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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:34

Côte d’Ivoire : les élections confirment la fracture ethnique.

 Bernard Lugan

 

Côte d’Ivoire : les élections confirment la fracture ethnique.

 

 

Reportées plusieurs fois depuis 2005 et finalement organisées à grands frais par la communauté internationale, les élections ivoiriennes, loin de permettre une sortie de crise, compliquent tout au contraire une situation politique aussi complexe qu’explosive. Avec ce scrutin qui n’a rien résolu, la démonstration vient une fois de plus d’être faite que la démocratie africaine est d’abord une ethno mathématique. Ce sondage ethnique grandeur nature a d’abord confirmé que la Côte d’Ivoire est bien composée de trois blocs ethniques donc politiques.

 

- Pour le président sortant, M. Laurent Gbagbo, un Bété, élu en 2000 à la suite d’un vaste trucage électoral, le résultat de cette consultation est particulièrement cruel. Lui qui affirmait avec assurance qu’il allait triompher dès le premier tour n’a en effet rassemblé sur son nom qu’entre 36 et 37% des suffrages et a été mis en ballottage. La seule bonne nouvelle pour lui est qu’il a rassemblé au-delà de son noyau ethnique (+-12 %). L’analyse du scrutin montre en effet que les sous groupes akan, notamment les petites ethnies dites Lagunaires (+- 10 %) auxquelles appartient son épouse Simone, ont en partie voté pour lui, ainsi que l’électorat détribalisé de la région d’Abidjan qui s’est reconnu dans son discours nationaliste et ses positions anti-françaises. Laurent Gbagbo n’a cependant qu’une faible assise nationale car il n’atteint 50% des suffrages que dans 4 régions sur 19. Il réalise des scores médiocres dans le centre du pays et ses résultats dans les régions administratives du Nord sont dérisoires puisqu’il n’y obtient qu’entre 2 et 9 % des votes.

 

- L’ancien président Henri Konan Bédié, d’ethnie Baoulé (+- 25%), premier successeur de Félix Houphouët-Boigny, et qui occupa le fauteuil présidentiel de 1995 à 1999 est le second perdant de ce premier tour. Lui qui fut jadis le champion de l’ «Akanité », espérait rassembler sur son nom la grande majorité des 40% d’Akan ; or, il n’a recueilli que 25% des suffrages nationaux. Comme il a fait le plein des voix au centre du pays, dans les deux régions baoulé des Lacs et de N’zi-Comoé, ce résultat signifie clairement que les Akan non Baoulé se sont détournés de lui et qu’ils ont voté pour Laurent Gbagbo. Outre les Lagunaires, il a ainsi perdu l’électorat akan de la région du Sud Comoé où il n’obtient que 20% des voix. Dans l’Ouest, en zone Kru, il réalise en revanche des scores honorables là où des planteurs baoulé ont colonisé la terre des indigènes, notamment dans le Bas-Sassandra où il totalise 41% des suffrages. Ses résultats sont en revanche insignifiants dans le Nord avec moins de 5% des voix.

 

- Avec 33% des voix, Alassane Ouattara qui a coagulé sur son nom les votes des ethnies nordistes et musulmanes (Malinké, Dioula, Sénoufo, Kulango ou Lobi etc.,), est le grand vainqueur de ce premier tour puisqu’il met le président sortant en ballottage. Sa domination est écrasante dans 4 régions administratives nordistes où il obtient entre 73 et 93% des suffrages. Dans le Sud, ses résultats qui sont honorables ne sont que le simple décalque des noyaux de peuplement résultant des migrations internes et de l’immigration sahélienne ; dans la région d’Abidjan, il obtient ainsi 33% des voix.

 

En totalisant moins de 3% des suffrages à eux tous, les 11 autres candidats n’ont fait que de la figuration, ce qui signifie que la clé du second tour est détenue par l’électorat baoulé d’Henri Konan Bédié. Comme ce dernier a conclu un accord électoral avec Alassane Ouattara, en pure logique électorale européenne, Laurent Gbagbo qui est en ballottage défavorable devrait donc mathématiquement être battu. Les jeux sont cependant loin d’être faits et cela pour deux grandes raisons :

 

1) La première est le poids du contentieux opposant Henri Konan Bedié et Alassane Ouattara, le premier ayant jadis écarté le second en l’accusant d’être Burkinabé et non Ivoirien.

2) Laurent Gbagbo n’est pas homme à abandonner facilement un pouvoir qu’il a eu tant de mal à conquérir et son clan qui porte la responsabilité de multiples exactions sait qu’il a tout à redouter de l’arrivée au pouvoir de ses anciennes victimes nordistes. Le président sortant dispose de l’appareil de l’Etat, il tient la région d’Abidjan - bien qu’il y soit minoritaire avec 45% des suffrages -, il contrôle les zones cacaoyères de l’Ouest et le littoral riche en hydrocarbures, il est assuré du soutien de l’armée et de la gendarmerie et il a montré qu’il sait tenir la rue grâce à ses milices. Sa position est donc forte mais pour l’emporter au second tour, il doit impérativement séduire l’importante fraction Baoulé qui voit en Alassane Ouattara l’homme qui a provoqué ou inspiré le putsch du général Guei le 24 décembre 1999 et donc le renversement d’Henri Konan Bédié. Il va donc radicaliser la situation pour en revenir, d’une manière ou d’une autre, au concept de l’ «ivoirité » se présentant comme le « candidat des patriotes » contre « le candidat de l’étranger, homme à la nationalité douteuse ». Les passions qui vont être exacerbées vont donc élargir encore davantage la fracture ivoirienne.

 

La cartographie de cette élection est traitée en détail dans le numéro 11 (novembre 2010) de l’Afrique réelle qui sera envoyé par PDF aux abonnés dans les jours prochains. Pour tous renseignements concernant les abonnements :

http://www.bernard-lugan.com

http://www.afriquereelle.blogspot.com

 

 

Réflexions après la victoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

 

 

En Côte d’Ivoire, c’est une large victoire qui vient d’être remportée par la coalition entre Baoulé et Nordistes, Alassane Ouattara l’ayant emporté avec près de 55% des voix. Abidjan, pourtant réputé fief de Laurent Gbagbo, a même quasi également réparti ses suffrages entre les deux candidats, illustrant la nette coupure ethnique de la ville. Les électeurs baoulé qui, avec les 25% de voix obtenues au premier tour par Henri Konan Bédié, détenaient la clé de ce scrutin, se sont donc largement reportés sur le Nordiste Alassane Ouattara pour en finir avec la parenthèse Gbagbo.

