ainsi que Carcassonne, qu’en 759 par Pépin le Bref.

A partir de la seconde moitié du VIIIe siècle le Languedoc et l’Aquitaine se trouvent à l’abri des incursions sarrasines, étant protégés par les avancées de la Reconquista, elle-même secondée par les expéditions en Catalogne de Charlemagne et de son fils Louis le Pieux qui prennent Barcelone en 801.

Le long martyre de la Provence

Les malheurs de la Provence, en revanche, ne font alors que commencer.

A la suite de l’accord conclu en 734 entre le patrice Mauronte, Wisigoth de Marseille, et les Sarrasins de Narbonne, Arles, St-Rémy, Tarascon, Avignon, Cavaillon, Apt et Aix s’effondrent devant les cavaliers d’Allah qui ravagent les côtes jusqu’à Nice (le Cimiez d’autrefois). Cependant ces villes seront libérées en 737 par la campagne de Charles Martel qui, avec l’aide du roi des Lombards Liutprand, écrase les Sarrasins devant Marseille deux années plus tard. Néanmoins ces envahisseurs, réfugiés dans les montagnes et les îles proches de la côte, continuent d’affliger la Provence de leur pression. Des raids fondent sur Marseille en 838 et 842, sur Arles en 842 et 850.

Massif des Maures

Enfin, last but not the least, les Sarrasins installent en 885, entre Hyères et la rivière Argens, au cœur du massif « des Maures » – nom qui perpétue aujourd’hui encore la mémoire de leur occupation séculaire – une forteresse appelée La Garde-Freinet (le Fraxinetum des chroniqueurs), d’où leurs expéditions répétées, fondant sur les habitants d’alentour et les voyageurs, plongent la vallée du Rhône, les cols alpins et la côte voisine dans une dramatique insécurité. Le moine Odilon nous livre à ce sujet un précieux témoignage en 1031 : « A cette époque, la très cruelle et bouillonnante multitude des Sarrasins gagne par mer l’Italie et la Provence, massacrant hommes et femmes. L’abbé de Cluny Mayeul, revenant de Rome et priant pour le salut de tous, tomba en embuscade et ne fut libéré que contre une énorme rançon. » L’événement, qui se situe en 972, provoque le soulèvement de toute une population fortement imprégnée de catholicisme, ce qui permit au roi de Provence Hugues de prendre la Garde-Freinet, laquelle ne sera définitivement détruite qu’en 983, et l’ensemble de la région définitivement purgée des Sarrasins en 990 par les hauts faits d’armes du comte de Provence Guillaume. Mais l’ensemble des côtes françaises de Méditerranée continuera de vivre jusqu’au XIIIe siècle sous la menace d’expéditions marines à partir des nids de pirates fixés dans les îles proches : en Corse, Sardaigne et Sicile jusqu’à leur reconquête par Gênes, Pise et les Normands. Les îles de Lérins sont ravagées en 1047, 1107, 1197, Toulon en 1178 et 1197 avec, à chaque fois, extermination de la population par le massacre ou la réduction en esclavage et la déportation à Almeria (jusqu’à ce qu’elle soit libérée par la Reconquista), Tunis, Tripoli et Alger.

Notre mémoire collective a perdu le souvenir de ces exactions dont ne témoigne, outre l’onomastique, que le site des villages anciens, perchés au sommet des collines pour assurer le guet et servir de refuge en cas d’attaque. Comme le remarque M. Laurent Lagartempe dans son ouvrage Les Barbaresques, « L’insécurité qui régna sur la Provence du fait des rezzous des Sarrasins, ruina durablement, au cours du Moyen Age, les plaines côtières fertiles qui avaient fait la prospérité de l’antique Provincia Romana en raison du retrait de l’habitat vers les régions montagneuses ».

Les chansons de geste

A ces témoins muets du passé provençal il faut ajouter le témoignage littéraire des chansons de geste, en particulier le cycle dit de Garin de Monglane composé d’environ 25 chants dont les plus célèbres sont : Le Couronnement de Louis, Le Charroi de Nîmes, La Prise d’Orange, Les Aliscamps, La Mort d’Aymeri de Narbonne, Le Moniage de Guillaume. Le héros central de ces divers poèmes épiques est un personnage mythique dans lequel Gaston Pâris a reconnu un comte de Toulouse nommé Guillaume, qui empêcha les Sarrasins d’envahir la France en leur livrant bataille sur les rives de l’Orbieu en 793.

