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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 15:52

Ca chauffe pour les mondialistes en Espagne..............Et le mouvement gagne l'Europe.

 

Les Espagnols emmenés par un mouvement a-partis et a-politiques sont en train de se révolter massivement en bravant des interdictions de manifester en Espagne.
 
Rebaptisé ces dernières heures "Toma la Plaza", "Prends la Place" en français, le campement est apparu à Madrid, dimanche 15 mai.
 
Plus de 100.000 à Madrid, des milliers dans les autres villes, depuis dimanche 15 mai, ils continuent de protester contre le mondialisme destructeur des peuples et refusent de payer la crise du système bancaire qui frappe très durement le pays. Inspiré par la révolution égyptienne, le mouvement a été lancé sur les réseaux sociaux et relayé par des sms. Il est en train de gagner l'Europe, dont la France.  Des rassemblements avaient été convoqués jeudi à Paris, Londres, Budapest…
 
 
Le Mouvement madrilène des "Indignés" est en train de gagner l'Europe, comme dans la video ci-dessous le 19 Mai 2011 devant l’Ambassade d’Espagne à Paris.
 
Sentant que le "Mouvement de Indignés" (appelé aussi "Mouvement 15-M", du 15 Mai) échappait aux cercles infiltrés, et qu’il était issu d’un mouvement populaire apolitique et non syndical, les élites néo-mondialistes ont décidé d’interdire la manifestation hier vendredi soir à 24h partout en Espagne, sous le prétexte que les manifestations gênerait la bonne tenue du scrutin municipal et régional prévu dimanche 22 mai. Les rassemblements ont été déclarés vendredi 20 mai "contraires à la loi par la commission électorale".
 
Si les Espagnols se révoltent contre l'occupation mondialiste en Espagne c'en est fini pour la Mafia en Espagne et on peut s'attendre, les prochains jours, à une révolution réellement soucieuse des peuples, plus que ne l'ont été toutes les autres soit-disant "révolutions" depuis 1789, "révolutions" qui étaient en réalité pilotées par des partis et des politiques inféodés aux puissances du Gros Argent cosmopolite.
 
Rappelons que Napoléon Bonaparte, l'homme qui a couronné la "révolution" dite "française" en en propageant les principes (et les loges...) dans toutes l'Europe, n'a jamais réussi à mater les Espagnols bien qu'il ait mis le paquet. Les Espagnols sont une force douce et tranquille qui ne doit pas être dérangée. Et ce coup-ci, tous les espoirs sont permis.
 
Les manifestations désormais illégales se poursuivent ce samedi, alors que le Figaro à 14h11, fait une dépêche nommant les manifestants de "jeunesse perdue", qui lutte contre la "corruption des politiciens". Aux cris de "maintenant nous sommes illégaux", une foule immense a lancé vendredi à minuit aux douze coups de l'horloge, un "cri muet", rubans de scotch sur la bouche, bras levés au ciel. Il ne nous reste en effet plus que le Ciel pour nous venir en aide.
 
El impulsor de la revolución islandesa, manda un mensaje de apoyo a los españoles.
 
 
L'initiateur de la révolution islandaise envoie un message de soutien aux Espagnols. Il recommande notamment de ne pas utiliser la violence.
En France ,pour l'instant nous sommes dans le surréalisme comme le note Pierre Vial sur son site de "Terre et Peuple": 

 

« La France a besoin de DSK pour renforcer le FMI et avoir une gouvernance mondiale ». Cette phrase, présentée comme l’expression de la pensée de Sarkozy, a été publiée dans Le Monde du 17 mai. C’est à dire alors que Strauss-Kahn marinait au fond d’une prison new-yorkaise. Elle a donc, de façon effarante, un côté surréaliste.

Mais il y a bien d’autres aspects surréalistes dans cette « affaire DSK ». Par exemple les déclarations des députés socialistes Jean-Jacques Urvoas (Finistère), Jean-Christophe Cambadélis (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), de la vice-présidente socialiste du conseil régional d’Ile de France Michelle Saban, qui vont toutes dans le même sens : leur grand homme est, forcément, victime d’un complot. Il n’y a pas si longtemps on nous expliquait que les thèses complotistes étaient une tare typiquement d’extrême droite…

Mais en tout cas, toutes affaires cessantes, la communauté juive à laquelle appartiennent Strauss-Kahn et Anne Sinclair s’est mobilisée, d’un bloc, pour orchestrer protestations, dénégations, lamentations. Comme pour l’affaire Polanski, elle aussi assez glauque. Et pour les mêmes raisons : la solidarité communautaire doit être immédiate et inconditionnelle. Attali, Badinter et leurs semblables – en tête desquels, bien sûr, l’inévitable Bernard-Henri Lévy – sont montés au créneau sans hésiter une seconde (Jean-François Kahn sur France-Culture : « c’est un troussage de domestique »…bel exemple d’ignominie bourgeoise et de mépris graveleux).

Dans les media, presse écrite et radiotélévisée s’activent pour nous attendrir sur le sort pitoyable de Strauss-Kahn. Et le sort de la jeune femme noire agressée par Strauss-Kahn, dans tout ça ? Pas intéressant. D’ailleurs c’est une menteuse : on trouvera bien des psychiatres pour nous expliquer qu’elle est mythomane, voire nymphomane (c’est apparemment, en ce mardi soir 17 mai où j’écris ces lignes, la nouvelle ligne de défense des avocats de Strauss-Kahn)…

Le bon peuple sera-t-il dupe de tels montages ? Espérons qu’il saura résister au tam-tam médiatique. Heureusement, il y a encore un bon sens populaire et les Gaulois ont tendance à se dire que dans les histoires de fesses il n’y a pas de fumée sans feu, surtout avec un obsédé comme Strauss-Kahn  (les langues commencent à se délier sur d’autres vilaines affaires)… Pierre VIAL

 

L'hyper classe mondiale commence à exaspérer les peuples à force de vouloir accaparer toute la richesse que nous produisons,mais cela aura une fin!Ce qui se passe en ce moment n'est pas un hasard,nous sommes tombés au plus bas:ils ont détruit la Famille,ils ont détruit nos Patrie,ils ont détruit notre Eglise et ils veulent nous réduire en esclavage.Ils ont juste oublié que la Foi ne se détruit pas et que Dieu est avec nous!Pour eux Dieu n'existe pas.......

Dieu n’existe pas ? : « Tous les paumés chantent ça en cœur »

On entend dire, parfois, aujourd’hui, que la vie humaine n’a pas de sens. Ce ne serait, parait-il, dans l’explosion imprévue du Big Bang, qu’un avatar, un coup funeste du hasard. Tous les paumés chantent ça en cœur sur la même fausse note sinistre et ringarde. Comme ces raisonneurs du siècle dernier, qui s’acharnaient à nous démontrer que tout était absurde sur Terre.

 

Excepté, bien sûr, leur propre raisonnement… sur l’absurdité ! 

 

Il est assez évident, en effet, que la vie ne peut avoir le moindre sens pour ceux qui se contentent de s’empiffrer ou de courir après le vent. Pour trouver du sens à la vie, il faut la considérer dans son histoire totale. Cet élan vers « le plus » qui, malgré d’innombrables échecs, a poussé tant d’hommes intelligents, depuis tant de siècles, à risquer leur vie pour tenter de « savoir », suggère au moins l’hypothèse qu’il y a… Quelque part un pôle d’attraction irrésistible ! Et pourquoi pas même une Vérité ? Cet appétit de « vivre plus »… jusqu’en éternité qui malgré des milliards de morts persiste en nous, depuis si longtemps, suggère aussi l’hypothèse qu’il existe… quelqu’un capable de créer en nous cette soif d’infini.

 

Toutes les civilisations de la Terre ont dans leur phase d’ascension, cru en des dieux. Sans doute ces dieux n’étaient-ils que des ébauches plus ou moins primitives et leur culte une marche d’approche tâtonnante, mais c’était toujours dans la même direction que l’homme cherchait. Tout ce que l’homme a inventé de beau, de grand, d’intelligent, l’a toujours été au prix d’une inlassable persévérance, de multiples recommencements, de courageux dépassements de soi. Jamais dans l’attente du hasard. Pour les chrétiens, la vie a du Sens, parce que quand on l’embrasse dans sa vérité, elle nous conduit vers l’Absolu de la vie en Dieu. À leurs yeux, chaque être humain qui hérite du don fabuleux de la vie hérite en même temps d’un germe. D’un germe de destin divin, qu’il lui appartient de faire fructifier et qu’il lui arrive d’étouffer.

 

L’intelligence ne fonctionne pas sous vide. Quand on est figé dans son égoïsme ou dans sa crasse, on dérape fatalement vers un avant-goût de néant. Quand on perd le goût du risque et de l’aventure, on se découvre mille raisons de se mettre en hibernation. On trouve toujours le Mont-blanc trop haut, le Mali trop loin, l’Église… trop sombre. La vie ne peut avoir de sens que pour ceux qui la vivent en « battants », en mettant tout leur être « en puissance » : en corps, âme et intelligence. (site:semperfidelis).

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Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

  

 
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 07:26
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L’affaire DSK est un acte de guerre des USA contre l’Europe!Par opportunité?

Article placé le 19 mai 2011, par Mecanopolis

La majorité croit que tout est clair quand la télévision a montré une image, et l’a commentée de quelques mensonges. Une population plus restreinte se contente de savoir que presque tout est obscur, ambivalent, « monté » en fonction de codes qui lui échappe. Une minorité, qui voudrait savoir le vrai, très malaisé à distinguer clairement, se demande invariablement, pour chaque cas singulier : « A qui profite le crime ? »

 

 

Nous expliquions il y a deux mois dans cette même rubrique (1), comment Bill Gross, gestionnaire du plus important fonds d’investissement au monde, Pimco, avait décidé de se débarrasser de tous ses bons du Trésors, car il prévoyait que les cours des obligations d’État US allaient s’effondrer avant l’été, et que cela entraînerait une contraction de l’économie qui ne manquera pas d’amener le pays à l’éclatement monétaire par l’hyperinflation, à la récession et au chômage de masse. En clair, la banqueroute des États-Unis.