Cette victoire au second tour a donc été permise par la reconstitution de l’alliance ethnique qui avait permis au président Houphouët-Boigny de gouverner le pays durant plusieurs décennies. C’est avec une grande maladresse qu’elle avait été rompue par son successeur, Henri Konan Bédié, lequel avait pensé écarter son rival d’alors, Alassane Ouattara, en contestant sa nationalité, oubliant par là que la Côte d’Ivoire est composée de trois grands ensembles ethniques et que l’alchimie ethno-démocratique du pays repose sur la règle de deux contre un. Ce fut en effet uniquement parce que le leader baoulé Henri Konan Bédié et le leader nordiste Alassane Ouattara avaient négligé cette loi non écrite que Laurent Gbabo, le représentant des ethnies kru et lagunaires l’avait jadis emporté. Ce président légal mais illégitime élu pour cinq ans s’est maintenu une décennie au pouvoir par la magouille, la démagogie et la terreur.

Couverts de sang et gavés de leurs rapines, ses partisans vont-ils accepter de devoir rendre des comptes ? Là est toute la question et elle conditionne l’avenir de ce  pays coupé en deux.

 

Bernard Lugan

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:09

Avec, en couverture, les portraits de Maurice Leroy, Thierry Mariani, Philippe Richert et Patrick Ollier, nouveaux membres du gouvernement Fillon; et en enquête, ces étranges hausses en période de crise.

librairie de Neuilly-Plaisance

15,avenue Foch

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:05

Découvrez-vite le hors série N°5 du Contribuable « Nos élus vivent comme des princes »

 


•    Ce qu’ils nous coûtent
•    Leurs effectifs pléthoriques
•    Leurs cumuls indécents de mandats
•    Leurs appartements, voitures, voyages… de fonction, bien sûr !
•    Leurs budgets de fonctionnements pharaoniques
•    Leurs planques et retraites en or

 

Pour tout savoir sur ces élus qui gaspillent l’argent des contribuables

en vente à la librairie située à Neuilly-Plaisance

15 avenue foch

La crise oui, mais pas pour nos élus !
Alors que les élus demandent aux Français de se serrer la ceinture, ils continuent de vivre comme des princes !

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 09:02

Toujours aussi féroce, le polémiste Pat Condell affirme, dans une nouvelle vidéo, que la transformation de la Suède en Etat islamique n’est plus qu’une question de temps. Déjà, la Constitution vient d’être changée, sans que le peuple ne soit consulté, pour imposer le « multicilturalisme ». Vidéo.

Voici une vidéo que j’aurais aimé ne pas faire.

Aucun pays en Europe n’a fait plus pour adopter le cauchemar multiculturel, je veux dire le rêve, que la Suède. C’est-à-dire qu’aucun pays n’a ouvert les bras plus largement à l’immigration musulmane.

Et ces derniers temps, les informations qui nous parviennent de Suède sont de plus en plus préoccupantes. Aujourd’hui, nous apprenons que le gouvernement suédois est à ce point déterminé à diluer sa propre culture, à effacer son existence, qu’ils ont changé la constitution sans consulter le peuple. Il n’est plus nécessaire aujourd’hui d’être un citoyen suédois pour occuper des postes sensibles ou haut placés au gouvernement, y compris celui de procureur général, ce qui est assez intéressant.

Et les Suédois sont obligés, de par la constitution, de pratiquer le multiculturalisme. Autrement dit , il est maintenant anticonstitutionnel de défendre les valeurs suédoises en Suède, parce que les gens qui dirigent ce pays pensent tout simplement qu’il existe quelque chose d’intrinsèquement honteux ou de méprisable dans le fait d’être suédois.

Et je trouve cela tout à fait stupéfiant, parce que tous les Suédois que j’ai connus ont toutes les raisons d’être fiers de qui ils sont, et de ce que leur pays est, ou de ce qu’il fut. Et qu’il pourrait redevenir un jour s’ils recouvrent jamais la raison.

Si quelqu’un en Suède s’inquiète de savoir quelle image leur pays renvoie au monde extérieur, je dois dire que cette image a considérablement changé  ces dernières années.

Autrefois considéré comme l’un des pays les plus agréablement sûrs et civilisés au monde, la Suède est désormais officiellement la capitale européenne du viol, avec deux fois plus de viols par habitant qu’aucun autre pays, et vingt fois plus que certains.

Selon vous, qu’est-ce qui peut bien avoir causé un changement aussi fondamental du caractère national suédois ? C’est bien le dernier endroit où l’on se serait attendu à voir une épidémie de viols.

Cela, naturellement, ne peut  en rien être lié à la culture islamique des immigrants, car rien de mauvais n’y est jamais lié. Est-ce la culture qui enseigne aux jeunes hommes que toute femme non couverte des pieds à la tête souhaite être violée ? Oui, c’est celle-là !

Donc, en étant réaliste […]

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 08:35
Le 8 décembre, vie naissante de Marie : la France en lumière !

Lum2 Le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception, début de la vie de Notre-Dame, conçue sans péché;

Le 8 décembre, début des apparitions à l'Ile Bouchard en 1947;

Le 8 décembre, fête mariale, fête de la lumière en France et dans toute l' Europe où les processions aux flambeaux et les lumignons sur les bords des fenêtres comme autant d'âmes priantes et confiées à la Mère du Sauveur (exemple du diocèse d'Avignon l'année dernière);

Le 8 décembre fortement menacé de laïcisation annoncé comme la fête des Lumières ouvrant dans la nuit les festivités de la laïcité et de l'anniversaire de la loi de 1905 célébré le 9 décembre. Au fur et à mesure des années, les catholiques réagissent : continuons !