Charlemagne sur une pièce frappée pendant son règne.

Par la suite, il combattit en Catalogne au côté de Charlemagne, avant de mourir en odeur de sainteté au monastère de St-Guilhelm-du-Désert où il s’était retiré après la mort de son neveu Vivien, tué au combat contre les Infidèles. Les historiens plus récents de la littérature lui associent plus vraisemblablement encore le fameux comte de Provence qui prit La Garde-Freinet et délivra sa province. Guillaume d’Orange apparaît donc comme le héros méridional par excellence qui ravit à l’envahisseur les villes de Nîmes, Orange, Arles, Narbonne, mais sa renommée s’étendit bien au-delà. En effet, une légende le fait apparaître sous les murs de Paris assiégé par des barbares qu’on peut identifier aux Vikings. Guillaume affronte alors victorieusement, en combat singulier, le géant Isoré qui terrorisait la population. La tombe de ce nouvel avatar de Goliath a donné son nom à la rue de la Tombe–Issoire dans le XIVe arrondissement de Paris.

Comme La Chanson de Roland, le cycle de Garin de Monglane, qui tire son nom de celui du père de Guillaume d’Orange, associe la lutte contre l’Infidèle au combat pour l’indépendance nationale : face à l’envahisseur, c’est la foi qui assure la victoire aux chrétiens. Les chansons de geste, qui relatent en les mythifiant des faits historiques attestés du VIIe au Xe siècle, ont été composées aux XIe et XIIe siècles, c’est-à-dire au temps des Croisades. La lutte contre l’islam et l’épopée nationale sont alors les grands thèmes qui mobilisent les chevaliers français : le souvenir des périls affrontés en terre de France par leurs valeureux ancêtres justifient la guerre en Terre sainte contre l’ennemi séculaire de la chrétienté.

La postèrité des chansons de geste

Alors que les chansons de geste n’apparaissent plus aujourd’hui que comme des monuments littéraires appartenant au passé, les Romans bretons, légèrement plus tardifs, ont traversé les siècles en servant presque constamment de source d’inspiration aux artistes ; ils sont de ce fait restés beaucoup plus populaires. Pourquoi ? Sans doute parce que les passions amoureuses, les sortilèges plus ou moins païens s’y mêlent plus largement aux exploits chevaleresques. Alors que le cycle de Garin de Monglane est plus étroitement localisé sur la Provence et la France, le cycle arthurien, par contre, appartient aux traditions européennes, de la France celtique à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne ; entre autres, il eut la chance d’inspirer les génies de Purcell puis de Wagner qui subjugua les musiciens français du XIXe siècle : bien loin de mettre en musique nos chansons de geste, Ernest Chausson composa le Roi Arthus et Viviane. Vincent d’Indy fait cependant exception à la règle avec Fervaal. Le compositeur ardéchois situe en effet l’intrigue de cet opéra dans une région soumise à la domination d’un émir sarrasin ; son héros s’éprend de la fille de celui-ci, à l’exemple de Guillaume d’Orange qui épousa Orane l’orientale, laquelle fut baptisée sous le nom de Guibourg.

Une autre raison qui nous éloigne d’une pleine compréhension des chansons de geste est notre tradition d’islamophilie qui remonte à François Ier, allié du Grand Turc. Les Lumières allèrent jusqu’à préférer la religion musulmane à la religion chrétienne ; au XIXe siècle, Lamartine rédigea une hagiographie de Mahomet, tandis que le positiviste Auguste Comte jugeait l’islam plus progressiste que le christianisme. Le XXe siècle fait mieux encore, cependant. Inspirés par les écrits de l’orientaliste œcuménique Massignon, des ecclésiastiques inaugurent des mosquées aux côtés des imams, mais des politiciens les surclassent.

La Révolution française nous a forgé une mentalité étrangère à l’idéal qui se dégage de nos chansons de geste : la foi chrétienne, la loyauté envers le chef de l’Etat ont fait place à la religion de la République laÏque, évoluant aujourd’hui vers un vague humanitarisme progressiste, imprégné de la notion de Droits de l’homme universel, indifférent aux intérêts nationaux, aux traditions et à l’indépendance de la Mère patrie. D’où notre passivité et même notre complicité devant les phénomènes d’immigration-invasion et d’islamisation qui menacent notre pays. Notre réveil national devra puiser aux sources de notre patrimoine et à la totalité de notre histoire, dégagée des a-priori du politiquement correct. Qui sait si les chansons de geste n’y retrouveront pas alors une nouvelle actualité ?