 

Cette information, relatée discrètement dans la presse économique, a été reprise dans Le Figaro du 16 mai dernier, sous le titre « Les Etats-Unis à trois mois de la faillite ». L’article va plus loin et explique comment la situation économique des Etats-Unis est sans issue, puisque sa « dette devrait toucher son plafond ce lundi – déjà relevé en janvier dernier – fixé à 14.294 milliards de dollars, et à partir duquel les États-Unis ne pourront plus emprunter. »

 

« Autrement dit, les États-Unis sont au bord de la faillite », indique le quotidien, avant de poursuivre, en citant Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities, que ce serait «l’équivalent financier d’une bombe nucléaire». Le cataclysme mondial serait tel que les gens n’y croient pas. «Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser», se rassure un autre analyste, interrogé par Le Figaro.

 

La solution : plomber l’euro

 

Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de la revue économique suisse Bilan, explique dans son dernier livre, « La fin du dollar »(2), qu’un krach du billet vert est inévitable. Selon elle, la plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion car « pour produire 1 dollar de richesse, elle a besoin de 6 dollars de dette. »

 

Pour cette analyste, il ne fait aucun doute que la solvabilité américaine dépend du discrédit de l’euro, car seule une crise de confiance dans la monnaie unique européenne permettrait aux Etats-Unis d’écouler aisément leurs futures émissions de bons du Trésors.

 

Manœuvres de déstabilisation

 

Le site Mecanopolis confirme cette analyse dans un article publié le 24 avril dernier (3) qui prophétise que « d’une manière ou d’un autre, les attaques spéculatives contre la dette souveraine des pays de la zone euro vont se poursuivre, et même s’intensifier ces prochains mois, puisque l’économie américaine est maintenant moribonde. La vraie question est de savoir quelle forme peut prendre cette guerre du dollar contre l’euro, ou plus exactement jusqu’où les Etats-Unis sont capables d’aller dans leurs manœuvres de déstabilisation. »

 

Et le même site de démontrer que les USA n’en sont pas à leur coup d’essai, puisque « début 2010, l’euro s’est retrouvé la cible d’attaques très directes. Celles-ci n’étaient plus seulement verbales, comme elles l’avaient été depuis son premier jour d’existence, mais spéculatives. Les principaux hedge funds anglo-saxons(4) ont décidé, lors d’un dîner organisé le 8 février 2010 à New York, de parier de manière concertée sur la baisse de l’euro et la détérioration de la dette européenne. Il était admis qu’une fois la crise grecque déclenchée l’effet domino constituerait un coup gagnant, un véritable strike contre l’euro. »

 

 

 

Les conséquences de l’affaire DSK

 

 

 

L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn vise en premier lieu à discréditer le FMI, et par extension à amplifier la crise de l’euro. Les conséquences vont être directes et importantes, notamment pour la Grèce.

Les hedge-funds anglo-saxons ne vont pas se priver de l’occasion qui leur est offerte sur un plateau pour redoubler leurs spéculations sur les emprunts d’État de la Grèce, car le FMI apparaît aux yeux des “marchés” comme la garantie de bonne fin du plan de sauvetage mis en place l’année dernière. La voix du FMI, c’est son directeur général. À tort ou à raison, l’effacement de DSK va rendre le FMI inaudible et ouvrir la voie au déchaînement de la spéculation. On devrait donc voir le prix des CDS (Credit Default Swap) sur la dette grecque s’envoler, le taux de rendement exigé sur les obligations grecques sur le marché secondaire dépasser les 15 %, ce qui aura pour conséquence, comme l’indiquait en début de semaine l’économiste Nouriel Roubini, que « le défaut partiel de la Grèce est désormais inévitable. » Si la Grèce fait faillite, c’est ensuite, comme un jeu de dominos, l’ensemble des pays et des banques européennes qui vont sombrer, et l’euro, avant de disparaître.

On peut, pour toutes sortes de raisons, ne pas supporter Dominique Strauss-Kahn, être contre l’idée d’une monnaie unique européenne, mais on aurait tort de se réjouir de la catastrophe en cours parce que ce n’est pas par une chute aussi brutale et violente de la monnaie unique que les nations européennes pourront retrouver leur souveraineté monétaire et économique. Il n’y aura à la clef qu’un déluge de catastrophes pouvant mener jusqu’à la déstabilisation totale de notre continent. L’inculpation de DSK n’est donc rien d’autre qu’un acte de guerre des États-Unis à l’encontre l’Europe.

 

 

 

Clovis Casadue, pour FLASH

Publié  sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

 

 

Reproduction libre avec indication des sources
Notes :
 
 
 
 
(2) La Fin du Dollar, Myret Zaki, Éditions Favre, 2011
 
 
(4) Il s’agissait des banques d’affaires Goldman Sachs,Bank of Amerrill Lynch et Barclays.

Article original :

A la demande de l’auteur, nous avons modifié le titre original de cet article
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:39
DSK : Le vrai scandale, c'est celui d'Euro-RSCG


Derrière DSK, il y avait une campagne de manipulation médiatique de l’opinion. Conduite par les communicants d’Euro-RSCG.
Décryptage de Polémia.

Interrogé fin avril par Libération, DSK avait avoué trois fragilités possibles : « L’argent, les femmes et sa judéité ».

De fait, un homme qui avait déclaré « Je me lève chaque matin en me demandant ce que je peux faire pour Israël » risquait d’avoir du mal à mobiliser le vote des banlieues arabo-musulmanes qui s’était massivement porté sur Ségolène Royal en 2007.

Mais avant même d’arriver à l’élection, encore fallait-il remporter la primaire socialiste !

Comment un homme qui incarnait la superclasse et la finance mondiales aurait-il pu gagner les suffrages des militants socialistes dont beaucoup continuent d’appartenir à la fonction publique ? Comment un homme qui avait imposé le plan de rigueur de la Grèce et salué le modèle tunisien de Ben Ali aurait-il pu rassembler les suffrages de la gauche militante ?

De même, il est étonnant que le PS, parti féminin et parti féministe, ait pu envisager de se donner à un homme porté au harcèlement agressif envers les femmes, selon un registre plus proche de la prédation que de la séduction.

Comment diable dans ces conditions DSK pouvait-il donc passer pour présidentiable ?

DSK caracolait dans les sondages grâce à son image de sauveur économique de la planète.

Il faut ici distinguer la réalité de l’image véhiculée par les médias.

Dans la réalité, le FMI et son patron ont fonctionné comme une sorte de secrétariat permanent du G20. Mais en dehors de communiqués ronflants, les G20, G8 ou G5 n’ont pris que bien peu de décisions concrètes ; et surtout ils n’ont en rien remis au carré les pratiques douteuses de la finance mondiale. Bien au contraire, ils ont ménagé les intérêts des grandes banques d’affaires et n’ont rien entrepris contre la fraude systémique.

C’est la seule magie de la communication qui a fait de DSK le deus ex machina d’une hypothétique sortie de crise économique. Et il n’y a que les Français qui croyaient cela. A New York, on l’a vu, DSK n’a pas la célébrité que les Français lui prêtent…

Les Français ont été victimes de manipulations médiatiques

C’est l’agence de communication Euro-RSCG (groupe Bolloré) qui était à la manœuvre. Cette agence a obtenu la communication du FMI pour l’Europe et l’Afrique. En pratique elle a contribué à imposer en France l’image de « super DSK ». Stéphane Fouks, le patron d’Euro-RSCG, avait, dès les années 1990, la réputation « d’être un commerçant capable de vendre une télé couleur à un aveugle ». Et Euro-RSCG est une puissante agence. Elle assure la communication de 14 sociétés du CAC 40. Sans compter la banque Lazard, Orange et Mac Donald’s France.

Le métier d’Euro-RSCG est de faire passer aux patrons de presse et aux médias les « messages » politiques des gros annonceurs. Or beaucoup d’entre eux jugeaient le patron du FMI comme le meilleur candidat à la présidentielle française du point de vue de la finance et des multinationales. On est ici en plein mélange des genres entre la presse, la publicité, les affaires et la politique.

Vers un scandale Euro-RSCG ?

Outre Stéphane Fouks, le patron d’Euro-RSCG, trois personnes semblent avoir travaillé quasiment à plein temps (et à très gros salaires et « faux frais ») pour DSK : Ramzi Khiroun (l’homme à la Porsche Panamera), Gilles Finchestein (une plume de DSK) et Anne Hommel (attachée de presse). Ce sont eux qui sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir lancé la thèse du « complot » pour tenter de protéger DSK.

La moralité, sinon la légalité, de toutes ces pratiques est plus que douteuse.

En France les règles du financement politique excluent le financement d’une campagne politique par les entreprises privées comme par les Etats étrangers ou les organisations internationales.

De même une entreprise n’a pas le droit de servir gratuitement les ambitions d’un homme en abusant de ses biens sociaux. La promotion nationale de DSK entrait-elle dans le marché international passé par le FMI avec Euro-RSCG ? Et sous quelles conditions ?

Qui au final règlera les factures de la pré-campagne des primaires de DSK ? Le FMI, le PS ou Anne Sinclair ?

Quoi qu’il en soit on voit ici la malfaisance des « spin doctors » à la française : ces manipulateurs d’opinion, ces petits génies de la communication, qui tentaient d’imposer à la gauche d’abord, aux Français ensuite, un homme manifestement peu fait pour les hautes fonctions auxquelles la superclasse mondiale aspirait pour lui !

Andrea Massari
18/05/2011
Polémia

 

Toute cette histoire rappelle le film "des hommes d'influence"

Affiche de «DES HOMMES D'INFLUENCE»
DES HOMMES D'INFLUENCE
(Wag the Dog)
Réalisé par Barry Levinson
Avec Dustin Hoffman, Robert de Niro, Anne Heche, Denis Leary, Willie Nelson, Andrea Martin, Kirsten Dunst, William H. Macy, John Michael Higgins, Suzie Plakson
États-UnisÉtats-Unis (1997) – 95 mn
 
Ou pour distraire l'opinion publique d'un scandale sexuel visant le président américain sur le point d'être réélu, un expert en communication invente une guerre de toute pièce... Nous n'en sommes pas encore là,ces "experts"ont inventé "le complot mondial"contre leur chouchou.Ces experts en manipulation,que sont les proches de DSK, croient qu'ils vont se sortir de cette histoire sordide comme cela et certains "socialo"leurs emboîtent le pas,comme ce Bartolone:

Le député PS Claude Bartolone a affirmé mercredi sur BFMTV que Dominique Strauss-Kahn lui avait confié le 29 avril à Paris que « les Russes et notamment Poutine (étaient) les alliés de la France pour essayer de (le) virer du FMI » afin d’empêcher sa candidature à la présidentielle. Cette conversation, a-t-il dit, « m’a amené à être totalement perdu », en apprenant dimanche matin l’arrestation du patron du FMI.