Lum1 Il nous est proposé de redonner sa dimension mariale à cette fête en préparant nos coeurs par une neuvaine et en renouant avec cette vieille tradition. Déjà un peu partout en France, à Lyon bien sûr et en particulier dans la ville royale de Reims, évêque en tête, se prépare la grande fête de la lumière, celle des processions nocturnes et des milliers de bougies sur les balcons, celles de la prière dans la nuit :

Comme pour les veillées pour la vie naissante, embrasons la France, le royaume de Marie,
pour la Vie Naissante de Marie !

Nous y reviendrons chaque jour jusqu'au 8 décembre. Vous pouvez déjà rejoindre le groupe Facebook. 

Objectif : toutes les fenêtres de France en lumière la nuit du 8 décembre

Neuvaine proposée à partir de mardi 30 novembre au  mercredi 8 décembre :

IC 1 - Chaque jour une dizaine de Chapelet, suivie de 3 fois l'invocation de la rue du Bac :

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

2 - Une Communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre; confession recommandée.

3 - Prière quotidienne :

"O Vierge Immaculée, le 8 décembre 1947, alors que la France était en danger, vous avez manifesté votre douce présence à quatre petites filles de l'Ile-Bouchard. Nous vous prions encore aujourd'hui pour la paix dans notre pays et dans tous les pays.

Vous avez promis du bonheur dans les familles, aujourd'hui si menacées. Apprenez-leur, O Marie, l'importance de la prière des enfants, le sens religieux de la vie, la fidélité, la tendresse et la miséricorde.

Vous avez demandé de prier pour les pécheurs. Que notre prière--particulièrement le chapelet--et l'offrande des sacrifices de chaque jour, leur obtiennent la Foi et l'Espérance, afin que notre monde malade soit transformé selon le plan d'amour de Dieu.

Notre-Dame de la Prière, qui avez regardé les Prêtres avec tendresse, suscitez les vocations dont l'Eglise a tant besoin pour témoigner de l'Amour incommensurable du Christ pour les hommes. Amen

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:48

LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE

15,AVENUE FOCH

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 15:07
Le rôle déterminant du Cardinal Ratzinger depuis 20 ans dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres

Mgr Juan Ignacio Arrieta, Secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs, a publié un article sur la révision du système pénal canonique demandée par Benoît XVI. On y apprend le rôle central joué par le cardinal Ratzinger, depuis 1988, pour rendre plus efficace la lutte contre les abus sexuels. Le Code de droit canonique de 1983 laissait à chaque évêque une large initiative quant au «discernement sur l’opportunité ou non d’imposer des sanctions pénales et sur la manière de faire». Des évêques se sont retrouvés seuls face à des cas difficiles :

R "une lettre, adressée le 19 février 1988 par le Préfet de ce qui était alors la Congrégation pour la doctrine, le Cardinal Joseph Ratzinger, au Président de ce qui était alors la Commission pour l'interprétation authentique du code de droit canonique [dénonce] les conséquences négatives [de] certaines options du système pénal établi à peine cinq ans plus tôt. [...] La Congrégation pour la doctrine de la foi, était, à cette époque, compétente pour étudier les demandes de dispense des obligations sacerdotales liées à l'ordination. [...] Le texte de la lettre est à cet égard suffisamment éloquent sur cette problématique: Eminence, ce dicastère, dans l'examen des demandes de dispense des obligations sacerdotales, est confronté au cas de prêtres qui, durant l'exercice de leur ministère, se sont rendus coupables de comportements graves et scandaleux, pour lesquels le CIC, après la procédure de rigueur, prévoit que soient infligées des peines déterminées, sans exclure la réduction à l'état laïc. Ces mesures, de l'avis de ce dicastère, devraient, dans de tels cas, pour le bien des fidèles, précéder l'éventuelle concession de la dispense sacerdotale qui, de par sa nature, apparaît comme une grâce accordée à celui qui la demande. Mais, compte tenu de la complexité de la procédure prévue à ce sujet par le code, il est à prévoir que certains ordinaires trouvent de grandes difficultés à la mettre en œuvre. Je serais donc très reconnaissant à Votre Eminence de bien vouloir me faire connaître son avis quant à l'éventuelle possibilité de prévoir, en des cas bien déterminés, une procédure plus rapide et simplifiée.

Cette lettre reflète, avant tout, la répugnance instinctive du système de Justice à concéder comme acte de grâce (la dispense des obligations sacerdotales) quelque chose qu'il faut, au contraire, imposer comme une peine (démission ex poena de l'état clérical). [...]

En moins de trois semaines, par lettre du 10 mars 1988, arriva la réponse de la Commission pontificale. [...] La réponse partageait bien entendu les motivations adoptées et le bien fondé du critère d'appliquer les sanctions pénales avant d'accorder des grâces. Toutefois, il était inévitable qu'elle confirme aussi la nécessité prioritaire, pour ceux qui avaient l'autorité et le pouvoir juridique, de donner la suite qui leur était due aux normes du code qui venait d'être promulgué [...] :

Je comprends bien la préoccupation de Votre Eminence au sujet du fait que les ordinaires concernés n'aient pas d'abord exercé leur pouvoir judiciaire pour punir, comme il se doit, en vue de préserver le bien commun des fidèles, de tels délits. Toutefois, il ne semble pas s'agir ici d'un problème de procédure juridique mais d'un exercice responsable de la fonction de gouvernement. [...] S'efforcer de simplifier davantage la procédure judiciaire pour infliger ou déclarer des sanctions aussi graves que la démission de l'état clérical, ou encore, modifier la norme actuelle du can. 1342,2, qui interdit dans ces cas de procéder par décret administratif extrajudiciaire, ne semble pas du tout souhaitable. [...].