Odilon Le Franc

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 07:34

 

 

EN VENTE AU PRIX DE 9,90

 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:52

Accès au sommaire

 

 

Dossier10.png




DOSSIER: L’HISTOIRE A VIF


* La (dé)raison d’Etat

Synthèse, par Patrick de Saint-Exupéry


* Là-haut, sur la colline de Bisesero

Ce jour où des soldats français, découvrant la vérité, ont choisi de désobéir.

Par Jean-François Dupaquier. Illustré par Alexios Tjoyas.


* Quinze jours dans la vie de « Madame »

Entendue par la justice française, la veuve de l’ancien président rwandais est au cœur des soupçons.

Par Maria Malagardis. Illustré par Erwan Fages.


* Paul Barril, « l’affreux »

L’ancien gendarme de l’Elysée fut le fournisseur en armes, mercenaires et secrets des extrémistes rwandais.

Par Jean-Pierre Perrin. Illustré par Ghislain Garlin.


* PORTFOLIO: Les pèlerins d’Haïti

Par Gaël Turine (Vu)


* Dans les bottes de Clint

Né cow-boy dans un coin perdu du Texas, Clint enchaîne les rodéos et rêve de son Amérique.

Par Frédéric Laffont. Illustré par Alain Pilon.


alain.png * Des nouvelles d’Alain (3)

Après le Kosovo et Belgrade, l’ami photographe revient de Prague. Il raconte.

Par Emmanuel Guibert, Alain Keler, Frédéric Lemercier


* Ma rue

Une rue de 178 mètres de long qui, à Fleury-les-Aubrais, se lit comme un roman.

Par Laurence Lacour. Illustré par François Olislaeger.


* Les arrivants

Au cœur de Paris, il est une Babel où toutes les nationalités du monde se pressent…

Par Claudine Bories et Patrice Chagnard. Illustré par Benjamin Chaumaz.


* Enquête sur le paradis d’un collectionneur

Dans sa bibliothèque de Los Angeles, Manfred Heiting a réuni un trésor de 20 000 livres, plus rares les uns que les autres.

Par Michel Guerrin. Illustré par Eunhwa Lee.


* Entretien avec René Martin

« Partager la beauté du monde »

Par Jean-Claude Raspiengeas. Illustré par Richard Yeend.


Image 4



* La cordée du Mont Rose

Récit graphique d’Olivier Balez


* « Mon voyage au pays des multiples »

Par Mikkel Borch-Jacobsen. Illustré par Matthias Lehmann.

 

  Ce numéro est généreux, il est dur aussi.


Jamais le besoin de prendre le temps, d’imposer un autre tempo, loin de l’écume de l’information, n’a été aussi manifeste. Les récits de ce trimestre sont chacun la pointe émergée d’un iceberg et le fruit d’un long compagnonnage entre les auteurs et leur sujet.


Gaël Turine a consacré cinq ans à photographier les fidèles du vaudou. Cinq ans, c’est également le temps passé par Frédéric Laffont pour apprivoiser Clint Cannon, le cow-boy devenu son étrange ami. Laurence Lacour, elle, raconte la rue dans laquelle elle est née : derrière chaque porte, une histoire.


Le temps détruit, il construit aussi. La bande dessinée d’Oliviez Balez est une course contre le temps et la maladie. Le grand collectionneur déniché par Michel Guerrin en Californie a consacré sa vie à la photographie : sa persévérance est d’or. Enfin l’étonnant René Martin nous confie les secrets de l’immense succès public rencontré par la Folle Journée de Nantes. Il est question d’un oncle généreux, de souvenirs du dimanche et d’un concert de rock avec ses enfants. Les idées germent lentement et se cristallisent un jour. Le temps, toujours.


Il est également une autre histoire, vieille de seize ans, qui rend ce numéro si particulier. Elle est née dans un petit pays d’Afrique qui accapara longtemps l’Elysée de François Mitterrand et obnubile toujours le noyau dur des services secrets et des forces spéciales françaises. Une histoire douloureuse qui pèse sur la conscience de notre pays.