.Mais non!Ils ont misé sur le mauvais cheval et la perversité de ce triste monsieur leur"pête" à la figure!Il y a quand même une morale.De plus il faudra bien que les socialistes, et surtout les femmes de ce parti politique, s'expliquent,car si tout le monde savait,pourquoi n'ont-ils rien dits?Par intérêts,couardise! 

 

 

DSK : les médias français doivent-ils s'excuser ?

Benoît-et-moi a traduit un article de La Bussola, qui compare le traitement médiatique de 2 graves affaires actuelles : l'affaire DSK et une affaire de pédophilie chez un prêtre genevois. Extrait :

P "L'affaire Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international récemment accusé de viol, offre un nouvel exemple de la façon dont certains événements "a luci rossi" (ndt: littéralement "à lumières rouges", càd à caractère pornographique) sont gérés dans la perspective des medias - et pas seulement - d'une manière différente selon les sujets concernés.
Parallèlement à cette vilaine affaire de violence et de sexe, l'actualité s'occupe aussi de l'affaire d'un curé de Gênes, don Richard Sepia, accusé d'avoir abusé sexuellement de mineurs. Ce nouvel épisode de pédophilie, qui est toutefois encore passée au crible par les enquêteurs, a déclenché une nouvelle levée de boucliers contre l'Eglise. Et ainsi, dans l'imaginaire collectif, les événements de Gênes ont ravivé le lien désormais établi "Eglise-pédophilie."
En substance, il y a une sorte d'identification implicite entre la conduite inique de l'individu et la responsabilité de l'Église catholique romaine envers ce même comportement. [...]
Qui sait, cependant, pourquoi dans l'affaire Strauss Kahn, personne n'a songé le moins du monde à réclamer que le FMI demande pardon et fasse amende honorable pour les actions honteuses de ce dernier.
Entre autre, nous ne parlons pas ici du dernier des fonctionnaires du Fonds, mais du directeur général, le n°1. Pour tenter un parallèle: monsieur Kahn (sic!) n'est pas le dernier «curé» de campagne de cet organisme international - il ne s'agit pas d'un quelconque don Riccardo Sepia - mais c'est un "cardinal" de gros calibre, si on peut s'exprimer ainsi.
Evidemment, le FMI se gardera bien de présenter des excuses pour la conduite de son directeur excipant à juste titre du "Nous ne sommes pas responsables du comportement privé de nos dirigeants". Et en effet dans les affaires pénales les fautes sont toujours attribuées à l'accusé qui les a commises, de même que dans le domaine moral et théologique, et non à des tiers."

Certains rétorqueront que les autorités de l'Eglise ont caché des faits. Mais les médias français sont fortement soupçonnés d'avoir pratiqué l'omerta sur ce sujet.

Michel Janva

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 08:59

 

 Valeurs actuelles cette semaine

DSK ou les infortunes de Mammon.

Dominique Strauss-KahnLa chute de Dominique Strauss-Kahn n’est-elle pas d’abord une revanche de la réalité sur une “élite mondialisée” qui l’avait singulièrement perdue de vue, en même temps que le sens des limites ?

L'affaire Strauss-Kahn est tombée comme la foudre. Certes le sujet présente bien des intérêts, et passionne tout le monde : argent, sexe et pouvoir, un vrai polar. Mais M. Strauss-Kahn reste innocent aussi longtemps qu'il n'est pas jugé ; de cette présomption d'innocence, d'autant plus nécessaire que tout repose sur le témoignage d'une seule personne, il est effrayant de voir comme la presse américaine fait peu de cas : raison de plus pour nous retenir de trop en dire. A cela s'ajoute que l'hypothèse d'un traquenard n'est pas à écarter, les services du monde entier sachant fort bien que le passé du personnage, le connu et le moins connu, a tout pour l'accabler, et qu'il était en somme facile d'atteindre Achille au tendon. Reste que, quelles qu'en soient les suites, c'est une mauvaise nouvelle pour les socialistes, mais aussi pour l'Europe, et bien entendu, pour la France.

Pour la France d'abord, dont l'image est ternie d'ores et déjà. M. Copé assure aujourd'hui que M. Strauss-Kahn « ne représente pas la France » ; peut-être, mais il représente à tout le moins la France officielle : c'est bien le Président de la République qui a poussé sa candidature, et l'a fait d'abondance – connivence qui n'étonna pas autant qu'on aurait pu croire, puisque c'était donner bien du prestige et du pouvoir à l'un de ses concurrents. Il est vrai que les deux hommes ont souvent été associés dans l'esprit public – et par de nombreux journaux, telle la revue le Meilleur des Mondes qui, en octobre 2006 publia un entretien croisé entre les deux hommes, révélant leur communauté de vues…  L'un et l'autre représentent bien une certaine France où, recouvrant l'ancienne culture d'État, le mélange de bling-bling, de "culture Fouquet's” en "culture Rolex" et les péripéties très people de la vie privée ont bel et bien recouvert l'ancienne culture d'État. Que cette "nouvelle France" coupée de la vie des peuples, fasse une nouvelle fois la une des journaux du monde entier est pour nous tous un coup dur.

Mauvaise nouvelle aussi pour l'Europe, qui, traditionnellement, a toujours joué un rôle majeur au sein du FMI, rôle que M. Strauss-Kahn a amplifié en acceptant (et en faisant accepter à son conseil d'administration) de voler au secours de pays de l'euroland en grande difficulté – là où les grandes banques, et un autre directeur du FMI, auraient mis des conditions bien plus draconiennes… DSK a d'autant plus sauvé l'euro (et donc, l'Union européenne dont l'euro est la principale ossature) que l'Allemagne n'aurait sans doute jamais accepté la mise en place de mécanismes de solidarité financière, d'ailleurs interdits par les traités, sans l'engagement du FMI. DSK parti, l'institution financière internationale est entre de toutes autres mains – cela, à l'orée d'une période partout décrite comme cruciale, justement, pour l'Europe. C'est la thèse du complot que, faisant feu de tous bois, raniment tout à coup quelques caciques du PS, ceux-là mêmes qui ont sans fin répété qu'ils ne croyaient pas aux complots… Manipulations et traquenards sont pourtant aussi vieux que la politique, tant il est vrai que les grands États sont des monstres froids, qui y recourent bien plus souvent qu'on ne le voit ou qu'on ne veut le voir. Reste que, complot ou pas, l'UE perd une carte maîtresse, pour aujourd'hui et pour demain, car il semble bien que sa traditionnelle prééminence dans l'institution soit désormais révolue…

Mauvaise nouvelle enfin pour les socialistes, dont les réactions, et la solidarité réaffirmée sur tous les tons, montrent bien qu'ils faisaient corps avec le personnage, au point de prendre le risque de se laisser emporter par ce qu'il représente, et de devoir assumer au grand jour ce passage de la force tranquille, à l'arrière fond rural et terrien qui leur avait donné la victoire tant célébrée de 1981, à la récente Porsche tranquille, déclinable en tranquille palais de Marrakech, et autres images fâcheuses qui ne sont que trop relayées aujourd'hui par celle d'une luxueuse suite dans un grand hôtel de Manhattan – dont le prix certes fait débat : certains parlent de 550 dollars la nuit, d'autres de 3000. Mais quelle idée de prendre une suite quand on dispose d'un luxueux appartement dans le même Manhattan ! Quoi qu'il arrive, coupable ou pas, M. Strauss-Kahn aura révélé tout un visage du PS : quand la nouvelle est tombée, j'ai d'abord pensé à Mammon, ce dieu de la richesse facile qui, lorsqu'il règne sur les esprits, détruit toute limite. Certes, le FMI manie d'immenses sommes ; mais n'est-ce pas justement le problème, incommensurable depuis que, voici quarante ans, l'argent n'est plus gagé sur quelque valeur que ce soit, en sorte qu'il s'en crée sans fin ?

La possibilité de créer de l'argent à gogo, et le sentiment de toute puissance qu'elle donne à quelques individus qui survolent tous les peuples de la terre, et finalement la réalité elle-même, détruit tout sentiment des limites ; et ce qui parle dans cette affaire très new-yorkaise, c'est le no limit soixante-huitard qui a tant modelé les années 1970 et 1980 en France, relayé par l'explosion de la masse monétaire, je veux dire de monnaie non gagée transformée en flots d'argent facile entre quelques mains liées à ce que le peuple nomme sans y distinguer grand chose "le monde de la finance". Pour ces "élites mondialisées" tout est devenu possible, sans qu'aucun principe de réalité, ni aucun principe de la morale traditionnelle et de la modération y mette des bornes. Rappelons-nous que "tout est possible" fut le principal slogan de la campagne du PS en 1974. C'est la marque d'une époque, d'une "culture" ou d'une morale, ou plutôt leur absence : disons d'un comportement. Tout est possible, sans frontière et sans limite, voilà bien la fadaise qu'on nous a vendue pendant une et bientôt deux générations, devenue modèle accompli reconnaissant tous les droits et bien des pouvoirs à une classe mondialisée vivant en apesanteur, entretenue par son déracinement absolu – lequel fut même théorisé sous le nom de "nomadisme libérateur" par un autre socialiste, Jacques Attali.

