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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:13
L'Agrif ouvre un nouveau site

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 19:03
L’Europe a oublié ses racines chrétiennes

Article en ligne avec l’autorisation de l’auteur le Père Samuel, publié sur le Père Ubu de Mars 2007.

À l’origine, Europe était, dans la mythologie grecque, le nom d’une déesse enlevée par le dieu Zeus, à qui elle donna trois enfants. Aujourd’hui, Europe est le nom du plus petit des cinq continents (10 millions de km²), délimité au Nord par l’Océan Arctique, à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Sud par la mer Méditerranée, à l’Est par les Monts Oural et la mer Caspienne (en Russie).


L’Europe a été civilisée par deux grandes cultures : la culture de la Grèce et de l’Empire romain, qui s’est développée pendant l’Antiquité, et ensuite la culture judéo-chrétienne qui a prédominé pendant tout le Moyen Âge. Ce sont ces deux cultures qui ont en grande partie forgé l’identité européenne et ont donné aux Européens des valeurs communes.

Héritage chrétien de l’Europe À ce propos, en juin 2006, la revue Aventures et dossiers secrets de l’Histoire (n°64) se posait la question suivante : « L’Église catholique a-t-elle fondé notre civilisation ? » Pour y répondre, cette revue a analysé le livre de l’historien américain Thomas E. Woods intitulé How the Catholic Church Built Western Civilization (« Comment l’Église catholique a bâti la civilisation occidentale ») et en a retenu trois points importants : le rôle des moines et des monastères dans la conservation de l’héritage antique, le rôle de la papauté dans le développement des universités et le rôle des hommes d’Église en général dans le développement des sciences.

Savoir antique et monastères À une époque (Ve-VIe siècles) où l’Europe occidentale était agitée de troubles provoqués par le déclin progressif et la chute (476) de l’Empire romain d’Occident, les ordres monastiques ont été les seuls lieux où le savoir antique a pu être conservé.

Sans l’immense travail des moines copistes, qui recopiaient soigneusement et patiemment les anciens manuscrits, nous aurions certainement oublié la plupart des œuvres des poètes, savants et philosophes grecs et latins qui ont été à la base de notre culture européenne. Les ordres monastiques, dont le plus connu est celui des Bénédictins, fondé au début du VIe siècle par saint Benoît († 547), ont également valorisé le travail manuel et contribué au développement de l’agriculture et de l’industrie :

« Les abbayes fermées par Henry VIII d’Angleterre [1491-1547], dans le cadre de sa politique de confiscation des biens du clergé [catholique], produisaient au XVIe siècle un métal d’une pureté comparable à celle obtenue avec les moyens modernes. La politique anticléricale du souverain [anglais] entraînera un retard d’un à deux siècles dans le développement de ces techniques. » T. WOODS, d’après Aventures et dossiers secrets de l’Histoire, p.43.

Conformément à la règle bénédictine, « les monastères tenaient lieu d’auberges gratuites, offrant le repos et la sécurité aux voyageurs, aux pèlerins et aux pauvres. […] Parfois même les moines se chargeaient de guider ceux qui avaient besoin d’un abri. » (Aventures et dossiers…, p.43-44).

Papauté et universités Les papes ont joué un rôle déterminant dans la fondation et le développement, à partir du XIIIe siècle, des universités européennes dont les premières se sont ouvertes en Italie (Bologne, Naples), en France (Paris, Montpellier) et en Angleterre (Oxford, Cambridge).

« Les universités ont été considérées par la hiérarchie ecclésiastique comme faisant partie des joyaux [trésors] du Christianisme, celle de Paris étant même qualifiée de “nouvelle Athènes” : on n’a pas attendu la période officiellement qualifiée de “Renaissance” (le XVIe siècle) pour honorer en Occident l’Antiquité classique. » Aventures et dossiers secrets de l’Histoire, p.49.

Effectivement, à la fin du Moyen Âge (vers 1500), c’est-à-dire avant la naissance du protestantisme, l’Europe comptait 66 universités. L’université de Louvain, par exemple, fut fondée en 1425 par le pape Martin V (1417-1431).

Hommes d’Église et sciences Tout au long de son histoire, l’Église a donné de grands savants à l’humanité. Citons quelques exemples : (ajouter Gutenberg)

• Saint Isidore de Séville (570-636), Espagnol, auteur d’une encyclopédie reprenant l’ensemble des connaissances de son époque. • Gerbert d’Aurillac, savant et moine clunisien devenu pape sous le nom de Sylvestre II (999-1003), a notamment inventé un type d’horloge. • Saint Albert le Grand (1200-1280), théologien et philosophe allemand, dominicain et maître de saint Thomas d’Aquin, a enseigné dans plusieurs universités européennes. • Robert de Sorbon (1201-1274), chapelain du roi saint Louis, a fondé (1257) un collège pour les étudiants pauvres : la Sorbonne. • Salvino Degli Armati († 1317), religieux italien, a inventé les lunettes vers 1285 (Larousse du XIXe siècle, tome 14, p.151, col.4). • Luca Pacioli (1445-1517), franciscain italien, a inventé la comptabilité et publié une encyclopédie des connaissances mathématiques. • Francisco de Vitoria (1492-1549), théologien et dominicain espagnol, est le « véritable fondateur du droit international » selon les termes du Grand Larousse encyclopédique (tome 5, 1962, p.239). • Nicolas Sténon (1638-1686), anatomiste et géologue danois converti au catholicisme et devenu évêque, a fondé la paléontologie et la stratigraphie.

À propos des savants chrétiens du Moyen Âge, le grand historien Jacques Heers déclarait très justement :

« C’est à Byzance, non chez les “Arabes”, que les clercs de l’Europe sont allés parfaire leur connaissance de l’Antiquité. […] Rendre les Occidentaux tributaires des leçons servies par les Arabes est trop de parti pris et d’ignorance : rien d’autre qu’une fable, reflet d’un curieux penchant à se dénigrer soi-même. » Jacques HEERS, « La fable de la transmission arabe du savoir antique », dans La Nouvelle Revue d’Histoire, n°1 juillet-août 2002, p.52.

Ignorance et indifférence des Européens actuels Malheureusement, depuis quelques décennies, les Européens oublient de plus en plus leur héritage culturel chrétien qui leur est pourtant si nécessaire :

« Quels que soient les progrès de la laïcisation des sociétés et des États et le recul de la pratique religieuse au cours des dernières décennies, le christianisme reste l’un des fondements de la civilisation européenne. C’est pourquoi, au-delà des options personnelles de chacun, ignorer l’histoire et le contenu du christianisme, c’est se condamner à ne rien comprendre à la plupart des grandes œuvres de l’art et de la littérature de l’Europe.

Comment lire Pascal ou Dostoïevski, mais aussi Voltaire, Dickens ou Gide, comment visiter Notre-Dame de Chartres ou Saint-Pierre de Rome, le musée du Louvre ou la Pinacothèque de Munich, sans disposer de cette clé indispensable ? Et que dire de l’histoire même de l’Europe à laquelle l’histoire du christianisme est intimement mêlée ?

De plus, même si la pratique a reculé, la foi chrétienne reste partagée par de nombreux Européens : la vitalité de l’Église orthodoxe en Russie est soulignée par tous les observateurs, l’Église catholique joue en Pologne le rôle que l’on sait, cependant que l’autorité morale du pape s’étend bien au-delà des fidèles de l’Église romaine. Par ailleurs, depuis le XVIe siècle, le christianisme, sous sa forme catholique, protestante ou orthodoxe, a gagné les autres continents et fait désormais partie intégrante des civilisations américaine et africaine. » François LEBRUN, Les grandes dates du christianisme, Paris, Larousse, 1989, « Préface », p.5.

Conséquences de l’ignorance et de l’indifférence Cette ignorance et cette indifférence religieuses de la part des Européens ont deux conséquences graves. Premièrement, les États européens méprisent leur héritage judéo-chrétien au point de refuser de mentionner dans la constitution européenne le rôle important du christianisme dans l’histoire de l’Europe. C’est vraiment honteux et ingrat de la part de nos dirigeants !

Deuxièmement, les Européens, ignorant leur héritage culturel, sont plongés dans une indifférence totale vis-à-vis des autres cultures qui viennent s’établir en Europe, y compris vis-à-vis de l’Islam qui pourtant s’est toujours opposé fermement et dangereusement à la culture occidentale. En effet, depuis que l’Islam existe (VIIe siècle après J.-C.), les musulmans ont toujours voulu envahir l’Europe, aussi bien avant qu’après les Croisades :

• En 711, les arabo-musulmans ont conquis l’Espagne puis ont ravagé la France jusqu’à Poitiers où ils ont été arrêtés par Charles Martel en 732. • En 846, après avoir envahi la Sicile et le Sud de l’Italie, ils ont assiégé Rome, capitale de la chrétienté, et saccagé les basiliques de Saint-Pierre du Vatican et de Saint-Paul hors-les-murs. Serge II (102ème pape, 842-847) a été contraint de verser aux musulmans un tribut annuel de vingt-cinq mille pièces d’argent. Pour empêcher d’autres attaques, son successeur saint Léon IV (847-855) a entouré le Vatican de remparts. • Dès le XIVe siècle, les Ottomans (turcs-musulmans) ont envahi l’Europe balkanique et sont allés jusqu’à Vienne, la capitale de l’Autriche, qu’ils ont assiégée à deux reprises (1529 et 1683).

Heureusement, à chaque fois, l’Europe chrétienne a résisté courageusement et a repoussé peu à peu les envahisseurs musulmans hors de ses frontières. Heureusement aussi que les Croisades ont eu lieu car sans elles, l’Europe entière aurait été ravagée par l’Islam.