Notre dossier sur la France et le Rwanda a été décidé avant que soit connue la décision du président français de se rendre à Kigali. Nous n’avions pas de boule de cristal. Le fait est que, depuis le 16 février 2010, un saut décisif a été accompli. Au mémorial de Kigali, le Président s’est incliné devant « le génocide des Tutsis ». Il a reconnu « des erreurs politiques » ayant eu « des conséquences absolument dramatiques » et « une forme d’aveuglement » des autorités françaises. La digue du « Circulez, il n’y a rien à voir » a sauté. Les proclamations outragées sur « la France exemplaire injustement dénigrée » se sont tues.


Si le chef de l’Etat a admis au nom de la France « de graves erreurs », il n’a pas dit lesquelles. Les auteurs de XXI – Jean-François Dupaquier, Maria Malagardis et Jean-Pierre Perrin – le racontent aujourd’hui sans chercher « à faire plaisir, non plus à faire du tort », comme l’écrivait Albert Londres. En avant-propos de Terre d’ébène, son reportage en Afrique coloniale française, le reporter ajoutait : « Flatter son pays n’est pas le servir et quand ce pays s’appelle la France, ce genre d’encens n’est pas un hommage, mais une injure. La France, grande personne, a droit à la vérité. »


Les récits que nous publions sont autant d’histoires vraies, vérifiables, minutieusement recoupées. Ils apportent des témoignages, des faits, des documents précis, qui sont tous en notre possession.


Ces récits sont lourds. Les questions qu’ils posent sont graves. Nous le savons.


Le premier réflexe est logiquement l’incrédulité. Lorsque Jan Karski a rendu compte de sa visite du ghetto de Varsovie et du projet d’extermination des Juifs d’Europe par les nazis, Felix Frankfurter, l’ami du président américain Roosevelt, lui déclara : « Je ne vous dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas, je ne peux pas vous croire. » La sidération n’a qu’un temps. Les faits sont là. Il reste à avoir le courage de les affronter. Quand l’Histoire est à vif, la vérité ne répare rien bien sûr, mais elle apaise les blessures.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x3ayah_bande-annonce-xxi

 

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 18:19
Vive Henri IV !

 

  Il n’avait ni la majesté d’un monarque, ni la silhouette d’un damoiseau. N’avait guère le goût des belles-lettres non plus que celui des ballets. A la cour des Valois, la plus raffinée de l’Europe du XVIe siècle, il faut bien dire qu’il faisait un peu tache. Il serait toujours provincial, coureur de femmes et forceur de gibier. Il avait l’haleine forte, la barbe négligée. A sa naissance, son grand-père lui avait frotté les lèvres avec une gousse d’ail. Il lui avait même fait boire une rasade de jurançon. Roi aux cent maîtresses et aux dix bâtards, il avait conquis son royaume à la pointe de l’épée. Le panache qui ornait son chapeau sur les champs de bataille était-il toujours aussi blanc qu’on l’a prétendu ? Et s’est-il converti en lançant « Paris vaut bien une messe » ? Est-il mort d’avoir déclenché une guerre pour les beaux yeux d’un tendron ? Et la poule au pot ? Est-ce une idée de nostre bon Roy Henry ou une astuce de cuisinier ? La légende s’est très tôt emparée de son histoire, et il est parfois malaisé de distinguer le vrai du faux.

  Quatre cents ans après sa mort brutale, rue de la Ferronnerie, à Paris, Henri IV est en tout cas le monarque le plus populaire de notre histoire. Aventurier, séducteur, réconciliateur, bon vivant : il est l’un des héros fondateurs de l’identité française. Sa mémoire sera célébrée, tout au long de l’année, dans les musées, les châteaux mais aussi sur les places de villages autour d’une simple poule au pot.

  Le Figaro hors-série a voulu s’associer à cet anniversaire en reprenant après Voltaire, Hugo, Dumas, Michelet, Anouilh, le «Vive Henri IV! » de nos pères, dans le cinquante et unième numéro de sa collection.

  Historiens, écrivains, romanciers et même cuisiniers se sont associés à l’équipe du Figaro hors-série pour raconter ce que fut la vie de ce héros de notre roman national, faire revivre la France d’Henri IV et tenter de résoudre l’énigme de son assassinat par Ravaillac. Porté par une éblouissante illustration, où Job et Delacroix côtoient Pierre-Paul Rubens et François Clouet, enrichi de cartes et de généalogies, ce numéro forme un magnifique mémorial en l’honneur du roi béarnais.