Reste, bien sûr, à établir les faits, mais, quels qu'ils soient, il est fort instructif que ce personnage opulent ait été le favori du "parti des socialistes", qui est, plus encore que "la droite libérale", le parti de l'argent. Du matérialisme en tous les cas, si vite perverti, quand toute morale républicaine s'évapore en obsession des biens, de la consommation, et finalement en ploutocratie générale.  Il est d'ailleurs significatif que, pour ce parti, tout problème social, tout dysfonctionnement du service public, toute question politique aient pour cause le manque d'argent ("de crédits") et pour solution universelle l'argent – "débloquez les fonds!"… Tout au long du XXe siècle, les socialistes n'auront fait que parler d'argent, participant à cette marchandisation du monde qui désormais s'emballe – au détriment de toute justice sociale d'ailleurs. En somme, le PS était fait pour tomber dans les bras de Mammon : on ne pouvait pour lui rêver pire catharsis. A moins qu'elle ne l'en libère ? Paul-Marie Coûteaux

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 08:51

Dsk : Les secrets d'un présidentiable                                                                                      prix:18,90 euros

Présentation de l'éditeur
Dominique Strauss-Kahn va-t-il être candidat ? Toute la France se pose la question. Pour tenter d'y répondre, Cassandre dévoile les coulisses d'une campagne présidentielle qui, en fait, a déjà commencé depuis plus de deux ans. L'auteur nous plonge au coeur des préparatifs du " Gang ", comme a été baptisé ce petit groupe de professionnels à la lisière de la politique et de la communication, chargé de le faire élire en 2012. DSK a tous les attributs du grand homme politique : ambitieux, manipulateur et séducteur. Dernier atout, il est supérieurement intelligent. Alors, c'est gagné ? Pas forcément. Sa vie de nabab, d'une villégiature à l'autre, d'une femme à l'autre, d'une conviction à l'autre, pourrait bien éclater au grand jour. La tache reste délicate pour le Gang, et le candidat encore hésitant. En réalité, la seule question ne serait-elle pas : DSK a-t-il les moyens de se présenter ?
Lisez ce qui suit et surtout souvenez-vous des paroles prononcées par certains journalistes et hommes /femmes politiques et s'il vous plait gardez cela en mémoire!A vous de juger ou sont les "salauds"ceux qui se foutent du peuple et ne pensent qu'au sexe et à l'argent!
 Une dépêche de l’agence mexicaine Notimex reprend des allégations publiées par l’auteur anonyme Cassandre dans le livre DSK, secrets d’un présidentiable: « le directeur général du FMI Dominique Strauss Kahn a à son actif plusieurs agressions sexuelles présumées dont une employée de maison mexicaine lors d’une visite de travail au Mexique ». Mediapart

« Dominique Strauss-Kahn est un ogre. Il n’arrive pas à se dominer. Chaque tentation provoque une salivation immédiate. Il est comme un prédateur toujours à l’affût. Il ne peut pas travailler avec des femmes sous ses ordres », écrit Cassandre dans le livre. Selon l’auteur, DSK fixe toujours du regard les jupes et les décolletés des femmes. Il ne fait aucune distinction de classe sociale, nationalité ni âge quand une femme l’attire. « Son oeil est comme un laser avec les femmes : quand il entre dans un café, un bureau ou n’importe quel lieu public, le même rituel recommence. » La Tercera

Le 4 mai 2010, sur Canal +, Jean-Michel Aphatie qualifiait le livre de « cochonnerie » qu’il fallait jeter à la poubelle…

 

- Gisèle Halimi défend la victime présumée contre « une caste » et les intellectuels parisiens : « C’est le pot de terre contre le pot de fer ». Elle répond à Georges Kiejman, l’avocat de Roman Polanski.

- Dominique Strauss-Kahn a été placé par l’administration de la prison de Rikers Island, à New York, sous surveillance anti-suicide, rapportait mardi la chaîne américaine NBC, citant une source non identifiée. Le JDD

-  Le Bureau national du PS tourne au psychodrame : Martine Aubry a fondu en larmes… France Info

- La une de France Soir de demain

 

 

-

– Dominique Wolton : « DSK c’est pas n’importe qui, c’est une personnalité mondiale »

 

 

L’affaire aura-t-elle des répercussions sur l’électorat musulman du PS ?

Réaction de l’avocat et du frère de Nafissatou Diallo, présentée comme une femme modèle et courageuse. Elle parlerait français, serait « musulmane pratiquante », selon un de ses voisins, et porterait le voile. France Soir

Egalement selon France-Soir « plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des beurettes selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l’égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l’amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS.’

La jeune employée d’hôtel présumée victime est une « musulmane dévouée » selon ses proches (source). Autant dire que même libre, DSK ne connaîtra plus jamais la sécurité. Qui plus est, ses déclarations passées ne vont guère dans le sens d’un rapprochement avec l’électorat musulman tant choyé par le PS et préconisé par le réservoir d’idées Terra Nova…Les signes de compassion et d’amitié des ténors juifs du PS et des médias comme Cambadélis, Moscovici, Lang, Sabban, Dray, BHL, Khan… adressés en boucle , ne vont pas aider le parti à regagner la confiance des musulmans de France…le Parti de Gauche aux accents pro-palestiniens pourrait tirer les marrons du feu de cette crise.

Vendredi 11 février dans l’émission « Semaine critique », le journaliste David Abiker demande à Tariq Ramadan quelles seraient les réactions du monde arabo-musulman si la France élisait Dominique Strauss-Kahn, autrement dit un président juif : « La question n’est pas d’avoir un président juif, le problème est de savoir quelle politique il va défendre. Quelqu’un qui a dit, en 1983 : « chaque jour de ma vie, je me lève en me posant la question de savoir comment je vais défendre Israël » , va forcément avoir un a priori qui sera négatif par rapport aux Palestiniens.

Et Tariq Ramadan aurait pu enfiler les perles des autres déclarations du patron du FMI depuis les années 80 :

 » Malgré mon nom, je suis plus sépharade qu’ashkénaze[...] Sans être religieux, je suis traditionaliste [...] Je figure parmi les fondateurs de Socialisme et Judaïsme, où j’exprimais fermement mon soutien à Israël » D.S.K dans Actualité Juive du 22 février 1989.

Le 13 mai 2004, il répondit à Stéphane Paoli sur France Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël »

A l’heure où la « nakba » est commémorée en souvenir de l’épuration ethnique de 1948 qu’ont subi des dizaines de milliers d’Arabes de toutes confessions ( et on ne parle jamais des Chrétiens arabes également chassés de leurs terres), cette solidarité indéfectible à l’état d’Israel de la part de celui qui était le leader peu contesté du PS, pleuré aujourd’hui par Martine Aubry; aurait été un boulet électoral. Si l’Observatoire pointe l’incompatibilité des « systèmes juridico-civilisationnels » européens et islamiques, il n’en demeure pas moins informé des derniers travaux historiques concernant les circonstances peu défendables de la construction de l’état Israelien, dont aucune repentance n’a encore effacé le sang alors versé.

Observatoire de l’islamisation-mai 2011

(Citations relevées par Faits et Documents n°201 de septembre 2005 qui consacra un large dossier à Strauss Khan)

 

En 2009, Thierry Ardisson en Off sur RMC :

« j’ai 14 copines qui m’ont dit : il a essayé de me sauter »

« Je pense que ce type-là a une maladie »

 

 

- Des personnalités « au plus haut niveau » du Parti socialiste « étaient au courant » d’une agression sexuelle remontant à 2002 dont Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn, a affirmé jeudi à l’AFP la mère de l’écrivaine. AFP

 

- Badinter Vs Joffrin

- Manuel Valls se met en colère

- Gbagbo Vs DSK

La bureaucratie pléthorique du FMI

L'économiste Guy Sorman tire un bilan sans concession du passage de Dominique Strauss_Khan au FMI :

F "DSK [...] s'est attaché l'affection du personnel en restaurant le FMI comme vaste bureaucratie internationale. Crise ou pas crise, et politicien avant tout, DSK voyait grand. La crise fut une aubaine : DSK essaya de positionner le FMI en gouvernement économique mondial. Bloqué par les Américains, les Chinois et les Allemands, il n'y parvint pas mais, grâce à un lobbying actif, il obtint le renforcement de ses ressources. Sous DSK, le FMI prospéra. Au bénéfice de qui ? De lui-même et de son Directeur général. Mais contribua-t-il à résoudre, voire à limiter, la crise financière mondiale ? DSK aurait voulu prêter tous azimuts aux pays en difficulté : à l'exception de petits pays comme la Hongrie, cela lui fut justement refusé par le G8 et le G20. Les gouvernements se sont opportunément souvenus que les prêts du FMI sont rarement remboursés et qu’ils perpétuent donc les causes foncières de la faillite.

Faute de prêter directement, DSK aura beaucoup encouragé les gouvernements et les banques centrales à secourir les pays les plus mal gérés, la Grèce en particulier. Or, on savait au FMI depuis des années que les comptes grecs étaient truqués : sauver les Etats voyous par des prêts de faveur, ce fut la politique du FMI dans les années 1980, avec laquelle DSK voulait bizarrement renouer. Certes, le FMI posait des conditions à ses prêts mais ces conditions n'étaient jamais respectées (sauf par des gouvernements très sérieux comme la Corée du Sud) et le FMI n'avait aucun moyen de les imposer.

Au total, on comprend comment le management du FMI par DSK servait DSK et sa bureaucratie : on ne voit pas en quoi il conduisait vers un régime financier mondial plus rationnel ? Et DSK, politique oblige, n'osa jamais s'attaquer aux manipulations du Yuan par le gouvernement chinois, bien qu'il s'agisse là d'un facteur essentiel des déséquilibres mondiaux. [...]  le FMI est avant tout une bureaucratie en quête désespérée d'une mission."

Michel Janva

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:42

LE POUVOIR D'ACHAT 

 

La question du pouvoir d'achat est de nouveau sur la sellette, chacun des candidats potentiels à la future l'élection présidentielle prenant la posture sur ce sujet en s'efforçant bien entendu de se démarquer de la posture des autres. Le premier ministre vient de déclarer : « la question du pouvoir d'achat est aussi une priorité du gouvernement même si en la matière nous n'avons pas de baguette magique ». Dans la même intervention le premier ministre a fait à nouveau la promotion de la prime obligatoire de 1000 € dont nous avons décrit le caractère catastrophique. Un autre a pris un langage martial pour parler de donner « un coup de poing contre la hausse des prix » ! En 2008 Madame Christine Lagarde fut dépêchée dans un supermarché pour faire ses courses crayon en main et démontrer que le camembert n'avait pas augmenté ! Nous allons montrer qu'en fait, s'il n'y a pas de baguette magique, c'est parce que le gouvernement lui-même est à l'origine de la dégradation de ce pouvoir d'achat et que pour l'arrêter il faudrait qu'il se renonce à lui-même.

Cette question du pouvoir d'achat n'est qu'un aspect parmi d'autres de la paupérisation générale du peuple français. Celle-ci s'exprime de diverses façons comme le chômage, l'insuffisance des logements, la faiblesse des retraites allant parfois jusqu'à une vraie misère et bien d'autres manifestations. Un étalon de mesure se trouve dans la prospérité des restos du cœur : ces gens qui pilonnent l'économie française, soit pour détruire les industries et services, soit pour les chasser ailleurs, ont au moins une production qui marche bien c'est justement celle des restos du cœur.

L'Insee dans son étude annuelle sur les revenus montre qu'un Français sur deux vit avec moins de 1580 € par mois. Évidemment ces chiffres sont très difficiles à interpréter : il est plus facile d'être pauvre à Paris lorsque l'on a peu de revenus qu'en province avec les mêmes revenus. Les familles monoparentales souffrent bien davantage que les familles stables et unies ; il est remarquable également que les immigrés récents souffrent plus que d'autres.