Mais aujourd’hui, à cause de l’ignorance et de l’indifférence religieuses des Européens, l’Islam est partout présent en Europe. L’Europe, qui est de moins en moins chrétienne, s’islamise de plus en plus. Les musulmans établis en Occident apprennent à maîtriser les moyens techniques et technologiques des Occidentaux. Mais ils restent musulmans. Par conséquent, il ne faut pas s’étonner que plusieurs d’entre eux commettent, grâce à la technologie occidentale, des attentats contre les non-musulmans, considérés par l’islam comme des infidèles, des incrédules :

« Lorsque vous rencontrez les incrédules, frappez-les à la nuque jusqu’à ce que vous les ayez abattus : liez-les alors fortement. » Le Coran, sourate 47, v.4 (trad. D. MASSON).

Dans quelques années, le problème majeur de l’Europe sera l’Islam présent au cœur de l’Occident. Mais à ce moment-là, il sera trop tard pour réagir. Amenez en Europe des millions de bouddhistes, de Congolais et de Latino-Américains, vous n’aurez pas de problèmes. Mais si vous laissez l’Islam s’installer en Europe, vous aurez toujours des problèmes car, à l’appel d’un seul imam lancé dans une mosquée bâtie en Europe, les musulmans de l’Europe entière seront capables de se manifester violemment contre les non-musulmans.

D’ailleurs, ils ont déjà montré leur haine contre leurs pays d’accueil, en novembre 2005, lors des émeutes dans les banlieues en France (incendies et destructions de voitures, d’écoles et de commissariats) ou encore en février 2006 quand ils ont manifesté parfois violemment dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde contre les caricatures de Mahomet.

Dans ces deux cas, quelques coups de téléphones ont suffi pour mobiliser des milliers de musulmans dans les rues, face à une police impuissante et à un monde politique terrorisé. Dans le passé, les Italiens, les Portugais, les Espagnols, les Polonais, les Grecs qui ont émigré en France, ont travaillé durement et ont vécu dans des conditions difficiles mais jamais ils ne se sont révoltés contre la France qui les avait accueillis car, comme les Français, tous ces peuples partagent la même civilisation judéo-chrétienne.

Contrairement à ces peuples européens, les peuples qui émigrent aujourd’hui en France sont généralement musulmans. Or, comme le disait le grand historien belge Henri Pirenne († 1935) : à cause de leur religion, les musulmans sont inassimilables ! Sujet à réflexion…

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:18

 

1970-1973

La voie chilienne vers le socialisme

lundi 30 août 2010 - Lucilio

Très loin d’un projet « progressiste » mais modéré et utilisant la voie démocratique, le programme politique de l’Unité Populaire mené par Allende relevait de la classique ligne bolchévique.

Cette semaine, cela fera maintenant 40 ans qu’à travers le monde la gauche célèbre le régime de Salvador Allende et sa fameuse « révolution avec empanadas [1] et vin rouge ». Depuis la chute du Mur de Berlin, on a certes fait le constat définitif de l’échec du socialisme et de son incapacité à tenir ses promesses théoriques. Mais cette défaite idéologique a créé chez certains un attachement à un passé idéalisé et vénéré d’un Lénine, d’un Mao, d’un Che Guevara ou d’un Salvador Allende. S’accrochant à ces icônes, ceux-ci abusent de la mauvaise foi, déforment les événements, tentant de réécrire l’Histoire afin de s’accommoder d’un passé illusoire au lieu de prendre connaissance des faits et d’essayer de comprendre la réalité. Parce que, dans les faits, la réalité Allende a été beaucoup plus sinistre que le laisse supposer l’hagiographie entretenue depuis les années ’70.

La « voie chilienne vers le socialisme » débuta le 4 septembre 1970, lorsque, après une campagne électorale où les partis politiques s’opposèrent avec véhémence, Salvador Allende, candidat de l’Unité Populaire (une coalition de six partis de gauche), obtint 36,6% des voix aux élections présidentielles chiliennes, devançant de moins de 40.000 votes Jorge Alessandri, du Parti National (35,3%) et Radomiro Tomic, de la Démocratie Chrétienne (28,1%). Le candidat de la gauche chilienne ne recueillait donc qu’un peu plus du tiers des suffrages de la population, obtenant même moins de voix que lors des précédentes présidentielles de 1964 (38,9%). Dans le cas où aucun candidat n’obtenait la majorité absolue, la règle constitutionnelle ne prévoyait pas de second tour et, comme le stipulaient les articles 64 et 65 de la constitution, Allende fut choisi par le congrès entre les deux premiers candidats ayant obtenus le plus de voix et proclamé à la présidence le 24 octobre 1970 – malgré diverses manœuvres des éléments les plus radicaux de la droite et une tentative rapidement avortée des services secrets américains de fomenter un coup d’État. Cette désignation put se faire grâce à l’appui de Tomic qui aspirait à une poursuite de la politique d’État providence initiée par le précédent président démocrate-chrétien Eduardo Frei. En échange de cet appui, Allende devait signer un Statut de garanties constitutionnelles et s’engager à n’entreprendre des réformes structurelles que par la voie législative. Le patron de l’Unité Populaire signera bien ce document mais ne l’honorera jamais. Il se vantera d’ailleurs six mois plus tard de sa duplicité dans une entretien avec Régis Debray, expliquant que la signature de ce pacte de respect de la constitution n’avait été qu’une simple concession tactique afin d’accéder au pouvoir, sans conséquence aucune sur le développement de sa politique révolutionnaire et sa volonté de rupture de l’ordre constitutionnel.

Car, très loin d’un soi-disant projet « progressiste » mais modéré et utilisant la voie démocratique, le programme politique de l’Unité Populaire mené par Allende relevait bien de la classique ligne bolchévique. Ainsi, pour les dirigeants du Parti radical, le moins gauchiste de la coalition : « [...] seulement en dehors du système capitaliste se trouve la solution pour la classe travailleuse » ; « Le processus révolutionnaire chilien est irréversible [...] transformant ceux qui résistent en contre-révolutionnaires » ; « Le Parti radical est socialiste et sa lutte est dirigée en vue de la construction d’une société socialiste [...] » ; « [...] nous acceptons entre autres le matérialisme historique et la lutte des classes comme interprétation de la réalité ». (Déclaration politico-idéologique approuvée lors de la 25e Convention nationale du Parti radical en 1971) Tandis que pour le Parti socialiste fondé par Allende : « Le Parti socialiste, comme organisation marxiste-léniniste, pose la prise du pouvoir comme objectif stratégique à atteindre [...] » ; « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. [...] Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense » ; « Les formes pacifiques ou légales de lutte ne conduisent pas en elles-mêmes au pouvoir. Le Parti socialiste les considère comme des instruments limités d’action, intégrés au processus politique qui nous emmène à la lutte armée » ; « Il est possible pour le gouvernement de détruire les bases du système capitaliste de production. En créant et en élargissant l’aire de "propriété sociale" aux dépens des entreprises capitalistes et de la bourgeoisie monopolistique, nous pourrons leur quitter le pouvoir économique » ; « L’État bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s’emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C’est ce qui s’appelle la dictature du prolétariat ; » (22e congrès général du Parti socialiste, Chillán, 1967)

Pour réaliser, contre la volonté de la grande majorité des Chiliens, ce programme révolutionnaire, trompeusement appelé de « transition démocratique vers le socialisme » et dans le cadre du planisme et de la centralisation économique définis par la convention de Chillán, le gouvernement Allende employa plusieurs méthodes : intervention directe dans les entreprises, acquisition d’actions par l’État grâce aux réserves budgétaires, à un déficit public massif et à la planche à billets, expropriations (régulièrement condamnées par les tribunaux pour leur caractère illégal) ou mises sous tutelle après réquisitions d’entreprises privées grâce à l’opération connue sous le nom d’« Opération Asphyxie ». Pour ce genre d’opération, la tactique consistait à provoquer, grâce aux cellules de l’Unité Populaire et du Front des Travailleurs Révolutionnaires (syndicat lié au groupe terroriste MIR, Mouvement de la Gauche Révolutionnaire), des conflits sociaux et des grèves dans les entreprises privées pour ensuite les accuser de ne pouvoir maintenir la production et appliquer ainsi le décret-loi 520 hérité de la République socialiste de 1932 – tombé en désuétude depuis des décennies, mais jamais abrogé – qui autorisait l’intervention du pouvoir central dans toutes les industries productrices d’articles de première nécessité. Dans le même temps, le gouvernement d’Allende s’empara du système bancaire chilien. Cette prise de contrôle s’effectua par l’achat massif d’actions des banques privées grâce aux fonds publics. Souvent, la simple menace suffisait pour semer la panique chez les actionnaires et faire chuter les actions pour les acquérir à vil prix.