  Captivant comme un roman d’Alexandre Dumas, éclairant comme un livre d’histoire, élégant comme une revue d’art, je puis vous assurer que ce hors-série a toute sa place dans votre bibliothèque.

  Michel De Jaeghere

  Directeur de la Rédaction

 
Aperçu du produit :

  Une chanson, datant de l’époque même d’Henri IV disait : « Vive Henri quatre / Vive ce roy vaillant ! / Ce diable à quatre / A le triple talent / de boire et de battre et d’être un vert galant » (1). C’est là résumé, en quelques lignes, le roi resté le plus populaire, bon vivant, coureur de jupons et de batailles.

  Sous la direction de Michel De Jaeghere, un numéro hors-série du Figaro va un peu plus loin dans la connaissance de ce monarque à qui rien ne fut facile et qui hérita d’un « pays en lambeaux ». Et qui sut imposer une idée neuve pardelà les partis : la nation. Cette volonté de rassemblement ne lui valut pas que des amis. On parle beaucoup de Ravaillac (sans doute instrumentalisé) parce qu’il fut régicide. Mais, avant lui d’autres – en 1593, 1504, en 1596, en 1602 – avaient tenté de le tuer.

  Le 14 mai prochain, jour anniversaire de l’assassinat de “Lou nousté Henric » (comme dit Caroline Parmentier), sera inauguré à Paris un « itinéraire Henri IV ». D’autres cérémonies se tiendront à Pau, à Blois, à Fontainebleau, à Bordeaux. Plus des expositions (dont nous reparlerons) au Louvre, aux Archives nationales, au château de Pau, à Sully-sur-Loire, à Chantilly, à Saint- Germain-en-Laye, etc. Et ce n’est que justice.

A.Sanders Quotidien Présent

(1) D’autres couplets complétèrent la chanson au XVIIIe siècle. Elle fut un hymne royaliste sous la Révolution et fut, par la suite, très prisée par les étudiants d’AF.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 13:11
DOSSIER DE L'ART
Créé en 1990. Monographie sur un sujet prestigieux d'histoire de l'art. Chaque dossier mensuel, rédigé par les meilleurs spécialistes, apporte une actualisation des connaissances due aux recherches historiques récentes, aux analyses comparatives et aux examens scientifiques.
Turner et ses peintres

N° 172 - Mars 2010 - 9.00 €

ISSN : 1161-3122

Dossier de l'Art n° 172 - Mars 2010

Description du numéro

Turner, précurseur de l’abstraction, s’inscrit paradoxalement dans la tradition. Ses affinités artistiques, avec Claude Lorrain, Poussin ou Rembrandt par exemple, ou avec les paysagistes anglais de son temps, habitent son œuvre et en ont déterminé en grande partie l’évolution, jusque dans ses œuvres ultimes les plus audacieuses. Cette promiscuité et ce dialogue permanent font l'objet d'une exceptionnelle manifestation au Grand Palais, comme de ce numéro du Dossier de l'Art qui vient accompagner, préparer ou prolonger la visite de l'exposition. En complément, découverte de quatre grandes collections de peinture anglaise : le Louvre, la Tate Britain, l'Institut de France et Waddesdon Manor.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 18:46

Crime et châtiment

  • Crime et châtiment
  • Prix : 7.90 €
A l’occasion de l’exposition « Crime et châtiment, de Goya à Picasso », au musée d’Orsay (du 10 mars au 10 juin 2010), Le Figaro et Beaux Arts magazine publient un hors-série exceptionnel.

Ce hors-série raconte l’histoire des plus grands criminels des deux derniers siècles. Il retrace l’intervention des grands artistes fascinés par ces assassins, présente l’institution pénitentiaire, enquête sur les premiers pas de la police scientifique et fait partager aux lecteurs les derniers jours des condamnés à mort.

Une vingtaine d’histoires racontées par des historiens et illustrés par les grands maîtres de l’art pictural. A une époque où la presse et le livre se répandent dans la population, ces « stars » du crime, devenus héros de feuilletons et de journaux illustrés, exercent une fascination sur les artistes : Géricault s’empare de l’affaire Fualdès (le procureur bonapartiste égorgé), Delacroix de Louvel (meurtrier du duc de Berry), David, Baudry et Munch de Charlotte Corday (la pasionaria de la contre Révolution).

 
Aperçu du produit :


 


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15, avenue Foch
93360 NEUILLY PLAISANCE
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