 

LES CAUSES

Les causes de la dégradation du pouvoir d'achat sont bien connues des économistes. Elles se ramènent toutes à leur source commune, c'est-à-dire la socialisation générale du pays, entreprise et poursuivie par les gouvernements de toutes sortes depuis plusieurs décennies, quelles que soient les couleurs apparentes qu'ils se donnent pour gagner leurs élections.

Cette socialisation se traduit par l'interventionnisme abusif de l'État dans tous les domaines de la vie publique et privée ; les conséquences sont le poids des impôts et le déluge de réglementations polluant toute activité créatrice de richesse.

A signaler à ce sujet l'Autorité de la concurrence créée le 4 août 2008 pour succéder au Conseil de la concurrence qui, parait-il, ne faisait plus l'affaire. Le motif de la création était précisément le pouvoir d'achat, une concurrence accrue étant censée le favoriser. Les Autorités indépendantes, naviguant pratiquement sans contrôle véritable, sont l'une des causes de la paupérisation du peuple français et elles comptent parmi les moyens pour les prédateurs publics de s'enrichir indûment. La vogue des « observatoires » dont le nombre exact ne sera jamais connu se rattache à la même logique.

Ce qui domine le paysage c'est l'immensité de la richesse que les prédateurs publics captent à leur profit et qui en pesant lourdement sur l'économie écrase davantage les pauvres que les riches lesquels peuvent toujours trouver des solutions. Le calcul de ce prélèvement abusif est extrêmement difficile à faire. La socialisation met dans les mains de l'État des sommes d'argent et de moyens presque sans limite. C'est ce que j'ai appelé dans un livre aujourd'hui épuisé : « La République Fromagère » (R.F. pour les intimes ! ). Tous les jours et parfois plusieurs fois par jour, l'on voit dans le journal se manifester l'avidité des prédateurs publics pour arracher à leur profit telle ou telle partie du butin étatique.

Cela se traduit en particulier par la création de postes nouveaux et parfaitement inutiles pour les recalés du suffrage universel ou les ministres débarqués lors d'un énième remaniement ministériel. C'est aussi la création de structures abusives comme les Autorités indépendantes citées plus haut. Dans la gestion courante de ces dinosaures publics se trouvent d'innombrables parlottes qui brassent du vent et s'accompagnent de fêtes diverses. Quoi de plus confortable que de faire régulièrement la fête avec des amis !

Des calculs montrent qu'environ dix % du PIB s'évaporent ainsi chaque année. Les deux décentralisations, avec des structures parfaitement inutiles et même nocives sur tout le territoire national, ont déclenché une course fabuleuse en vue de dérober pour usage privé le butin des collectivités territoriales. Les projets insensés du Grand Paris et de la création de « Métropoles » s'inscrivent dans cette logique dépensière avec à la clé de confortables fromages républicains pour lesquels la bataille est déjà commencée : l'effet de paupérisation est garantie avec ces projets

 

LA MARGE DE MANOEUVRE

L'absence prétendue d'une marge de manœuvre est une des légendes répandues par les pouvoirs socialisants depuis des décennies. C'est complètement faux et la légende a pour but de permettre aux prédateurs publics de continuer la « danse devant le buffet », l'orchestre médiatique répétant à l'envi la légende. Les données énoncées plus haut montrent que la marge de manœuvre est considérable, puisqu'elle correspond exactement au degré de socialisation du pays.

Pour bénéficier de cette marge de manœuvre il faut détruire le socialisme morceau par morceau.

Destruction des dépenses publiques d'abord en choisissant les plus scandaleuses, les plus idiotes, les plus inutiles, les plus néfastes. Nous parlons bien de destruction et non pas de diminution. Les pouvoirs publics nous chantent perpétuellement l'utilité d'une simple diminution de ces dépenses : c'est une mauvaise chanson. Que signifie la suppression de quelques fonctionnaires si par ailleurs l'on crée une kyrielle de structures nouvelles pour gâter les camarades ? Le bon chemin est de supprimer des services entiers, ce qui supprime les bureaux, les palais, les dépenses de communication, les contentieux et les réglementations.

Parallèlement il faut évidemment supprimer des impôts. Dans cette action, comme dans les dépenses la bonne pratique n'est pas d'écorner simplement les impôts : cela ne servira à rien car l'impôt réduit renaîtra inévitablement de ses cendres. Il est nécessaire de détruire complètement certains impôts grands ou petits : plus de déclarations, plus de bureaux, plus de contentieux.

Pour utiliser la marge de manœuvre et retrouver la prospérité perdue, il faut donc bien renoncer au socialisme, cette vache sacrée, et amorcer un cercle vertueux qui élargira encore plus la marge de manœuvre.

A cette fin et pour gagner entre autres la bataille du pouvoir d'achat, les gouvernants doivent être clairs dans leur tête ce qui n'est pas gagné d'avance.

Michel de Poncins

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 15:58

lu sur le salonbeige:

Le génocide en direct

C'est ici : le compteur des avortements depuis le 1er janvier. On dépasse les 15 millions à l'écriture de ce post.

Miserere nobis...

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:48
Ce témoignage qui ne sera pas repris par la "grande presse" a le mérite de décrire précisément la situation des chrétiens d'Orient notamment en Arabie Saoudite.
La persécution des chrétiens en Arabie Saoudite

Camille Eid, professeur à l'Université de Milan, journaliste, auteur et expert des Eglises du Moyen-Orient, parle de la situation des chrétiens en Arabie Saoudite. Extraits :

E "Il est interdit d'avoir des bibles, des images religieuses et des chapelets ; s'ils sont détectés à l'aéroport, ils sont immédiatement confisqués. [...] Ils disent que les chrétiens peuvent prier en privé, mais que signifie en privé ? Cela signifie-t-il seul ou avec votre famille ? Quand deux personnes ou plus, ou un groupe de familles, prient ensemble, dans l'intimité de leur maison, la police religieuse peut faire irruption, intervenir et les arrêter. 

Qu'arrive-t-il à un chrétien qui est surpris avec un chapelet dans sa poche ou portant une croix ? 

Si c'est dans une poche, personne ne peut le voir. Si, toutefois, vous êtes vu portant une croix, n'importe quel musulman - et pas seulement la police - peut vous l'enlever. Vous serez arrêté et risquez l'expulsion du royaume. On vous mettra en prison et, au bout de quelques jours, un visa de sortie vous sera délivré. Ce sera fini pour vous.

Quelles autres activités chrétiennes sont punissables par la loi ? 

Toute manifestation publique de foi autre que l'islam est punissable. Ils savent que les Américains, les Français et les Italiens célèbrent la messe de Noël et de Pâques à l'intérieur des ambassades, mais comme l'ambassade est zone extraterritoriale, la loi n'est pas applicable. Toutefois, la police n'est pas loin et veille. Il n'y a pas d'églises, de synagogues ou de temples dans le royaume. Toute manifestation de foi autre qu'islamique est interdite. [...]

Jusqu'où peut aller cette persécution  ?

A la mort. Nous avons le cas du martyre d'une jeune fille qui s'est convertie au christianisme. Son frère l'avait découvert. Elle avait écrit un poème au Christ et on lui a coupé la langue. Elle a disparu et, plus tard, on l'a retrouvée morte. Son nom était Fatima Al-Mutairi et cela s'est passé en août 2008. En 2008, deux descentes de la police religieuse se sont soldées par l'arrestation d'hommes, de femmes et d'enfants de moins de 3 ans. De nombreux cas de torture sont rapportés ; avant d'être expulsés vers leur pays, ces Philippins, Indiens et Erythréens sont torturés par la police dans les prisons. [...] Les chrétiens convertis existent. [...]

Il est dur d'être laïc catholique en Arabie Saoudite, car il faut avoir une foi profondément enracinée. Vous ne pouvez pas avoir d'exemplaires de l'Evangile chez vous. Vous ne pouvez pas avoir un chapelet. Vous ne pouvez avoir de contacts avec des amis chrétiens comme communauté ; vous pouvez avoir des amis chrétiens, fréquenter les communautés étrangères, mais il est interdit de parler de sa foi. La seule possibilité est d'avoir une forte conscience et connaissance de votre foi sur lesquelles compter dans ce contexte."

Michel Janva (salonbeige)

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:30
LE TEXTE DE L'INSTRUCTION SUR LE MOTU PROPRIO SUMMORUM PONTIFICUM



TRADUZIONE IN LINGUA FRANCESE

COMMISSION PONTIFICALE ECCLESIA DEI

INSTRUCTION sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum donnée motu proprio par SA SAINTETÉ LE PAPE BENOÎT XVI



I. Introduction

1. La Lettre apostolique Summorum Pontificum, donnée motu proprio par le Souverain Pontife Benoît XVI le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l’Église universelle.

2. Par ce Motu Proprio, le Souverain Pontife Benoît XVI a promulgué une loi universelle pour l’Église, avec l’intention de donner un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine
en vigueur en 1962.

3. Après avoir rappelé la sollicitude des Souverains Pontifes pour la sainte liturgie et la révision des livres liturgiques, le Saint-Père reprend le principe traditionnel, reconnu depuis des temps immémoriaux et à maintenir nécessairement à l’avenir, selon lequel « chaque Église particulière
doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre
l’intégrité de la foi, car la règle de la prière de l’Église correspond à sa règle de foi (1) ».
BOLLETTINO N. 0287 - 13.05.2011 15

4. Le Souverain Pontife évoque en outre les Pontifes romains qui se sont particulièrement donnés à cette tâche, notamment saint Grégoire le Grand et saint Pie V. Le Pape souligne également que, parmi les livres liturgiques sacrés, le Missale Romanum a joué un rôle particulier dans l’histoire et qu’il a connu des mises à jour au cours des temps jusqu’au bienheureux Pape Jean XXIII. Puis, après la réforme liturgique qui suivit le Concile Vatican II, le Pape Paul VI approuva en 1970 pour l’Église de rite latin un nouveau Missel, qui fut ensuite traduit en différentes langues. Le Pape Jean Paul II en promulgua une troisième édition en l’an 2000.