Les conséquences de cette politique ne furent pas longues à se manifester. Tout d’abord, l’augmentation des dépenses publiques et des salaires par décret permit à l’économie chilienne d’enregistrer, durant la première année du gouvernement Allende (sarcastiquement appelée « l’année des cadeaux » par les Chiliens), une croissance économique en trompe-l’œil d’un peu plus de 8% et une baisse du taux de chômage (en grande partie grâce au doublement du nombre de fonctionnaires). Mais, inévitablement, le planisme économique (qui ira jusqu’à un délirant essai de contrôle par ordinateur et en temps réel de l’économie, le projet Cybersyn), la politique monétaire laxiste, la reforme agraire menée en dépit du bon sens et souvent avec une violence anarchique, conjugués à la nationalisation d’un grand nombre d’industries (dont la production chutera de 10% chaque année suite à la gestion calamiteuse de commissaires politiques incapables, en remplacement des anciens propriétaires ou administrateurs), de 80% des établissements financiers et de 30% des terres agricoles finirent par déstabiliser complètement l’économie chilienne : baisse du PIB qui se retrouve en 1973 au même niveau que 1970, pouvoir d’achat chutant de 10% d’octobre 1970 à avril 1973 sur base des prix alimentaires, dépenses publiques passant de 13% du PIB en 1970 à 53% en 1973 avec un déficit budgétaire sautant de 39% des recettes de l’État en 1970 à 115% en 1973, production agricole en chute libre retombant au niveau de 1936 suite au triplement des grèves des ouvriers agricoles dès 1970 et aux affrontements consécutifs à l’usurpation violente de centaines de propriétés par les partisans les plus radicaux de l’Unité populaire, explosion des importations de 916 millions de dollars en 1970 à 1,5 milliard en 1973, exportations stagnantes, balance commerciale excédentaire de 156 millions de dollars en 1970 devenant déficitaire de millions en 1971, 253 millions en 1972 et 249 millions en 1973, augmentation de la dette extérieure de 500 millions de dollars entre 1970 et 1973, etc. Et, finalement, le déchaînement de l’inflation et l’établissement d’un plafonnement des prix, qui au lieu de juguler l’augmentation des prix créera des ruptures dans l’approvisionnement et conduira à l’hyper-inflation (de 27% en 1970 à officiellement 323% en septembre 1973, mais réellement de 500 à 600% et avec une monnaie chilienne dévaluée de plus de 12.000% face au dollar), laissant les commerces désapprovisionnés, donnant naissance aux typiques queues devant les magasins des pays soviétiques et la majorité des biens de première nécessité ne se trouvant plus qu’au marché noir. Le pays restera finalement sans réserves, ne serait-ce que pour importer les denrées les plus élémentaires (le 7 septembre 1973, le gouvernement Allende annonçait que les réserves de farine ne pouvaient couvrir que quelques jours).

Après deux ans de cette gestion socialiste, le Ministre de l’Économie Carlos Matus reconnaissait dans une interview reprise par Der Spiegel en octobre 1972 : « Selon les critères économiques conventionnels, nous sommes réellement en crise. Par exemple, si le précédent gouvernement avait été dans notre situation économique, il aurait été liquidé depuis longtemps. » Mais, après avoir expliqué comment cette situation permettait au gouvernement d’imposer sa politique, il concluait : « Ce qui pour vous est une crise, est pour nous la solution. » En effet, tel était le projet marxiste : détruire de fond en comble la structure socioéconomique chilienne afin de pouvoir imposer la dictature du prolétariat revendiquée par le parti d’Allende. C’est ainsi que l’inflation galopante et les « mesures destinées à la combattre » permirent d’établir un contrôle policier sur la population, qui aurait été autrement inacceptable. Le gouvernement se servit de ce prétexte pour imposer un système de rationnement (chose jamais vue dans toute l’histoire du Chili depuis la conquête espagnole) qui octroyait aux Juntes d’approvisionnement et de prix (JAP) – naturellement aux mains des partisans de l’Unité Populaire – des pouvoirs considérables pour contrôler la vie quotidienne des citoyens. Par ailleurs, en maintenant artificiellement bas par décret les salaires des travailleurs qualifiés et des professions libérales, le gouvernement, toujours dans la ligne de son programme politique, ruinait une classe moyenne victime de l’inflation galopante. En établissant des quotas de production, en contrôlant le commerce avec l’étranger ainsi que les licences d’importation, en manipulant arbitrairement les taux de change et en fixant les prix de fabrication, l’objectif de l’Unité Populaire visait la concentration de tous les pouvoirs entre ses mains. L’expérience chilienne mettait ainsi en évidence une vérité prédite des décennies auparavant par les économistes autrichiens Mises et Hayek : le contrôle par l’État de l’économie est le « chemin de la servitude » qui finit par étrangler les libertés individuelles, la vie privée et le pluralisme idéologique.

Car une des autres cibles du gouvernement Allende fut la presse et la liberté d’expression : attaques contre les journaux El Mercurio, La Segunda, Tribuna, Mañana, etc. ; nationalisation de la maison d’édition Zig-Zag ; tentative de prise de contrôle de la Compagnie Manufacturière de Papiers et de Cartons afin de s’assurer du monopole de la production de papier pour censurer la presse d’opposition ; tracasseries multiples contre la chaîne de télévision Canal 13 ; harcèlements et agressions sans fin à l’encontre de journalistes d’opposition jusqu’à des cas de tortures ou d’enlèvements. Les derniers mois du régime marxiste virent s’installer une répression généralisée et des assassinats fréquents d’opposants, mais aussi de travailleurs et de défavorisés (comme le dénoncera d’ailleurs l’extrême-gauche chilienne). En novembre 1972, se trouvant dans l’incapacité de mater des soulèvements d’ouvriers et de mineurs dans différentes provinces du pays, Allende appela l’armée à participer à son gouvernement et intégra trois militaires de haut rang à son cabinet pour donner l’illusion à la population de la recherche d’un apaisement social.

Moins de trois années d’expérimentations socialistes suffirent pour que la crispation politique et sociale s’exacerbât de manière paroxystique à travers toute la société chilienne jusqu’au sommet de l’État (on verra ainsi Allende s’entourer d’une garde prétorienne armée composée de membres du MIR et des Jeunesses socialistes, connu sous le nom, grossièrement teinté d’euphémisme, de « Groupe d’amis personnels », GAP). Avec la connivence du gouvernement, de grands stocks d’armes étaient introduits dans le pays et accumulés par les marxistes dans leurs fiefs (« cordons industriels » composés d’industries nationalisées et autres). Comme ce fut le cas avec l’envoi, en mars 1972, de treize caisses de « cadeaux personnels » de Fidel Castro à Allende qui furent interceptées à la douane chilienne : une tonne d’armes et de munitions que le Ministre de l’Intérieur, rameuté dare-dare à l’aéroport pour rabrouer les fonctionnaires trop zélés, emporta vers la maison de Allende de la rue Tomás Moro. Un épisode rocambolesque qui ne représentait que la partie visible de l’iceberg. Avec ces armes, le MIR – dirigé par un neveu d’Allende et responsable de dizaines d’assassinats complaisamment couverts – et d’autres groupes révolutionnaires tolérés développaient une stratégie de « pouvoir dual » parallèle au gouvernement, avec des milices entraînées par des centaines d’assesseurs issus des pays communistes, essentiellement castristes (dont le responsable des services secrets cubains, Manuel « Barbe rouge » Piñeiro). L’objectif était de faciliter la « transition vers le socialisme » par le biais d’occupations illégales de terres et d’entreprises, ainsi que le meurtre d’opposants – le plus marquant étant celui de Pérez Zujovic, démocrate-chrétien, ancien vice-président et ministre dans le précédent gouvernement Frei, assassiné en juin 1971 par un commando du groupe extrémiste Avant-garde Organisée du Peuple (VOP), composé en partie d’anciens membres des Jeunesses communistes. Les marxistes se préparaient également à une guerre civile contre les forces armées tout en tentant de les infiltrer – et ce alors que l’armée chilienne n’était plus intervenue politiquement depuis plus d’un demi-siècle. Ces manœuvres d’infiltration seront d’ailleurs un des éléments qui décideront les militaires à renverser Allende. Par ailleurs, des milliers de révolutionnaires professionnels entraient dans le pays en provenance du Brésil, de l’Uruguay, de l’Argentine, du Pérou, du Nicaragua, du Honduras, etc. Alors qu’en novembre 1971 Castro s’installait au Chili comme à demeure durant près d’un mois et qu’était multiplié le personnel de l’ambassade cubaine, dépassant finalement celui de tout autre représentation diplomatique.

Pendant ce temps, le pouvoir législatif, majoritairement hostile au gouvernement dès 1972 (les démocrates chrétiens floués par Allende lui ayant retiré leur appui), était systématiquement bafoué par l’exécutif. Ainsi, chaque fois qu’un de ses ministres était renversé par une motion de censure, Allende le gardait dans son cabinet en lui attribuant un autre portefeuille. Pire, son gouvernement attaquait de front l’indépendance de la justice chilienne, soit en violant de manière répétée les jugements des tribunaux, soit en n’y donnant pas suite. De 1972 à 1973, la Cour Suprême du Chili et le Contrôleur Général de la République (la plus haute juridiction administrative) ne cesseront de protester et de dénoncer en pure perte le non respect des décisions judiciaires ainsi que les abus administratifs. Allende – montrant son parfait rejet du cadre constitutionnel – répondra en déclarant qu’en période de révolution, c’était au pouvoir politique de décider de l’opportunité de l’application des arrêts de justice. Le conflit institutionnel ne put malheureusement être résolu lors des élections parlementaires du 11 mars 1973. Car même si l’opposition à l’Unité Populaire remporta une large victoire sous la bannière unitaire de la Confédération de la Démocratie en enlevant 86 sièges sur 150 à la Chambre, elle rata de peu les 90 députés qui auraient permis une mise en accusation formelle d’Allende pour violation répétée de la constitution et des lois chiliennes.