 [...] Tout bien considéré, concluait la réponse, la Commission pontificale est d'avis qu'il soit opportun d'insister auprès des évêques afin que, toutes les fois où cela s'avère nécessaire, ils ne manquent pas d'exercer leur pouvoir judiciaire et de contrainte, au lieu de transmettre au Saint-Siège les demandes de dispense. [...] Le débat semblait formellement clos, mais le problème n'était pas résolu. De fait, le premier signe important de changement de la situation vint, par une voie différente, précisément un mois après, avec la promulgation de la Constitution apostolique Pastor Bonus qui modifiait l'organisation générale de la Curie romaine [...]. L'art. 52 de cette norme pontificale, encore en vigueur aujourd'hui, prévoit clairement la juridiction pénale exclusive de la Congrégation pour la doctrine de la foi, non seulement en ce qui concerne les délits contre la foi ou dans la célébration des sacrements, mais aussi en ce qui concerne les délits les plus graves commis contre la morale. [...] Ce texte, évidemment proposé par la Congrégation présidée par le Cardinal Ratzinger à partir de sa propre expérience, est en relation directe avec ce que nous sommes en train de voir [...]. Cette norme, toutefois, était encore insuffisante sur le plan opérationnel. D'élémentaires exigences de sécurité juridique imposaient en effet la nécessité d'identifier en premier lieu quels pouvaient être concrètement ces "délits les plus graves" [...]

La première initiative, désormais assez connue, concerne la préparation, durant la dernière période des années 1990, des Normes sur ce qu'on appelle les Delicta Graviora, qui ont permis de rendre effectif l'art. 52 de la Constitution apostolique Pastor Bonus, en indiquant concrètement quels délits contre la morale et quels délits commis dans la célébration des sacrements devaient être considérés particulièrement graves, et donc de la juridiction exclusive de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ces normes, finalement promulguées en 2001, apparaissent nécessairement à contre-courant par rapport aux critères prévus par le code pour l'application des sanctions pénales, si bien qu'en de nombreux milieux elles furent immédiatement qualifiées de normes centralisatrices, alors qu'en réalité, elles répondaient à une obligation précise de suppléance, qui tentait, in primis, de résoudre un grave problème ecclésial de fonctionnement du système pénal, et, in secundis, d'assurer un traitement uniforme de ce genre de causes dans toute l'Eglise. [...] En outre, au cours des années qui suivirent 2001, et sur la base de l'expérience juridique qui naissait, le Préfet de la Congrégation de l'époque obtint du Saint-Père de nouvelles facultés et dispenses pour faire face aux diverses situations, aboutissant même à la définition de nouveaux cas d'espèce pénaux. [...] Toutefois, le Pontife actuel a pris une deuxième initiative, beaucoup moins connue, à laquelle je voudrais brièvement faire allusion, car elle a certainement contribué à modifier le panorama de l'application du droit pénal dans l'Eglise. Il s'agit de son intervention, en tant que Membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, dans la préparation des facultés spéciales concédées à cette Congrégation pour faire face, en vue aussi d'une nécessaire suppléance, à d'autres types de problèmes disciplinaires dans les pays de mission. [...] C'est pourquoi, à l'Assemblée plénière de février 1997, cette congrégation décida de demander au Saint-Père des facultés spéciales pour lui permettre d'intervenir, par voie administrative, dans des situations pénales précises, et ce, en marge des dispositions générales du code, à cette assemblée plénière, le Rapporteur était le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque. [...]

Je tenais surtout à présent à souligner le rôle déterminant joué, dans ce processus, datant de plus de vingt ans, de rénovation de la discipline pénale, par l'action décisive de l'actuel Pape, au point de constituer véritablement, avec beaucoup d'autres initiatives concrètes, une des constantes qui a caractérisé l'action de Joseph Ratzinger".

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:20

De la nécessité et de l'urgence absolue
de convertir les musulmans au catholicisme

René Duverger, Président
de la Croisade du Rosaire

L’ISLAM

30 08 2010. Kadhafi à Rome: « l’Islam doit devenir la religion de toute l’Europe »

1928 Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans dans la Charte fondatrice de cette Société : « Par sa nature, l’Islam tend à dominer, à imposer sa loi à toutes les nations et à étendre son hégémonie sur la planète toute entière. [...] l’islam est foi et culte, patrie et citoyenneté, religion et Etat, spiritualité et action, livre et sabre »

Chers amis,

Dans cet article, nous vous donnerons quelques indications concernant l’Islam. Bien évidemment, nous ne pourrons pas entrer dans le détail de cette religion et de son histoire. Ces questions sont traitées dans un grand nombre d’ouvrages. Nous vous donnerons quelques titres susceptibles de vous faciliter une meilleure connaissance de l’Islam.

Ce dont nous aimerions vous persuader, c’est de la nécessité et de l’urgence absolue de convertir les musulmans au catholicisme, pour des raisons de Charité élémentaire d’abord et en second lieu, si nous ne voulons pas que dans quelques années, l’Islam ne devienne la religion majoritaire en France et dans toute une partie de l’Europe. Par l’immigration continue et par le seul poids démographique de ses populations et de leurs descendants qui demeurent musulmans comme leurs parents et en application stricte de nos lois démocratiques (une personne = une voix), l’Islam obligera  nos enfants et les plus jeunes d’entre nous aujourd’hui à vivre sous la Loi Islamique.

 

Quelques précisions

 

Le Coran

 

C’est le Livre par excellence pour les musulmans. Pour eux c’est la parole de Dieu inaccessible et inconnaissable, transmise aux hommes par Allah (Dieu en Arabe) qui aurait utilisé les services de l’Ange Gabriel pour inspirer Mahomet. Le Coran est le fondement de la religion islamique, du droit civil, en particulier en ce qui concerne les femmes, et il donne les règles concernant l’exercice du pouvoir politique.

Etre musulman

On devient musulman dès qu’on récite avec conviction la Chahada, c'est-à-dire la profession de foi. « Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète ». On entend souvent dire aujourd’hui que Catholiques et Musulmans adorent le même Dieu. Mais les musulmans adorent un Dieu unique inaccessible et considèrent que les chrétiens adorent trois dieux car pour eux, Allah, unique, ne peut avoir de fils.

Les cinq obligations ou cinq piliers de l’Islam

Outre la Chahada, le musulman est tenu à la prière (salat) qu’il doit réciter 5 fois par jour, tourné vers La Mecque. Le vendredi c’est la prière collective dans toutes les mosquées.