5. Plusieurs fidèles, formés à l’esprit des formes liturgiques antérieures au Concile Vatican II, ont exprimé le vif désir de conserver la tradition ancienne. C’est pourquoi, avec l’indult spécial Quattuor abhinc annos publié en 1984 par la Sacrée Congrégation pour le Culte divin, le Pape Jean Paul II concéda sous certaines conditions la faculté de reprendre l’usage du Missel romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII. En outre, avec le Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988, le Pape Jean Paul II exhorta les Évêques à concéder généreusement cette faculté à tous les fidèles qui le demandaient. C’est dans la même ligne que se situe le Pape Benoît XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, où sont indiqués, pour l’usus antiquior du rite romain, quelques critères essentiels qu’il est opportun de rappeler ici.

6. Les textes du Missel romain du Pape Paul VI et de la dernière édition de celui du Pape Jean XXIII sont deux formes de la liturgie romaine, respectivement appelées ordinaire et extraordinaire : il s’agit de deux mises en oeuvre juxtaposées de l’unique rite romain. L’une et l’autre forme expriment la même lex orandi de l’Église. En raison de son usage antique et vénérable, la forme extraordinaire doit être conservée avec l’honneur qui lui est dû.

7. Le Motu Proprio Summorum Pontificum s’accompagne d’une lettre du Saint-Père aux Évêques, publiée le même jour que lui (7 juillet 2007) et offrant de plus amples éclaircissements sur l’opportunité et la nécessité du Motu Proprio lui-même : il s’agissait effectivement de combler une lacune, en donnant un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962. Ce cadre s’imposait particulièrement du fait qu’au moment de l’introduction du nouveau missel, il n’avait pas semblé nécessaire de publier des dispositions destinées à régler l’usage de la liturgie en vigueur en 1962. En raison de l’augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir user de la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet.
Le Pape Benoît XVI affirme notamment : « Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste (2) ».

8. Le Motu Proprio Summorum Pontificum constitue une expression remarquable du magistère du Pontife romain et de son munus propre - régler et ordonner la sainte liturgie de l’Église (3) - et il manifeste sa sollicitude de Vicaire du Christ et de Pasteur de l’Église universelle (4). Il se propose :
a) d’offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans l’usus antiquior, comme un trésor à conserver précieusement ;
BOLLETTINO N. 0287 - 13.05.2011 16
b) de garantir et d’assurer réellement l’usage de la forme extraordinaire à tous ceux qui le demandent, étant bien entendu que l’usage de la liturgie latine en vigueur en 1962 est une faculté donnée pour le bien des fidèles et donc à interpréter en un sens favorable aux fidèles qui en sont les principaux destinataires;
c) de favoriser la réconciliation au sein de l’Église.


II. Les missions de la Commission pontificale Ecclesia Dei

9. Le Souverain Pontife a doté la Commission pontificale Ecclesia Dei d’un pouvoir ordinaire vicaire dans son domaine de compétence, en particulier pour veiller sur l’observance et l’application des dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 12).

10. § 1. La Commission pontificale exerce ce pouvoir, non seulement grâce aux facultés précédemment concédées par le Pape Jean Paul II et confirmées par le Pape Benoît XVI (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 11-12), mais aussi grâce au pouvoir d’exprimer une décision, en tant que Supérieur hiérarchique, au sujet des recours qui lui sont légitimement présentés contre un acte administratif de l’Ordinaire qui semblerait contraire au Motu Proprio.
§ 2. Les décrets par lesquels la Commission pontificale exprime sa décision au sujet des recours pourront être attaqués ad normam iuris devant le Tribunal Suprême de la Signature Apostolique.

11. Après approbation de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, il revient à la Commission pontificale Ecclesia Dei de veiller à l’édition éventuelle des textes liturgiques relatifs à la forme extraordinaire du rite romain.


III. Normes spécifiques

12. À la suite de l’enquête réalisée auprès des Évêques du monde entier et en vue de garantir une interprétation correcte et une juste application du Motu Proprio Summorum Pontificum, cette Commission pontificale, en vertu de l’autorité qui lui a été attribuée et des facultés dont elle jouit, publie cette Instruction, conformément au canon 34 du Code de droit canonique.

La compétence des Évêques diocésains.
13. D’après le Code de droit canonique (5), les Évêques diocésains doivent veiller à garantir le bien commun en matière liturgique et à faire en sorte que tout se déroule dignement, pacifiquement et sereinement dans leur diocèse, toujours en accord avec la mens du Pontife romain clairement exprimée par le Motu Proprio Summorum Pontificum (6). En cas de litige ou de doute fondé au sujet de la célébration dans la forme extraordinaire, la Commission pontificale Ecclesia Dei jugera.

14. Il revient à l’Évêque diocésain de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de la forme extraordinaire du rite romain, conformément au Motu Proprio Summorum Pontificum.
BOLLETTINO N. 0287 - 13.05.2011 17

Le coetus fidelium (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 1)
15. Un coetus fidelium pourra se dire stable (stabiliter exsistens), au sens où l’entend l’art. 5 § 1 de Summorum Pontificum, s’il est constitué de personnes issues d’une paroisse donnée qui, même après la publication du Motu Proprio, se sont réunies à cause de leur vénération pour la liturgie célébrée dans l’usus antiquior et qui demandent sa célébration dans l’église paroissiale, un oratoire ou une chapelle ; ce coetus peut aussi se composer de personnes issues de paroisses ou de diocèses différents qui se retrouvent à cette fin dans une église paroissiale donnée, un oratoire ou une chapelle.

16. Si un prêtre se présente occasionnellement avec quelques personnes dans une église paroissiale ou un oratoire en souhaitant célébrer dans la forme extraordinaire, comme le prévoient les articles 2 et 4 du Motu Proprio Summorum Pontificum, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église acceptera cette célébration, tout en tenant compte des exigences
liées aux horaires des célébrations liturgiques de l’église elle-même.

17. § 1. Dans chaque cas, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église prendra sa décision avec prudence, en se laissant guider par son zèle pastoral et par un esprit d’accueil généreux.
§ 2. Dans le cas de groupes numériquement moins importants, on s’adressera à l’Ordinaire du lieu pour trouver une église où ces fidèles puissent venir assister à ces célébrations, de manière à faciliter leur participation et une célébration plus digne de la Sainte Messe.

18. Dans les sanctuaires et les lieux de pèlerinage, on offrira également la possibilité de célébrer selon la forme extraordinaire aux groupes de pèlerins qui le demanderaient (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 3), s’il y a un prêtre idoine.

19. Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la Sainte Messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au Pontife romain comme
Pasteur suprême de l’Église universelle.

Le sacerdos idoneus (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 4)
20. Les conditions requises pour considérer un prêtre comme « idoine » à la célébration dans la forme extraordinaire s’énoncent comme suit :
a) tout prêtre qui n’est pas empêché par le droit canonique (7), doit être considéré comme idoine à la célébration de la Sainte Messe dans la forme extraordinaire ;
b) il doit avoir du latin une connaissance de base qui lui permette de prononcer correctement les mots et d’en comprendre le sens ;
c) la connaissance du déroulement du rite est présumée chez les prêtres qui se présentent spontanément pour célébrer dans la forme extraordinaire et qui l’ont déjà célébrée.

21. On demande aux Ordinaires d’offrir au clergé la possibilité d’acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire. Cela vaut également pour les séminaires, où l’on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l’étude du latin (8), et, si
BOLLETTINO N. 0287 - 13.05.2011 18 les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d’apprendre la forme extraordinaire du rite.

22. Dans les diocèses sans prêtre idoine, les Évêques diocésains peuvent demander la collaboration des prêtres des Instituts érigés par la Commission pontificale Ecclesia Dei, soit pour célébrer, soit même pour enseigner à le faire.

23. La faculté de célébrer la Messe sine populo (ou avec la participation du seul ministre) dans la forme extraordinaire du rite romain est donnée par le Motu Proprio à tout prêtre séculier ou religieux (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 2). Pour ces célébrations, les prêtres n’ont donc besoin, selon le Motu Proprio Summorum Pontificum, d’aucun permis spécial de leur Ordinaire ou de leur supérieur.

La discipline liturgique et ecclésiastique
24. Les livres liturgiques de la forme extraordinaire seront utilisés tels qu’ils sont. Tous ceux qui désirent célébrer selon la forme extraordinaire du rite romain doivent connaître les rubriques prévues et les suivre fidèlement dans les célébrations.

25. De nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces pourront et devront être insérés dans le Missel de 1962 (9), selon les normes qui seront indiquées plus tard.

26. Comme le prévoit le Motu Proprio Summorum Pontificum à l’article 6, les lectures de la Sainte Messe du Missel de 1962 peuvent être proclamées soit seulement en latin, soit en latin puis dans la langue du pays, soit même, dans le cas des Messes lues, seulement dans la langue
du pays.

27. En ce qui concerne les normes disciplinaires liées à la célébration, on appliquera la discipline ecclésiastique définie dans le Code de droit canonique de 1983.

28. De plus, en vertu de son caractère de loi spéciale, le Motu Proprio Summorum Pontificum déroge, dans son domaine propre, aux mesures législatives sur les rites sacrés prises depuis 1962 et incompatibles avec les rubriques des livres liturgiques en vigueur en 1962.

La Confirmation et l’Ordre sacré
29. La permission d’utiliser la formule ancienne pour le rite de la confirmation a été reprise par le Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 9 § 2). Dans la forme extraordinaire, il n’est donc pas nécessaire d’utiliser la formule rénovée du Rituel de la confirmation promulgué par le
Pape Paul VI.

30. Pour la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat, le Motu Proprio Summorum Pontificum n’introduit aucun changement dans la discipline du Code de droit canonique de 1983 ; par conséquent, dans les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le profès de voeux perpétuels ou celui qui a été définitivement incorporé dans une société cléricale de vie apostolique est, par l’ordination BOLLETTINO N. 0287 - 13.05.2011 19 diaconale, incardiné comme clerc dans l’Institut ou dans la Société, conformément au canon 266 § 2 du Code de droit canonique.

31. Seuls les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale Ecclesia Dei ainsi que ceux dans lesquels se maintient l’usage des livres liturgiques de la forme extraordinaire peuvent utiliser le Pontifical romain en vigueur en 1962
pour conférer les ordres mineurs et majeurs.

Le Bréviaire romain
32. Les clercs ont la faculté d’utiliser le Bréviaire romain en vigueur en 1962 dont il est question à l’article 9 § 3 du Motu Proprio Summorum Pontificum. Celui-ci doit être récité intégralement et en latin.