Néanmoins, le 23 août 1973, les parlementaires chiliens, dans une résolution approuvée à 81 voix contre 47 – après le rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du gouvernement d’Allende –, demanderont officiellement aux autorités, mais surtout aux forces armées et de police de mettre fin immédiatement aux situations de fait mentionnées. À savoir que le gouvernement de l’Unité Populaire décrétait dans des domaines qui relevaient de la compétence exclusive du parlement ; qu’il bafouait les prérogatives de ce dernier en refusant de se soumettre à son contrôle et en ignorant les motions de censure contre plusieurs de ses ministres ; qu’il empêchait la promulgation de lois votées par les chambres ; qu’il harcelait la magistrature pour qu’elle se plie à sa politique, en violation de la séparation des pouvoirs et couvrait des attaques perpétrées contre ses membres ; qu’il paralysait l’action du Ministère public contre des criminels activistes proches du gouvernement ; qu’il infraignait les lois consacrant le principe de séparation des pouvoirs en empêchant l’application des condamnations prononcées par la justice contre ces criminels ; qu’il bloquait systématiquement les décisions du Contrôleur général de la République ; qu’il violait le principe d’égalité devant la loi en refusant la protection de la loi aux personnes qui n’étaient pas de son camp ; qu’il portait atteinte à la liberté d’expression (pressions économiques, fermetures illégales, emprisonnements de journalistes, appropriation partisane et violation de la prérogative du Sénat dans la nomination de la direction de la télévision publique, etc.) ; qu’il ne respectait pas l’autonomie des universités ni leur droit à disposer de canal de télévision, notamment en couvrant la prise de possession illégale et violente de ces chaînes par ses partisans ; qu’il portait atteinte, par la violence, au droit de réunion pacifique d’opposants à son régime alors même qu’il tolérait les réunions en armes de ses partisans et les attaques de ces derniers contre l’opposition ; qu’il attaquait la liberté d’enseignement en voulant, illégalement, par décret, imposer un plan éducatif marxiste ; qu’il violait le droit constitutionnel de propriété en couvrant plus de 1.500 occupations illégales de propriétés et en défendant la prise de possession illégale de centaines d’entreprises et de commerces, spoliant ainsi les propriétaires légitimes ; qu’il avait régulièrement recours aux arrestations illégales et autorisait que des personnes soient soumises à la torture ; qu’il ne respectait pas les droits de nombreux syndicats et faisait usage de violence contre eux ; qu’il violait la constitution en exigeant des Chiliens des conditions non requises par la loi pour sortir du pays et en créant ou en autorisant nombre d’organismes séditieux (Commandos communaux, Comités de surveillance, etc.) et en leur reconnaissant une autorité illégale en contradiction avec les autorités et les organismes constitutionnels ; qu’il brisait le cadre de l’État de droit en formant et en permettant le développement de groupes paramilitaires et en tentant d’utiliser les forces armées et de police à des fins partisanes ; etc.

Finalement, deux semaines plus tard, le 11 septembre 1973, l’armée chilienne assiégeait le Palais de la Moneda où s’était réfugié Allende, qui plutôt que de se rendre et partir en exil, préféra se donner la mort. Le rôle exact des États-Unis lors de ces événements aura longtemps fait l’objet de controverses. Toutefois, même s’il est probable que les services secrets américains aient eu connaissance du coup d’État en préparation, ni le rapport Hinchey ni la commission sénatoriale Church n’ont trouvé aucune preuve de l’implication des États-Unis dans le renversement d’Allende par les militaires. Cinq jours après le coup d’État, Patricio Aylwin – patron de la Démocratie Chrétienne et premier président élu du Chili après la dictature militaire – expliquait, dans une entrevue à la télévision espagnole, comment l’Unité Populaire tentait d’installer une dictature socialiste et que l’action préventive de l’armée fut salvatrice. Et le mois suivant, le prédécesseur d’Allende à la présidence, le chrétien-démocrate Eduardo Frei, rappelait également au journal espagnol ABC comment les militaires avaient été appelés par les parlementaires chiliens afin qu’ils remplissent leur obligation légale de sauvegarde du cadre constitutionnel du pays.

Jamais une révolte contre un gouvernement liberticide prêt à imposer la dictature d’une minorité sur la majorité ne fut aussi nécessaire au 20e siècle. Et l’intervention de l’armée – à la demande du parlement – ne fut donc pas une surprise pour les Chiliens qui l’attendaient, avec crainte ou espoir, depuis des mois. Mais celle-ci surprit par sa violence brutale teintée de revanchisme idéologique. Les militaires appliquèrent, en effet, une stratégie visant à couper toutes les têtes des mouvements révolutionnaires et utilisèrent sciemment la terreur, dont les dimensions ne furent pas dissimulées afin de provoquer une réaction de panique auprès de la gauche chilienne : arrestations extra-judiciaires, tortures et exécutions sommaires. Les rapports Rettig de 1991 (Commission Nationale de Vérité et Réconciliation) et Valech de 2004 (Commission Nationale sur la Prison Politique et la Torture) ont ainsi recensé 33.221 arrestations, 2.008 personnes tuées et 1.183 autres disparues. Essentiellement, la répression militaire connut une phase aiguë durant les premiers mois (y compris des affrontements armés avec des membres de l’Unité populaire), dont la virulence diminua dès lors que le contrôle sur le pays fut bien établi par la junte au pouvoir, notamment grâce à l’exil offert à beaucoup (entre 20.000 et 30.000 Chiliens abandonnèrent le pays les deux premières années de la dictature) et parce que la répression découragea les anciens partisans d’Allende.

Ainsi s’achevèrent lamentablement et tragiquement ces trois années de socialisme à la chilienne, cette route de la servitude tracée par Allende, pavée de planisme, d’inflation, de rationnement, d’appauvrissement, d’étouffement de la liberté, de violations des droits qui mèneront à la dictature militaire, désolante prolongation d’une violence politique initiée par l’Unité populaire. Comme le concluait The Economist dans son éditorial du 15 septembre 1973 : « Le gouvernement militaro-technocratique qui est apparemment en train de prendre forme tentera de reconstruire le tissu social que le gouvernement Allende a détruit. Cela signifiera la mort provisoire de la démocratie au Chili, ce qui sera déplorable, mais il ne faut pas oublier qui a rendu cela inévitable. »

Bibliographie :

- Alejandro Concha & Julio Maltés, Historia de Chile, Bibliográfica internacional, 2003
- Sofía Correa, Consuelo Figueroa, Alfredo Jocelyn-Holt, Claudio Rolle & Manuel Vicuña, Documentos del siglo XX chileno, Editorial Sudamericana, 2001.
- Sofía Correa, Consuelo Figueroa, Alfredo Jocelyn-Holt, Claudio Rolle & Manuel Vicuña, Historia del siglo XX chileno, Editorial Sudamericana, 2001.
- Regis Debray, Entretiens avec Allende sur la situation au Chili, Maspero, 1971.
- Suzanne Labin, Chile, the Crime of Resistance, Foreign Affairs Pub. Co, 1982.
- Robert Moss, Chile’s Marxist Experiment, David & Charles, 1975.
- Robert Moss, The Collapse of Democracy, Sphere, 1977.
- Marie-Noëlle Sarget, Histoire du Chili, L’Harmattan, 1996.
- José Toribio Merino, Bitácora de un almirante. Memorias, Editorial Andrés Bello, 1988.
- James Whelan, Out of the Ashes : Life, Death and Transfiguration of Democracy in Chile, 1833-1988, Regnery Pub, 1989.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:54

 Tribune libre de Paysan Savoyard

La France (et l’Europe) sont en train d’être envahies par des populations d’origine étrangère, maghrébines et africaines en particulier. Si l’immigration, légale et clandestine, n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés déjà présents ne sont pas reconduits, nous allons devenir, nous les Français de souche européenne, minoritaires dans notre propre pays et notre civilisation, la civilisation européenne, va disparaître.

En l’absence de données officielles, on peut estimer le nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne qui sont installées en métropole a au moins 12 millions. Ce nombre augmente chaque année d’environ 400 000 (le nombre des entrées légales s’élève à 160 000, chiffre officiel, celui des entrées clandestines peut être évalué à au moins 30 000, celui des naissances issues de l’immigration à 250 000 et à 60 000 celui des départs et décès, qui viennent en déduction). A ce rythme, la population de souche européenne sera minoritaire d’ici la fin du siècle (probablement dès 2050 chez les moins de 50 ans).

Cette immigration de peuplement massive constitue un bouleversement d’ampleur historique. Contrairement à ce qu’affirment les immigrationnistes, la France en effet n’a pas toujours été, tant s’en faut, un pays d’immigration. Le phénomène migratoire ne date que du milieu du 19e siècle. Jusque-là – et pendant mille ans – la France n’avait connu ni invasion réussie ni immigration et sa population était restée homogène. Ce dernier élément est déterminant : jusqu’aux années 1960, l’immigration reste européenne ; elle n’est extra européenne que depuis seulement… 50 ans.

 

Si rien n’est fait, l’ampleur des flux migratoires va faire disparaître notre civilisation. Nos règles de vie en société seront bouleversées (c’est ainsi que la discrimination positive, par exemple, vient d’ores et déjà contrevenir au principe d’égalité). Confrontés à l’afflux de populations qui manifestent d’importants besoins sociaux et contribuent peu à leur financement, nos services publics et nos systèmes sociaux, déjà fragilisés, seront mis en faillite. Les villes et leurs périphéries iront en se tiers-mondisant (ainsi que l’illustre déjà la multiplication des campements illégaux de nomades). L’invasion migratoire va se traduire également par une augmentation continue de la délinquance, de la violence, des incivilités. En butte à l’état d’esprit et au comportement agressif et hostile d’une partie croissante de la population immigrée (dont témoignent par exemple les clips et les textes de Rap), les Français de souche européenne devront de façon toujours plus fréquente éviter certains lieux, certains trajets, certains horaires, et, sur le qui-vive, passer leur chemin en baissant les yeux.