Au même rang que la prière, le musulman est tenu à l’aumône : l’aumône légale (zakat) c'est-à-dire l’impôt au profit des œuvres musulmanes et l’aumône spontanée (çadaqat)

La quatrième obligation est celle du jeûne pendant le mois du ramadan, de l’aube au coucher du soleil, pas d’aliment ni de boisson, ni de rapport entre hommes et femmes. La nuit en revanche on peut faire ce qu’on veut. Cela peut être très bruyant.

Enfin en cinquième rang le pèlerinage à La Mecque (hajj), instauré par Mahomet dès la conquête de la ville. Le musulman qui a accompli le pèlerinage prend le titre d’El Hajj

 

Les Hadiths

 

Mahomet fut à la fois chef religieux, chef militaire et chef politique, ces distinctions n’existant pas dans la conception musulmane de la vie. Outre le coran, ses disciples ont aussi recueilli ses paroles, ses actes, son enseignement. Ce sont les Hadiths que l’on pourrait traduire par « faits et gestes » ou « anecdotes » auxquels les musulmans attachent la plupart du temps autant de prix qu’au Coran qui dit : «  Il y a pour vous un bel exemple en l’envoyé d’Allah ». Pour les musulmans, la croyance est fortement établie que l’on trouve dans les hadiths la parole d’Allah comme dans le coran.

L’Oumma ou encore Jamaa

 

C’est la communauté de tous les musulmans. En outre sur le plan législatif, les musulmans considèrent que toute propriété d’un musulman est territoire musulman

 

La Charia

 

C’est la loi qui doit régir l’Oumma. Elle est constituée par le Coran et les Hadiths. La Charia s’applique en toute région ou l’Islam est au pouvoir.

8 juin 2010 déclaration de Kadhafi au journal Al-Shams en Lybie : la Turquie sera un cheval de Troie dans l'UE .

«Allah a promis une victoire de l'islam contre toutes les religions ...Vous (les musulmans) êtes une minorité en Europe. Allah le veut, vous deviendrez une majorité un jour, et vous aurez la haute main (sur l'Europe)... Vous allez être les imams et les héritiers du continent européen. La Turquie rejoignant l'Union européenne signifie que le continent européen ne sera plus jamais un continent croisé ou un continent chrétien. L'Islam deviendra un partenaire puissant sur le continent européen en termes de territoire, de gens et d'actions. Nous attendons le jour où la Turquie adhérera à l'UE, de sorte qu'elle restera dans l'histoire comme un cheval de Troie (de l'islam)… Les statistiques sur le nombre de musulmans en Europe sont incorrectes ... Le nombre de musulmans est supérieur à celui indiqué par les statistiques officielles. Heureusement, les musulmans se multiplient, et leur nombre est en croissance beaucoup plus rapide que ceux des autres religions ... C'est peut-être la preuve que Dieu veut finalement que les musulmans soient plus nombreux que les autres ».

 

Le Jihad

Ou encore la « guerre sainte », c’est le combat grâce auquel l’islam s’étendra au monde entier. La vie de Mahomet par ses perpétuels combats contre tout ce qui n’avait pas fait soumission à l’Islam est un bel exemple de ce qu’est le Jihad.

Abdoul Malika Moujahid, directeur des éditions pakistanaises Daroussalam (éditions en langue française en vente dans toutes les librairies islamiques) nous donne une bonne description de ce qu’est le Jihad. (Tiré de « l’islam sans complaisance » : Bernard Antony)

« Le Jihad (combat pour Allah) est le seul moyen pour déraciner l’injustice. Le Jihad (combat ou lutte) pour la cause d’Allah a d’innombrables avantages. Il sert à accorder la victoire à la religion d’Allah et à ses serviteurs croyants. Il sert aussi à élever l’espèce humaine de la classe des animaux qui sont dépourvus de la faculté mentale. Allah dit dans le Coran : « Ceux-là sont comme des bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants ».

Le Jihad donne à ceux qui y participent une vie digne dans ce monde et une béatitude pour toute l’éternité. S’ils remportent la victoire sur leurs ennemis, ils élèveront haut le drapeau de la Vérité. Par contre, s’ils sont tués au combat, ils atteindront certainement la vie réelle de laquelle la vie transitoire de ce monde n’est qu’une ombre. Allah dit dans le Coran : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus ».

En fait le Jihad témoigne du dévouement, de la sincérité et de l’obéissance totale de ceux qui combattent pour la cause d’Allah. Aussi il déracine l’injustice et donne la liberté aux gens afin qu’ils puissent adorer le vrai Dieu en paix sans peur de persécution. Allah dit dans le Coran : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul ».

Le Jihad révèle aussi la sincérité du croyant et le met à l’abri de l’hypocrisie, comme en témoigne le Hadith suivant, dans lequel le Prophète dit : « Quiconque meurt sans avoir jamais pensé au Jihad pour la cause d’Allah mourra en étant hypocrite » (fin de citation)

On notera qu’il ne s’agit pas là d’un combat spirituel mais d’un combat physique, violent.

Dès le début, l’islam, du temps de Mahomet et par la suite, n’a pas cessé de s’étendre par la force, vers l’Orient et vers l’Occident : Arabie dans son ensemble, annihilant les communautés chrétiennes et juives préexistantes, Syrie, Jérusalem et Palestine, Mésopotamie, puis Iran, Egypte, Turquie, Constantinople, Afrique du Nord, Europe centrale, Espagne, Sud de la France, Autriche, Inde etc.

Partout la Charia devint la règle, religieuse, sociale et politique à laquelle les populations présentes durent se soumettre.

 

Actuellement dans les pays musulmans il en est de même. En Arabie Saoudite et dans les autres pays de la péninsule interdiction de construire des églises et de pratiquer la religion chrétienne, interdiction du port de la croix ou d’importer, de répandre  ou de posséder des bibles. On trouve la persécution contre les Chrétiens un peu partout dans le monde musulman : Indonésie, Inde, Pakistan, Irak, Iran, Algérie, Egypte, Soudan, Nigeria, Kosovo, etc. Nous sommes bien loin de la Charité chrétienne et de la douceur évangélique.