Le Triduum sacré
33. S’il y a un prêtre idoine, le coetus fidelium qui adhère à la tradition liturgique précédente peut aussi célébrer le Triduum sacré dans la forme extraordinaire. Au cas où il n’y aurait pas d’église ou d’oratoire exclusivement prévu pour ces célébrations, le curé ou l’Ordinaire prendront les mesures les plus favorables au bien des âmes, en accord avec le prêtre, sans exclure la possibilité d’une répétition des célébrations du Triduum sacré dans la même église.

Les rites des Ordres religieux
34. Il est permis d’utiliser les livres liturgiques propres aux Ordres religieux et en vigueur en 1962.

Pontifical romain et Rituel romain
35. Conformément au n. 28 de cette Instruction et restant sauf ce qui est prescrit par le n. 31, l’usage du Pontifical romain et du Rituel romain, ainsi que celui du Cérémonial des Évêques en vigueur en 1962 sont permis.


Au cours de l’audience du 8 avril 2011 accordée au Cardinal Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le Souverain Pontife Benoît XVI a approuvé la présente Instruction et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, au siège de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le 30 avril 2011, en la mémoire de saint Pie V.

William Cardinal Levada
Président
Monseigneur Guido Pozzo
Secrétaire


(1) BENOÎT XVI, Motu proprio Summorum Pontificum, art. 1 : AAS 99
(2007), p. 777 ; La Documentation catholique 104 (2007), pp. 702-704 ;
cf. Présentation générale du Missel romain, 3e éd., 2002, n. 397.
(2) BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique
« motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie
romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 798 ; La
Documentation catholique 104 (2007), p. 707.
(3) Cf. Code de droit canonique, c. 838, § 1 et § 2.
(4) Cf. Code de droit canonique, c. 331.
(5) Cf. Code de droit canonique, c. 223 § 2 ; 838 § 1 et § 4.
(6) Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre
apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de
la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007),
p. 799 ; La Documentation catholique 104 (2007), p. 707.
(7) Cf. Code de droit canonique, c. 900 § 2.
(8) Cf. Code de droit canonique, c. 249 ; CONC. OECUM. VAT. II, Const.
Sacrosanctum Concilium, n. 36 ; Décr. Optatam totius, n. 13.
(9) Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre
apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de
la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007),
p. 797 ; La Documentation catholique 104, p. 706

_______________


Note d'accompagnement :

TRADUZIONE IN LINGUA FRANCESE
L’Instruction sur l’application du Motu proprio “Summorum Pontificum” (du 7 juillet 2007, entré en vigueur le 14 septembre 2007) a été approuvée par le Pape Benoît XVI le 8 avril dernier et est datée du 30 avril, mémoire liturgique de Saint Pie V, Pape.
L’Instruction, reprenant les premiers mots du texte latin, 'intitule “Universae Ecclesiae” et émane de la Commission Pontificale “Ecclesia Dei”, à qui le Pape avait confié – entre autre – la tâche de veiller sur le respect et l'application du Motu proprio. C'est pourquoi, elle porte la signature de son Président, le Card. William Levada, et de son Secrétaire, Mgr. Guido Pozzo.
Le document a été envoyé à tous les évêques la semaine dernière. Nous rappelons que “les instructions... explicitent les dispositions des lois, expliquent et fixent leurs modalités d’application” (CIC, can. 34).

Comme il est dit au n.12, l’Instruction est promulguée “en vue de
BOLLETTINO N. 0288 - 13.05.2011 4 garantir la correcte interprétation et la juste application” du Motu proprio “Summorum Pontificum”.
Il était naturel qu'après la loi contenue dans le Motu Proprio, suive l’Instruction sur son application. Le fait que cela advienne aujourd'hui, plus de trois ans après, s'explique facilement si l'on se souvient que dans la Lettre du Pape accompagnant le Motu Proprio, il disait explicitement aux évêques: “Je vous invite à écrire au Saint-Siège, trois ans après l'entrée en
vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés apparaissent vraiment, des voies seront recherchées pour trouver une solution”. L’Instruction porte donc aussi en soi le fruit de la vérification triennale de l’application de la loi, qui avait été prévue depuis le début.

Le document est présenté dans un langage simple et de lecture facile. Son Introduction (nn.1- 8) rappelle brièvement l'histoire du Missel Romain jusqu'à la dernière édition de Jean XXIII, en 1962, et au nouveau Missel approuvé par Paul VI en 1970, suite à la réforme liturgique du Concile Vatican II, et confirme le principe fondamental selon lequel il s'agit de “deux formes de la Liturgie Romaine, définies respectivement ordinaria et extraordinaria : il s'agit de deux usages du seul Rite romain, qui se placent l'un à côté de l'autre. L’une et l’autre forme sont l'expression de la même lex orandi de l'Eglise. Par son usage vénérable et ancien, la forma extraordinaria doit être conservée avec l'honneur qui lui est dû” (n. 6).
La finalité du Motu proprio est aussi confirmée, s'articulant sur les trois points suivants:
a) offrir à tous les fidèles la Liturgie Romaine dans son usage le plus ancien, considérée comme un précieux trésor à conserver;
b) garantir et assurer réellement, à ceux qui le demandent, l’usage de la forma extraordinaria;
c) favoriser la réconciliation au sein de l'Eglise (cf n. 8).

Une Section du document (nn. 9-11) rappelle brièvement les devoirs et les pouvoirs de la Commission “Ecclesia Dei”, à qui le Pape “a conféré le pouvoir ordinaire vicarial” en la matière. Cela implique, entre autre, deux conséquences très importantes. D'abord, celle-ci peut décider des recours qui lui sont présentés contre d'éventuelles mesures d'évêques ou d'autres ordinaires, qui semblent contraires aux dispositions du Motu proprio (avec toujours la possibilité de faire ensuite un recours contre les décisions de la Commission près le Tribunal suprême de la Signature Apostolique). En outre, il revient à la Commission, avec l’approbation de la Congrégation pour le Culte Divin, de s'occuper d'une éventuelle édition des textes liturgiques pour la forma extraordinaria du Rite romain (dans la suite du document on espère, par exemple, l’insertion de nouveaux saints et de nouvelles préfaces).

La partie proprement normative du document (nn. 12-35) contient 23 brefs points sur les différents thèmes.

La compétence des Evêques diocésains est confirmée pour la réalisation du Motu proprio, rappelant qu'en cas de controverses sur la célébration dans la forma extraordinaria, c'est la Commission “Ecclesia Dei” qui tranchera.

Clarification est apportée quant au concept de coetus fidelium (c'est-à-dire “groupe de fidèles”) stabiliter existens (“stable”) qui désirent de pouvoir assister à la célébration dans sa forma extraordinaria. Laissant toutefois à la sage évaluation des pasteurs le nombre de personnes nécessaires pour le constituer, il est précisé que celui-ci ne doit pas être nécessairement constitué de personnes appartenant à une seule paroisse, mais peut être composé de personnes provenant de différentes paroisses voire de différents diocèses. L’Instruction, tenant toujours compte du respect des exigences pastorales plus larges, propose un esprit d'“accueil généreux” envers les groupes de fidèles qui demandent la forma extraordinaria ou des prêtres qui demandent de célébrer occasionnellement dans cette forme avec quelques fidèles.

Une précision très importante est apportée (n. 19) selon laquelle les fidèles qui demandent la célébration dans sa forma extraordinaria “ne doivent en aucune façon soutenir ou appartenir BOLLETTINO N. 0288 - 13.05.2011 5 à des groupes qui se disent contraires à la validité ou légitimité de la forma ordinaria” et/ou à l’autorité du Pape comme Pasteur Suprême de l'Eglise universelle. Cela irait, en effet, en contradiction manifeste avec la finalité de “réconciliation” du Motu proprio lui-même.

D'importantes indications sont aussi données sur le “prêtre idoine” à célébrer dans la forma extraordinaria. Naturellement celui-ci ne doit pas avoir d'empêchement d'un point de vue canonique, suffisamment bien connaître le latin et le rite à célébrer. C'est pourquoi les évêques sont encouragés à permettre, dans les séminaires, une formation adéquate à cette fin, et il est possible de recourir, en cas de manque de prêtres idoines, à la collaboration des prêtres des Instituts érigés par la Commission “Ecclesia Dei” (qui utilisent normalement la forma extraordinaria).

L’Instruction confirme que tout prêtre séculier ou religieux a l'autorisation de célébrer la Messe “sans peuple” dans la forma extraordinaria s'il le souhaite. Ainsi, s'il ne s'agit pas de célébration avec le peuple, les religieux individuels n'ont pas besoin de l'autorisation de leurs supérieurs.

Suivent – toujours en ce qui concerne la forma extraordinaria – des normes relatives aux règles liturgiques et à l’usage des livres liturgiques (comme le Rituel, le Pontifical, le Cérémonial des évêques), à la possibilité d'utiliser la langue locale pour les lectures (en complément de la langue latine, ou aussi comme alternative dans les “Messes lues”), à la possibilité pour les clercs d'utiliser le Bréviaire d'avant la réforme liturgique, à la possibilité de célébrer le Triduum Sacré dans la Semaine Sainte pour les groupes de fidèles demandant l'ancien rite. En ce qui concerne les ordinations sacrées, l’usage des livres liturgiques plus anciens est permis seulement dans les Instituts qui dépendent de la Commission “Ecclesia Dei”.