Il se trouve que l’immigration est acceptée, justifiée, encouragée et organisée par la classe dirigeante française (et européenne). Tous les gouvernements de la cinquième république ont voulu et mis en oeuvre cette immigration non européenne massive. A l’exception du parti « national », tous les partis politiques, de gauche, de droite, du centre, de l’extrême-gauche et de l’écologie, sont favorables à la poursuite de l’immigration légale (ou la considèrent du moins comme inévitable). C’est ainsi qu’en 2007 encore, M. Sarkozy mettait à son programme une reprise de l’immigration de travail, souhaitant que cette immigration « choisie » vienne occuper une place plus importante que l’immigration (familiale) « subie ». De fait le nombre des entrées légales d’immigrés non européens est encore plus élevé depuis que M. Sarkozy est ministre et président (ce nombre qui, selon l’Institut national d’études démographiques, était de 94 000 par an en moyenne de 1994 à 2001 est passé depuis 2002 à 162 000 par an en moyenne).

Une controverse animée entre la gauche et la droite sur la question de l’immigration est certes alimentée de façon permanente : mais il ne s’agit que d’un simulacre. Le débat en effet ne porte jamais que sur des questions marginales (la burka, les tests ADN, les minarets, la reconduite médiatisée de quelques clandestins…). Sa virulence même est destinée à dissimuler le fait que la classe dirigeante, toutes tendances confondues, a bien l’intention de poursuivre la même politique migratoire. L’autre objectif de ce pseudo débat en forme de jeu-de-rôles est d’aboutir à ce que la question centrale – faut-il ou non interrompre l’immigration et reconduire une partie des immigrés ? – ne soit jamais discutée ni même posée.

Jusqu’à présent, la majorité de l’électorat apporte ses suffrages à ces partis immigrationnistes. Les motivations des partisans de l’immigration sont doubles. Les actionnaires et dirigeants des entreprises voient dans l’immigration un moyen de comprimer les salaires et d’exercer une pression à la baisse sur les conditions d’emploi et de travail. Les autres électeurs favorables à l’immigration et à la cause des immigrés sont mus par des considérations idéologiques : choix de l’universalisme ; mauvaise conscience larvée à l’égard des « pauvres » ; préférence maladive pour « l’Autre » ; haine de la société occidentale (il est à noter cependant que la plupart des Français favorables à l’immigration et à la cause des immigrés, semblant ne pas craindre d’être accusés d’hypocrisie, s’arrangent le plus souvent pour habiter et scolariser leurs enfants là où ces immigrés restent rares).

Relevons au passage que la classe dirigeante et les universalistes sont également favorables – pour les mêmes motifs : intérêt des employeurs et idéologie universaliste – à la mondialisation économique (libérale pour les uns, altermondialiste pour les autres). La décision de réduire fortement les barrières douanières et de libérer les mouvements de capitaux s’est traduite, comme on le sait, par la destruction et la délocalisation d’une grande partie des emplois industriels : des régions françaises entières sont ainsi depuis plus de deux décennies confrontées au chômage de masse. Là encore, seul le parti « national » se déclare opposé à la mondialisation et favorable à un protectionnisme européen.

En menant à marche forcée une politique d’immigration massive, qui s’apparente à un processus sans précédent historique de « remplacement de population », la classe dirigeante française (et européenne) se place en quelque sorte en situation de haute trahison. Elle ne s’en tient pas là. Les immigrationnistes, multiculturalistes et autres métissophiles sont en train d’installer un régime de nature totalitaire : les données chiffrées concernant l’immigration sont dissimulées à l’opinion ou manipulées ; l’ensemble des moyens de communication sont mobilisés pour alimenter une propagande de tous les instants ; une novlangue immigrationniste a été inventée afin de travestir la réalité (« les jeunes » ; « les quartiers populaires » ; « le vivre ensemble »…) ; la Halde et différents autres organismes constituent les embryons d’une forme de police politique chaque jour plus entreprenante ;  les dissidents sont écartés des médias, insultés, pénalement poursuivis et menacés d’interdiction.

L’arrêt de l’immigration suppose la mise en oeuvre des principales mesures suivantes : modification de la loi et de la constitution pour mettre fin aux migrations familiales ; modification de la loi pour réserver l’attribution de la nationalité française aux descendants de Français (« droit du sang ») ; arrêt de la délivrance de visas dans les pays d’émigration ; reconduite des clandestins ; déchéance de la nationalité et reconduite des délinquants d’origine étrangère. Soulignons que ces mesures peuvent tout à fait être prises dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, même si elles supposent le maintien de l’ordre et si nécessaire l’usage de la force publique (l’un et l’autre légitimes dès lors qu’une telle politique résulterait de la volonté exprimée par la majorité des Français).

L’immigration est une mauvaise chose en soi. Elle ne sert pas le développement des pays « pauvres », auxquels il appartient, en comptant avant tout sur leurs forces propres, de trouver les voies d’une évolution conforme à leurs valeurs et à leurs cultures. Elle déstabilise les pays d’accueil et revient de facto à exproprier les populations légitimes et à les spolier de leur legs. La France et l’Europe appartiennent à ceux dont les ancêtres en ont travaillé la terre, l’ont défendue, y sont morts. L’oublier revient à trahir les voeux de ceux à qui nous devons d’être ce que nous sommes, à défaire les liens charnels nés du temps, à rompre les chaînes sacrées des générations et des héritages. Ce point nous paraît fondamental : seules les sociétés ethniquement et culturellement homogènes peuvent espérer connaître une paix civile durable. Les sociétés hétérogènes, multiculturelles et métissées, au contraire, sont vouées tôt ou tard à la haine, aux conflits civils et aux tentatives d’élimination des communautés les plus faibles.

Tandis que partout dans le monde, les nationalismes se renforcent, les appartenances s’affirment, les identités s’exacerbent, les Européens sont les seuls à faire le choix de l’universalisme. Il s’agit là, nous semble-t-il, d’une erreur historique qui, si elle n’est pas d’urgence corrigée, nous conduira à être marginalisés en tant que peuple et à disparaître en tant que civilisation. Si nous voulons pouvoir conjurer cette issue, le temps désormais nous est, de toute évidence, chichement compté.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 14:44
UN PEUPLE SANS HISTOIRE, EST UN PEUPLE SANS AVENIR.........
Rentrée scolaire septembre 2010 : progammes d'Histoire

L'approche de la rentrée a braqué les feux de l'actualité sur l'enseignement de l'Histoire du fait de l'entrée en vigueur pour les classes de cinquième et de seconde de la réforme des programmes publiée en 2008. L'historien Dimitri Casali a soulevé une polémique à ce sujet, suivi par MM. DenisTillinac, Max Gallo et Eric Zemmour. Il s'agit de critiquer une approche essentiellement thèmatique où la chronologie et les grands hommes de notre passé sont sacrifiés à une conception trop abstraite et trop ambitieuse de l'historiographie ; ainsi Louis XIV, englobé dans l'étude de la Monarchie absolue, et Napoléon, clôturant l'ère révolutionnaire, et de plus placés l'un et l'autre en fin des manuels de cinquième et de quatrième, risquent d'être réduits à la portion congrue dans des programmes surchargés par l'ouverture aux civilisations lointaines.

On connaît, en effet, les difficultés qu'éprouvent les professeurs à traiter l'ensemble des sujets qui leur sont imposés. Les fonctionnaires du ministère de l'Education nationale se justifient en plaidant les exigences de la mondialisation : la présence dans nos étalissements d'élèves venus d'Afrique exigerait l'étude des Empires du Songhaï et du Monomatapa en cinquième, ou encore celle des mondes islamiques arabe et ottoman en cinquième, quatrième et seconde ; les lois mémorielles justifieraient l'insistance sur les traites négrières et la colonisation en cinquième et quatrième ; l'importance économique de l'Inde et de la Chine rendrait obligatoire la connaissance de l'Empire des Gupta et des Han.

Mr Casali déplore la « survalorisation des minorités » et l' « occultation mensongère des racines de la culture française » induites par ces nouveaux programmes. De même le collectif « Notre histoire forge notre avenir » fait circuler sur Internet une pétition dénonçant la « diminution de la culture commune des Français, base d'un vivre-ensemble et de l'identité française » au profit d’une « vision culpabilisatrice de l'histoire occidentale ».

Mais ces programmes, à notre avis, soulèvent d'autres sujets de préoccupation, et d'abord une déchristianisation de plus en plus accentuée, accompagnée d'une survalorisation mensongère de l'islam.

Le christianisme disparaît de l’histoire des religions

Ainsi la naissance du judaïsme et du christianisme qui figurait jusqu'à présent en bonne place dans les manuels de seconde en tant que fondements de la civilisation occidentale a disparu au profit de l'étude de la démocratie grecque sur laquelle est greffée la citoyenneté romaine, nouvellement introduite dans le programme, de sorte que les origines chrétiennes de l'Occident ne figurent plus que dans l'évocation des cultures médiévales entre le XIe et le XIIIe siècle marquées par l'Eglise catholique. Le culte laïc de la sacro-sainte démocratie a remplacé dans les manuels de seconde la religion de nos ancêtres, Moïse et Jésus sont renvoyés en classe de sixème ! En outre, alors que les directives ministérielles dénoncent « la volonté de l'Eglise de guider les consciences (dogmes et pratiques, lutte contre l'hérésie, Inquisition) » avec des sous-entendus voltairiens, on n'observe rien de tel quand il s'agit de l'islam : on se contente d'évoquer une religion éthérée caractérisée par une foi intense et les devoirs du musulman envers Allah, sans montrer que celle-ci est inséparable d'un système politique et social, l'islam ignorant la séparation du temporel et du spirituel. Comme nos médias, nos manuels s'abstiennent de montrer les conséquences de la théologie mahométane sur la vie des croyants :

  • - absence de liberté de conscience conduisant à la condamnation à mort des apostats ;
  • - police des mœurs équivalant à une inquisition de tous contre tous, les contrevenants à la charia étant exposés à des peines cruelles, comme la lapidation des femmes adultères ;
  • - ou l'amputation des membres du voleur, dans un régime où le clergé exerce le pouvoir judiciaire en l'absence de toute laïcité ;
  • - inégalité fondamentale de la femme par rapport à l'homme ;
  • - inégalité du musulman par rapport au non-musulman soumis à un régime d'infériorité désigné par le terme de dhimmitude ;
  • - inégalité de l'esclave par rapport au maître dans des sociétés qui restèrent esclavagistes quatorze siècles durant ;
  • - sacralisation de la violence, enfin, la guerre sainte ou djihad devant conduire à l'islamisation du monde entier.