Zenith 13 09 2010) extraits. Mgr Basile Georges Casmoussa, 71 ans, archevêque de Mossoul, enlevé en janvier 2005 par des inconnus, menacé de mort avant d’être libéré. Propos recueillis par Marie-Pauline Meyer pour l’émission « là ou Dieu pleure » en collaboration avec « l’aide à l’Eglise en détresse ».

« Les villages chrétiens dans la plaine de Ninive ont toujours été ici depuis 2000 ans. Ils étaient chez eux ici depuis le début du Christianisme. L’Islam est arrivé en l’année 632. Quand vous amenez des familles musulmanes par milliers dans ces zones à majorité chrétienne, les chrétiens deviennent la minorité, et la composition démographique s'en trouve modifiée. De même, la question de la culture et de l'éducation : actuellement tous peuvent fréquenter nos écoles et nos églises, parce qu'elles sont ouvertes. Si nous devenons une minorité, dans ces lieux historiques, nous perdons tout.

Cela signifie que vous perdez les églises ou les écoles ?

Non, nous ne les perdons pas en tant que bâtiments, mais nous perdons notre liberté, notre culture et notre personnalité (notre identité) et nous sommes dilués dans la majorité, comme c'est le cas dans les grandes villes comme Bagdad. Quand on a un régime démocratique et que le pays est libre pour tous, chacun jouit de ses droits en tant qu'individu et en tant que communauté, chrétiens ou non chrétiens ; par exemple dans nos écoles maintenant : si vous avez un élève musulman parmi des chrétiens, cet élève musulman a droit à l'enseignement islamique, ce qui est bien et nous sommes d'accord pour cela ; mais pour les chrétiens, il faut qu'il y ait 51% de chrétiens dans l'école pour qu’ils aient droit à l'enseignement chrétien.

La conversion au Christianisme

Pour un musulman la conversion au Christianisme est extrêmement difficile, en raison de la très forte pression familiale, sociale et politique. Normalement la Charia condamne le musulman qui se converti à la peine de mort. Pour se rendre compte de ce que comporte d’héroïsme la conversion d’un musulman, nous vous recommandons très vivement, si vous ne l’avez pas lu, le livre « Le prix à payer » de Joseph Fadelle ( Clovis) qui est le récit très simple de sa conversion, par un musulman Irakien, descendant d’une grande famille et qui à l’occasion de son service militaire entre en contact avec un catholique.

Cette conversion est impensable pour ses parents et ses proches. Intimidations et coups de la part de ses frères et cousins, prison, tortures, rien n’entamera la volonté de Mohamed qui avec sa femme et ses deux enfants parviendra, non sans mal, à passer en Jordanie d’où il pourra, en s’expatriant en France, trouver le baptême sous un nouveau nom. Il faut lire aussi « La XII° Croisade » du Révérend Père Avril, (Domaine de Notre-Dame,  05 300 Salérans)  qui a consacré toute sa vie à la conversion des musulmans et surtout des Harkis qui ont pu s’échapper d’Algérie à la fin de la guerre. Il est maintenant établi au Liban où il a fondé un orphelinat et une école.

19 janvier 2007 Cathobel : « Le nombre d'Allemands convertis à l'islam est en forte augmentation, selon le "Spiegel". Entre juillet 2004 et juin 2005, près de 4.000 citoyens ont rejoint la communauté musulmane, soit quatre fois plus que l'année précédente. » (Cathobel).

Ces Français qui se convertissent à l'islam

Au Maroc, 1958 étrangers se sont convertis à l’Islam en 2009, dont 1626 hommes et 332 femmes de 52 nationalités différentes, selon le ministère des affaires Islamiques. Les Français sont en tête des nouveaux musulmans avec 1028 personnes, dont 863 hommes et 165 femmes. Source : les quatre vérités 2009

L’Islam en Europe et en France. Quelques chiffres : 23 décembre 2005 BBC. NEWS 
- Allemagne : population musulmane: 3 millions, (3,6% de la population totale). La majorité de la population musulmane est turque.
- France : population musulmane: Cinq à six millions, (de 8 à 9,6% de la population totale). La population musulmane française est la plus importante en Europe occidentale. Environ 70% des musulmans sont originaires d'Afrique du Nord, Algérie, Maroc et Tunisie.
- Pays-Bas : population musulmane : 945.000, (5,8% de la population totale).
- Macédoine : population musulmane: 945.000, (30% de la population totale)

Ces chiffres datent de cinq ans. On le voit, c’est un énorme travail que celui de la conversion de tous ces musulmans et de tous ceux qui se sont installés en France depuis cinq ans, auxquels il faut ajouter tous les enfants nés depuis et qui demeurent musulmans comme leur famille. Si nous ne faisons rien, les chiffres parlent d’eux-mêmes, le destin de la France et d’une part importante de l’Europe est scellé.

Mais rien n’est impossible à Dieu surtout si c’est la Vierge Marie qui formule la demande. Alors, à nos chapelets et prions sans relâche la Très Sainte Vierge pour la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie et pour la conversion des Musulmans

René DUVERGER

 

Bibliographie :

Le prix à payer, Joseph Fadell,  Editions Clovis
Le vrai visage de l’Islam, Alcader Jean, éditions du Trident 2004
Connaissance élémentaire de l’Islam, Action familiale et scolaire B.P. 80 833. 75 828 Paris 17  
L’Islam sans complaisance, Bernard Antony. Godefroy de Bouillon.
Islam et francité : l’incompatibilité. Civitas N° 36, 17 rue des chasseurs, 95 100 Argenteuil.
Le Coran : traduction et commentaire systématique. CRC 10 260 Saint-Pares-lès-Vaudes.
A toi mon frère qui es né dans l’Islam. R.P. Marziac, Maison Saint Joseph 82300 Caussade

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:18

Maison généralice de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Note sur les propos de Benoît XVI au sujet de l’utilisation du préservatif

 

Dans un livre-entretien intitulé Lumière du monde, paru en allemand et en italien le 23 novembre 2010 et à paraître en français et en anglais le 3 décembre, Benoît XVI admet, pour la première fois, l'utilisation du préservatif « dans certains cas », « pour réduire les risques de contamination » par le virus du sida. Ces propos erronés demanderaient à être clarifiés et corrigés car leurs effets désastreux – qu’une campagne médiatique n’a pas manqué d’exploiter – causent scandale et désarroi parmi les fidèles.