Ce texte, une fois lu, donne l'impression d'un grand équilibre, qui entend favoriser – selon l’intention du Pape – l'usage serein de la liturgie précédant la réforme de la part de prêtres et de fidèles qui en ressentent le sincère désir pour leur bien spirituel; et qui entend garantir la légitimité et l’effectivité d'un tel usage dans la mesure du possible. En même temps, le texte est animé par la confiance en la sagesse pastorale des évêques, et insiste fortement sur l'esprit de communion ecclésiale qui doit être présent chez tous – fidèles, prêtres, évêques – afin que la finalité de réconciliation, ainsi présente dans la décision du Saint-Père, ne soit pas empêchée ou
freinée, mais favorisée et atteinte.
[00713-03.02] [Texte original: Italien]



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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 08:24
l'hebdomadaire Rivarol n°2999

Trente ans après son élection, le vrai bilan de Mitterrand

Il y a tout juste trente ans, le dimanche 10 mai 1981, François Mitterrand était élu à l'Elysée après deux échecs en 1965 et en 1974. La gauche pour la première fois sous la Ve République revenait au pouvoir. Lyrique, Jack Lang indiquait alors que la France était passée par ce vote des ténèbres à la lumière. François Mitterrand, malgré son bilan calamiteux dans quasiment tous les domaines, qui fut le seul de tous les présidents de la République à accomplir deux septennats complets, jouit encore d'une popularité importante. Ainsi que l'écrit le quotidien Metro, « la Tonton mania fait recette ». On ne compte plus les livres, les colloques, les émissions de télévision, les numéros hors-série de revues consacrés à la célébration des trente ans de l'accession à la magistrature suprême de l'homme de Jarnac. Le Parti socialiste en fait lui-même des tonnes : il met en vente une planche de timbres homologuée par La Poste et des tee-shirts à son effigie. Technique oblige, une application I-phone gratuite a même été créée rue de Solferino. Elle permet de réécouter des phrases célèbres de François Mitterrand ou carrément de se prendre en photo avec lui. Le 10 mai le PS a organisé une journée portes ouvertes de 11 heures à 20 heures 30 à son siège national. On pouvait y entendre des témoignages sur un écran de télévision, voir une exposition de photos, la journée étant conclue par un discours de la première secrétaire Martine Aubry qui s'est naturellement revendiquée de ce parrainage à l'instar de tous les postulants socialistes déclarés ou putatifs. A la traîne dans les enquêtes d'opinion, Ségolène Royal a été la première, le 8 mai, devant les militants de son club Désirs d'avenir, à célébrer la mémoire du seul président socialiste de la Ve République. Quant à son ex-concubin François Hollande, il s'est rendu le 10 à Château-Chinon, fief du défunt président. Les lieutenants de Dominique Strauss-Kahn se réclament également de l'héritage de Mitterrand. Même le très gauchiste Jean-Luc Mélenchon se place ouvertement dans la lignée du fondateur du parti dʼEpinay. « Ce que je retiens de François Mitterrand, c'est avant tout l'esprit de conquête, le long parcours de la gauche avec lui pour accéder au pouvoir. Sa ténacité, son obstination dans le combat, après tant d'échecs, sa capacité à réussir le rassemblement de la gauche. » Des propos qui devraient faire réfléchir les communistes qui s'apprêtent à soutenir officiellement sa candidature à la présidentielle de 2012. Car Mitterrand a œuvré très efficacement à l'effondrement du PC, en ayant notamment l'habileté de nommer quatre ministres communistes au gouvernement en 1981 ce qui rendait “Fabien” corresponsable de la politique menée. Cet engouement des socialistes pour leur ancien homme fort s'explique par leur incapacité à placer l'un des leurs à l'Elysée (ils ont échoué trois fois de suite à la présidentielle, en 1995, en 2002 et en 2007) et par leur souci de plaire aux Français qui, à en croire les sondages, conservent majoritairement un bon souvenir de l'ex-chef de l'État. Si Mitterrand est aujourd'hui populaire, ce qui fut loin d'être toujours le cas lorsqu'il était aux responsabilités, c'est que ses successeurs sont bien plus médiocres encore que lui, nettement plus indignes de la fonction comme le prouve notamment le côté bling-bling de Sarkozy et la façon détestable dont il met en scène sa vie privée pour le moins tumultueuse. Sans même parler de DSK roulant en Rolls à Paris et affichant sans vergogne son train de vie de milliardaire. La dégénérescence intellectuelle et mentale de nos dirigeants ne cessant de s'accélérer, il est somme toute logique que beaucoup de nos compatriotes aient une certaine nostalgie pour un passé qui n'est finalement pas si lointain. Inutile pourtant de compter sur nous pour participer à cette floraison de dithyrambes sur la personne et l'action de Mitterrand. Car il n'est pas de domaines où, tout au long de son interminable présidence, la situation ne se soit considérablement dégradée.

Le président socialiste avait promis que, lui à l'Elysée, il n'y aurait jamais deux millions de chômeurs en France. Ils étaient 1,8 million à la veille de son accession à la magistrature suprême, ils seront officiellement près de trois millions (bien plus en réalité) quatorze ans plus tard. Le développement du quart monde, l'apparition des Restos du coeur, puis du RMI, les nouveaux pauvres, c'est la génération Mitterrand. Et à côté de cette misère que l'on ne peut plus cacher triomphe impunément sous son règne l'argent-roi. Ses deux septennats sont ceux des scandales en tous genres, plus nauséabonds les uns que les autres : affaires du Carrefour du développement, des Irlandais de Vincennes, du Rainbow Warrior, affaires Luchaire, Péchiney, Urba-Gracco.
A l'instar de Chirac, Mitterrand ne doit son accession à la présidence de la République qu'à de l'argent sale, à des fonds occultes. Il avait d'ailleurs un jour établi à la télévision un subtil distinguo entre voler pour son parti, ce qui selon lui était absolutoire, et voler à des fins d'enrichissement personnel — comme si le fait d'être élu à des postes prestigieux et rémunérateurs ne contribuait pas à une forte hausse du train de vie ! Il est certain que dans la généralisation de la corruption morale, dans l'affaissement de l'esprit civique, dans l'érosion du sens du devoir et de l'esprit de responsabilité, dans le triomphe du cynisme, les années Mitterrand sont pour beaucoup. Que l'on songe à l'ahurissant aveu de Georgina Dufoix, pourtant directement mêlée à l'abominable scandale du sang contaminé : « Je me sens responsable mais pas coupable ».
L'homme est également entouré de morts suspectes, celles de son conseiller François de Grossouvre retrouvé suicidé à l'Elysée, de son Premier ministre Pierre Bérégovoy. De même ne saura-t-on jamais pour qui son ami Roger-Patrice Pelat, providentiellement disparu, s'était livré à un délit d'initiés. La mobilisation de services entiers de lʼEtat, l'activation permanente de la cellule élyséenne avec le fameux système des écoutes pour loger, nourrir et surtout protéger des regards indiscrets sa maîtresse Anne Pingeot et sa fille adultérine Mazarine sont dignes des moeurs dʼune République bananière. Alors que Mitterrand prétendait aimer charnellement la France à la différence de De Gaulle qui sʼen faisait une idée confondue avec sa personne, c'est sous sa magistrature suprême que la décadence morale, dont il nʼest certes pas le seul responsable, a atteint des profondeurs inouïes. Il livre pieds et poings liés les honnêtes gens à la pègre avec lʼabolition de la peine de mort (octobre 1981). La vulgarité à la radio et à la télévision, encore renforcée par la création des radios libres, la privatisation de TF1, l'apparition de chaînes privées comme Canal+, est consécutive à l'arrivée des socialistes au pouvoir. Tout comme la massification de la pornographie, la prolétarisation du vice, le remboursement de l'avortement par la Sécurité sociale dès 1982. Et que dire de la promotion d'un Jack Lang, inamovible ministre de la Culture, inventeur en 1982 de la Gay Pride, symbole du strass, du fric, du sexe et des paillettes, choix d'une démagogie outrancière de la part de l'amateur de vieux livres que fut toute sa vie Mitterrand ? De sa sympathie jamais démentie pour un histrion affairiste comme Bernard Tapie dont il fera même un éphémère ministre de la République ?

L'un des aspects certainement les plus détestables de son héritage, c'est l'invasion migratoire qui s'accéléra sous sa présidence et qu'il favorisa de mille et une manières. En supprimant la préférence nationale dès 1981. En 1981, « La force tranquille », le montrait avec en arrière-plan la campagne bourguignonne et une église villageoise, c'est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu'il s'acharna à faire disparaître au profit des minarets et du turbocapitalisme. Le visage biologique de la France changea en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le nombre des paysans fonds. Une ferme disparaît toutes les quinze minutes. Des régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu'une immigration du Tiers-Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif se déverse aux six coins de notre pays. A peine élu, il est confronté au problème des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C'est à lui que l'on doit la création de la politique dite de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond. C'est sous ses deux mandats que la dette et les déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records tandis que, munificent, le Sphinx annule la dette des pays africains où, en voulant par idéologie imposer de force la démocratie à l'occidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux à grande échelle, au Rwanda notamment. régularisant tous les immigrés clandestins l'année suivante. En instaurant en 1984 la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable. En favorisant les naturalisations massives. En évoquant à répétition dans ses discours et dans ses propositions l'octroi du droit de vote pour les étrangers. En parrainant et en soutenant SOS-Racisme pour de basses raisons politiciennes (diviser la droite), culpabilisant ainsi les Français, minant leurs défenses immunitaires, les divisant (son slogan de campagne en 1988 nétait-il pourtant pas « la France unie » ?) à une époque où il était encore possible de juguler l'immigration extraeuropéenne sans drames excessifs. Alors que son affiche électorale en mai 1981, « La force tranquille », le montrait avec en arrière-plan la campagne bourguignonne et une église villageoise, c'est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu'il s'acharna à faire disparaître au profit des minarets et du turbocapitalisme. Le visage biologique de la France changea en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le nombre des paysans fonds. Une ferme disparaît toutes les quinze minutes. Des régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu'une immigration du Tiers-Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif se déverse aux six coins de notre pays. A peine élu, il est confronté au problème des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C'est à lui que l'on doit la création de la politique dite de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond. C'est sous ses deux mandats que la dette et les déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records tandis que, munificent, le Sphinx annule la dette des pays africains où, en voulant par idéologie imposer de force la démocratie à lʼoccidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux à grande échelle, au Rwanda notamment.

Mitterrand aimait à répéter que, sous sa présidence, jamais la liberté de la presse n'avait été aussi grande. S'il est vrai qu'il n'a jamais poursuivi une publication qui disait du mal de lui, on sait comment il persécuta le journaliste Jean-Edern Hallier, et surtout c'est à lui— qui voulait peut-être se faire pardonner ses liens privilégiés avec l'ancien collaborateur Bousquet — quʼon doit l'adoption de la scélérate loi Fabius- Rocard-Gayssot. De même, cʼest sous son règne — quʼil avait inauguré en se rendant sur la tombe de son intime Georges Dayan, clin d'oeil remarqué à la Communauté qui l'avait fait élire — que fut adoptée la loi dʼexception Neiertz créant un délit d'entrave à lʼIVG et qui conduisit le docteur Dor en prison ! C'est encore sous sa présidence que la liberté de circulation, d'affichage, de réunion, de manifestation, d'expression, encore très étendue sous Giscard, se réduisit comme peau de chagrin. Que l'on pense notamment au fameux harcèlement démocratique institué à partir de 1990 par Jean-Christophe Cambadélis et à la promotion de mouvements subversifs et liberticides comme Ras lʼFront.

La suite dans le numéro 2999 de Rivarol.
 
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