L'extension de l'islam au temps des califes omeyyades et abbassides aux dépens de l'empire chrétien de Byzance et du royaume catholique des Wisigoths d'Espagne est présentée comme une particularité intéressante de l'islam par les manuels de cinquième. Un seul des quatre manuels parus mentionne à ce sujet le djihad, de même qu'un seul mentionne la polygamie préconisée par le Coran. En revanche, les Croisades sont souvent présentées comme des actes de violence illégitimes. La prise de Constantinople par Mehmet II est présentée par les nouveaux manuels de seconde comme une grande avancée de la tolérance qui allait permettre la coexistence pacifique des trois religions du Livre : islam, judaïsme et christianisme, ces derniers devant pourtant être désormais soumis au régime de dhimmitude. C'est occulter l'ampleur de la tragédie du 29 mai 1453 qui terrifia la chrétienté par l'ampleur des massacres, des incendies, des pillages qui marquèrent l'événement. Nous sommes loin de la conscience aiguë qu'en eut Stefan Zweig : « L'Europe s'aperçoit en frémissant que par sa sombre indifférence une puissance destructrice a fait irruption chez elle, puissance qui paralysera ses forces pendant des siècles ». A l'heure où la Turquie frappe aux portes de l'Europe, cette lucidité est malvenue.

Conformité de l’Histoire enseignée au Politiquement correct

En résumé, la nouvelle refonte des programmes ne fait qu'accentuer la conformité au Politiquement correct déjà présente depuis des années dans les manuels précédents.

Ainsi le cours de seconde doit désormais s'ouvrir sur une étude des migrations européennes au XIXe siècle dont le message subliminal pourrait s'énoncer ainsi : puisque nous, Européens, avons émigré aux Etats-Unis nous devons accueillir les immigrés africains et asiatiques qui nous seront aussi favorables que nous l'avons été à l'Amérique, la superpuissance d'aujourd'hui.

On ne s'étonnera pas non plus de voir le nouveau chapitre de seconde, consacré à la citoyenneté romaine, faire une place majeure aux « Tables Claudiennes », prescrivant l'octroi du statut de citoyen romain aux habitants de la Gaule, ainsi qu'à l'Edit de Caracalla conférant cette qualité à tous les hommes libres de l'Empire.

Naturalisons, naturalisons ! C'est la loi des Prophètes de notre nouvel univers orwellien.

Le « ministère de la Vérité » réécrit l'Histoire en fonction des impératifs du mondialisme, car « celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur ; celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé ». Comme tous les régimes totalitaires, notre gouvernement attache une grande importance à la propagande exercée sur la jeunesse.

Mais les citoyens ont aujourd'hui la possibilité de s'échapper vers un espace de liberté qui n'existe pas dans 1984 : Internet.

Claire Magnard(polémia)

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 08:33

Aprés avoir supprimer l'éducation religieuse,aprés avoir réduit l'histoire de France à sa plus simple expresion voila un nouveau coup porté à notre culture:

Un chant du cygne en grec et en latin

Un chant du cygne en grec et en latin Lentement mais sûrement, l’étau se resserre autour de l’enseignement du grec, du latin et bientôt, qui sait, des Lettres classiques elles-même.Le concours du CAPES(Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) dans cette discipline est en effet réformé de manière à être purement et simplement supprimé. Et quand il n’y aura plus de professeur de grec et de latin, que dira-t-on aux élèves ? Que la matière n’existe plus. Ils sont pourtant « encore » 500 000 cette année à suivre cette voie dans les collèges et lycées, persuadés à juste titre (on a honte d’avoir à le rappeler) que les humanités demeurent non seulement la matrice des études littéraires mais la base des études en sciences humaines et sociales, pour ne citer qu’elles. Que comprend-on véritablement du français si l’on en ignore les étymologies ? C’est là que vit l’âme d’une langue. Au moment où il est urgent de renforcer l’enseignement du français, eu égard aux difficultés de simple compréhension et décodage de la langue auxquelles sont confrontés nombre d’élèves partout en France, on abdique, on renonce, on tergiverse, on brade avant disparition. Et comme cela vient peu après les arrêtés fixant les nouveaux modes de recrutement des enseignants, qui ont pour effet de réduire le nombre d’épreuves mais de rajouter une discipline orale sous l’énigmatique intitulé « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », il y a de quoi s’inquiéter. En novembre, le néo-Capes sera en principe débarrassé du latin et du grec. A peine des éclats de version latine, comme d’autres d’anglais, et basta ! Quatorze membres du jury du Capes ont donc démissionné en bloc afin de protester contre cette décision. La lettre qui accompagne leur geste (on peut la lire in extenso sur le site de Mediapart) est explicite :

« (…) Aucune autre discipline n’a eu droit a un traitement aussi privilégié; partout ailleurs, la réforme des concours a tout de même laissé debout quelques épreuves qui permettent encore de vérifier la compétence des candidats dans la discipline qu’ils s’apprêtent à enseigner; partout… sauf en langues anciennes. Aucune volonté politique établie, aucune logique de rentabilité, aucun impératif économique… Une commission de réforme des concours se réunit en petit comité; un Inspecteur général y représente les lettres, négocie les nouvelles épreuves, sans latin ni grec! Chagrin de notre Inspecteur:“Je fis ce que je pus pour vous pouvoir défendre…” Le ministre valide, pas de risque de professeurs ou de gamins dans la rue pour sauver Homère et Tacite, et d’un trait de plume des disciplines entières disparaissent des écrans de contrôle, sans le début du commencement d’une justification » (…)

Cette protestation est d’autant plus vibrante qu’elle a les accents d’un chant du cygne : celui d’une génération de professeurs de latin-grec qui se sent la dernière. Ils revendiquent haut et fort l’honneur d’être une cible. Jusqu’à quand ? Lorsqu’il rappellent que dans leurs classes aux effectifs restreints, ils bénéficient, et leurs élèves avec eux, d’un luxe inouï : le temps, ils ont conscience que c’est le seul luxe rejetté par la société du bling-bling promue au plus haut niveau, et par le culte de la vitesse associé à celui de la rentabilité et du retour sur investissement à court terme.

Pierre Assouline

La création de l'homme nouveau sera bientot réalisé,pas d'histoire,pas de racines.Leur principe du"passé faisons table rase"va conduire à l'extermination des peuples car un peuple sans passé est un peuple sans avenir.L'Homme comme le définit le philosophe Marcel del Corte est "quelq'un qui a les pieds sur terre et la tete tournée vers le ciel",mais pour les "nomades mondialistes"tout ce qui est terroir leur fait horreur et seul le métissage est érigé en emblème absolu.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 08:50

France : un rapport confidentiel lève le coin du voile sur le désastre multiculturaliste à l’école.

Sur le même thème, nous vous rappelons l’existence du rapport Obin qui date de 2004 et porte sur les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires. Commandé par le ministère de l’Education Nationale, ce rapport avait été promptement enterré à sa publication, car trop explosif. Nous vous encourageons vivement à consulter, télécharger et faire connaître à vos proches ce rapport très officiel.

Pour télécharger le rapport Obin sur le site du ministère de l’Education Nationale, cliquez ici :
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf

multiculturalisme

Le rapport doit être remis en septembre au ministre de l’éducation nationale, qui a fait de la lutte contre les discriminations une priorité. Son entourage annonce d’ores et déjà de “nouvelles mesures”.

Les stéréotypes sur les différences “naturelles” entre filles et garçons restent répandus. Cela a des conséquences scolaires, mais cela conduit aussi à des violences parfois justifiées par des “convictions culturelles ou politico-religieuses

Il faut dire que le constat établi par le groupe de travail qui a rédigé le rapport est préoccupant, qu’il s’agisse du handicap, de sexisme, d’orientation sexuelle ou d’origine. L’enfant handicapé fait encore trop souvent “peur”. Les stéréotypes sur les différences “naturelles” entre filles et garçons restent répandus. Cela a des conséquences scolaires, mais cela conduit aussi à des violences parfois justifiées par des “convictions culturelles ou politico-religieuses“. L’homophobie se banalise et l’école se montre trop rétive à réagir. Les conséquences, pourtant, peuvent être dramatiques pour les victimes.

En matière de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie, enfin, le groupe de travail constate “une prise de conscience progressive, mais une banalisation des injures et des actes“. Et si les élèves en sont victimes, les enseignants ne sont évidemment pas épargnés.

Globalement, c’est le ” vivre ensemble” qui se détériore, préviennent les auteurs du rapport. A l’adolescence, la quête identitaire est forte et celle-ci, selon le contexte, selon les réponses des adultes et de l’institution, peut mal se passer. D’où, comme le montre le rapport, le risque d’enclencher une dynamique pernicieuse qui entraîne exclusion, stigmatisation, harcèlement et violences envers ceux qui sont différents.