1. Ce que Benoît XVI a dit

À la question « l'Église catholique n'est-elle pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ? », le pape répond, selon la version originale allemande : « Dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement. » 


Pour illustrer son propos, le pape donne un seul exemple, celui d'un « homme prostitué ». Il considère que, dans ce cas particulier, cela peut être « un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut ».


Il s’agit donc du cas de quelqu’un qui, commettant déjà un acte contre nature, à des fins vénales, aurait le souci de ne pas – en plus – contaminer mortellement son client.

 

2. Ce que Benoît XVI a voulu dire, selon son porte-parole


Ces propos du pape ont été perçus, par les media et les mouvements militant en faveur de la contraception, comme une « révolution », un « tournant » ou à tout le moins une « brèche » dans l’enseignement moral constant de l’Eglise sur l’usage des moyens contraceptifs. C’est pourquoi le porte-parole du Vatican, le P. Federico Lombardi, a fait paraître une note explicative le 21 novembre où l’on peut lire : « Benoît XVI considère une situation exceptionnelle où l'exercice de la sexualité représente un véritable risque pour la vie de l'autre. Dans ce cas, le pape ne justifie pas moralement l'exercice désordonné de la sexualité, mais retient que l'utilisation du préservatif pour diminuer le danger de contagion est 'un premier acte de responsabilité', 'un premier pas sur le chemin vers une sexualité plus humaine', plutôt que de ne pas en faire usage, exposant l'autre au péril de sa vie ».

Il convient ici de noter, pour être exact, que le pape parle non seulement d’un « premier acte de responsabilité », mais aussi d’un « premier pas vers la moralisation ». Dans le même sens, le cardinal Georges Cottier qui fut théologien de la Maison pontificale sous Jean-Paul II et au début du pontificat de Benoît XVI, avait déclaré lors d’un entretien à l'Agence Apcom le 31 janvier 2005 : « Dans des situations particulières – et je pense à des milieux où circule la drogue ou à des milieux où règnent une grande promiscuité humaine et une grande misère, comme dans certaines zones d'Afrique et d'Asie – dans ces cas-là, l'utilisation du préservatif peut être considérée comme légitime ».


Légitimité de l’usage du préservatif envisagé comme un pas vers la moralisation, dans certains cas, tel est le problème posé par les propos du pape dans Lumière du monde.

 

3. Ce que Benoît XVI n’a pas dit et que ses prédécesseurs ont toujours dit :

« Aucune ‘indication’ ou nécessité ne peut transformer une action intrinsèquement immorale en un acte moral et licite. » (Pie XII, Allocution aux sages-femmes du 29 octobre 1951)

« Aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre-nature devienne conforme à la nature et honnête. » (Pie XI, Encyclique Casti Connubii)

Or, l’usage de préservatifs est contre-nature en ce qu’il détourne un acte humain de sa fin naturelle. Leur utilisation demeure donc toujours immorale


A la question claire du journaliste « l'Église catholique n'est-elle pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ? », le pape répond par une situation exceptionnelle et ne rappelle pas que l’Eglise est toujours fondamentalement opposée à l’usage des préservatifs.


Or, que l’utilisation du préservatif soit une action intrinsèquement immorale et matière à péché mortel, est un point constant dans l’enseignement traditionnel de l’Eglise, par exemple chez Pie XI et Pie XII, et même dans la pensée de Benoît XVI disant au journaliste qui l’interroge : « Evidemment, l’Eglise ne considère pas le préservatif comme une solution réelle ni morale », mais le pape l’admet néanmoins « dans certains cas ». Cela est pourtant inadmissible au regard de la foi : « Aucune raison, enseigne Pie XI dans Casti Conubii (II, 2), assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre-nature devienne conforme à la nature et honnête ». Ce que rappelle Pie XII dans son Allocution aux sages-femmes du 29 octobre 1951 : « Aucune ‘indication’ ou nécessité ne peut transformer une action intrinsèquement immorale en un acte moral et licite ». Ce que saint Paul affirmait : « Ne faisons pas le mal pour qu’il en advienne un bien » (Rm 3, 8).


Benoît XVI semble envisager le cas de ce prostitué selon les principes de la « morale de gradualité » qui veut permettre certains délits moins graves pour amener progressivement les délinquants de délits extrêmes à l’innocuité. Ces délits moindres ne seraient pas moraux, sans doute, mais le fait qu’ils fassent partie d’un cheminement vers la vertu les rendrait licites. Or cette idée est une grave erreur parce qu’un moindre mal reste un mal quel que soit le signe d’amélioration qu’il donne. « En vérité, enseigne Paul VI dans Humanae vitae (n°14), s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (cf. Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».


Tolérer un moindre mal n’équivaut pas à rendre ce mal « légitime », ni à l’inscrire dans un processus de « moralisation ». Dans Humanae vitae (n°14), il est rappelé que : « C’est une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et par là intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde », de même il faut dire que c’est une erreur d’avancer l’idée que le préservatif, en soi déshonnête, puisse être rendu honnête par le cheminement espéré vers la vertu d’un prostitué qui l’utilise.


A l’opposé d’un sevrage qui passerait d’un péché « plus mortel » à un péché « moins mortel », l’enseignement évangélique affirme clairement : « Va et désormais ne pèche plus » (Jn 8, 11), et non pas « va et pèche moins ».

 

4. Ce que les catholiques ont besoin d’entendre de la bouche du pape


Certes un livre-entretien ne peut pas être considéré comme un acte du magistère, a fortiori lorsqu’il s’écarte de ce qui a été enseigné de façon définitive et invariable. Il n’en demeure pas moins que les médecins et les pharmaciens qui refusent courageusement de prescrire et de délivrer préservatifs et contraceptifs par fidélité à la foi et la morale catholiques, et que plus généralement toutes les familles nombreuses attachées à la Tradition ont impérieusement besoin d’entendre que l’enseignement pérenne de l’Eglise ne saurait changer au fil du temps. Ils attendent tous le rappel ferme que la loi naturelle, comme la nature humaine où elle est gravée, est universelle.