Source : Le Monde

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:06

Le : 10 Aôut 2010

En France, un écrivain, père de huit enfants, est incarcéré pour ses recherches historiques. Et la presse dite "libre" n'en dit rien !

Un père de huit enfants, Vincent Reynouard, a été jeté en prison en Belgique, à la demande de la france, non pas pour des actes mais pour des écrits.
C'est une formidable régression des libertés publiques.
L'objection selon laquelle ses idées, qualifiées de « révisionnistes», ou de « négationnistes», seraient « odieuses», n'est évidemment pas recevable : ni Staline, ni Mao, ni Castro, ni Kim Il Sung n'ont mis en prison des gens dont ils trouvaient les idées… sympathiques.
C'est précisément pour les idées jugées « odieuses», (en un lieu et à un moment) que la protection de la liberté d'expression a du sens.
Pour informer ses lecteurs Polémia met à leur disposition le dossier que fait circuler sur le sujet l'historien Paul-Eric Blanrue

Polémia

Né en 1969, marié et père de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l'ISMRA (Institut des sciences de la matière et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes » et qualifiés de « négationnistes » car ils ne croient pas à l’existence des chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands.

En 2005, Reynouard écrit et envoie à des syndicats d'initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l'on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.

En première instance, il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à 1 an de prison ferme, 10.000 euros d'amende et 3.000 euros de dommages et intérêts pour la LICRA. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne à un total de 60.000 euros (20.000 euros d'amende + publications forcées et frais divers). Du jamais vu.

Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d'arrêt européen pour l'obliger à purger la peine de 1 an de prison ordonnée par la Cour d'appel de Colmar. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire à l’intéressé : « Quand on ne songe qu’à la mise en prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »

Conclusion : un homme de 41 ans, père de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses recherches historiques, en raison de la loi Gayssot.

Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. »

Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009), j’ai rappelé que cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d'Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.

Il nous incombe désormais de défendre la libre expression dans les faits et non plus seulement en théorie. Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé à Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire. Un tel silence est anormal.

Personnellement, j’ai décidé de réagir en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué, combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et controversées soient-elles. Un tel traitement est indigne de la France et de sa tradition intellectuelle. La loi n’a pas à intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des historiens. La loi Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est contradictoire avec la notion d'État démocratique ; c’est une loi scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.

J’espère être bientôt rejoint par des dizaines, des centaines, des milliers d’autres personnes ne pouvant rester indifférentes face à ce scandale qui nuit gravement à l’image de la France et bafoue l’esprit de la République.

Celles et ceux qui veulent cosigner avec moi ce communiqué peuvent m’envoyer leur nom et leurs coordonnées à cette adresse : eugenie.blanrue@laposte.net. Il ne s’agit pas de soutenir les idées religieuses, politiques ou historiques de Vincent Reynouard, mais de défendre son droit à les exprimer. Pour les contester, il suffit d’un débat démocratique, ouvert, franc et loyal.

Nous ferons le point sur ces signatures à la fin du mois de septembre prochain. En attendant, merci de diffuser ce texte au maximum.
 

Paul-Éric Blanrue,
Historien,

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 15:24

Une intervention de l'ancien roi du Maroc Hassan II qui éclaire ,s'il le fallait, le débat sur la laicité et l'islam;  à lire par les gogos-bobos incultent  qui s'imaginent que "collaborer" réglera tous les problemes.

 http://www.youtube.com/watch?v=FoGS0jpOBO4

 

 

 

L’islam en France : faut-il se voiler la face ?

Le 3 mai 2010, Radio Courtoisie diffusait une émission remarquable intitulée L’islam en France : faut-il se voiler la face ? Cette production était due à Henry de Lesquen qui recevait trois spécialistes d’une juste renommée : René Marchand, Claude Sicard et Joachim Véliocas. Je souhaite commenter cette émission et, débordant du sujet traité, y suggérer une rallonge que je proposerai par ailleurs.

A elle seule, l’actualité justifiait l’émission puisque les parlementaires mènent une discussion difficile sur la préparation d’une loi. Celle-ci a pour ambition de réglementer le port des voiles intégraux (burqa, niquab, etc.), tandis que les prises de position, y compris les plus outrées, fusent de tous côtés dans les médias et dans l’opinion. A ce sujet, et pour faire pièce à l’affirmation de certains politiciens dont Sarkozy, les quatre intervenants ont démontré que le port du voile est le fruit d’une prescription coranique (sourate 33 et versets 55 et 59) et non d’une mode ou d’une habitude, même si les dimensions et l‘éventuelle intégralité du voile ne sont pas précisées dans ces textes « sacrés » L‘émission est allée bien plus profondément, évoquant l’essentiel de l’islam et des dangers qu’il présente pour notre civilisation.

L’islam, un système totalitaire

Dans l’émission, l’islam est parfaitement décrit comme un système global totalitaire, investissant et contraignant le fidèle dans sa vie privée, publique et sociale. N’y voir qu’une religion reviendrait à se tromper gravement. Les partisans citent un musulman égyptien, Karadaoui, dont l’authenticité et la compétence ne sauraient être mises en doute puisqu’il est président de l’Union des organisations islamistes d’Europe (UOIE). Il définit ainsi l’islam : « L’islam est religion et Etat, foi et loi, culte et commandement, livre et épée, prière et djihad tout à la fois. » Répéter qu’il y a dans l’islam confusion du pouvoir spirituel et temporel est insuffisant. Au-delà d’une religion, c’est une identité profondément singulière, une civilisation, une façon de vivre et de penser, une soumission absolue, une aliénation dans un monde clos. Il est rapporté dans l’émission que, d’après Komeiny – un connaisseur –, 90 % des prescriptions de l’islam sont politiques ou sociales et non point strictement religieuses.

En outre, l’islam sunnite s’est figé, pétrifié dès le XIIe siècle, et son interprétation est définitivement close depuis. Il n’est animé par aucun mouvement évolutif, par aucune adaptation – au moins des comportements – à un environnement changeant. Il n’est animé que par une perpétuelle volonté de revenir à l’origine. Tous les auteurs, tous les penseurs, tous les mouvements d’action, tous les groupes de pression ont pratiqué cette dynamique involutive que nous appelons maintenant le fondamentalisme.

La détermination de conquérir le monde

Dès la naissance de l’islam, dès Mahomet, il a été prêché et mis en route la conquête universelle. Il n’y a qu’un seul Dieu, il n’a fait qu’une seule loi et tous les hommes doivent s’y soumettre. Immédiatement après les « révélations » faites à Mahomet, en à peine plus d’un siècle, l’expansion des cavaliers d’Allah a déferlé sur le Nord de l’Afrique, l’Europe, le Proche-Orient, l’Asie. Ces progrès foudroyants n’ont pas été menés à bien – si j’ose dire – par la foi des martyrs, sanguis martyrorum, semen christianorum. Ils ont été obtenus par le fer et par le feu, par l’extermination et la conversion forcée.

En notre période contemporaine, l’objectif sacré et immuable de l’islam – celui de la conquête universelle – ne diffère que par la tactique. Dans le monde du passé, ne se distinguaient que deux aires différentes le dar el islam, maison de l’islam déjà conquise et soumise, et le dar el r’arb, domaine de la guerre où la conquête sanguinaire était en cours. La période contemporaine s’est enrichie d’un troisième domaine : la maison de la chaada, témoignage des martyrs, faussement appelée parfois la maison de la trêve. Là, les musulmans peuvent vivre en paix apparente sous des lois étrangères, profanes, impies. Je reviendrai plus bas sur l’inadéquation absolue du terme de trêve.

Mais dans cette diaspora en pays « païen » (athée ou mécréant), les musulmans succombent à un nouveau danger : celui de se laisser polluer par les charmes pervers de cette société matérialiste. Il importe alors de combattre ces dérives intolérables. René Marchand cite deux tactiques qui s’achèvent évidemment par deux défaites pour nous. La première fut la bataille des prénoms. Depuis quelques décennies, des musulmans de plus en plus nombreux et en début d’assimilation, donnaient à leurs enfants des prénoms ordinaires, d’origine chrétienne en général. Cela est terminé, même lorsque la mère est ostensiblement laïcisée et de comportement passablement libérée… Dès lors le nouveau-né, ainsi nommé, est musulman et si, plus tard, il ne se conduit pas en pur musulman, ce sera un apostat. A l‘égard de ce crime, la charia prévoit la mort. La seconde est celle du ramadan. Peu pratiqué en France jusqu‘à une époque très récente, les activistes ont réussi à le généraliser parmi les personnes de tradition musulmane, même parfois fort éloignées de toutes pratiques – sinon de la croyance même. Le jeûne rigoureux s’imposant de l’aube à la nuit, le contrevenant ne saurait échapper à l’identification et aux sanctions, ou au moins à la perspective de sanctions, dès que la conquête resserrera son étreinte.

Le fait musulman met en péril notre civilisation

Au fur et à mesure que se développe l’exposé des spécificités de l’islam, l’émission prend également en compte les dangers que le fait islamique présente pour la France. Il ne s’agit pas seulement de la fragmentation communautaire due à cette population imprégnée d’une culture d’une singularité totale et singulièrement totalitaire. L’Union des Associations musulmanes du 93 – soit une trentaine d’associations – a publié, sur son site, avec assurance : les lois divines ont une indéniable supériorité sur les lois humaines (…). Elles restent valables ad vitam eternam ». Certes, dans la civilisation occidentale, la supériorité d’une loi naturelle ou de la loi morale sur les lois profanes fut une vérité toujours présente, au moins en profondeur. C’est elle qui animait Antigone face à Créon et elle fut vivace chez nous, jusqu‘à Chirac, ce champion de la médiocrité, déclarant que « la loi de l’Etat devait avoir le pas sur la loi morale ». Mais, dans la déclaration de l’UAM 93 citée ci-dessus, il ne s’agit pas de cela. Car la distinction n’existe pas dans l’islam, puisque le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel s’y trouvent confondus. La loi divine de l’UAM 93 est celle d’Allah. La loi humaine, évoquée par eux, est celle de leur pays d’accueil. C’est-à-dire que la loi d’Allah chez nous est supérieure à la loi française laïque, profane – au sens le plus fort –, impie. Inspirés par leur foi fanatique à vocation universelle, ces activistes se considèrent moralement – si j’ose dire – déjà comme les maîtres chez nous. Et ils le sont.

Pour imposer leur pouvoir dans la cité – sans même souvent être citoyens –, ils savent jouer de tout. A l’origine et dès après la décolonisation de l’Afrique du Nord, la France – par imprévoyance, par bêtise, par lâcheté, parfois par intérêt matériel à courte vue – a laissé ces indigènes nord-africains s’introduire massivement dans notre pays, nombreux étant ceux qui venaient de nous faire la guerre. Cette immigration fournissait ainsi leur future troupe de choc aux islamistes. Ceux-ci ont joué sans arrêt et jouent toujours de la dissimulation et du mensonge. Le musulman a pour devoir de mentir si cela doit permettre à l’islam de progresser et de conquérir. Mahomet : « La guerre, c’est le mensonge ». – Des orfèvres en la matière – tels que Tarik Ramadan – persuadent des millions de Français trop crédules que l’islam peut être pacifique, tolérant, modéré, immuno-compatible avec une république laïque. Alors que ces prétendus réformistes n’ont aucune doctrine à opposer aux docteurs et aux prêcheurs du fondamentalisme.

Les activistes ont joué à fond de la visibilité de leur religion et de leur « civilisation » pour réussir ce tour de force d’accoutumer les Français au fait musulman, au point de le rendre non seulement banal mais naturel dans le contexte – issu de la tradition chrétienne – qui lui était le plus totalement étranger. Et d’abord, c’est le sacré avec ses mosquées – qui sont des casernes d’après Erdogan – et ses minarets qui défient les flèches de nos cathédrales. C’est le voile – y compris le voile intégral – qui est un drapeau dans nos rues et nos espaces publics. Ce sont leurs prières dans la rue. Ce sont leurs exigences discriminatoires de tous ordres qui empoisonnent littéralement notre société et la défigurent.

La profondeur des différences entre notre civilisation et l’islam donne la mesure de la gravité du danger. Lesquen affirme, à juste titre, que l’islam est dans son essence antagoniste, contradictoire et incompatible avec notre civilisation. Les différents intervenants insistent sur une incidence de la présence de l’islam « sur les éléments fondamentaux de notre propre civilisation qui est une façon de voir le monde, d’envisager la place de l’homme sur Terre et ses relations avec Dieu ». L’importance de ces considérations intellectuelles et spirituelles – sinon métaphysiques – ne saurait être sous-estimée. Mais il y a bien pire : l’objectif véritable qui est celui de la conquête absolue, corps et âme, de notre peuple et de notre pays.

Il est bien évoqué dans l’émission la soif de conquête universelle de l’islam, le danger que les musulmans aussi nombreux qu’actifs – pour ne pas dire activistes – représentent pour l’homogénéité de notre population et pour la paix sociale. Je crois que l’insistance sur la perspective de cette conquête définitive et irrémédiable est peut-être insuffisamment évoquée. Dire qu’il y a une incidence et un impact sur notre civilisation est un euphémisme : l’objectif dont le triomphe s’opère sous nos yeux, est un véritable basculement de population, comme l’ont connu tant de pays et tant de régions dans le passé. Que reste-t-il de la berbérité chrétienne romaine en Afrique du Nord, après l’invasion des Beni-Hillai et des Beni-Soieïman ? – Demain, la progression de l’islam nous acculera à la fuite. Mais la fuite où ? Certainement pas dans des pays voisins tels que l’Espagne, l’Angleterre ou la Belgique, largement aussi occupés – et désarmés sinon complices – que le nôtre. J’ai évoqué ci-dessus le domaine dit de la trêve, celui de la diaspora dans un pays profane (pour l’islam). En fait, c’est tout le contraire de la trêve. C’est le domaine de la conquête sans la guerre, subreptice mais foncièrement déterminée à aller jusqu‘à la victoire totale, grignotant le pays infiltré et pénétré, jouant sur une visibilité toujours accrue, sur des exigences toujours satisfaites et sans cesse aggravées, sur la fécondité démographique et sur la prosternation sinon la complicité des peuples envahis et de leur gouvernement. Mais, la conquête ira au-delà.

Quand la France aura fini de baisser pavillon – Alain Sanders dirait le sarouel –, l’Hexagone sera soumis au déchirement du chaos ethnique entre les différentes communautés, aussi nombreuses, aussi actives. Mais, la prolongation du désordre est toujours insupportable. Seul, l’islam y mettra fin, à la fois parce que sa communauté est la plus nombreuse et parce qu’elle est la seule brûlant d’un sacré aussi puissant. Et alors l’islam animera une masse d’immigrés de plus en plus nombreux que notre France moderne a été incapable d’assimiler ni même d’intégrer. Il prendra en main ces déracinés et les activera, les embrasera. Ainsi se trouveront annihilées dans le sang d‘éventuelles velléités de résistance trop tardives, soit d’improbables Français enfin réveillés de leur anesthésie, soit d’autres groupes ethniques rétifs à la soumission…

Les prolongements possibles à l’émission

Cette belle analyse que cette émission nous donne, de l’essentiel de l’islam et de son agressivité chez nous, n’a même pas pu aborder l’autre pan de cette histoire, parfaitement complémentaire, puisqu’on ne saurait tout dire en une heure et demie : c’est celui de notre décadence, de notre déchéance, notre désarmement, notre passivité, trop souvent notre complicité. Seulement deux mots, par-ci par-là. En fait, depuis 50 ans, depuis la funeste décolonisation, nous avons tout avalé, tout accepté, tout encouragé, des lieux de culte partout, le voile imposé aux femmes jusqu‘à grillager leurs yeux, les dérogations scandaleuses – antagonistes de notre civilisation – dans les piscines, dans les programmes scolaires, dans les menus, dans les hôpitaux, la pratique généralisée des mutilations sexuelles, les manifestations où l’on brandit un drapeau étranger et où l’on brûle le drapeau français. Et il n’en va pas mieux avec notre clergé moderniste aussi favorable à l’islam et à son expansion permanente qu’il demeure hargneux à l‘égard de tous ceux qui sont inspirés par le respect de notre tradition sacrée. Comment dans ces conditions, l’opinion publique à l’aval des médias, eux-mêmes formatés par les réseaux activistes, pourrait-elle être animée par le moindre esprit de résistance ? Si l’islam voile la face de ses fidèles, nous avons quant à nous perdu la figure. Cet aspect – celui de la responsabilité de notre propre décadence dans notre conquête par l’islam – fera l’objet d’un autre article.

Il reste un champ d‘étude d’une grande fécondité. Car si la France est actuellement conquise par l’islam, notre pays fut pendant plus d’un siècle une grande puissance musulmane, exerçant sa tutelle protectrice sur l’Afrique du Nord – de l’Atlantique au Golfe de Gabès –, sur de nombreux pays sub-sahariens et, plus provisoirement, sur la Syrie et le Liban. En Algérie par exemple, la paix, la prospérité et l’entente des communautés ont régné pendant plus d’un siècle, alors que l’islam avait les mêmes caractéristiques totalitaires qu’actuellement et que la population européenne était dans un rapport de 1 à 10 face aux indigènes musulmans. Puis tout s’est cassé et, en huit ans, les Français – ou plutôt les Européens – ont été acculés à la fuite. Ce sont les mêmes causes qui ont eu les mêmes effets. Cela méritera aussi un autre article.

GEORGES DILLINGER

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 15:46

Revue n° 36 de Civitas - Islam et francité: l'incompatibilité

 

Sommaire de ce numéro 36

- Editorial : islamisation, l'aveuglement politique (Alain ESCADA)
- un important dossier "islam et francité, l'incompatibilité"
. présentation du dossier (Jean-Claude PHILIPOT)
. la progression de l'islam en France (Joachim VELOCIAS)
. les pièges du pluralisme religieux  et les stratégies  islamiques en Europe  (professeur  Marie-Thérèse URVOY)
. la  complaisance  historique de  la République envers l'islam (Dominique TASSOT)
. la lettre du Père de Foucauld
. bibliographie (Isabelle LAURENCON)
- un entretien avec Aymeric CHAUPRADE
- rubrique géopolitique : Les influences décisives de Cecil Rhodes et de la société fabienne  (professeur Pierre HILLARD)
- De l'idéologie et des idéologies (Général (2s) QUELENNEC)
- des brèves d'actualité (G. DAUBUIS)
- Grandes figures de la Chrétienté : Edouard de Castelneau, chef de la Fédération Nationale Catholique
- un reportage-photo de l'hommage national à Ste Jeanne d'Arc
- Lu et relu pour vous
- Une action de catholiques (Denis DRAGON)
- Vie de l'Institut
- mot de l'aumônier (Abbé J-Y TRANCHET)



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15,AVENUE FOCH

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