Or dans Lumière du monde se trouve une affirmation qui relativise l’enseignement d’Humanae Vitae en désignant ceux qui le suivent fidèlement comme des « minorités profondément convaincues » offrant à d’autres « un modèle fascinant à suivre ». Comme si l’encyclique de Paul VI fixait un idéal presqu’hors d’atteinte ; ce dont s’était déjà facilement persuadée la grande majorité des évêques pour mieux glisser cet enseignement sous le boisseau – là où précisément le Christ nous défend de mettre la « lumière du monde » (Mt 5, 14).

L’exigence évangélique deviendrait-elle malheureusement l’exception destinée à confirmer la règle générale du monde hédoniste dans lequel nous vivons ? Ce monde auquel le chrétien ne doit pas se conformer (cf. Rm 12, 2), mais qu’il doit transformer comme « le levain dans la pâte » (cf. Mt 13, 33) et auquel il doit donner le goût de la Sagesse divine comme « le sel de la terre » (Mt 5, 13).

Menzingen, le 26 novembre 2010

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:16
La génération de l'échec

La génération de l'échec La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l'histoire comme la génération de l'échec. C'est la génération de Mai-1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.
Car elle a tout raté sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

Elle prend le pouvoir au moment où l'Europe voit disparaître la menace soviétique et avec elle la coupure entre l'Est et l'Ouest : une chance historique pour notre continent de retrouver son unité et son indépendance. Mais nos soixante-huitards n'ont eu de cesse de se placer sous le giron des Etats-Unis et de l'OTAN. Nos pacifistes ont embarqué sans remords les Européens, transformés en valets d’armes américains, dans la guerre du Golfe, dans la guerre contre la Serbie, contre l'Irak, « contre le terrorisme » et envoyé nos soldats dans le guêpier afghan. Ils s'efforcent aussi d'isoler la Russie pour le plus grand profit des intérêts stratégiques américains.

L'Europe disposait d'atouts économiques puissants et en particulier de la perspective d'un grand marché préférentiel. Les soixante-huitards, à la remorque des Britanniques, nous ont précipités dans l'impasse du libre–échange mondialiste. Résultat : l'Union européenne est le seul espace économique au monde qui ne se protège pas, avec pour conséquence la désindustrialisation, l'immigration de peuplement, le chômage structurel, la stagnation et l'explosion des charges sociales pesant sur la collectivité.

Au seuil du dernier quart du XXe siècle les Etats européens étaient solides, les finances publiques équilibrées et, le système politique, démocratique à l’Ouest. La génération de l'échec a sabordé en quelques années, sur l'autel de la supranationalité européenne, mille ans d'héritage européen : le respect des frontières, la suprématie de la loi, la maîtrise de la monnaie, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Résultat : elle a instauré un système post–démocratique reposant sur la coupure entre le peuple et la super-classe dirigeante et la réduction permanente des libertés pour les autochtones.

Et tout cela pour rien Car elle a aliéné nos libertés nationales au profit d’une entité sans forme qui n'est ni une fédération, ni une confédération, ni un Etat et qui ne sait même pas définir où est sa frontière ni qui est européen. Qui n'a pas le droit de venir en aide aux Etats en crise. Qui est un néant impolitique, impuissant et verbeux. L’Union européenne n’assure ni la prospérité, ni la sécurité, ni la liberté des Européens. Ce n’est qu’une bureaucratie, machine à détruire les identités et les libertés.

Les soixante-huitards ont ouvert les portes de l'immigration de peuplement au nom de l'idéologie des Droits de l'homme et de la repentance antiraciste. Ils pensaient enfin avoir trouvé un prolétariat à défendre ! Résultat : l'Europe est désormais confrontée au communautarisme, au problème noir et à l'islamisme, mais pour le plus grand bénéfice des entreprises transnationales dirigées par la génération de l’échec.

La génération de l’échec a présidé à la mise en place d’un système économique qui augmente les inégalités sociales, alors qu’elles se réduisaient au XXe siècle. Elle a démantelé toutes les institutions qui faisaient la société au nom du dogme de la libération de l’individu réputé libre dans un marché ouvert et des vertus de la dérégulation. Résultat : les sociétés européennes, réduites au marché, implosent. Les finances publiques des Etats européens sont aujourd'hui toutes en déficit car elles croulent sous les dettes et les charges sociales, conséquence du libre-échangisme mondialiste et de la dénatalité.

L’Europe disposait d’une culture riche, ancienne, vivante et rayonnante.
La génération de l’échec, au nom de l’avant-gardisme et de la révolution culturelle, a tout cassé. L’Europe s’est, certes, peuplée de musées mais c’est parce que sa culture a été tuée par la génération de l’échec, justement. Elle est morte et c’est pour cela qu’elle est remisée dans des vitrines. La génération de l’échec a instauré un nouvel académisme : celui de l’art déraciné marchand. Elle a ouvert la culture européenne à la déferlante des produits standardisés américains et à la tyrannie de l’anglais. Elle a laissé sombrer les écoles et les universités en imposant ses théories pédagogiques libertaires.

La génération de l’échec n’a aucune excuse. Elle n’a été confrontée ni à la guerre, ni à la décolonisation, ni à la misère. Elle a hérité, au contraire, d’un monde en paix, vivant dans l’aisance et l’espoir de lendemains encore meilleurs.
Au surplus elle est restée sourde aux inquiétudes qu’exprimaient de plus en plus fortement les peuples européens face aux orientations qu’elle faisait prendre à nos sociétés. Sa seule réponse a été le mépris, la répression et la censure des voix dissidentes. Car la génération de l’échec, du haut de sa prétention qui n’a d’égale que son inculture, prétendait posséder seule les secrets du bonheur et de la fin de l’histoire. Elle se dit cosmopolite mais en réalité elle ne connaît pas le monde ni sa géographie ni son histoire.

C’est une génération d’enfants gâtés, qui s’est comportée en héritier frivole qui dilapide le capital familial en menant grand train – le capital de tous les Européens.
Mais voici que les créanciers sonnent à la porte.
Et que s’avance le tribunal de l’Histoire.

Michel Geoffroy
25/11/2010

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